Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
La fin de l’Occident chrétien… ou le début d’une nouvelle histoire ?
Nous vivons une époque où de nombreux catholiques occidentaux prennent conscience d’un changement historique profond : l’Occident n’est plus le centre démographique et culturel du catholicisme. L’avenir de l’Église se dessinera de plus en plus avec des visages africains, asiatiques et latino-américains.
Cette évolution invite à un véritable déplacement intérieur. L’Église n’est pas liée à une civilisation particulière ; elle est le Corps du Christ, appelé à se déployer dans toutes les nations et toutes les cultures. Pendant des siècles, l’Occident a reçu, porté et transmis une grande part de l’héritage chrétien. Aujourd’hui, il est appelé à le vivre autrement : non plus comme une évidence culturelle héritée, mais comme un choix libre, personnel et renouvelé.
Être chrétien aujourd’hui, c’est chercher le Christ avant toute chose. Cela signifie ne pas réduire la foi à une identité culturelle, à une tradition familiale ou à une simple vision du monde parmi d’autres, mais revenir sans cesse à Celui qui en est le centre et la source : Jésus-Christ.
Cela suppose d’approfondir sa relation avec Lui par la prière, la méditation de l’Écriture, la réception des sacrements, la vie fraternelle et la pratique de la charité. Dans un monde marqué par le bruit, la dispersion et l’immédiateté, le chrétien est appelé à cultiver une vie intérieure, à approfondir ce qu’il croit et à pouvoir en témoigner avec intelligence, douceur et humilité.
C’est aussi aimer son prochain de manière concrète : accueillir, servir, consoler, pardonner, porter les fardeaux des autres et reconnaître en chaque personne une créature aimée de Dieu. Le témoignage chrétien ne se mesure pas d’abord au nombre de ses discours, mais à la transformation d’une vie façonnée par l’Évangile.
Le chrétien occidental est appelé à retrouver l’attitude des premiers disciples : être dans le monde sans se laisser modeler par tout ce qui l’habite, aimer ses contemporains, les servir et annoncer le Christ avec humilité et espérance. Il ne s’agit pas d’imposer, mais de proposer ; non pas de répondre à l’indifférence par l’amertume, mais par une espérance visible. Le chrétien est appelé à être une lumière, non en se plaçant au-dessus du monde, mais en y demeurant avec charité et vérité.
Une Église qui devient minoritaire dans une culture n’est pas nécessairement une Église qui disparaît. Elle peut au contraire devenir plus consciente de son identité, plus libre dans son témoignage et plus profondément enracinée dans l’essentiel. L’histoire le rappelle : l’Église a traversé la chute de l’Empire romain, les invasions barbares, le Grand Schisme, la Réforme protestante, la Révolution française, deux guerres mondiales et une sécularisation sans précédent. Elle n’a pas perduré par la seule force de ses structures humaines, mais par la fidélité à la promesse du Christ qui la dépasse :
« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28,20)
Aujourd’hui encore, la question essentielle n’est peut-être pas de savoir quelle place le christianisme occupera dans la société de demain, ni quelle influence l’Église conservera, mais une question plus profonde :
« Comment, aujourd’hui, puis-je demeurer fidèle au Christ et devenir un témoin de son amour dans le monde où Il m’a placé ? »
Car l’avenir de l’Église repose moins sur la puissance de ses institutions que sur la sainteté de ceux qui la composent. Ce sont des cœurs transformés par le Christ qui, génération après génération, rendent son Évangile vivant dans le monde.
Nous vivons une époque où de nombreux catholiques occidentaux prennent conscience d’un changement historique profond : l’Occident n’est plus le centre démographique et culturel du catholicisme. L’avenir de l’Église se dessinera de plus en plus avec des visages africains, asiatiques et latino-américains.
Cette évolution invite à un véritable déplacement intérieur. L’Église n’est pas liée à une civilisation particulière ; elle est le Corps du Christ, appelé à se déployer dans toutes les nations et toutes les cultures. Pendant des siècles, l’Occident a reçu, porté et transmis une grande part de l’héritage chrétien. Aujourd’hui, il est appelé à le vivre autrement : non plus comme une évidence culturelle héritée, mais comme un choix libre, personnel et renouvelé.
Être chrétien aujourd’hui, c’est chercher le Christ avant toute chose. Cela signifie ne pas réduire la foi à une identité culturelle, à une tradition familiale ou à une simple vision du monde parmi d’autres, mais revenir sans cesse à Celui qui en est le centre et la source : Jésus-Christ.
Cela suppose d’approfondir sa relation avec Lui par la prière, la méditation de l’Écriture, la réception des sacrements, la vie fraternelle et la pratique de la charité. Dans un monde marqué par le bruit, la dispersion et l’immédiateté, le chrétien est appelé à cultiver une vie intérieure, à approfondir ce qu’il croit et à pouvoir en témoigner avec intelligence, douceur et humilité.
C’est aussi aimer son prochain de manière concrète : accueillir, servir, consoler, pardonner, porter les fardeaux des autres et reconnaître en chaque personne une créature aimée de Dieu. Le témoignage chrétien ne se mesure pas d’abord au nombre de ses discours, mais à la transformation d’une vie façonnée par l’Évangile.
Le chrétien occidental est appelé à retrouver l’attitude des premiers disciples : être dans le monde sans se laisser modeler par tout ce qui l’habite, aimer ses contemporains, les servir et annoncer le Christ avec humilité et espérance. Il ne s’agit pas d’imposer, mais de proposer ; non pas de répondre à l’indifférence par l’amertume, mais par une espérance visible. Le chrétien est appelé à être une lumière, non en se plaçant au-dessus du monde, mais en y demeurant avec charité et vérité.
Une Église qui devient minoritaire dans une culture n’est pas nécessairement une Église qui disparaît. Elle peut au contraire devenir plus consciente de son identité, plus libre dans son témoignage et plus profondément enracinée dans l’essentiel. L’histoire le rappelle : l’Église a traversé la chute de l’Empire romain, les invasions barbares, le Grand Schisme, la Réforme protestante, la Révolution française, deux guerres mondiales et une sécularisation sans précédent. Elle n’a pas perduré par la seule force de ses structures humaines, mais par la fidélité à la promesse du Christ qui la dépasse :
« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28,20)
Aujourd’hui encore, la question essentielle n’est peut-être pas de savoir quelle place le christianisme occupera dans la société de demain, ni quelle influence l’Église conservera, mais une question plus profonde :
« Comment, aujourd’hui, puis-je demeurer fidèle au Christ et devenir un témoin de son amour dans le monde où Il m’a placé ? »
Car l’avenir de l’Église repose moins sur la puissance de ses institutions que sur la sainteté de ceux qui la composent. Ce sont des cœurs transformés par le Christ qui, génération après génération, rendent son Évangile vivant dans le monde.
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Réflexion profonde et porteuse d'Espérance, "cher aveyronnais" du Ségala, la situation du christianisme en Occident nous amène, en effet, à réfléchir, à faire notre place, à faire vivre nos valeurs chrétiennes et tenir notre rôle dans notre société ... Tout un programme! ... Ou plutôt, le programme de toute une vie ... de notre vie désormais ...
Merci pour vos commentaires si judicieux et votre message de Foi et d'Espérance ...
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" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Merci beaucoup pour votre retour, chère Kerniou.Kerniou a écrit : ↑jeu. 09 juil. 2026, 11:33 Réflexion profonde et porteuse d'Espérance, "cher aveyronnais" du Ségala, la situation du christianisme en Occident nous amène, en effet, à réfléchir, à faire notre place, à faire vivre nos valeurs chrétiennes et tenir notre rôle dans notre société ... Tout un programme! ... Ou plutôt, le programme de toute une vie ... de notre vie désormais ...
Merci pour vos commentaires si judicieux et votre message de Foi et d'Espérance ...
Vous résumez très bien l’enjeu : ce n’est pas seulement une réflexion sur l’avenir de l’Église, mais un appel personnel adressé à chacun de nous.
Nous ne savons pas ce que sera l’Occident dans un siècle, mais nous savons ce que le Christ nous demande aujourd’hui : demeurer fidèles, aimer, servir et espérer. C’est finalement là que se joue l’avenir de l’Église.
Les défis d’hier ne seront d’ailleurs pas ceux de demain. L’intelligence artificielle, les biotechnologies, les migrations, les enjeux écologiques, l’éventuelle expansion de l’humanité dans l’espace ou encore le dialogue avec des sociétés toujours plus sécularisées poseront des questions inédites. Les réponses devront rester enracinées dans l’Évangile, mais elles demanderont aussi discernement, intelligence et créativité.
Au fond, chaque génération est appelée à vivre l’Évangile dans un monde qui change. La nôtre ne fait pas exception.
Fraternellement,
PS: Petite précision amicale : je ne suis pas Aveyronnais, mais Tarnais… même si, entre voisins du Ségala, la différence n’est finalement pas si grande.
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Je me permets de republier ici une réflexion issue d’un autre fil, afin qu’elle ne disparaisse pas dans le cas où les messages de Peter seraient supprimés. Elle me paraît en effet toucher à un point essentiel et mérite, à mon sens, de rester accessible.
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 79#p476879
La tradition chrétienne a souvent vu dans la révolte du démon une forme d’orgueil : une créature magnifique, intelligente et élevée, qui aurait cessé de recevoir son être de Dieu pour vouloir trouver en elle-même sa propre source.
Mais une autre question apparaît : et si l’une des blessures profondes de cette révolte était aussi liée au mystère de l’amour que Dieu porte à l’homme ?
Satan voit l’homme tel qu’il est : une créature fragile, limitée, capable de pécher, de trahir et de se détourner de Dieu. Et d’une certaine manière, il n’a pas totalement tort dans son constat.
L’histoire humaine est marquée par nos chutes, nos contradictions et nos infidélités.
Mais là où l’accusateur se trompe, c’est dans sa conclusion.
Il semble dire : « L’homme n’est pas digne d’un tel amour. »
Mais Dieu répond autrement.
Il ne nie pas le péché de l’homme. Il ne prétend pas que nos fautes sont sans importance. Il va infiniment plus loin : Il vient Lui-même nous chercher.
« La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. » (Romains 5,8)
Là où Satan voit une créature indigne, Dieu voit un enfant à sauver.
Là où Satan accuse, Dieu pardonne.
Là où Satan voit une faiblesse définitive, Dieu voit une histoire qui peut encore être restaurée.
Peut-être que le mystère que Satan ne comprend pas n’est pas l’existence du péché humain, car il est évident aux yeux de tous, mais la profondeur de la miséricorde divine.
Tout simplement car elle est insondable !
Un être créé peut comprendre la grandeur, la puissance, la sagesse et même la justice de Dieu. Mais l’amour qui va jusqu’à la Croix dépasse peut-être toute compréhension créée.
Car la Croix révèle quelque chose d’inouï : Dieu ne se contente pas de réclamer justice face au péché, Il vient Lui-même porter le poids du péché pour sauver celui qui s’est éloigné de Lui.
Un être spirituel peut être infiniment supérieur à nous en intelligence, en puissance et en connaissance, mais connaître Dieu ne consiste pas seulement à comprendre sa grandeur. Il faut aussi accueillir son amour.
Et peut-être que le drame de Satan est précisément là : avoir contemplé la lumière de Dieu sans accepter la logique de son amour.
Un amour qui ne se mesure pas à la dignité de celui qui le reçoit, mais à la bonté infinie de Celui qui donne.
Le mal peut accuser.
La grâce répond par l’amour.
Un Amour au-delà de toute compréhension et qui restera a jamais un mystère pour toute intelligence créée !
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 79#p476879
La tradition chrétienne a souvent vu dans la révolte du démon une forme d’orgueil : une créature magnifique, intelligente et élevée, qui aurait cessé de recevoir son être de Dieu pour vouloir trouver en elle-même sa propre source.
Mais une autre question apparaît : et si l’une des blessures profondes de cette révolte était aussi liée au mystère de l’amour que Dieu porte à l’homme ?
Satan voit l’homme tel qu’il est : une créature fragile, limitée, capable de pécher, de trahir et de se détourner de Dieu. Et d’une certaine manière, il n’a pas totalement tort dans son constat.
L’histoire humaine est marquée par nos chutes, nos contradictions et nos infidélités.
Mais là où l’accusateur se trompe, c’est dans sa conclusion.
Il semble dire : « L’homme n’est pas digne d’un tel amour. »
Mais Dieu répond autrement.
Il ne nie pas le péché de l’homme. Il ne prétend pas que nos fautes sont sans importance. Il va infiniment plus loin : Il vient Lui-même nous chercher.
« La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. » (Romains 5,8)
Là où Satan voit une créature indigne, Dieu voit un enfant à sauver.
Là où Satan accuse, Dieu pardonne.
Là où Satan voit une faiblesse définitive, Dieu voit une histoire qui peut encore être restaurée.
Peut-être que le mystère que Satan ne comprend pas n’est pas l’existence du péché humain, car il est évident aux yeux de tous, mais la profondeur de la miséricorde divine.
Tout simplement car elle est insondable !
Un être créé peut comprendre la grandeur, la puissance, la sagesse et même la justice de Dieu. Mais l’amour qui va jusqu’à la Croix dépasse peut-être toute compréhension créée.
Car la Croix révèle quelque chose d’inouï : Dieu ne se contente pas de réclamer justice face au péché, Il vient Lui-même porter le poids du péché pour sauver celui qui s’est éloigné de Lui.
Un être spirituel peut être infiniment supérieur à nous en intelligence, en puissance et en connaissance, mais connaître Dieu ne consiste pas seulement à comprendre sa grandeur. Il faut aussi accueillir son amour.
Et peut-être que le drame de Satan est précisément là : avoir contemplé la lumière de Dieu sans accepter la logique de son amour.
Un amour qui ne se mesure pas à la dignité de celui qui le reçoit, mais à la bonté infinie de Celui qui donne.
Le mal peut accuser.
La grâce répond par l’amour.
Un Amour au-delà de toute compréhension et qui restera a jamais un mystère pour toute intelligence créée !
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Le Christ est « parfait dans sa divinité et parfait dans son humanité », et son humanité est unie à sa divinité dans une véritable unité.
https://www.christianunity.va/content/u ... mune-.html
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Aujourd’hui, nous avons eu la joie d’accueillir un prêtre de passage, qui a concélébré la messe avec notre curé.
Je crois que notre prêtre était un peu distrait, car il a, une fois de plus, voulu me donner la communion. Je l’ai simplement regardé avec beaucoup de tendresse, mais cette fois, il lui a fallu quelques secondes avant de réaliser que je n’y avais pas encore droit.
Parfois, je me dis que le Seigneur compte Lui aussi les jours avec moi…
Bon dimanche à toutes et à tous
Je crois que notre prêtre était un peu distrait, car il a, une fois de plus, voulu me donner la communion. Je l’ai simplement regardé avec beaucoup de tendresse, mais cette fois, il lui a fallu quelques secondes avant de réaliser que je n’y avais pas encore droit.
Parfois, je me dis que le Seigneur compte Lui aussi les jours avec moi…
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Au terme de mes échanges avec Colas (https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 26#p476926), une réflexion m’est venue.
Jésus nous avertit : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7,16).
Nous aimons évoquer la charité, la fidélité et les belles œuvres. Mais cette parole nous rappelle aussi que la vérité profonde de l’homme finit toujours par être révélée.
Un jour, chacun de nous se tiendra devant Dieu. Ce jour-là, la Vérité ne sera plus une idée, une opinion ou un sujet de débat : elle sera là, pleinement manifestée.
La question décisive ne sera plus : « Avais-je raison ? »
Mais celle-ci, bien plus redoutable : « Lorsque la Vérité m’aura été révélée sans voile, aurai-je l’humilité de m’incliner et de l’accueillir ? »
Car Dieu ne veut pas la perte de l’homme. Il est le Père qui appelle, qui poursuit, qui pardonne et qui offre sans cesse sa miséricorde. Pourtant, l’homme peut choisir de se durcir, de se fermer, et de refuser cet amour jusqu’au bout.
C’est pourquoi cette question s’adresse à tous, croyants comme non-croyants :
Si, devant le Christ, je découvrais que certaines de mes certitudes les plus chères étaient fausses, aurais-je le courage de les abandonner par amour pour Lui ?
Est-ce que j’aime assez le Christ pour accepter d’être bouleversé, brisé et entièrement transformé par Lui ?
Le risque, que de nombreux auteurs spirituels ont souligné, est celui d’une compassion qui finit par juger Dieu lui-même. Ce n’est pas la compassion qui est mauvaise ; c’est le moment où l’on conclut : « Si Dieu agit ainsi, alors je ne peux pas être d’accord avec Lui. » À cet instant, le critère ultime devient notre propre perception du bien plutôt que la sagesse divine.
Jésus nous avertit : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7,16).
Nous aimons évoquer la charité, la fidélité et les belles œuvres. Mais cette parole nous rappelle aussi que la vérité profonde de l’homme finit toujours par être révélée.
Un jour, chacun de nous se tiendra devant Dieu. Ce jour-là, la Vérité ne sera plus une idée, une opinion ou un sujet de débat : elle sera là, pleinement manifestée.
La question décisive ne sera plus : « Avais-je raison ? »
Mais celle-ci, bien plus redoutable : « Lorsque la Vérité m’aura été révélée sans voile, aurai-je l’humilité de m’incliner et de l’accueillir ? »
Car Dieu ne veut pas la perte de l’homme. Il est le Père qui appelle, qui poursuit, qui pardonne et qui offre sans cesse sa miséricorde. Pourtant, l’homme peut choisir de se durcir, de se fermer, et de refuser cet amour jusqu’au bout.
C’est pourquoi cette question s’adresse à tous, croyants comme non-croyants :
Si, devant le Christ, je découvrais que certaines de mes certitudes les plus chères étaient fausses, aurais-je le courage de les abandonner par amour pour Lui ?
Est-ce que j’aime assez le Christ pour accepter d’être bouleversé, brisé et entièrement transformé par Lui ?
Le risque, que de nombreux auteurs spirituels ont souligné, est celui d’une compassion qui finit par juger Dieu lui-même. Ce n’est pas la compassion qui est mauvaise ; c’est le moment où l’on conclut : « Si Dieu agit ainsi, alors je ne peux pas être d’accord avec Lui. » À cet instant, le critère ultime devient notre propre perception du bien plutôt que la sagesse divine.
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Je continue ma réflexion, je suis bouleversé par cette prise de conscience :
Si les doctrines de l’Église catholique sur l’enfer, le purgatoire, la Très Sainte Vierge Marie, la Trinité et les sacrements sont bien la plénitude de la Révélation confiée par le Christ à Son Église, alors chaque homme et chaque femme se trouvera un jour face au Christ dans toute la splendeur de Sa vérité.
Que deviendra alors le Témoin de Jéhovah, formé dès l’enfance à rejeter l’enfer éternel et la divinité du Christ ? Le protestant sincère, attaché à la sola Scriptura et méfiant envers le purgatoire et les dogmes mariaux ? L’universaliste, convaincu que l’amour de Dieu sauvera infailliblement tous les hommes ? Le bouddhiste, dont la sagesse repose sur le karma et la réincarnation ? L’athée qui a vécu comme si Dieu n’existait pas ? Le musulman, fidèle au tawhid et au message de Mahomet ? Le juif orthodoxe qui attend encore le Messie ? L’hindou plongé dans le cycle des renaissances et le mystère du Brahman ? L’orthodoxe, séparé de Rome depuis près de mille ans sur la question de la primauté de Pierre ?
Certains, dans un élan d’humilité et d’amour, accepteront d’être bouleversés. Ils reconnaîtront que leurs convictions les plus profondes étaient incomplètes ou, sur certains points, erronées. Même si cela leur coûte, ils s’inclineront devant la Vérité incarnée. Ceux-là pourront être sauvés et, si cela est nécessaire, passer par le purgatoire, ce feu miséricordieux qui achève de purifier tout attachement au péché afin de les rendre capables de la joie parfaite du Ciel.
Mais d’autres pourraient se fermer. Le Témoin de Jéhovah pourrait refuser la Trinité qu’il a toujours combattue. L’universaliste pourrait rejeter un Dieu qui permet l’enfer éternel. L’athée pourrait persister dans son refus de toute autorité divine. Le musulman pourrait voir dans l’Incarnation une atteinte insupportable à l’unicité de Dieu. Le bouddhiste ou l’hindou pourraient préférer leur sagesse millénaire à la folie de la Croix. Le juif pourrait ne pas reconnaître en Jésus le Messie promis.
À cet instant décisif, il ne s’agira plus d’une ignorance invincible ou d’une bonne foi imparfaite. Chacun sera placé devant la Vérité elle-même. Le choix sera alors d’accueillir le Christ tel qu’Il Se révèle ou de demeurer attaché à sa propre conception de Dieu, du bien, de la justice ou de la miséricorde.
Comme l’enseigne l’Église, Dieu ne prédestine personne à l’enfer. Celui qui s’y perd s’y est condamné lui-même en refusant librement, jusqu’au bout, l’amour et la vérité qui lui étaient offerts.
Voilà pourquoi saint Paul nous avertit que Satan lui-même se déguise en ange de lumière (2 Co 11,14). Toutes les erreurs ne se présentent pas sous un visage repoussant ; beaucoup prennent l’apparence du bien, de la compassion, de la sagesse ou même de la piété. C’est pourquoi nous avons le devoir de témoigner, avec humilité, charité et courage, de la Vérité dont le Christ a confié le dépôt à Son Église. Car si cette Vérité est réellement celle qui sauve, alors la faire connaître est l’un des plus grands actes d’amour que nous puissions poser envers notre prochain.
Si les doctrines de l’Église catholique sur l’enfer, le purgatoire, la Très Sainte Vierge Marie, la Trinité et les sacrements sont bien la plénitude de la Révélation confiée par le Christ à Son Église, alors chaque homme et chaque femme se trouvera un jour face au Christ dans toute la splendeur de Sa vérité.
Que deviendra alors le Témoin de Jéhovah, formé dès l’enfance à rejeter l’enfer éternel et la divinité du Christ ? Le protestant sincère, attaché à la sola Scriptura et méfiant envers le purgatoire et les dogmes mariaux ? L’universaliste, convaincu que l’amour de Dieu sauvera infailliblement tous les hommes ? Le bouddhiste, dont la sagesse repose sur le karma et la réincarnation ? L’athée qui a vécu comme si Dieu n’existait pas ? Le musulman, fidèle au tawhid et au message de Mahomet ? Le juif orthodoxe qui attend encore le Messie ? L’hindou plongé dans le cycle des renaissances et le mystère du Brahman ? L’orthodoxe, séparé de Rome depuis près de mille ans sur la question de la primauté de Pierre ?
Certains, dans un élan d’humilité et d’amour, accepteront d’être bouleversés. Ils reconnaîtront que leurs convictions les plus profondes étaient incomplètes ou, sur certains points, erronées. Même si cela leur coûte, ils s’inclineront devant la Vérité incarnée. Ceux-là pourront être sauvés et, si cela est nécessaire, passer par le purgatoire, ce feu miséricordieux qui achève de purifier tout attachement au péché afin de les rendre capables de la joie parfaite du Ciel.
Mais d’autres pourraient se fermer. Le Témoin de Jéhovah pourrait refuser la Trinité qu’il a toujours combattue. L’universaliste pourrait rejeter un Dieu qui permet l’enfer éternel. L’athée pourrait persister dans son refus de toute autorité divine. Le musulman pourrait voir dans l’Incarnation une atteinte insupportable à l’unicité de Dieu. Le bouddhiste ou l’hindou pourraient préférer leur sagesse millénaire à la folie de la Croix. Le juif pourrait ne pas reconnaître en Jésus le Messie promis.
À cet instant décisif, il ne s’agira plus d’une ignorance invincible ou d’une bonne foi imparfaite. Chacun sera placé devant la Vérité elle-même. Le choix sera alors d’accueillir le Christ tel qu’Il Se révèle ou de demeurer attaché à sa propre conception de Dieu, du bien, de la justice ou de la miséricorde.
Comme l’enseigne l’Église, Dieu ne prédestine personne à l’enfer. Celui qui s’y perd s’y est condamné lui-même en refusant librement, jusqu’au bout, l’amour et la vérité qui lui étaient offerts.
Voilà pourquoi saint Paul nous avertit que Satan lui-même se déguise en ange de lumière (2 Co 11,14). Toutes les erreurs ne se présentent pas sous un visage repoussant ; beaucoup prennent l’apparence du bien, de la compassion, de la sagesse ou même de la piété. C’est pourquoi nous avons le devoir de témoigner, avec humilité, charité et courage, de la Vérité dont le Christ a confié le dépôt à Son Église. Car si cette Vérité est réellement celle qui sauve, alors la faire connaître est l’un des plus grands actes d’amour que nous puissions poser envers notre prochain.
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Depuis que j’ai lu dans la règle de saint Benoît que les Pères du désert récitaient entièrement les 150 psaumes chaque jour, je me suis mis en tête d’essayer, au moins, de les lire tous quotidiennement : 50 le matin au réveil, 50 à midi et 50 le soir avant de dormir. Cela représente environ trois heures.
J’ai commencé lundi de cette semaine.
Le premier jour, ce fut difficile. J’ai dû incliner mon cœur et persévérer.
Je piquais même du nez
Mais aujourd’hui, quel bonheur, quelle consolation, quelle force j’y trouve !
Depuis bientôt deux ans que je prie chaque jour la Liturgie des Heures, certains psaumes me sont devenus plus familiers que d’autres, et j’en connais déjà un ou deux presque par cœur. Je me rends compte que, si je continue ainsi, avec ce rythme de 150 psaumes par jour, dans un an ils me seront tous très familiers. Peut-être même que, dans trois ou quatre ans, je pourrai en réciter une grande partie par cœur, comme le faisaient les Pères du désert.
Ce n’est pas seulement une consolation : c’est aussi un véritable enseignement. Je découvre des richesses devant lesquelles j’étais passé sans y prêter attention. Les psaumes deviennent pour moi une véritable louange, une prière toujours plus sincère qui mûrit dans mon cœur devant notre Seigneur.
Je suis heureux
J’estime qu’il faut entre 30 et 40 heures pour lire la Bible en entier. À raison d’une heure par jour, il est donc possible de la lire intégralement chaque mois. C’est un objectif que j’aimerais bientôt ajouter à cette lecture quotidienne des psaumes.
Ce week-end, je pars en retraite au monastère d’En Calcat. Je pense que ce sera le bon moment pour commencer à mettre ce projet en place.
Quand je pense à tout ce temps que j’ai perdu devant la télévision… J’ai fini par supprimer tous mes écrans. Ainsi, je ne suis plus tenté de les allumer et je peux consacrer ce temps à ce qui nourrit réellement mon âme.
Merci Seigneur pour Ta Parole
J’ai commencé lundi de cette semaine.
Le premier jour, ce fut difficile. J’ai dû incliner mon cœur et persévérer.
Je piquais même du nez
Mais aujourd’hui, quel bonheur, quelle consolation, quelle force j’y trouve !
Depuis bientôt deux ans que je prie chaque jour la Liturgie des Heures, certains psaumes me sont devenus plus familiers que d’autres, et j’en connais déjà un ou deux presque par cœur. Je me rends compte que, si je continue ainsi, avec ce rythme de 150 psaumes par jour, dans un an ils me seront tous très familiers. Peut-être même que, dans trois ou quatre ans, je pourrai en réciter une grande partie par cœur, comme le faisaient les Pères du désert.
Ce n’est pas seulement une consolation : c’est aussi un véritable enseignement. Je découvre des richesses devant lesquelles j’étais passé sans y prêter attention. Les psaumes deviennent pour moi une véritable louange, une prière toujours plus sincère qui mûrit dans mon cœur devant notre Seigneur.
Je suis heureux
J’estime qu’il faut entre 30 et 40 heures pour lire la Bible en entier. À raison d’une heure par jour, il est donc possible de la lire intégralement chaque mois. C’est un objectif que j’aimerais bientôt ajouter à cette lecture quotidienne des psaumes.
Ce week-end, je pars en retraite au monastère d’En Calcat. Je pense que ce sera le bon moment pour commencer à mettre ce projet en place.
Quand je pense à tout ce temps que j’ai perdu devant la télévision… J’ai fini par supprimer tous mes écrans. Ainsi, je ne suis plus tenté de les allumer et je peux consacrer ce temps à ce qui nourrit réellement mon âme.
Merci Seigneur pour Ta Parole
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Je crois que je viens de faire le pire cauchemar de toute ma vie.
J’ai vu l’enfer, c’est sûr.
Je ne suis pas terrifié comme d’habitude après un cauchemar.
Je suis assez confiant car je sais que je suis du bon côté, mais je n’ai pas trop envie de me rendormir pour le moment.
Même là-bas, je n’avais pas si peur que ça et les démons ne pouvaient pas me faire de mal physiquement.
Mais il ne fait pas bon visiter l’enfer.
Les démons sont d’une laideur incroyable et ils rivalisent à qui sera le plus horrible physiquement, on dirait.
Je plains ceux qui s’y trouvent sans espoir d’en sortir.
J’ai vu l’enfer, c’est sûr.
Je ne suis pas terrifié comme d’habitude après un cauchemar.
Je suis assez confiant car je sais que je suis du bon côté, mais je n’ai pas trop envie de me rendormir pour le moment.
Même là-bas, je n’avais pas si peur que ça et les démons ne pouvaient pas me faire de mal physiquement.
Mais il ne fait pas bon visiter l’enfer.
Les démons sont d’une laideur incroyable et ils rivalisent à qui sera le plus horrible physiquement, on dirait.
Je plains ceux qui s’y trouvent sans espoir d’en sortir.
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Ste Thérèse d'Avila disait (de mémoire et approximativement) : "Je n'ai pas plus peur du démon que des mouches. Je ne comprends pas ceux qui disent 'Démon ! Démon !Même là-bas, je n’avais pas si peur que ça et les démons ne pouvaient pas me faire de mal physiquement.
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Merci pour votre message, chère Fée Violine.“Fée Violine” a écrit : ↑ven. 17 juil. 2026, 15:27 Ste Thérèse d’Avila disait (de mémoire et approximativement) : « Je n’ai pas plus peur du démon que des mouches. Je ne comprends pas ceux qui disent : “Démon ! Démon !” alors que nous pouvons dire : “Dieu ! Dieu !
” »
Je crois que j’ai enfin guéri.
J’ai rencontré hier un énième cas qui m’a beaucoup fait relativiser.
Une personne de notre paroisse, récemment baptisée, s’est convaincue que notre Père Évêque était franc-maçon.
Comme je suis d’un naturel chaleureux et que je vais facilement vers les autres, ces personnes m’accordent leur confiance et finissent par me livrer ce qu’elles ont au plus profond d’elles-mêmes.
Cela n’a jamais été mon intention : je voulais simplement entretenir de bonnes relations avec des personnes que j’apprécie. Mais cette année, je suis vraiment tombé des nues.
J’imagine que l’Église est consciente de ces situations et je reste persuadé que notre Père Évêque prend les meilleures décisions possibles pour endiguer ces dérives.
Au fond, ce qui me rassure le plus, c’est que ces personnes finissent souvent par s’isoler et qu’elles ne peuvent pas réellement faire beaucoup de mal, si ce n’est parfois dans leur entourage proche, ce qui me peine malgré tout.
Mais Jésus n’a pas voulu que le bon grain et l’ivraie soient séparés immédiatement, et je comprends mieux pourquoi : le bon grain en sort fortifié.
Quand on a connu un système dans lequel certaines interprétations prophétiques ou eschatologiques peuvent devenir un filtre permanent de lecture du monde, il est difficile d’en sortir. Mais je sens aujourd’hui que je peux enfin me projeter sereinement dans l’avenir.
Grâce au Seigneur !
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Ce rien, déjà écrit.
Ce Tout dans l’infini,
Déjà, précède le silence,
L’Amour fait l’homme eucharistie.
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Dernière modification par ThéophileduSegala le lun. 20 juil. 2026, 11:10, modifié 1 fois.
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Merci Théophile, en ce moment, j'ai besoin de vous lire !
J'en ai entendu tellement au chevet de mon frère par certaines personnes, que maintenant, j'ai besoin de votre pureté.
Surtout, n'allez pas croire aux ragots contre votre Evêque !
J'en ai entendu tellement au chevet de mon frère par certaines personnes, que maintenant, j'ai besoin de votre pureté.
Surtout, n'allez pas croire aux ragots contre votre Evêque !
La foi que j’aime le mieux,dit Dieu,c’est l’Espérance.
Charles Péguy
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ThéophileduSegala
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Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
On est bien au monastère d’En Calcat, dit-il
Le Chœur est de pierre.
Je prie pour vous et votre frère, chère Foxy
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