Hélène a écrit :
La connaissance dans la Bible ne se réduit pas à une connaissance au sens d'un savoir (scientifique ou même spirituel ou théologique). Saint Paul la rejette même comme des balayures devant la connaissance du Christ, crucifié... Il s'agit d'une connaissance (co-naissance) existentielle forte et non d'un savoir sur Dieu, des choses de Dieu. Une co-naissance en Dieu, de Lui... comme des fils dans le Fils. Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits...
La connaissance est l'union immatérielle du connu avec le connaissant. La connaissance triviale type sensitive ou intellectuelle ne modifie ni le connu, ni le connaissant, elle est la connaissance de "monsieur tout le monde" avec des degrés différents selon les moyens de chacun. Untel connaît tel autre, tel autre est connu d'untel, mais chacun reste à sa place, inchangé, pendant et après l'acte de connaissance. Cette connaissance du quotidien est intransitive, elle n'a pas par exemple la fécondité de l'union charnelle capable de produire une naissance.
L'Union mystique ou Co-naissance a à la fois l'immatérialité de la connaissance et la fécondité du rapport charnel.
Elle correspond à l'Unio mystica des alchimistes, la Noce Mystique, la transmutation spirituelle d'où émerge l'homme nouveau.
Saint Philippe a vu le Christ, il lui a parlé, il l'a touché, il l'a entendu, il a vécu avec lui mais:
"Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe !"
(Saint Jean 14,7-14)
Cela ne suffit pas de rester longtemps en présence de Dieu, cela ne suffit pas pour réaliser l'union mystique.
Pour tout dire la révélation est l'inconnu manifesté et disposé à être connu, mais il reste ensuite à le connaître.
Pourquoi les petits ont un accès privilégié à la connaissance de Dieu? Et même les "fous":
"Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu.(1 Cor 3,18-19)"
L'être dénué de tout: dénué de richesses, dénué de savoir, dénué de statut social et même dénué de raison a donc un accès privilégié à la connaissance de Dieu.
Ce dénuement ou cette privation de détermination correspond à la matière vierge, celle non encore travaillée: il est plus facile de travailler la pâte encore fraîche que la pâte déjà durcie et préformée.
La première étape vers la pierre philosophale ou l'Amour alchimique est l'oeuvre au noir:
"on calcine la matière pour la purifier (du grec pur, le feu) et ainsi atteindre l’état de putréfaction, dans lequel la matière est débarrassée de ses impuretés"
L'Union mystique ne peut se faire sans au préalable un travail de purification sur la materia prima, celle que l'Epoux va informer.
Alors oui la Co-naissance n'est pas la connaissance, car cette dernière est stérile.
Cependant entre la Co-naissance et la connaissance existe comme un jeu de miroir: les catégories asséchantes de la connaissance, comme la causalité sont les reflets des catégories fécondes et pleines de sens de la Co-naissance, telle la synchronicité étudiée par Jung ou anciennement science des signes.
En l'occurrence ce n'est pas un petit mais un haut-gradé de l'armée romaine, un centurion qui a vu Dieu dans le Crucifié: "Vraiment cet homme était Fils de Dieu ! » (Mc 15,39), les "petits" n'ont saisi que plus tard, à l'entrée dans le sépulcre: « Il vit et il crut. » (Jean 20, 1-9) et même encore plus tard pour Saint Pierre, puis Saint Thomas.
Si vous voulez de quel Amour parle la Bible, regarder le crucifix... c'est de cet Amour là qu'il s'agit. Il ne s'agit ni d'un sentiment ni d'un devoir mais d'une perfection de la volonté, d'une étreinte jusque dans la mort du pécheur que vous êtes et que je suis pour nous partager sa gloire, sa Vie dans sa Résurrection.
L'intrigue n'a rien de flou et elle commence ici:Votre discours ambigu démontre une volonté de demeurer dans l'intrigue... le flou.
Nous avons là un complot entre autorité politique et religieuse pour dissimuler la vérité, avec désinformation et manipulation des masses sur de longues périodes.Pendant qu'elles étaient en chemin, quelques soldats de la garde retournèrent en ville pour faire aux chefs des prêtres leur rapport sur tous ces événements.
Ceux-ci convoquèrent les responsables du peuple et, après avoir délibéré avec eux, versèrent aux soldats une forte somme d'argent
avec cette consigne:
Vous raconterez que ses disciples sont venus pendant la nuit et qu'ils ont volé son cadavre pendant que vous dormiez.
Si jamais l'affaire venait aux oreilles du gouverneur, nous saurons lui parler et faire le nécessaire pour que vous n'ayez pas d'ennuis.
Les soldats prirent l'argent et se conformèrent à ces consignes. Cette version des faits s'est propagée parmi les Juifs où elle a cours jusqu'à aujourd'hui.
(Matthieu 28:11-15)




