29 mai Solennité de l'Ascension
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Fêtes et vies des saints et bienheureux, prédécesseurs et modèles dans la Foi
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ami de la Miséricorde
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1er mai : Ascension du Seigneur
Bonne fête de l'Ascension !
Homélie de l’Ascension
De Saint Bernard
1. « Jésus apparut aux onze apôtres lorsqu'ils étaient à table (Marc. XVI, 14). » On peut bien dire qu'alors apparurent la bonté de notre Sauveur et son amour pour les hommes (Tit. III, 4). En effet, quelle confiance ne nous donne-t-il point qu'il viendra au milieu de nous, lorsque nous serons en prières, quand nous le voyons arriver parmi ses disciples au moment même où ils sont à table? Oui, dis-je, on a vu apparaître alors la bonté de celui qui connaît le limon dont nous sommes pétris et qui, bien loin de dédaigner nos misères, en a plutôt pitié si nous ne prenons de notre corps que le soin que la nécessité, non la concupiscence de la chair qui veut que nous en prenions. C'est dans cette pensée que l'Apôtre disait : « Soit que nous mangions, soit que nous buvions, ou que nous fassions toute autre chose, faisons tout pour la gloire de Dieu (I Cor. X, 31). » Peut-être pourrait-on dire aussi que si le Sauveur leur apparut pendant qu'ils étaient à la table, c'est parce que, dans une circonstance, les Juifs avaient critiqué la conduite des Apôtres qui ne jeûnaient point. Le Seigneur avait répondu : «Les amis de l'Époux ne peuvent être dans le deuil pendant que l'Épouse est avec eux (Matt. IX, 15). »
L'Évangéliste continue : « Il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu'ils n'avait point ajouté foi aux paroles de ceux qui l'avaient vu ressusciter (Marc. XIV, 14). » Vous l'entendez, le Christ reprend ses Apôtres, que dis-je, le mot de l'Évangile est plus énergique encore, il leur adresse des reproches, et cela, à un moment où il semble qu'il aurait dû se montrer moins sévère, puisqu'il était sur le point de les priver pour toujours de la vue de sa présence corporelle. Ne vous fâchez donc point désormais, vous-mêmes, mes frères, s'il arrive que le vicaire de Jésus-Christ vous adresse aussi quelques reproches.
Le pape saint Grégoire le Grand exprimé la même pensée dans sa vingt-neuvième homélie sur l'Évangile, quoique, d'après saint Luc, le reproche que Jésus adressa à ses Apôtres fut de plusieurs jours antérieur à son ascension (Luc. XXIV).
Mais pourquoi Jésus reproche-t-il « de n'avoir pas ajouté foi aux paroles de ceux qui l'avaient vu ressusciter?» Qui sont, en effet, ceux qui ont eu le bonheur de voir de leurs propres yeux le miracle de la résurrection du Seigneur ? Car, on ne lit point dans l'Évangile, et on ne dit nulle part que quelqu'un eut ce bonheur. C'est donc des Anges qu'il voulait parler, et, en effet, malgré le témoignage qu'ils rendaient de la résurrection du Sauveur, les Apôtres hésitaient à croire aux Anges mêmes.
2. Mais, pour que ces paroles du Psalmiste: « Enseignez-moi la bonté, la discipline et la science (Psal. CXVIII, 66), » trouvent leur accomplissement, il faut que la grâce que le Sauveur fait à ses Apôtres en les visitant, que son blâme et ses reproches soient suivis d'un enseignement doctrinal, et qu'il leur dise : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé (Marc. XVI, 16). » Que dirons-nous, mes frères, en entendant ce langage ? Ne donne-t-il pas aux gens du monde une confiance excellente, et n'y a-t-il pas lieu de craindre qu'ils n'en abusent pour choyer la chair, et ne comptent outre mesure sur la foi et le baptême, indépendamment des bonnes couvres; mais, avant de le penser, écoutons ce qui suit : « Or, voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru (Ibid. 17). » Peut-être, ces paroles ne semblent-elles pas moins propres à jeter le découragement parmi les religieux que les premières à inspirer un excès de confiance aux gens du monde. En effet, qui est-ce qui fait les miracles de foi dont il est parlé ici? Or, sans la foi, nul ne saurait être sauvé, car il est écrit « Celui qui ne croira pas, sera condamné (Ibid. 16).» Et encore : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux XI, 6). » Or, je vous le demande, où sont ceux qui chassent les démons, qui parlent de nouvelles langues, qui prennent des serpents dans les mains, sans qu'ils leur fassent du mal? Eh quoi! s'il n'y a personne, ou du moins, s'il n'y a presque personne qui fasse ces sortes de miracles de nos jours, n'y aura-t-il donc personne de sauvé, ou du moins, n'y aura-t-il que ceux qui peuvent se glorifier de ce pouvoir miraculeux qui, après tout, est beaucoup moins un mérite que la conséquence du mérite, puisque, au jugement dernier, ceux qui diront : « Seigneur, n'avons-nous pas chassé les démons en votre nom, et, toujours en votre nom, n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles ?(Matt. VII, 22) » entendront cette réponse du souverain juge : « Je ne vous connais point, retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquités (Ibid. 23)? » Où serait d'ailleurs, ce que disait l'Apôtre en parlant du juste juge : « Il rendra à chacun selon ses œuvres (Rom. II, 6). » Si, ce qu'à Dieu ne plaise, si, dis-je, au jugement dernier, il était tenu plus de compte des miracles que de bonnes œuvres ?
3. Il y des signes plus certains et des miracles plus salutaires que ceux-là, ce sont les mérites. Et je ne crois pas qu'il soit difficile de savoir en quel sens on doit entendre les miracles dont il est parlé en cet endroit, pour qu'ils soient des signes certains de foi, et par conséquent de salut. En effet, la première œuvre de la foi, opérant par la charité, c'est la componction de l'âme, car elle chasse évidemment les démons, en déracinant les péchés de notre cœur. Quant aux langues nouvelles que doivent parler les hommes, qui croient en Jésus-Christ, cela a lieu, lorsque le langage du vieil homme cesse de se trouver sur nos lèvres, et que nous ne parlons plus la langue antique de nos premiers parents, qui cherchaient dans des paroles pleines de malice à s'excuser de leurs péchés (Psal. CXL, 4). Dès que par la componction du cœur et la confession de la bouche, nos premiers péchés sont effacés, en sorte que nous ne retombons plus dans nos anciennes fautes qui rendaient notre état pire qu'il n'était auparavant, alors nous sommes arrivés au point de prendre les serpents dans nos mains sans qu'ils nous nuisent, c'est-à-dire, nous savons étouffer dans notre cœur les suggestions envenimées du malin esprit. Mais, qu'arrivera-t-il néanmoins si quelque rejeton mauvais vient à pousser des racines qu'il ne nous soit pas possible d'arracher à l'instant même, c'est-à-dire si la concupiscence de la chair assaille notre âme? Il arrivera infailliblement que le breuvage mortel que nous aurons pu avaler ne nous fera aucun mal (Marc XVI, 18) ; » car, à l'exemple du Sauveur, à peine en aurons-nous approché les lèvres que nous ne voudrons point y goûter davantage; non, ce breuvage de mort ne nous fera point de mal; car, il n'y a plus de damnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ : le sentiment de la concupiscence n'est absolument rien sans l'assentiment de notre âme. Mais quoi? La lutte que nous avons à soutenir contre cette affection morbide et corrompue n'en est pas moins pénible et pleine de périls; mais à ceux qui croiront, imposeront les mains sur les malades et les malades seront guéris (Ibid. 18), » c'est-à-dire, ils couvriront ces affections morbides de l'appareil des bonnes œuvres, et ils les guériront par ce remède.
Source : abbaye-saint-benoit.ch
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De Saint Bernard
1. « Jésus apparut aux onze apôtres lorsqu'ils étaient à table (Marc. XVI, 14). » On peut bien dire qu'alors apparurent la bonté de notre Sauveur et son amour pour les hommes (Tit. III, 4). En effet, quelle confiance ne nous donne-t-il point qu'il viendra au milieu de nous, lorsque nous serons en prières, quand nous le voyons arriver parmi ses disciples au moment même où ils sont à table? Oui, dis-je, on a vu apparaître alors la bonté de celui qui connaît le limon dont nous sommes pétris et qui, bien loin de dédaigner nos misères, en a plutôt pitié si nous ne prenons de notre corps que le soin que la nécessité, non la concupiscence de la chair qui veut que nous en prenions. C'est dans cette pensée que l'Apôtre disait : « Soit que nous mangions, soit que nous buvions, ou que nous fassions toute autre chose, faisons tout pour la gloire de Dieu (I Cor. X, 31). » Peut-être pourrait-on dire aussi que si le Sauveur leur apparut pendant qu'ils étaient à la table, c'est parce que, dans une circonstance, les Juifs avaient critiqué la conduite des Apôtres qui ne jeûnaient point. Le Seigneur avait répondu : «Les amis de l'Époux ne peuvent être dans le deuil pendant que l'Épouse est avec eux (Matt. IX, 15). »
L'Évangéliste continue : « Il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu'ils n'avait point ajouté foi aux paroles de ceux qui l'avaient vu ressusciter (Marc. XIV, 14). » Vous l'entendez, le Christ reprend ses Apôtres, que dis-je, le mot de l'Évangile est plus énergique encore, il leur adresse des reproches, et cela, à un moment où il semble qu'il aurait dû se montrer moins sévère, puisqu'il était sur le point de les priver pour toujours de la vue de sa présence corporelle. Ne vous fâchez donc point désormais, vous-mêmes, mes frères, s'il arrive que le vicaire de Jésus-Christ vous adresse aussi quelques reproches.
Le pape saint Grégoire le Grand exprimé la même pensée dans sa vingt-neuvième homélie sur l'Évangile, quoique, d'après saint Luc, le reproche que Jésus adressa à ses Apôtres fut de plusieurs jours antérieur à son ascension (Luc. XXIV).
Mais pourquoi Jésus reproche-t-il « de n'avoir pas ajouté foi aux paroles de ceux qui l'avaient vu ressusciter?» Qui sont, en effet, ceux qui ont eu le bonheur de voir de leurs propres yeux le miracle de la résurrection du Seigneur ? Car, on ne lit point dans l'Évangile, et on ne dit nulle part que quelqu'un eut ce bonheur. C'est donc des Anges qu'il voulait parler, et, en effet, malgré le témoignage qu'ils rendaient de la résurrection du Sauveur, les Apôtres hésitaient à croire aux Anges mêmes.
2. Mais, pour que ces paroles du Psalmiste: « Enseignez-moi la bonté, la discipline et la science (Psal. CXVIII, 66), » trouvent leur accomplissement, il faut que la grâce que le Sauveur fait à ses Apôtres en les visitant, que son blâme et ses reproches soient suivis d'un enseignement doctrinal, et qu'il leur dise : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé (Marc. XVI, 16). » Que dirons-nous, mes frères, en entendant ce langage ? Ne donne-t-il pas aux gens du monde une confiance excellente, et n'y a-t-il pas lieu de craindre qu'ils n'en abusent pour choyer la chair, et ne comptent outre mesure sur la foi et le baptême, indépendamment des bonnes couvres; mais, avant de le penser, écoutons ce qui suit : « Or, voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru (Ibid. 17). » Peut-être, ces paroles ne semblent-elles pas moins propres à jeter le découragement parmi les religieux que les premières à inspirer un excès de confiance aux gens du monde. En effet, qui est-ce qui fait les miracles de foi dont il est parlé ici? Or, sans la foi, nul ne saurait être sauvé, car il est écrit « Celui qui ne croira pas, sera condamné (Ibid. 16).» Et encore : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux XI, 6). » Or, je vous le demande, où sont ceux qui chassent les démons, qui parlent de nouvelles langues, qui prennent des serpents dans les mains, sans qu'ils leur fassent du mal? Eh quoi! s'il n'y a personne, ou du moins, s'il n'y a presque personne qui fasse ces sortes de miracles de nos jours, n'y aura-t-il donc personne de sauvé, ou du moins, n'y aura-t-il que ceux qui peuvent se glorifier de ce pouvoir miraculeux qui, après tout, est beaucoup moins un mérite que la conséquence du mérite, puisque, au jugement dernier, ceux qui diront : « Seigneur, n'avons-nous pas chassé les démons en votre nom, et, toujours en votre nom, n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles ?(Matt. VII, 22) » entendront cette réponse du souverain juge : « Je ne vous connais point, retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquités (Ibid. 23)? » Où serait d'ailleurs, ce que disait l'Apôtre en parlant du juste juge : « Il rendra à chacun selon ses œuvres (Rom. II, 6). » Si, ce qu'à Dieu ne plaise, si, dis-je, au jugement dernier, il était tenu plus de compte des miracles que de bonnes œuvres ?
3. Il y des signes plus certains et des miracles plus salutaires que ceux-là, ce sont les mérites. Et je ne crois pas qu'il soit difficile de savoir en quel sens on doit entendre les miracles dont il est parlé en cet endroit, pour qu'ils soient des signes certains de foi, et par conséquent de salut. En effet, la première œuvre de la foi, opérant par la charité, c'est la componction de l'âme, car elle chasse évidemment les démons, en déracinant les péchés de notre cœur. Quant aux langues nouvelles que doivent parler les hommes, qui croient en Jésus-Christ, cela a lieu, lorsque le langage du vieil homme cesse de se trouver sur nos lèvres, et que nous ne parlons plus la langue antique de nos premiers parents, qui cherchaient dans des paroles pleines de malice à s'excuser de leurs péchés (Psal. CXL, 4). Dès que par la componction du cœur et la confession de la bouche, nos premiers péchés sont effacés, en sorte que nous ne retombons plus dans nos anciennes fautes qui rendaient notre état pire qu'il n'était auparavant, alors nous sommes arrivés au point de prendre les serpents dans nos mains sans qu'ils nous nuisent, c'est-à-dire, nous savons étouffer dans notre cœur les suggestions envenimées du malin esprit. Mais, qu'arrivera-t-il néanmoins si quelque rejeton mauvais vient à pousser des racines qu'il ne nous soit pas possible d'arracher à l'instant même, c'est-à-dire si la concupiscence de la chair assaille notre âme? Il arrivera infailliblement que le breuvage mortel que nous aurons pu avaler ne nous fera aucun mal (Marc XVI, 18) ; » car, à l'exemple du Sauveur, à peine en aurons-nous approché les lèvres que nous ne voudrons point y goûter davantage; non, ce breuvage de mort ne nous fera point de mal; car, il n'y a plus de damnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ : le sentiment de la concupiscence n'est absolument rien sans l'assentiment de notre âme. Mais quoi? La lutte que nous avons à soutenir contre cette affection morbide et corrompue n'en est pas moins pénible et pleine de périls; mais à ceux qui croiront, imposeront les mains sur les malades et les malades seront guéris (Ibid. 18), » c'est-à-dire, ils couvriront ces affections morbides de l'appareil des bonnes œuvres, et ils les guériront par ce remède.
Source : abbaye-saint-benoit.ch
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21 mai : l'Ascension du Seigneur
Homélie de saint Grégoire, pape (Homélies sur les Évangiles, 29, 1-2)
La lenteur des disciples à croire à la Résurrection du Seigneur ne fut pas tant leur infirmité, que, pour ainsi dire, notre future fermeté. Car, en raison de leurs doutes, la Résurrection elle-même a été démontrée par de nombreuses preuves: et quand nous en prenons connaissance, au cours de nos lectures, n’est-ce pas leur hésitation même qui nous affermit? Marie-Madeleine en effet, qui crut plus vite, m’apporte moins que Thomas, qui hésita longtemps. Lui, voyez-vous, dans son doute, a touché les cicatrices des plaies: du coup, il a enlevé de notre cœur la plaie du doute.
8. Pour inculquer l’authenticité de la Résurrection du Seigneur, il nous faut relever ce texte de Luc: «Au cours d’un repas, il leur prescrivit de ne pas s’éloigner de Jérusalem» (Ac 1, 4). Et un peu plus loin il dit: «Sous leurs regards il s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux» (Ac 1, 9). Notez les mots, remarquez les mystères: «Au cours d’un repas» et «il s’éleva.» Il mange et il monte: ainsi le fait de manger manifeste la réalité de la chair. Cependant, Marc rappelle que le Seigneur avant de monter au ciel a reproché aux disciples la dureté de leur cœur et de leur incrédulité. En ce fait qu’y a-t-il à considérer sinon que le Seigneur a choisi pour réprimander les disciples le moment où il les a quittés physiquement afin que les paroles qu’il disait en partant fassent plus d’impression dans l’âme de ses auditeurs.
9. Écoutons donc l’exhortation que fait le Seigneur après avoir reproché aux disciples leur dureté: «Allez par le monde entier, prêchez l’Évangile à toute la création.» Est-ce à dire, mes frères, que le saint Évangile allait devoir être prêché aux éléments inanimés et aux bêtes dépourvues de raison puisque le Seigneur dit aux disciples: «Prêchez à toute la création» ? Mais c’est l’homme qui est désigné par l’expression «toute la création.» L’homme a donc quelque chose de toute la création. De fait, il a en commun avec les pierres l’existence, avec les arbres la vie, avec les animaux la sensibilité, avec les anges l’intelligence. Si donc l’homme a quelque chose de commun avec toute la création, en un certain sens toute la création c’est l’homme. Par conséquent l’Évangile est prêché à toute la création quand il est prêché au seul homme.
Source : leforumcatholique.org
Extrait du bréviaire romain
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
La lenteur des disciples à croire à la Résurrection du Seigneur ne fut pas tant leur infirmité, que, pour ainsi dire, notre future fermeté. Car, en raison de leurs doutes, la Résurrection elle-même a été démontrée par de nombreuses preuves: et quand nous en prenons connaissance, au cours de nos lectures, n’est-ce pas leur hésitation même qui nous affermit? Marie-Madeleine en effet, qui crut plus vite, m’apporte moins que Thomas, qui hésita longtemps. Lui, voyez-vous, dans son doute, a touché les cicatrices des plaies: du coup, il a enlevé de notre cœur la plaie du doute.
8. Pour inculquer l’authenticité de la Résurrection du Seigneur, il nous faut relever ce texte de Luc: «Au cours d’un repas, il leur prescrivit de ne pas s’éloigner de Jérusalem» (Ac 1, 4). Et un peu plus loin il dit: «Sous leurs regards il s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux» (Ac 1, 9). Notez les mots, remarquez les mystères: «Au cours d’un repas» et «il s’éleva.» Il mange et il monte: ainsi le fait de manger manifeste la réalité de la chair. Cependant, Marc rappelle que le Seigneur avant de monter au ciel a reproché aux disciples la dureté de leur cœur et de leur incrédulité. En ce fait qu’y a-t-il à considérer sinon que le Seigneur a choisi pour réprimander les disciples le moment où il les a quittés physiquement afin que les paroles qu’il disait en partant fassent plus d’impression dans l’âme de ses auditeurs.
9. Écoutons donc l’exhortation que fait le Seigneur après avoir reproché aux disciples leur dureté: «Allez par le monde entier, prêchez l’Évangile à toute la création.» Est-ce à dire, mes frères, que le saint Évangile allait devoir être prêché aux éléments inanimés et aux bêtes dépourvues de raison puisque le Seigneur dit aux disciples: «Prêchez à toute la création» ? Mais c’est l’homme qui est désigné par l’expression «toute la création.» L’homme a donc quelque chose de toute la création. De fait, il a en commun avec les pierres l’existence, avec les arbres la vie, avec les animaux la sensibilité, avec les anges l’intelligence. Si donc l’homme a quelque chose de commun avec toute la création, en un certain sens toute la création c’est l’homme. Par conséquent l’Évangile est prêché à toute la création quand il est prêché au seul homme.
Source : leforumcatholique.org
Extrait du bréviaire romain
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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gerardh
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Re: 21 mai : l'Ascension du Seigneur
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Je pensais que le jour de l'Ascension était ce que l'Eglise catholique considère comme l'ascension de Marie.
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Je pensais que le jour de l'Ascension était ce que l'Eglise catholique considère comme l'ascension de Marie.
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le bon Seb
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Re: 21 mai : l'Ascension du Seigneur
Bonsoir Gerardh,
attention de ne pas confondre l'ascension, qui concerne le Christ et qui est relaté en Ac 1, 9, avec l'assomption, qui concerne bien Marie, emportée corps et âme au ciel. Les deux mots se ressemblent un peu, d'où une confusion fréquente, parfois même chez des catholiques.
Pour info l'assomption de la Vierge Marie est fêtée le 15 août.
Cordialement !
attention de ne pas confondre l'ascension, qui concerne le Christ et qui est relaté en Ac 1, 9, avec l'assomption, qui concerne bien Marie, emportée corps et âme au ciel. Les deux mots se ressemblent un peu, d'où une confusion fréquente, parfois même chez des catholiques.
Pour info l'assomption de la Vierge Marie est fêtée le 15 août.
Cordialement !
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ami de la Miséricorde
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2 juin Solennité de l'Ascension du Seigneur
Extrait de sermon de Saint Augustin
5. Jésus-Christ est donc retourné au ciel, d'où il était descendu. Il y est retourné,
mais en promettant de revenir un jour sur la terre. N'avons-nous pas entendu
les anges s'écrier « Hommes de Galilée, pourquoi demeurez-vous ainsi, etc.? » Si
donc, mes frères, nous croyons que Jésus-Christ reviendra, nous devons l'attendre,
de peur que nous ne soyons pris au dépourvu par son retour, comme parmi nous
des serviteurs en défaut se laissent surprendre par leurs maîtres irrités ; les choses
présentes ne sont, en effet, que l'image des choses futures.
6. Si donc nous ne voulons pas profiter des châtiments qui pèsent sur nous actuel-
lement, craignons pour l'avenir la sévérité des châtiments célestes. L'Apôtre nous
dit : « Le Seigneur viendra comme un voleur pendant la nuit ». Vous voyez, mes
frères, qu'une sécurité trop grande peut être suivie de supplices inouïs. Ainsi
donc tout ce que nous ne voulons pas supporter, craignons de nous voir condamnés
à le souffrir. De cette manière, en craignant d'endurer le châtiment, nous nous
épargnerons ce châtiment; témoin de notre sincère conversion, notre Dieu rempli de
bonté et de Miséricorde nous pardonnera nos fautes présentes et nous accordera
les biens futurs. C'est ainsi que le pardon lui-même devient, par le renouvellement
de notre vie, le principe même de notre espérance des biens futurs; en nous pardon-
nant nos péchés, Dieu nous permet et nous oblige d'espérer le bonheur éternel.
Saint Augustin - sermons inédits-
Source : abbaye-saint-benoît.ch
Bonne fête de l'Ascension à tous !
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
5. Jésus-Christ est donc retourné au ciel, d'où il était descendu. Il y est retourné,
mais en promettant de revenir un jour sur la terre. N'avons-nous pas entendu
les anges s'écrier « Hommes de Galilée, pourquoi demeurez-vous ainsi, etc.? » Si
donc, mes frères, nous croyons que Jésus-Christ reviendra, nous devons l'attendre,
de peur que nous ne soyons pris au dépourvu par son retour, comme parmi nous
des serviteurs en défaut se laissent surprendre par leurs maîtres irrités ; les choses
présentes ne sont, en effet, que l'image des choses futures.
6. Si donc nous ne voulons pas profiter des châtiments qui pèsent sur nous actuel-
lement, craignons pour l'avenir la sévérité des châtiments célestes. L'Apôtre nous
dit : « Le Seigneur viendra comme un voleur pendant la nuit ». Vous voyez, mes
frères, qu'une sécurité trop grande peut être suivie de supplices inouïs. Ainsi
donc tout ce que nous ne voulons pas supporter, craignons de nous voir condamnés
à le souffrir. De cette manière, en craignant d'endurer le châtiment, nous nous
épargnerons ce châtiment; témoin de notre sincère conversion, notre Dieu rempli de
bonté et de Miséricorde nous pardonnera nos fautes présentes et nous accordera
les biens futurs. C'est ainsi que le pardon lui-même devient, par le renouvellement
de notre vie, le principe même de notre espérance des biens futurs; en nous pardon-
nant nos péchés, Dieu nous permet et nous oblige d'espérer le bonheur éternel.
Saint Augustin - sermons inédits-
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Poème pour l'Ascension
Soleil de mai
Soleil de mai
Tu dardes tes rayons
Qui montent vers le feu
Baignant ton Ascension.
Agneau de perfection
Appelé vers le Père
Prends-nous dans ton sillon,
Ouvre-nous ton mystère !
Descends sur nous la paix de ton regard,
Offre-nous un éclat de Ciel !
Montre-nous tes amis te fêtant dans ta Gloire,
Nourris-nous de lait et de miel !
Porté par les nuées, tu te fais si présent
Que mon coeur s’inonde de ta joie,
Ton immortalité me délivre du temps
Et consume le bois de ta Croix.
Qui connaîtra cette agape de l’âme
Exilant tout relent de blessure ?
Quel coeur exultera à ce chant qui t’acclame
Et t’offrira sa foi comme un fruit mûr ?
Soleil de mai qui transcendes la Pâque
Comme la promesse enfin des temps nouveaux,
Tu t’élèves lumineux et d’un trait de ton arc
Tu transperces d’amour tes agneaux.
Véronique Belen Mai 2001
http://www.histoiredunefoi.fr/poemes/56 ... lascension
Soleil de mai
Tu dardes tes rayons
Qui montent vers le feu
Baignant ton Ascension.
Agneau de perfection
Appelé vers le Père
Prends-nous dans ton sillon,
Ouvre-nous ton mystère !
Descends sur nous la paix de ton regard,
Offre-nous un éclat de Ciel !
Montre-nous tes amis te fêtant dans ta Gloire,
Nourris-nous de lait et de miel !
Porté par les nuées, tu te fais si présent
Que mon coeur s’inonde de ta joie,
Ton immortalité me délivre du temps
Et consume le bois de ta Croix.
Qui connaîtra cette agape de l’âme
Exilant tout relent de blessure ?
Quel coeur exultera à ce chant qui t’acclame
Et t’offrira sa foi comme un fruit mûr ?
Soleil de mai qui transcendes la Pâque
Comme la promesse enfin des temps nouveaux,
Tu t’élèves lumineux et d’un trait de ton arc
Tu transperces d’amour tes agneaux.
Véronique Belen Mai 2001
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17 mai L'Ascension du Seigneur
Deuxième sermon pour l'Ascension de Saint Bernard de Clairvaux
1.La solennité de ce jour, mes frères, est glorieuse en même temps que joyeuse, si vous me permettez de le dire; en ce jour, en effet, le Christ reçut une gloire unique, et nous, nous trouvons un sujet tout particulier de joie. Elle est la clôture, la terminaison de toutes les autres fêtes chrétiennes et l'heureux terme du pèlerinage du Fils de Dieu ici-bas.
En effet, c'est le même qui descendait sur la terre, qui remonte aujourd'hui au plus haut des cieux, afin d'accomplir toutes choses (Eph. IV, 10). Après avoir montré qu'il est le maître de tout ce qui est sur la terre, au fond de la mer et dans les enfers, il ne lui restait plus qu'à montrer de même, ou plutôt, par des preuves plus convaincantes encore qu'il est le maître des airs. La terre, en effet, avait reconnu son Sauveur, lorsqu'à ce cri puissant, tombé de ses lèvres: « Lazare, sortez dehors (Joann. XI, 44), » elle rejeta un mort de son sein. La mer le reconnut aussi, lorsqu'elle se fit solide sous ses pas le jour où ses disciples le prenaient pour un fantôme (Matt. XIV, 25). Enfin, les enfers le reconnurent pour leur maître et Seigneur, le jour où il rompit leurs portes de fer (Psal. CVI, 16), et brisa leurs gonds d'airain, le jour, dis-je, où il garrotta l'homicide dont la rage est insatiable, le diable, dis-je, Satan
(Apoc. XII, 9 et XX, 2.) Oui, celui qui ressuscita les morts, guérit les lépreux, rendit la vue aux aveugles, fit marcher droit les boiteux, et, d'un souffle, mit en fuite tout le cortége de nos infirmités, s'est montré le maître de toutes choses, en restaurant toutes celles qui s'étaient détériorées, de la même main qui les avait créées. De même, il a bien prouvé qu'il était le Seigneur de la mer et de tout ce qui se meut dans son sein, quand il prédit à son disciple qu'il trouverait une pièce d'argent dans le ventre du poisson qu'il allait prendre (Matt. XVII, 26). Enfin, quand il a traîné à sa suite les puissances de l'air et les a attachées à sa croix, il a fait voir qu'il avait plein pouvoir sur les puissances infernales. Il a passé, en effet, en faisant le bien, et en délivrant les possédés du démon, ce Jésus qui, dans un lieu champêtre, instruisait la foule qui le suivait et devant son juge, se tenait debout pour recevoir un soufflet, et qui, pendant tout le temps qu'il passa sur la terre, vécut parmi des hommes, toujours debout malgré d'innombrables fatigues, et opérait notre salut au milieu de la terre. [...]
Source : abbaye-saint-benoit.ch
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
1.La solennité de ce jour, mes frères, est glorieuse en même temps que joyeuse, si vous me permettez de le dire; en ce jour, en effet, le Christ reçut une gloire unique, et nous, nous trouvons un sujet tout particulier de joie. Elle est la clôture, la terminaison de toutes les autres fêtes chrétiennes et l'heureux terme du pèlerinage du Fils de Dieu ici-bas.
En effet, c'est le même qui descendait sur la terre, qui remonte aujourd'hui au plus haut des cieux, afin d'accomplir toutes choses (Eph. IV, 10). Après avoir montré qu'il est le maître de tout ce qui est sur la terre, au fond de la mer et dans les enfers, il ne lui restait plus qu'à montrer de même, ou plutôt, par des preuves plus convaincantes encore qu'il est le maître des airs. La terre, en effet, avait reconnu son Sauveur, lorsqu'à ce cri puissant, tombé de ses lèvres: « Lazare, sortez dehors (Joann. XI, 44), » elle rejeta un mort de son sein. La mer le reconnut aussi, lorsqu'elle se fit solide sous ses pas le jour où ses disciples le prenaient pour un fantôme (Matt. XIV, 25). Enfin, les enfers le reconnurent pour leur maître et Seigneur, le jour où il rompit leurs portes de fer (Psal. CVI, 16), et brisa leurs gonds d'airain, le jour, dis-je, où il garrotta l'homicide dont la rage est insatiable, le diable, dis-je, Satan
(Apoc. XII, 9 et XX, 2.) Oui, celui qui ressuscita les morts, guérit les lépreux, rendit la vue aux aveugles, fit marcher droit les boiteux, et, d'un souffle, mit en fuite tout le cortége de nos infirmités, s'est montré le maître de toutes choses, en restaurant toutes celles qui s'étaient détériorées, de la même main qui les avait créées. De même, il a bien prouvé qu'il était le Seigneur de la mer et de tout ce qui se meut dans son sein, quand il prédit à son disciple qu'il trouverait une pièce d'argent dans le ventre du poisson qu'il allait prendre (Matt. XVII, 26). Enfin, quand il a traîné à sa suite les puissances de l'air et les a attachées à sa croix, il a fait voir qu'il avait plein pouvoir sur les puissances infernales. Il a passé, en effet, en faisant le bien, et en délivrant les possédés du démon, ce Jésus qui, dans un lieu champêtre, instruisait la foule qui le suivait et devant son juge, se tenait debout pour recevoir un soufflet, et qui, pendant tout le temps qu'il passa sur la terre, vécut parmi des hommes, toujours debout malgré d'innombrables fatigues, et opérait notre salut au milieu de la terre. [...]
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9 mai 2013 Solennité de l'Ascension
QUARANTE ET UNIÈME SERMON. SUR L'ASCENSION DU SAUVEUR de SAINT AUGUSTIN
[...] Les quarante jours de jeûne se sont terminés par la fête de Pâques ; les quarante jours depuis Pâques se ferment par la grande solennité de ce jour, dans lequel notre Sauveur nous ravit sa présence visible, mais toutefois sans
cesser d'habiter avec nous. Pendant qu'il demeurait corporellement au milieu de nous, il n'était point séparé de son Père; de même, aujourd'hui qu'il est retourné à son Père, il n'est point séparé de nous. Au lieu de nous quitter comme des étrangers, il reste et demeure avec nous; car il a dit lui-même : « Que votre coeur ne se trouble point et ne tremble pas ». Et un peu plus loin : « Je m'en vais et je viens à vous ». Jésus-Christ habite donc au milieu de nous.
Il console ceux qui souffrent, il soulage ceux qui sont dans la souffrance, il apporte secours à ceux qui sont en danger, il est l'appui des malheureux, il est le soutien des affligés. Redisons-le encore Jésus-Christ est avec nous ; il est présent non seulement à nos travaux, mais encore à nos paroles et à nos pensées. Il scrute et sonde notre coeur. Il voit ce qu'enfantent nos sens, notre main, notre langue. Combien notre vie doit être réglée, pieuse et chaste, puisque nous sommes toujours sous les yeux de Dieu ! Cette doctrine, mes frères, vous est parfaitement connue. Quand des serviteurs négligents se trouvent en présence de leurs maîtres charnels, ils craignent, ils tremblent, ils frémissent ; ils ne se laissent aller à aucune faute tant qu'ils ne sont pas assurés d'échapper à la surveillance. Pour vous, chrétiens, vous ne pouvez vous soustraire aux regards du Seigneur. Quelque part que vous alliez, vous y portez votre conscience. Le serviteur dont je viens de parler, s'il était jour et nuit en présence de son maître temporel, se laisserait-il aller à la désobéissance ? Votre Dieu est toujours avec vous, puisqu'il est partout; quelle docilité ne devraient donc pas vous inspirer la crainte et le respect de sa présence ? Dieu sera toujours là pour vous protéger dans sa Miséricorde; il sera là aussi comme témoin et vengeur de chacune de nos fautes. A ce Dieu donc aussi bon que juste et aussi terrible que Miséricordieux soient honneur et gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Source : abbaye-saint-benoit.ch
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[...] Les quarante jours de jeûne se sont terminés par la fête de Pâques ; les quarante jours depuis Pâques se ferment par la grande solennité de ce jour, dans lequel notre Sauveur nous ravit sa présence visible, mais toutefois sans
cesser d'habiter avec nous. Pendant qu'il demeurait corporellement au milieu de nous, il n'était point séparé de son Père; de même, aujourd'hui qu'il est retourné à son Père, il n'est point séparé de nous. Au lieu de nous quitter comme des étrangers, il reste et demeure avec nous; car il a dit lui-même : « Que votre coeur ne se trouble point et ne tremble pas ». Et un peu plus loin : « Je m'en vais et je viens à vous ». Jésus-Christ habite donc au milieu de nous.
Il console ceux qui souffrent, il soulage ceux qui sont dans la souffrance, il apporte secours à ceux qui sont en danger, il est l'appui des malheureux, il est le soutien des affligés. Redisons-le encore Jésus-Christ est avec nous ; il est présent non seulement à nos travaux, mais encore à nos paroles et à nos pensées. Il scrute et sonde notre coeur. Il voit ce qu'enfantent nos sens, notre main, notre langue. Combien notre vie doit être réglée, pieuse et chaste, puisque nous sommes toujours sous les yeux de Dieu ! Cette doctrine, mes frères, vous est parfaitement connue. Quand des serviteurs négligents se trouvent en présence de leurs maîtres charnels, ils craignent, ils tremblent, ils frémissent ; ils ne se laissent aller à aucune faute tant qu'ils ne sont pas assurés d'échapper à la surveillance. Pour vous, chrétiens, vous ne pouvez vous soustraire aux regards du Seigneur. Quelque part que vous alliez, vous y portez votre conscience. Le serviteur dont je viens de parler, s'il était jour et nuit en présence de son maître temporel, se laisserait-il aller à la désobéissance ? Votre Dieu est toujours avec vous, puisqu'il est partout; quelle docilité ne devraient donc pas vous inspirer la crainte et le respect de sa présence ? Dieu sera toujours là pour vous protéger dans sa Miséricorde; il sera là aussi comme témoin et vengeur de chacune de nos fautes. A ce Dieu donc aussi bon que juste et aussi terrible que Miséricordieux soient honneur et gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
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29 mai Solennité de l'Ascension
Extrait d'homélie de Saint Bernard pour l'Ascension
1. La solennité de ce jour, mes frères, est glorieuse en même temps que joyeuse, si vous me permettez de le dire; en ce jour, en effet, le Christ reçut une gloire unique, et nous, nous trouvons un sujet tout particulier de joie. Elle est la clôture, la terminaison de toutes les autres fêtes chrétiennes et l'heureux terme du pèlerinage du Fils de Dieu ici-bas. En effet, c'est le même qui descendait sur la terre, qui remonte aujourd'hui au plus haut des cieux, afin d'accomplir toutes choses (Eph. IV, 10). Après avoir montré qu'il est le maître de tout ce qui est sur la terre, au fond de la mer et dans les enfers, il ne lui restait plus qu'à montrer de même, ou plutôt, par des preuves plus convaincantes encore , qu'il est le maître des airs. La terre, en effet, avait reconnu son Sauveur, lorsqu'à ce cri puissant, tombé de ses lèvres: « Lazare, sortez dehors (Joann. XI, 44), » elle rejeta un mort de son sein. La mer le reconnut aussi, lorsqu'elle se fit solide sous ses pas le jour où ses disciples le prenaient pour un fantôme (Matt. XIV, 25). Enfin, les enfers le reconnurent pour leur maître et Seigneur, le jour où il rompit leurs portes de fer (Psal. CVI, 16), et brisa leurs gonds d'airain, le jour, dis-je, où il garrotta l'homicide dont la rage est insatiable, le diable, dis-je, Satan (Apoc. XII, 9 et XX, 2.) Oui,. celui qui ressuscita les morts, guérit les lépreux, rendit la vue aux aveugles, fit marcher droit les boiteux, et, d'un souffle, mit en fuite tout le cortège de nos infirmités, s'est montré le maître de toutes choses, en restaurant toutes celles qui s'étaient détériorées, de la même main qui les avait créées. De même, il a bien prouvé qu'il était le Seigneur de la mer et de tout ce qui se meut dans son sein, quand il prédit à son disciple qu'il trouverait une pièce d'argent dans le ventre du poisson qu'il allait prendre (Matt. XVII, 26). Enfin, quand il a traîné à sa suite les puissances de l'air et les a attachées à sa croix, il a fait voir qu'il avait plein pouvoir sur les puissances infernales. Il a passé, en effet, en faisant le bien, et en délivrant les possédés du démon, ce Jésus qui, dans un lieu champêtre, instruisait la foule qui le suivait et devant son juge, se tenait debout pour recevoir un soufflet, et qui, pendant tout le temps qu'il passa sur la terre, vécut parmi des hommes, toujours debout malgré d'innombrables fatigues, et opérait notre salut au milieu de la terre. (...)
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