Divorce et remariage

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CyberTruc
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par CyberTruc »

Bonjour Toto2,

tout d’abord, à nouveau merci pour vos réponses et le temps que vous m’accordez pour m’aider dans mes recherches.
Je vais reprendre les points abordés et les développer.


Bible, Tradition, Magistère et Église

Je ne sais pas si Jésus est venu “accomplir par interprétation certaines lourdeurs de la loi pharisaïque, mal comprises”. Je pense Jésus a fait plus que cela : il a poussé la loi jusqu’à son accomplissement parfait. C’est en somme “la loi telle qu’elle devrait être”, par opposition à la loi imparfaite concédée par Dieu au fil des siècles (“c’est à cause de la dureté de votre cœur”). Pour ce faire, il ne l’a parfois pas seulement interprétée, mais aussi modifiée (“et bien moi je vous dis”) pour la pousser jusqu’ à sa perfection.

Je suis d’accord avec vous quand vous dites que Jésus n’a pas tout codifié. Mais comme vous le dites également, ses paroles sont de droit divin et les versets que je cite visent justement à relever ce qu’il a dit, non ce qu’il n’a pas dit. Les détails qui “doivent régir la vie ecclésiale” et le reste doivent bien sûr être définis par l’Église inspirée par l’Esprit Saint, mais ne sauraient contredire la Parole et les propos du Christ.

Vous avez raison quand vous me corrigez en disant que je compare des choses qui ne sont pas sur le même plan (croisades, Terre dans l’univers, et divorcés-remariés). Mais le principe reste le même et je pense qu’on peut convenir que sur les questions morales et éthiques, l’Église a également changé ses positions à plusieurs reprises.


Porneia

Vous écrivez que l’incise est “relativement imprécise”. Or le terme est en fait assez précis. Il est utilisé dans les deux chapitres de St Matthieu, et également plusieurs fois dans d’autres livres du nouveau testament, ce qui permet d’en vérifier le sens exact. Il signifie effectivement “fornication” ou “impudicité sexuelle” au sens large.

Je suis d’accord avec vous quand vous écrivez : “Remarquez qu'à supposer que l’Église se trompe (!), cela ne donne pas droit à la désobéissance.
Mais remarquez que si l’Église se trompe (et je note votre réserve), il n’y a plus de désobéissance dans ce cas particulier. C’est tout l’enjeu.


Validité du mariage

Je prend bonne note de votre correction. Effectivement je m’étais trompé concernant le mariage civile de deux personnes baptisées.

Je remarque cependant que cette distinction faite par l’Église entre le mariage de personnes baptisées et non-baptisées, Jésus ne l’a pas faite puisqu’il déclare que “dès l’origine il n’en était pas ainsi”. Et lorsqu’il en parle, il en parle à des pharisiens qui forcément n’étaient pas baptisés chrétiennement. Lorsqu’il demande que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni, à aucun moment il ne laisse entendre que Dieu n’aurait uni que des personnes baptisées. Ses paroles laissent même penser le contraire et qu’il n’y a pas de différence en la matière.

Suite à ma réflexion, vous posez la question : “En poussant à l'extrême votre logique, l'homme qui a couché avec une prostituée serait engagé avec elle jusqu'à la mort ?

Au premier abord, cela semble être la conclusion logique. J’avais écris : “dans l’union charnelle, l’homme et la femme font véritablement un, peu importe qu’ils soient mariés ou non et même dans les pires circonstances : “Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.” (1 Co 6, 16)”. Cela étant, on pourrait arguer que la parole “ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas” ne s’applique pas ici car même si celui qui s’unit avec une prostituée fait avec elle un seul corps, il n’en résulte pas automatiquement que c’est Dieu lui-même qui les a unis. Donc j’ai envie de répondre que non, celui qui s’unit à une prostituée n’est pas engagé avec elle jusqu’à la mort.


Exclusion des sacrements

Quand vous écrivez : “Par ailleurs, l'homme divorcé remarié ne vit pas "le plus chrétiennement possible", puisqu'il vit maritalement avec une femme qui n'est pas la sienne.”, je ne pense pas que ce soit si binaire.

Partons du postulat (que je conteste) que l’Église a raison sur le sujet.
Je pense qu’il faut distinguer trois possibilités :

- le divorcé remarié catholique qui ignore totalement que son remariage est contraire aux lois de son Église (cas rare s’il existe, mais je le met pour être exhaustif)

- le divorcé remarié catholique qui sait que son remariage est contraire aux lois de son Église, mais croit en son âme et conscience que cette loi n’est pas valide et contraire à l’Évangile

- le divorcé remarié catholique qui sait que son remariage est contraire aux lois de son Église, en reconnaît la validité, et persiste dans sa conduite

Laissons le premier cas de côté car il se résous simplement (pour qu’il y ait péché grave il faut qu’il y ait connaissance du péché).

Prenons le second cas. La personne connaît la position de l’Église mais est en désaccord avec elle sur ce point précis. Il ne reconnaît pas qu’il y a péché. La question qui se pose d’abord c’est : est-il alors dans le premier cas ? Ou le fait de connaître la position de l’Église est-il en soi déjà une connaissance du péché même s’il la conteste ?

Prenons le troisième cas. La personne a admit la légitimité de la position de l’Église sur le sujet, mais pour diverses raisons (enfants né de la nouvelle union, envie de vivre pleinement son second mariage, nouvelles responsabilités qu’il ne peut décemment pas abandonner, manque de courage,…), il décide de continuer. Vu le postulat de départ, il est clairement en état de péché.
Prenons à présent un homme qui s’est fait embaucher comme comptable en s’inventant un diplôme et des années d’expérience. Il va travailler tous les jours, arrive à s’en sortir car il est doué en math, apprend vite, et est assez malin, mais il doit mentir tous les jours pour maintenir l’illusion.
Prenons un autre homme qui a adopté un enfant de deux ans. L’homme ne lui dit pas tout de suite qu’il n’est pas son vrai père. Plus les années passent, plus l’aveu lui semble au dessus de ses forces. Il maintient l’enfant dans l’illusion qu’il est son père biologique.
Prenons enfin un homme affamé qui a discrètement percé le mur d’une boulangerie. Jour après jour, il met son accès caché à profit pour voler un pain dans l’atelier et ainsi se nourrir lui et sa famille.

La question que je pose est simple : ces trois hommes se sont tous les trois placés dans des situations où ils doivent pécher à répétition pour des motifs plus ou moins avouables. Le premier pour garder son emploi, le second pour ne pas risquer de briser sa relation avec son enfant, le troisième pour nourrir sa famille. Tous les trois savent que ce qu’ils font est mal, savent qu’ils continueront néanmoins dans la même voie le lendemain et le jour d’après, et n’ont aucunement l’intention d’y mettre un terme même s’ils souhaitent ardemment n’être pas “obligés” de le faire. Doivent-ils être exclus des sacrements ?


Remise en question

Vous écrivez : “Je tempère néanmoins en disant que la loi ne peut pas changer au motif que l'on est soi même dans une situation réprimée par la loi et que celle-ci ne nous va pas. Ou pour le dire plus précisément : la validité et le bien fondé de la loi ne peuvent pas dépendre de notre situation personnelle.

Je ne saurais être plus d’accord avec vous. Cela dit, je ne pense aucunement que la loi doit changer parce que cela m’arrange. Je pense que la loi doit changer car elle n’est pas bonne. Il se trouve qu’effectivement, je l’ai examinée à partir du moment où j’ai été concerné, alors qu’avant elle n’éveillait pas particulièrement mon attention.

Vous terminez en posant la question : “Qu'allez vous dire - selon l'imagerie populaire - à saint Pierre à votre mort ? Comment les divorcés remariés expliqueront-ils qu'ils ont préféré, en toute connaissance de cause, la jouissance du corps au lieu des instructions et préceptes du corps mystique du Christ, son Église, dirigée par le vicaire du Fils de Dieu, successeur de saint Pierre ?

Si il devait s’avérer comme vous le pensez que j’ai vécu mon second mariage dans le péché, je lui répondrai - comme pour tous mes autres péchés - que j’ai essayé, que j’aurais pu faire mieux, que je suis inexcusable, que je m’en remet à la miséricorde de Dieu qui dès ma naissance était déjà mon seul salut.

Vous parlez à plusieurs reprises de la Grâce.
Je vais illustrer ma pensée par mon cas personnel, mais je suis certain qu’on peut la transposer à bien des cas.
J’ai vécu 16 ans avec une personne athée. Durant ces 16 années, je n’ai quasiment pas été à la messe et je priais très peu. Ma fille qui avait 10 ans lors du divorce n’avait quasiment pas entendu parler de Dieu même si elle avait été baptisée et avait fait sa communion. Je suis à nouveau en couple depuis 4 ans. Depuis, je vais à la messe toutes les semaines, je fais les vêpres à la maison tous le soirs, les laudes et les complies aussi parfois, je prie seul, et avec mon épouse qui est chrétienne elle aussi. Ma fille n’a jamais autant entendu parler de Dieu. Elle refuse pour l’instant la foi chrétienne (je ne peux pas la blâmer) mais elle vit chez moi dans un environnement chrétien où l’on parle de Dieu, où l’on fait la prière à table,… Mon premier mariage, je l’avais voulu après des années de vie commune dans le but “d’être en règle” avec l’Église à laquelle je continuais d’appartenir malgré mon comportement, pour avoir bonne conscience. Mon second mariage je l’ai voulu pour fonder une famille véritablement chrétienne, parce que j’ai trouvé mon aide semblable avec laquelle je veux marcher main dans la main sur le Chemin. Aujourd’hui je prie, je participe aux offices, je lis la Parole tous les jours et je veux développer ce lien d’amour qui m’unit à Dieu. Ce n’est pas tous les jours facile, je ne suis toujours pas parfait, mais c’est la Lumière qui m’éclaire et vers laquelle je veux marcher. Je vous les dis très honnêtement, quand on me dit que c’est aujourd’hui que je suis coupé de la Grâce, je n’arrive simplement pas à le croire.
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par patatedouce »

La règle est claire : le mariage est indissoluble, pour le meilleur et pour le pire. Je pense que cette règle est juste et qu'elle ne doit pas être changée.

Cependant, la question se pose pour les personnes qui se marient à l'Église sans avoir pleinement conscience de cette règle ou de sa portée. C'est souvent le cas de baptisés non pratiquants ou dont la foi est fragile. On ne peut pas imposer les exigences de l'Église à quelqu'un qui n'en partage pas la conviction profonde. Pourtant, l'Église accepte les mariages en disparité de culte (entre un catholique et un non-baptisé). Dans cette situation spécifique, le droit canonique prévoit parfois des exceptions comme le « Privilège Paulinien », mais cela reste complexe. La situation est similaire pour un marié baptisé et croyant uni à un baptisé non croyant. C’est une situation pastorale délicate qui mériterait sans doute une nouvelle encyclique pour clarifier les enjeux actuels.

Néanmoins, si l'on ne peut pas imposer ces règles aux autres, on peut — et on doit — se les imposer à soi-même. En tant que catholiques, il est de notre devoir de dire « non » au divorce, car le mariage est un engagement définitif. Face à ces situations où la foi fait défaut, il nous reste l'enseignement d’Amoris Laetitia : un appel au discernement et à la miséricorde pour accompagner chacun là où il en est. notamment pour ce cas la :
CyberTruc a écrit : mer. 11 mars 2026, 14:30
Prenons le troisième cas. La personne a admit la légitimité de la position de l’Église sur le sujet, mais pour diverses raisons (enfants né de la nouvelle union, envie de vivre pleinement son second mariage, nouvelles responsabilités qu’il ne peut décemment pas abandonner, manque de courage,…), il décide de continuer. Vu le postulat de départ, il est clairement en état de péché.
Dans ce cas précis, il semble s'être réellement converti après son second mariage... Le problème de fond réside clairement dans la situation de ces baptisés qui n'ont reçu aucune éducation dans la foi et qui s'engagent sans en comprendre la portée sacrée. C’est une réalité pastorale qui mériterait un véritable développement de la part de l’Église.

Enfin, sans vouloir critiquer, je me demande si, dans votre cas, le prêtre a eu un discernement suffisant en acceptant de célébrer votre premier mariage si aucun de vous n'était vraiment pratiquant à l'époque. Vous dites que ce premier mariage a été reconnu valide, mais j'ai un doute : la partie baptisée mais non croyante avait-elle réellement l'intention de contracter un mariage catholique avec toutes ses exigences (indissolubilité, fidélité, ouverture à la vie) ? Si l'intention manquait, la validité même du sacrement pourrait être interrogée. Dans votre cas, il me semblerait nécessaire de chercher à faire prononcer la nullité de ce premier mariage.

Mais l'indissolubilité reste la règle. Aucune raison ne justifie un divorce. Le mariage est pour le meilleur et pour le pire, et surtout pour le pire. C'est précisément quand l'autre va mal que le mariage prend, à mon avis, tout son sens.

Vous décrivez votre situation actuelle comme une "Lumière". Mais avec le recul, ne craignez-vous pas d'avoir confondu votre légitime désir de bonheur avec la volonté de Dieu ? Parfois, la "main de Dieu" ne se trouve pas dans l'issue de secours la plus confortable, mais précisément dans l'incertitude et la Croix du premier mariage. En choisissant de construire votre propre oasis, n'avez-vous pas, d'une certaine manière, cherché à être votre propre guide plutôt que de laisser Dieu agir dans le désert de votre première union ?

Je ne sais pas c'est une réflexion qui me vient.

Une autre réflexion me vient : le mariage est-il un serment bilatéral ou unilatéral ? Bien sûr, on l’échange à deux, mais la promesse de fidélité faite devant Dieu reste-t-elle suspendue à l'attitude de l'autre ?
Après tout, Dieu nous a aimés malgré ce que nous Lui avons fait.

Cette promesse d'aimer est-elle uniquement à destionation de l'époux ? ou aussi à Dieu ?
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florence_yvonne
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par florence_yvonne »

Il y a une question que je me pose, que veut dire Jésus dans ce verset ?

Matthieu 5
38 Vous avez appris qu'il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent.
39 Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre.

Est-ce une façon d'abroger la loi du Talion ? dans ce cas, ces versions seraient en contradiction avec ces versets

Matthieu 5
17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé.
19 Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par CyberTruc »

florence_yvonne a écrit : mer. 11 mars 2026, 17:12 Il y a une question que je me pose, que veut dire Jésus dans ce verset ?

Matthieu 5
38 Vous avez appris qu'il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent.
39 Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre.

Est-ce une façon d'abroger la loi du Talion ? dans ce cas, ces versions seraient en contradiction avec ces versets

Matthieu 5
17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé.
19 Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.
Je pense que dans l'Exode, la loi du Talion n'était pas là pour apprendre aux personnes à se venger, mais au contraire à rester dans de "justes" proportions et éviter l'escalade. Autrement dit, c'était une loi qui empêchait de faire pire à l'autre que le mal qu'il avait causé, et ainsi éviter les vengeance méchante et les escalades.
Jésus n'abolit pas cette loi mais il la pousse simplement plus loin en nous disant que non seulement nous ne devons pas nous venger de façon disproportionnée, mais que nous ne devons pas nous venger du tout.
C'est mon interprétation.
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par la samaritaine »

Bonjour Cybertruc,

Avez vous lu Amoris Laetitia du Pape François ?
Il ouvre la possibilité de communier aux divorcies remariés, dans le cadre d'un accompagnement spirituel avec discernement.

Samaritaine
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par Toto2 »

CyberTruc a écrit : mer. 11 mars 2026, 14:30 Bonjour Toto2,

tout d’abord, à nouveau merci pour vos réponses et le temps que vous m’accordez pour m’aider dans mes recherches.
Je vais reprendre les points abordés et les développer.
Bonjour CyberTruc,

J'aurais été ravi de poursuivre cet échange avec vous, mais je viens de dresser la liste des choses à faire et les dates limites : c'est bien simple, pas de vie jusqu'à fin juillet (reprise d'études donc cours et examens + missions syndicales + emploi et vie perso)... Je suis donc au regret de me retirer de la discussion (à une remarque près que je formule dans le message d'après) et vous en présente mes plus vives excuses.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.

Omnes dii gentium daemonia
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Re: Divorce et remariage

Message non lu par Toto2 »

la samaritaine a écrit : ven. 13 mars 2026, 13:43 Bonjour Cybertruc,

Avez vous lu Amoris Laetitia du Pape François ?
Il ouvre la possibilité de communier aux divorcies remariés, dans le cadre d'un accompagnement spirituel avec discernement.

Samaritaine
Vous faites allusion à la note 351 d'Amoris Laetitia.
Le passage :
À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église.[351]
La note :
Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Ibid., n. 47 : p. 1039).


Note assez ambiguë, d'une part ; d'autre part, j'ose espérer que l'on ne renverse pas le Magistère, les Écritures et la Tradition bien établis depuis des lustres par une simple note de bas de page de trois lignes.
Je ne vois pas comment on peut recevoir validement la grâce de la confession si on n'est pas prêt à sortir de son péché (l'acte de contrition que j'ai appris quand j'étais petit, c'est "je prends la ferme résolution de ne plus vous offenser"). Dieu est miséricordieux, oui, mais à condition de regretter son péché.
Et si on n'est pas en état de grâce, je ne vois pas quel fruit spirituel on peut tirer de la communion ; pour moi, c'est l’inverse. Remède, oui, à condition que le malade veuille guérir...
Remarquons qu'il est bien précisé que c'est "dans certains cas" également, et que par ailleurs, s'il s'agit d'une possibilité (à voir), en tout cas, ce n'est pas une instruction et un ordre.
J'espère que sa sainteté Léon XIV clarifiera tout cela.

À juillet !
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.

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