parmi vos conseils :"méfiez vous de votre ressenti" : méfiance, défiance, et pourquoi pas confiance : la personne homosexuelle vit suffisament dans la peur, la culpabilité, les angoisses, pour qu'un frère bien intentionné vienne "en rajouter" en ce domaine, même si je crois fermement que l'inquiétude de notre salut (et de celui de nos frères), ne doit jamais nous quitter. Dommage que cet échange, parti d'un questionnement humain incarné, douloureux dérive ainsi à l'Apologétique . Je ne pense pas pour ma part que c'est de cela que Julien ait besoin actuellement. Ce combat pour la Foi, la défense de la doctrine et de son intégrité est beau certes, il nous valorise toujours, nous fait voir quel chemin le Christ nous a fait parcourir depuis notre conversion; Mais dans sa forme, votre "semonce" a Julien m'a furieusement rappelé l'admonestation faite à Jeanne au cimetière de St Ouen de Rouen : facile de troubler, fragiliser, inquiéter une âme prostrée prise dans l'angoisse des doutes, dans la peur de l'Eglise (qui est une Mère pas une marâtre !), que de raideur, de dureté dans le ton !
Vous brûlez les étapes (aucune allusion au bûcher qui attendait Jeanne...) .
N'AIE PAS PEUR JULIEN ! c'est le message de Jésus, rappelé maintes et maintes fois par les saints et les âmes les plus sanctifiées que j'aie pu rencontrer personnellement.
l'Esprit saint, c'est vrai, on ne le reçoit pas 5 sur 5, ta conscience mérite d'être éclairée,
affinée mais RASSUREE aussi : fais confiance au Christ, à ses membres (pécheurs comme toi) et avance en eau profonde : Il sera toujours avec toi, même dans tes chûtes, alors
ne désepère pas de Lui (ni de l'Eglise, souvent très peccamineuse dans ses membres).
Recherche force et encouragement dans la prière, l'Eucharistie, écoute tes frères
continue à diriger ta vie dans l'ouverture aux autres, l'amitié, la reconnaissance de
tes limites et l'indulgence envers ton prochain.
C'est sur l'Amour que nous serons jugé : y compris sur celui que nous aurons eu à notre propre égard : toute méfiance, défiance, manque de confiance ne découlent-ils pas de notre manque de FIANCE, ce viex mot désignant la FOI ?
Fraternellement, in Christo





