Parfois, certaines épreuves — burn-out, effondrement intérieur, dépouillement, lâcher-prise — nous ouvrent soudainement à une paix ou à une proximité de Dieu que nous ne connaissions pas auparavant. Comme si, pendant un instant, les anciennes structures de l’ego étaient mises en silence et que le Royaume devenait perceptible.
Mais cette ouverture ne suffit pas toujours pour “demeurer” durablement dans cette maison intérieure. Car si cette transformation n’est pas réellement intégrée et assumée par l’être profond, les anciennes structures finissent souvent par revenir et tout semble s’écrouler.
C’est peut-être ce que symbolise l’homme sans habit de noce dans la parabole de Jésus (Matthieu 22, 11-14).
Entrer au festin ne suffit pas, il faut encore être revêtu intérieurement de l’habit qui convient !
Finalement, la seule manière de demeurer dans la maison de Dieu est peut-être celle que décrit saint Paul :
« Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ » (Rm 13,14).
Non comme une croyance extérieure, mais comme une transformation progressive de l’être : laisser le Christ remplacer peu à peu en nous ce qui vit encore de peur, de séparation et de contrôle, afin qu’une autre manière d’être puisse naître et demeurer.
Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Règles du forum
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
-
ThéophileduSegala
- Quæstor

- Messages : 360
- Inscription : jeu. 02 janv. 2025, 19:13
- Conviction : Catholique
- Localisation : Tarn
-
ThéophileduSegala
- Quæstor

- Messages : 360
- Inscription : jeu. 02 janv. 2025, 19:13
- Conviction : Catholique
- Localisation : Tarn
Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Cela faisait longtemps que je n’avais pas passé une nuit comme celle-là.
Impossible de dormir.
L’examen de conscience m’a conduit à mettre au jour une superstructure mentale qui semble être le moteur de toute ma vie.
Cela a été très douloureux.
Mais mon âme commence enfin à comprendre.
Je suis enfermé depuis toujours dans une logique méritante.
Je me méprise profondément.
Je n’ai pas le droit d’être aimé.
Et pour m’accorder un peu d’amour — très peu — je dois travailler beaucoup, vraiment beaucoup.
Au fond, c’est une peur.
Une peur qui vient de l’enfance.
J’ai des souvenirs, entre deux et cinq ans, où je fonctionne déjà selon cette logique.
J’ai quand même réussi à dormir 2 heures cette nuit.
Ce matin, je me sentais déjà un peu mieux.
Et je pense que cela ira de mieux en mieux, parce que je vais désormais refuser de fonctionner ainsi.
J’ai eu deux interactions sociales ce matin, et la différence est flagrante.
Cette peur étant la plus ancienne de ma psyché, lorsque je la dépose, quelque chose d’extraordinaire apparaît : un amour et une joie incroyables, qui semblent grandir à mesure que je m’y abandonne.
Je vais peut-être enfin pouvoir trouver le sud sans perdre le nord.
L’amour est véritablement à la racine de la conscience.
C’est ce qui se révèle naturellement lorsque l’on cesse de s’identifier à tout ce qui n’est pas lui.
Impossible de dormir.
L’examen de conscience m’a conduit à mettre au jour une superstructure mentale qui semble être le moteur de toute ma vie.
Cela a été très douloureux.
Mais mon âme commence enfin à comprendre.
Je suis enfermé depuis toujours dans une logique méritante.
Je me méprise profondément.
Je n’ai pas le droit d’être aimé.
Et pour m’accorder un peu d’amour — très peu — je dois travailler beaucoup, vraiment beaucoup.
Au fond, c’est une peur.
Une peur qui vient de l’enfance.
J’ai des souvenirs, entre deux et cinq ans, où je fonctionne déjà selon cette logique.
J’ai quand même réussi à dormir 2 heures cette nuit.
Ce matin, je me sentais déjà un peu mieux.
Et je pense que cela ira de mieux en mieux, parce que je vais désormais refuser de fonctionner ainsi.
J’ai eu deux interactions sociales ce matin, et la différence est flagrante.
Cette peur étant la plus ancienne de ma psyché, lorsque je la dépose, quelque chose d’extraordinaire apparaît : un amour et une joie incroyables, qui semblent grandir à mesure que je m’y abandonne.
Je vais peut-être enfin pouvoir trouver le sud sans perdre le nord.
L’amour est véritablement à la racine de la conscience.
C’est ce qui se révèle naturellement lorsque l’on cesse de s’identifier à tout ce qui n’est pas lui.
✝︎
-
ThéophileduSegala
- Quæstor

- Messages : 360
- Inscription : jeu. 02 janv. 2025, 19:13
- Conviction : Catholique
- Localisation : Tarn
Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Plus on avance, plus le Christ semble nous poser cette unique question :
« Est-ce que tu m’aimes ? »
Car au fond, l’âme s’accroche toujours à ses possessions.
J’ai bien détruit la cathédrale et détrôné l’évêque — image de ma superstructure intérieure — mais l’âme refuse encore de rendre le terrain qu’elle a acheté à prix d’or.
Alors j’essaie de lui faire comprendre que sa seule véritable possession devrait être d’aimer Dieu. D’où cette question qui revient sans cesse :
« Est-ce que tu l’aimes ? »
Et jusqu’où es-tu prête à aller ?
Je pourrais rester ici. J’y suis bien. Je reçois beaucoup d’amour gratuitement, et cela apaise profondément.
Mais descendre encore d’un niveau offrirait peut-être une assise plus stable, plus paisible encore. Car à cet endroit, je demeure malgré tout en vigilance constante, obligé de rester aligné pour ne pas retomber dans l’ancienne structure.
Peut-être qu’aimer réellement Dieu, c’est justement accepter de ne plus posséder même le lieu intérieur où l’on se sent enfin en sécurité.
« Est-ce que tu m’aimes ? »
Car au fond, l’âme s’accroche toujours à ses possessions.
J’ai bien détruit la cathédrale et détrôné l’évêque — image de ma superstructure intérieure — mais l’âme refuse encore de rendre le terrain qu’elle a acheté à prix d’or.
Alors j’essaie de lui faire comprendre que sa seule véritable possession devrait être d’aimer Dieu. D’où cette question qui revient sans cesse :
« Est-ce que tu l’aimes ? »
Et jusqu’où es-tu prête à aller ?
Je pourrais rester ici. J’y suis bien. Je reçois beaucoup d’amour gratuitement, et cela apaise profondément.
Mais descendre encore d’un niveau offrirait peut-être une assise plus stable, plus paisible encore. Car à cet endroit, je demeure malgré tout en vigilance constante, obligé de rester aligné pour ne pas retomber dans l’ancienne structure.
Peut-être qu’aimer réellement Dieu, c’est justement accepter de ne plus posséder même le lieu intérieur où l’on se sent enfin en sécurité.
✝︎
-
ThéophileduSegala
- Quæstor

- Messages : 360
- Inscription : jeu. 02 janv. 2025, 19:13
- Conviction : Catholique
- Localisation : Tarn
Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Je continue l’examen de conscience, puisque c’est devenu mon outil préféré, et peut-être aussi ce que j’aime le plus faire en ce moment.
Je m’aperçois qu’à ce niveau, si mon âme s’accroche encore à ce qu’elle possède, c’est, une fois de plus, à cause d’une peur.
Mais celle-ci est presque légitime et très profondément enfouie.
Il s’agit des besoins vitaux :
Que vais-je manger ?
Que vais-je boire ?
Où vais-je dormir ?
Je suis en recherche de travail, et toutes ces questions se posent, car je suis aujourd’hui un peu dans une impasse à ce sujet.
Une fois la peur identifiée, on prie, on reste avec elle, on la laisse s’exprimer, et l’on se rappelle ce qu’a dit Jésus :
« Ne vous demandez pas de quoi vous allez vivre ; faites confiance à votre Père, car Il sait ce dont vous avez besoin. »
C’est donc une question de confiance.
Mais qu’est-ce que la confiance ?
J’ai confiance en la justice, car elle a le pouvoir d’intervenir.
C’est donc aussi une question de puissance.
Mon âme ne voit pas encore pleinement que rien n’est impossible à Dieu et qu’Il est tout-puissant.
Cette réflexion me permet de voir que, si j’entrais véritablement dans cette confiance, alors ma joie serait sans limite.
De qui aurais-je peur ensuite ?
Mon âme y goûte un peu, et le seul mot qui me vient alors à la bouche, avec un amour immense, c’est :
Papa
Je vais creuser dans ce sens…
Je m’aperçois qu’à ce niveau, si mon âme s’accroche encore à ce qu’elle possède, c’est, une fois de plus, à cause d’une peur.
Mais celle-ci est presque légitime et très profondément enfouie.
Il s’agit des besoins vitaux :
Que vais-je manger ?
Que vais-je boire ?
Où vais-je dormir ?
Je suis en recherche de travail, et toutes ces questions se posent, car je suis aujourd’hui un peu dans une impasse à ce sujet.
Une fois la peur identifiée, on prie, on reste avec elle, on la laisse s’exprimer, et l’on se rappelle ce qu’a dit Jésus :
« Ne vous demandez pas de quoi vous allez vivre ; faites confiance à votre Père, car Il sait ce dont vous avez besoin. »
C’est donc une question de confiance.
Mais qu’est-ce que la confiance ?
J’ai confiance en la justice, car elle a le pouvoir d’intervenir.
C’est donc aussi une question de puissance.
Mon âme ne voit pas encore pleinement que rien n’est impossible à Dieu et qu’Il est tout-puissant.
Cette réflexion me permet de voir que, si j’entrais véritablement dans cette confiance, alors ma joie serait sans limite.
De qui aurais-je peur ensuite ?
Mon âme y goûte un peu, et le seul mot qui me vient alors à la bouche, avec un amour immense, c’est :
Papa
Je vais creuser dans ce sens…
✝︎
-
ThéophileduSegala
- Quæstor

- Messages : 360
- Inscription : jeu. 02 janv. 2025, 19:13
- Conviction : Catholique
- Localisation : Tarn
Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Belle fête de l’ascension à toutes et à tous

✝︎
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 8 invités