Même, il y a deux réalité de la liberté religieuse :mikesss a écrit : ↑jeu. 25 juin 2026, 10:34
De plus, chose amusante, mais le Cardinal Ratzinger, dans sa réponse, précise à plusieurs moments que, effectivement, DH a été mal compris par la plupart des gens, reconnaissant implicitement qu'il y a un problème dans l'interprétation des textes. et encore aujourd'hui, je vous propose un petit exercice: vous relisez la réponse du Cardinal Ratzinger, et vous comparez a ce que beaucoup de personnes disent sur ce forum; vous constaterez sans doute que ce n'est pas la même chose (par exemple, sur la laïcité de l'état, cf un fil qu'il y a eu il y a quelques mois, dans lequel de bons catholiques soutiennent le principe suivant lequel l'Etat doit être séparé de l'Eglise, ne pas la favoriser, la mettre sur le même pied que les autres religions (bref, être un état laic). ça s'oppose directement à ce que disait le futur Pape Benoit XVI à l'époque "Là où cela est possible, on aboutira à la situation considérée dans DH, 6/c, dans laquelle la liberté de l’Eglise est en harmonie avec le droit civil de la liberté religieuse, mais donne lieu à un statut juridique plus avantageux pour la mission de l’Eglise".) Et ces gens là sont de bonne foi, pourtant. c'est bien que les dubias étaient justifiées, et que la réponse de la congrégation pour la doctrine de la Foi n'était pas satisfaisante, puisque non appliquée in fine.
- Etat chrétien
- Etat non chrétien
Avoir des règles qui se confondent avec l'Etat chrétien ok. Mais, dans la réalité l'état chrétien n'existe plus. Donc, on ne peut pas forcer les gens à croire (c'est la tradition de l'Eglise qui le dit).
Comment voulez vous imposer les crucifix dans les établissements public quand les chrétiens pratiquants représentent 2 % de la population ?
La solution est d'admettre la liberté de conscience :
- La liberté de conscience n'est pas la possibilité à la conscience de faire ce qu'elle veut de dicter ses propres règles
- La liberté de conscience est celle de respecter les normes universelles inscrites dans cette dernière
Maintenant, l'état doit fixer le vivre ensemble. Si 98 % de la population est pour une déréglementation de l'avortement et que 2 % est pour une interdiction => les 2 % doivent faire une guerre civile ? c'est jamais écrit ça dans l'évangile. Maintenant, la liberté religieuse est de dire que l'état n'a pas le droit de dire que l'avortement est une bonne chose.
En fait, vous voulez que le Vatican impose des règles à l'état alors qu'elle n'a absolument pas la possibilité de le faire.
Mais, on ne peut pas imposer notre religion par la force ou la contrainte.
La FSSPX comprend la liberté religieuse comme l'acceptation des points de vue de l'état, mais n'importe quel catholique serait contre cela. L'état ne dicte pas la conscience et la conscience ne dicte pas la norme. Mais ne pas croire à la conscience universelle c'est, pour moi, ne pas croire à Dieu.
En fait, au-delà de la liberté religieuse, les personnes ont le droit de ne pas croire (ca ne veut pas dire qu'ils ont raison) : C'est qu'il me semble ce que la FSSPX veut interdire aux personnes, et c'est ce qu'ils mettent dérrière liberté religieuse. Ce que le cardinal ratzinger dénonce.



