prodigal a écrit : ↑ven. 17 juil. 2026, 23:06
Colas a écrit : ↑ven. 17 juil. 2026, 21:59
Cher ami,
vous comprenez bien qu’il est impossible à quiconque de choisir l’impénitence
en pleine connaissance de cause.
Mais bien entendu, vous avez raison.
Aucun choix n'est fait en pleine connaissance de cause, dans aucune circonstance de la vie, sinon il n'y aurait pas à choisir, la bonne option s'imposerait d'elle-même, puisque nous saurions tout.
Néanmoins il est possible de s'
efforcer de faire le bon choix, c'est-à-dire le choix du juste et du bien, en suivant la voix de sa conscience. L'impénitent est celui qui s'y refuse. Mais comme l'a montré Platon, nul n'est méchant volontairement. Il y a cependant des méchants, attirés par dessus tout par ce qui est mal, ou bien incapables de résister à leurs mauvais penchants.
J’ajouterai que au moment du péché l’EGO refuse de prendre en compte ses conséquences pour réaliser son désir qui est aussi une volonté – car sa volonté pourrait s’y opposer mais elle se met parfois en retrait. Connaitre le bien et le mal et les conséquences n’est donc pas suffisant. Je partage aussi la présentation du sieur Didyme sur le libre arbitre, le refuser c’est simplement refuser l’idée d’une responsabilité humaine.
Or considérer que ce n’est pas l’ego mais le démon n’est qu’un changement arbitraire de définition et de niveau, c’est réduire le démon à n’être pas une personne ni un tentateur, mais une allégorie. C’est aussi nier l’expérience des exorcismes, et en faire une psychanalyse quasiment instantanée que ne peut expliquer les phénomènes réels constatés. C’est enfin nier de face l’enseignement évangélique et faire de Jésus un menteur et un simulateur.
Ce n’est qu’une expression du libre arbitre d’un seul qui ainsi se dédouane de sa responsabilité par une doctrine (certes partagée et qui s’est montrée contagieuse) qui l’aura préalablement fait : cercle vicieux qui fait de la vérité quelque chose d’inaccessible – ce qu’elle serait si Dieu ne s’était pas incarné et si cette vérité n’était pas une personne qui nous tend la main.
Et la doctrine catholique est logique quand elle affirme que nous ne pourrions nous sauver par nous-même (et cela sans même évoquer le comment du sacrifice du Christ) et que la grâce est toujours nécessaire et suffisante – ce qui laisse une place à notre consentement et adhésion pour éviter le péché. Elle tient le juste milieu et tient compte de cette doctrine de la prédestination sans nous transformer en robots.
La discussion sur le pape rejoint cette problématique puisque c’est lui qui fixe en détail les règles concernant ce bien et ce mal (avortement, contraception, etc.) Or l’Eglise a toujours reconnu que le for interne prime, par conséquent l’infaillibilité elle-même s’efface à titre individuel, elle passe après et c’est pourquoi Dieu seul peut juger.
Mais l’infaillibilité n’est ni l’omniscience (des précisions peuvent être ultérieurement apportées) ni l’autorité. Ce n’est pas vrai qu’il ne s’en prend qu’à l’infaillibilité, ce serait plutôt qu’à l’autorité, car la notion d’infaillibilité ne contient pas nécessairement celle d’autorité, qui mériterait d’être redéfinie plus précisément dans le cadre du dialogue pour reformer l’unité avec l’Eglise orthodoxe.
L’infaillibilité (qui n’appartient pas qu’au pape, mais aussi aux conciles oecuméniques) repose sur la promesse d’assistance donnée par Jésus et qui se réalise (a été conceptualisée) dans l’assistance du saint-Esprit – comment autrement ? Ce qui implique de croire que ce dernier a été actif lorsque s’est mis en place la succession pétrinienne (à une époque où les charismes furent si nombreux et manifestes), peu en importe les modalités qui ont changé avec le temps, l’assistance est là. Refuser cela c’est refuser d’y croire.
Et si Jésus en a donné la raison d’unité, il y en a plein d ‘autres qui se retrouvent à notre portée pour le comprendre (l’existence d’un chef relèverait d’une loi naturelle, etc.).
Evidemment, (on en revient au libre arbitre) les papes peuvent fauter même dans leurs fonctions, et cela peut être un argument secondaire (voire une motivation) pour la critique, mais il a été observé qu’en tout ce qui fait la matière de l’infaillibilité, ils ne se sont jamais égarés.
En plus des égarements stigmatisés, il y a surtout qu’ils n’auront pas toujours ou souvent appliqué la façon dont Jésus aura décrit comment devait s’exercer l’autorité dans l’Eglise.
Mais à quoi bon poursuivre. En 2015, le même homme s’est présenté sur ce forum et sur un fil fort ressemblant a déjà mené, en juillet également (il s’y ennui de perdre ses élèves...) la même démarche. C’est intéressant de comparer et de suivre son évolution humaine. En ce qui me concerne, j’attendrai encore 10 ans pour voir si cela mérite de débattre.
La doctrine des tourments éternels est une fable diabolique
https://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=38117
Si le Christ a demandé à Pierre de paître ses brebis, il n’a pas demandé à celles-ci de lui obéir et il ne peut s’agir que d’un acte d’amour et d’intelligence qui par ailleurs attache chacune d’elles à une personne à qui malgré tout est reconnu un certain pouvoir d’exhortation et de conseil qui force le respect et la conciliation. Cela n’empêche nullement qu’il lui faudra faire aussi ses preuves car il en doit témoigner d’autant !
Gaudens a écrit : ↑jeu. 16 juil. 2026, 11:19
cher Colas,
Vous êtes ( étiez?) devenu un hôte sympathique de ce forum grâce à votre courtoisie et à la clarté de votre expression (l'une et l'autre supérieures, je dois dire, à celles de votre interlocuteur le plus fréquent récemment) , et ce malgré la formulation un peu trop agressive que vous aviez choisie pour ce fil.
L’interlocuteur en question vous fait savoir qu’il ne publie pas des posts sur un forum catholique pour faire un devoir de français ou offrir un plaisir littéraire, mais pour contribuer au même titre que chacun à l’effusion du Saint-Esprit dans les coeurs et les esprits. Et que regardant ses interlocuteurs dans les yeux, il aimerait qu’ils en fassent de même. Rien ne vous oblige à me lire, mais si vous le faites et y trouvez de l’intérêt, ne soyez pas hypocrite mais exemplaire, à plus forte raison si vous critiquez les autres sur la forme.
Il pourrait sans quoi vous faire observer qu’il s ‘est gardé de critiquer votre catholicisme mou, qui ressemble à celui de quelqu’un qui se faisant violer, s’en plaindrait mais devant l’insistance et plutôt que de se battre, bec et ongles, choisirait d’ y contribuer en réclamant que ce ne soit pas comme ci mais comme cela. Etes-vous réellement dupe de sa courtoisie ? Alors quand je parlais de naiveté, n’en envisageant que le bon côté, je me suis trompé. La Naïveté suppose du courage, pas de la lâcheté. Inutile que je tourne mieux mes phrases, vous m’aurez compris et cela seul m’importe. Pour votre pénitence, je vous invite à méditer ce passage de saint Jean (5 : 39-44) :
« Vous scrutez les écritures et vous pensez qu’en elles, vous avez la vie qui est éternelle ; elles qui témoignent à mon sujet ! Ne voulez-vous pas venir à moi, pour avoir la vie éternelle ? Or de l’éloge qui vient des fils d’hommes, je ne reçois rien…
Mais je vous connais, je sais qu’il n’y a pas en vous d’amour de Dieu. Je suis venu au nom de mon Père et vous ne m’avez pas reçu. Pourtant si un autre venait en son nom propre, lui, vous le recevriez. Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez les louanges les uns des autres, cependant que l’éloge qui vient du seul Dieu, vous ne le recherchez pas ! »
Et pour contribuer à votre rétablissement, de vous souvenir qu’il ne suffit pas de dire haro au relativisme, si vous ne corrigez pas une personne qui au nom de l’oecuménisme, exige que vous en avaliez une dose considérable comme s’il s’agissait d’une prescription médicale et de simple bon sens.