Ombiace a écrit : ↑jeu. 09 juil. 2026, 21:52
Je m'en étais aperçu, comme vous vous serez aperçu que mon interprétation autorise à penser que la crainte du renvoi y suffit. D'ailleurs, même dans la parabole, le maître ne met pas ce renvoi à exécution..
Bonjour Ombiace,
Eh bien si, l'homme riche le renvoie tout à fait :
lc 16,02 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
Admettons cependant que la crainte ait suffi. Il faut en tout cas que la menace soit suffisamment sérieuse pour que le sujet de la parabole change son comportement qui était mauvais.
Rien de tel avec Pilate, qui fait son travail, et pour ce faire, entend des avis opposés et finit par trancher pour ce qui lui semble le plus prudent.
La mention des songes de sa femme est donnée parce que c'est un témoignage supplémentaire de l'innocence de Jésus. Ce n'est pas un reproche sur une mauvaise conduite de Pilate. Rien à voir ici non plus avec les accusations faite à l'intendant.
Il est question de plus que d'une louange : un éloge !!
Je n'imagine pas Jésus se livrant à cet éloge d'une roublardise intéressée.
Je ne le vois pas dans ce registre..
Je vous remets le texte de l'Evangile :
Lc 16,08 Le Seigneur fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.
09 Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
...
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Jésus fait bien un éloge (ou une louange, peu importe : ça dépend des traductions ; en substance, il "dit du bien") d'un personnage qui est malhonnête (donc, qui a peu d'égard pour autrui), pour son habileté. Or, son habileté consiste en une nouvelle ruse (il faut lire la parabole : c'est ce qu'elle raconte!). Pourquoi loue-t-il cette habileté ? C'est là que ça nous intéresse, nous disciples du Christ : parce qu'elle consiste en un abandon des richesses et un retour à la justice.
L'éloge de Zachée est clair : il est sauvé, c'est le plus grand éloge possible qui puisse être aux yeux de Dieu. Que ce soit Jésus qui le sauve, c'est évident : nous ne pouvons être sauvés que par Lui, et c'est à nous de nous laisser sauver ; tous les évangiles, les Actes et les épîtres nous l'enseignent. Voilà notre gloire. La foi du centurion vaut son éloge parce que la foi sauve, comme le dit souvent Jésus. Zachée, lui aussi, a cru en Jésus.
Pilate n'est pas présenté comme un personnage digne de louange, même dans sa gestion des tensions religieuses à Jérusalem. Il n'y a pas de comparaison possible.
L'homme riche n'est pas décrit comme quelqu'un d'honnête, parce qu'il constitue le pré-requis, si j'ose dire, de la parabole. Tout part de lui : il est donc la figure analogique de la divinité. On ne sait pas non plus si le berger est honnête, ni le père aux deux fils, ni le maître aux talents, ni le semeur. Leur place dans les paraboles indique seulement qu'ils sont des analogies de Dieu. Ils sont donc irréprochables a priori.
Libremax a écrit : ↑jeu. 09 juil. 2026, 20:37
Je ne vois pas en quoi le sort de Jésus serait une analogie des relations entre les hommes. (d'ailleurs, j'aurais dû écrire le commerce, plutôt que l'argent)
Jésus n'a t il pas été trahi ou vendu pour de l'argent ?
Si, mais cela n'a rien à voir : Il s'agit là de la livraison au sanhédrin. L'argent n'a plus aucun rôle entre Pilate et les prêtres juifs, et Jésus n'est en aucun cas un support d'échange entre Pilate et ses administrés.