Bonjour. Lorsque j'étais au petit séminaire, le maître de cérémonie de l'évêque d'Angoulême nous avait fait divers cours sur le Rituel de l'Eglise Catholique, qui est une richesse et non une contrainte bureaucratique, tout ayant une signification ou un rapport avec un évènement, l'amict, le cordon serré sur l'aube autour des reins, le port de la chasuble etc...Concernant l'encensement le chanoine nous avait fait nous souvenir qu'il y avait un rite Trinitaire, Kyrie, Sanctus toujours présent dans les célébrations, et qu'ainsi il s'appliquait au nombre de coups d'encensoir, qui était toujours trois ou un multiple : trois fois trois pour Dieu, Fils, Esprit Saint, Cierge Pascal, crucifix, consécration (3 coups de clochettes), deux fois trois pour le célébrant ou l'évêque, trois fois deux pour les prêtres dans le choeur et trois fois un pour l'assemblée.
Je faisais cette remarque à un enfant de choeur hier après la messe dont j'avais assuré l'animation liturgique.Le curé m'a dit que non et que l'assemblée recevait trois fois deux coups, ce qui ne distinguerait plus les prêtres du sanctuaire de celle-ci.
Merci de m'envoyer la lumière de votre réponse.
Noël Stassinet
Problème d'encensement
- Olivier JC
- Tribunus plebis

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Re: Rituel de l'encensement
Bonsoir,
Si l'on s'en tient à ce que prescrit la Présentation générale du Missel Romain (n. 277) :
Donc, en soi, votre curé a parfaitement raison.
Cependant, vu que la même IGMR invite à prendre en compte la pratique léguée du rite romain ? Mais cette pratique léguée est parfois franchement contradictoire avec le texte précité.
Ainsi, s'il semble possible de maintenir un semblant de concordance en faisant ainsi :
> Trois fois trois coups pour le S. Sacrement ;
> Trois fois deux coups pour les prêtres ;
> Trois un coups pour le peuple.
Il devient difficile de maintenir l'ancienne manière d'encenser les oblats (trois croix, puis trois cercles)... C'est pourtant ce que fait l'évêque de Rome, avec les prières prévues de surcroît.
De même, que faire avec l'Evangéliaire ? Si on veut user d'une manière hiérarchique d'encenser, il semble qu'il faille faire trois fois trois coups. Mais la présence sous les espèces consacrées est incommensurablement différente de la présence dans la Parole ?
Bref, ce n'est pas forcément évident... D'autant que sur ce point, la pratique léguée du rite romain ne semble pas nécessairement uniforme...
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Si l'on s'en tient à ce que prescrit la Présentation générale du Missel Romain (n. 277) :
Concernant le premier point, il est permis de se demander s'il est possible de conserver l'usage de différencier selon la qualité de celui à qui s'adresse l'encensement. Cela semble permis, puisque la même IGMR invite à tenir compte de la pratique léguée du rite romain.On encense par trois coups d’encensoir : le Saint-Sacrement, les reliques de la sainte Croix et les images du Seigneur exposées à la vénération publique, les offrandes pour le sacrifice de la messe, la croix de l’autel, l’Evangéliaire, le cierge pascal, le prêtre et le peuple.
On encense de deux coups d’encensoir les reliques et les images des saints exposées à la vénération publique, mais seulement au début de la célébration, quand on encense l’autel.
Donc, en soi, votre curé a parfaitement raison.
Cependant, vu que la même IGMR invite à prendre en compte la pratique léguée du rite romain ? Mais cette pratique léguée est parfois franchement contradictoire avec le texte précité.
Ainsi, s'il semble possible de maintenir un semblant de concordance en faisant ainsi :
> Trois fois trois coups pour le S. Sacrement ;
> Trois fois deux coups pour les prêtres ;
> Trois un coups pour le peuple.
Il devient difficile de maintenir l'ancienne manière d'encenser les oblats (trois croix, puis trois cercles)... C'est pourtant ce que fait l'évêque de Rome, avec les prières prévues de surcroît.
De même, que faire avec l'Evangéliaire ? Si on veut user d'une manière hiérarchique d'encenser, il semble qu'il faille faire trois fois trois coups. Mais la présence sous les espèces consacrées est incommensurablement différente de la présence dans la Parole ?
Bref, ce n'est pas forcément évident... D'autant que sur ce point, la pratique léguée du rite romain ne semble pas nécessairement uniforme...
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