Colas a écrit : ↑sam. 18 juil. 2026, 14:56
Je m’étonne de ce que vous apportiez votre caution morale à un post aussi hargneux et vindicatif. Cela ne vous ressemble pas. Avez-vous noté que dans l’extrait que vous avez cité, Lintrus parle de moi à la troisième personne ? Croyez-vous que ce genre de procédés littéraires reflète la douceur du Christ ? Et je ne parle même pas des propos adressés à l’intention de Gaudens, dont j’espère qu’ils feront l’objet d’une sanction par les modérateurs.
Cher Monsieur,
curieusement, vous n'avez pas observé (ni été choqué quand...) que ce que vous me reprochez est exactement le procédé dont usa Monsieur Gaudens à mon égard, avec l'intention évidente de me viser collatéralement dans un hors sujet manifeste.
Tandis que je n'avais pas d'autre moyen de m'adresser aux autres interlocuteurs que vous - que j'ai tenu pour assez cultivé et intelligent pour le "comprendre".
Si cela vous a choqué, je suis prêt à m'en excuser, mais j'attirerai votre attention que le procédé lui-même m'avait été déjà inspiré par vos réactions, quand vous répétiez vos excuses pour ne pas répondre à mes arguments. Car la logique aurait été qu'alors, je cesse d 'aller plus loin mais les reprenne un par un pour décortiquer vos affirmations et mes réponses, qui nécessitaient une autre réponse ne serait-ce que par courtoisie à l'égard non pas de ma personne, mais de la vérité qui est une personne : Jésus.
Comme l'a si bien compris Théophile, je ne suis intervenu sur ce fil que pour éviter que vos propos ne déstabilisent la foi d'un certain nombre de lecteurs présents ou futurs n'intervenant pas. Autant que Didyme, je savais que le mieux était sinon de m'abstenir, car la conversation était humainement impossible dès le départ.
Pourquoi ? Parce que votre désir évident est de parvenir à ce résultat, - tout en ne provoquant pas de ces sentiments négatifs et désagréables, mais c’es là une illusion que je ne vous reproche pas, car je ne doute pas de votre bonne foi.
Pourtant mise à rude épreuve par tous ces propos (pas que les miens) à quoi vous n’avez pas consenti à répondre, or convenez que réponde « c’est votre avis mais pas le mien » (et autres manières de ne pas répondre) est pour le moins insatisfaisant dans la mesure où votre démarche, outre le désir que je viens de décrire, était aussi de mettre à l’épreuve vos arguments et de les confronter aux nôtres pour vous enrichir.
Par conséquent il n’était pas normal que vous évitiez d’y répondre autant de fois, et ne pouviez ignorer que « qui ne dit mot consent », or vous ne consentiez pas mais aviez à rechercher une « parade ».
De fait votre « for interne » n’avait pas été affecté – d’où votre bonne foi.
Il n’y a pas d’autre solution face à un cas pareil que de le « bousculer », ce qui s’est fait plutôt trop gentiment (sauf peut-être par moi) pour obtenir un résultat – car accordez-nous d’être autant sincères que vous.
La seule manière acceptable aurait donc été que j’adopte cette attitude dont nous parlions, or même en m’adressant à vous directement cela aurait « alourdi la conversation » et vous auriez pu en être blessé. Mais la continuer en suivant vos « attaques » qui changeaient d’angle (en accumulant sans vergogne les hérésies formelles) pour encore une fois la même raison, je le savais ne parviendrait à rien qu’à une impasse.
Il aurait fallu reprendre chaque argument un par un, mais cela aurait été vous offenser vu votre attitude.... que je qualifierai de défense.
J’ai essayé de vous ouvrir l’esprit en faisant preuve d’originalité ( par exemple et pour finalement dire que les 2 tribus n’étaient pas celles de Juda et Benjamin (la prophétie d’ailleurs ne parle que d’une), ce qui n’est pas l’avis autorisé mais peut être recevable) et j’ai noté que votre non réponse cette fois était une forme de délicatesse.
Car vos erreurs proviennent malgré tout de l'absence d'un parcours académique, où le rôle d'un maître est de les détecter et de vous les signaler.
Alors si vous voulez bien comprendre que je n’ai fait, autant que vous et par charité (au passage, aucune Eglise ne vous appelé à cette mission que vous vous donnez, votre doctrine est un patchwork trop solitaire pour contribuer à l’oecuménisme), qu’essayer de vous convaincre de votre erreur, je vais vous donner mon propre diagnosticque : votre faiblesse se tient dans la philosophie, qui est à la base de la théologie, et une erreur infime dans ce domaine a de grandes conséquences, comme je vais vous le montrer par un exemple « neutre » car issu de l’ancien fil, où vous avez écrit :
Colas D a écrit : ↑dim. 05 juil. 2015, 15:08
La liberté humaine... Voilà donc le fondement de l'enfer... Un fondement particulièrement branlant car il défie toute logique !
Imaginez la situation suivante : Un père envoie son enfant traverser la rue tout seul en lui ordonnant d'être vigilant. Imaginez que ce père soit omniscient. Imaginez que ce père sache à l'avance que son fils ne regardera ni à droite, ni à gauche, et qu'il se fera écraser. Imaginez que malgré cela, ce père décide d'envoyer son fils traverser la rue par amour pour la liberté de son enfant.
Votre erreur elle se tient dans une mauvaise compréhension de l’omniscience de Dieu.
Car si Dieu sait ce qui va arriver, chronologiquement c’est parce que c’est arrivé, et il en va ainsi de tout ce qui relève aussi de nos liberté humaines. Il le sait dans son être qui par nature est éternel (mais qui a bien instauré une chronologie et évidemment, cela ne se mord pas la queue : au moment de l‘instaurer il n’en connaissait les suites que virtuellement, comme des possibilités et « toutes ») et par conséquent, peut mais seulement ensuite, le savoir d’avant !
Or il est alors trop tard pour intervenir et l’empêcher.
Ce qui rend possible la liberté qu'il nous a octroyée dans son amour (quel intérêt y aurait-il eu pour lui de nous programmer comme des robots ?), c’est qu’il peut et lui seul, transformer un mal en bien, et bien au-delà de nos capacités et des obstacles que nous connaissons, dont la mort. C’est en cela qu’il est le tout-Puissant, et qu’il permet que se passent des choses qui lui répugnent. Son amour se situe bien au-delà des frontières que nous lui mettons.
Ainsi ne sommes-nous pas « programmés » par lui, et votre théorie sur le libre arbitre, qui s‘explique très bien par votre refus exprimé juste après, y trouve sa justification :
Colas D a écrit : ↑dim. 05 juil. 2015, 15:08
Ce père a-t-il fait preuve de bon sens ? A-t-il fait preuve d'amour en envoyant son fils au carnage ? Appelez-vous cela de l'amour ? En ce qui me concerne, j'appelle de la haine, purement et simplement ! Quel père terrestre autoriserait son enfant à traverser la rue en sachant à l'avance que celui-ci se fera écrasé ? Et notre Père céleste commettrait une horreur bien pire en laissant des hommes se damner éternellement ? Croyez-vous que notre Père Céleste ait créé des âmes en sachant à l'avance que celles-ci brûleraient éternellement dans les flammes de l'enfer ?
Mais votre véritable erreur ici, n’est pas tant celle de l’esprit, car nous avons tous nos faiblesses, elle est de n’avoir pas fait un acte de foi en vous disant que c’était impossible et donc faux ! - Et non que nous irions donc tous au paradis...
Et vous en avez donc conclu cette aberration qui a tous les aspects d’une vérité sur la base philosophique erronée que je viens d’indiquer :
Colas D a écrit : ↑dim. 05 juil. 2015, 15:08
Cela étant dit, le libre-arbitre de l'homme n'exclue pas la prédestination divine; Ces deux vérités sont au contraire les deux faces d'une même médailles. Et la volonté de Dieu reste absolument souveraine en définitive. Salomon dit ainsi : « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit » (Proverbes 19:21).
Vous pouvez continuer à dire que je ne suis qu’un méchant qui cherche la querelle, car oui il y a querelle puisque nous pensons 2 choses opposées. Mais en ce qui me concerne, comme je remercie Théophile de l’avoir compris, il n’y a qu’une démarche de charité car si de telles erreurs ne conduisent pas directement à l’enfer (or j’y crois) elles accentuent des tentations qui pour être d’abord intellectuelles n’en viennent pas moins galvauder la vie et le coeur, et il y a un phénomène d’escalade qui se met en place.
Oui, je crois en votre bonne foi, mais c’est pourquoi je suis obligé de me faire et de vous faire violence pour que vous compreniez de quoi vous souffrez et pourquoi vous le compensez et ne le ressentez plus. Ce qui devient de plus en plus ardu au fur et à mesure que vous aurez étoffé votre pensée pour compenser ces micros erreurs de départ –car il n’y en aura pas qu’une et inévitablement elles se multiplieront et vous écarteront de plus en plus de la vérité avec un air de vous en rapprocher de mieux en mieux.
Réfléchissez, relisez plus tard ces échanges, et revenez-nous quand vous serez prêt à reconnaître non pas votre défaite, toute la difficulté est d’éviter que vous le preniez mal, mais si vous refusez l’échange « intellectuel » qui vous permettrait d’en faire une libération à chaque fos que vous vous sentez en danger, si vous refusez non pas la voix de votre conscience qui n’interviendra qu’ensuite, mais celle de l’intelligence, de votre intelligence, à quoi bon continuer d’échanger ?
La hargne et le vindicatif vous appartiennent à mes yeux, elles se tiennent dans une mauvaise image de Dieu. Mais je vous en excuse, et j’en cherche la cause pour vous remettre en face de la lumière pleine et entière (qui pour le moment vous est désagréable et vous aveugle), et non de ses reflets.
Ce que vous ou d'autres penseront de moi, je m'en f... sauf en ce que c'est aussi se tromper et donc un nouveau mal qui vous affecte.