Merci pour ces liens.
Gramsci est avec Lénine une lecture indispensable pour tout révolutionnaire... et tout contrerévolutionnaire !
J'ai lu avec plaisir ses "Lettere dal carcere".
Antonio Gramsci et la prise du pouvoir culturel
Gramasi homme fondamental
Merci au forum de m'avoir donné l'occasion de lire du Gramsci.
Ses lettres de prisons sont effectivement très agréables à lire. Elles rendent compte de cette souffrance si particulière du prisonnier, même s'il est bien traité, comme c'est le cas et comme il le dit. On sent qu'il dépend terriblement des femmes de l'extérieur (ses soeurs, sa copine ?), auxquelles il se raccroche de façon si touchante, émouvante.
Pour moi, Gramsci c'est celui qui a compris que même si l'ouvrier, dans la perspective marxiste, se déclare socialiste, vote communiste et milite dans un syndicat révolutionnaire, n'aura pas fait évoluer la société vers la révolution s'il reste pour sa vie intellectuelle dans un schéma conservateur.
J'ai trouvé dans sa lettre XII du 11 avril 1927 où il dévoile, malgré la censure (ses lettres sont lues et il le sait), ses idées qui ont fait sa célébrité et qui influencent aujourd'hui toute la classe "intellectuelle"
Ce qu'il y a de faux dans ce qu'il dit : le catéchisme catholique ne forme pas une masse, il forme un peuple diversifié, libre, solidaire et responsable. La masse, c'est la société marxiste et libérale qui la forme, des gens uniformisés, asservis au vice, égoistes et déresponsabilisés par le socialisme. Si vous me permettez ces formules abruptes et nécessairement réductrices.
Autre chose : lui même fait montre d'un esprit très esthétiste, d'une quête de la tendresse, de l'amour et de la beauté, un respect pour la famille, selon moi incompatible avec le véritable esprit révolutionnaire...
Casser la civilisation à qui on doit tout, scier la branche sur laquelle on est assis. C'est la contradiction du révolutionnaire et particulièrement du révolutionnaire appartenant à l'humanité supérieure que forment les intellectuels. Je dis cela avec une certaine angoisse, car il s'agit de critiquer quelqu'un qui souffre, et c'est gênant.
Mussolini aurait dû le laisser en liberté, mais on aurait pas eu les "lettres de prisons". Non, je déc. Pardon, pardon.
Ses lettres de prisons sont effectivement très agréables à lire. Elles rendent compte de cette souffrance si particulière du prisonnier, même s'il est bien traité, comme c'est le cas et comme il le dit. On sent qu'il dépend terriblement des femmes de l'extérieur (ses soeurs, sa copine ?), auxquelles il se raccroche de façon si touchante, émouvante.
Pour moi, Gramsci c'est celui qui a compris que même si l'ouvrier, dans la perspective marxiste, se déclare socialiste, vote communiste et milite dans un syndicat révolutionnaire, n'aura pas fait évoluer la société vers la révolution s'il reste pour sa vie intellectuelle dans un schéma conservateur.
J'ai trouvé dans sa lettre XII du 11 avril 1927 où il dévoile, malgré la censure (ses lettres sont lues et il le sait), ses idées qui ont fait sa célébrité et qui influencent aujourd'hui toute la classe "intellectuelle"
En effet, lui, le bourgeois révolutionnaire est gardé par des gens du peuple conservateurs. Mystère, pour lui, qu'il explique un peu courtement, par l'existence de ces deux ou trois livres."... Voici un autre sujet d'analyse très intéressant : la psychologie des gardiens telle que la veulent le règlement de la prison et les contacts qu'ils ont avec les détenus. Je croyais que deux chefs-d'œuvre, et je parle très sérieusement, rassemblaient l'expérience millénaire des hommes sur le plan de l'organisation de masse : le Manuel du gradé et le Catéchisme catholique. Je suis persuadé qu'il convient d'ajouter, quoique sur un plan bien plus restreint et de caractère exceptionnel, le règlement pénitentiaire qui renferme de vrais trésors d'introspection psychologique."
Ce qu'il y a de faux dans ce qu'il dit : le catéchisme catholique ne forme pas une masse, il forme un peuple diversifié, libre, solidaire et responsable. La masse, c'est la société marxiste et libérale qui la forme, des gens uniformisés, asservis au vice, égoistes et déresponsabilisés par le socialisme. Si vous me permettez ces formules abruptes et nécessairement réductrices.
Autre chose : lui même fait montre d'un esprit très esthétiste, d'une quête de la tendresse, de l'amour et de la beauté, un respect pour la famille, selon moi incompatible avec le véritable esprit révolutionnaire...
Casser la civilisation à qui on doit tout, scier la branche sur laquelle on est assis. C'est la contradiction du révolutionnaire et particulièrement du révolutionnaire appartenant à l'humanité supérieure que forment les intellectuels. Je dis cela avec une certaine angoisse, car il s'agit de critiquer quelqu'un qui souffre, et c'est gênant.
Mussolini aurait dû le laisser en liberté, mais on aurait pas eu les "lettres de prisons". Non, je déc. Pardon, pardon.
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