Bonjour Métazét!
- Je ne suis pas d'accord que l'homosexualité soit toujours contre-nature : certes, l'homosexualité n'est pas dans la loi naturelle, en ce qu'elle ne contribue pas à perpétuer la vie ; cependant, pour qu'elle soit vraiment contre-nature, il me semble qu'il faudrait qu'elle contribue à la destruction de la vie. Or les rapports homosexuels sont juste stériles, point barre. Il n'y a pas quelqu'un qui meurt à chaque fois que deux gays ou deux lesbiennes se font un câlin. Par rapport à la finalité naturelle de la sexualité qui est la reproduction, avoir un rapport homosexuel ou ne pas avoir de rapport sexuel du tout revient exactement au même. Je ne vois pas, donc, en quoi les juger différemment selon cet angle d'approche téléologique, et selon l'angle de la morale téléologique.
Est contre-nature un acte détourné de sa fin naturelle. Avoir un rapport homosexuel et ne pas avoir de rapport sexuel du tout, ce n'est pas la même chose, car le rapport homosexuel n'est pas fait sans but, ce n'est pas un acte détaché de l'expérience morale; alors que le rapport sexuel non-existant est, du fait qu'il n'a pas lieu, tout à fait extérieur à l'expérience morale. Celui qui a un rapport homosexuel accomplit un acte conscient dans lequel il fait injure à lui-même, reniant que l'exercice de la fonction sexuelle a pour but la transmission de la vie dans le mariage, et injure à son partenaire du même fait.
Un rapport homosexuel ne cause la mort de personne, certes. Il cause néanmoins un tort grave à ceux qui le font, et un scandale pour la société. Ensuite, il faut distinguer cet acte particulier du fait d'être homosexuel, c'est-à-dire d'avoir tendance à rechercher ce genre d'expérience, plus ou moins exclusivement. Si la finalité de la sexualité est la reproduction, il est évident que ce qui est naturel pour l'homme, c'est d'être hétérosexuel, et que toute tendance contraire nuit à cette fin.
De toute façon, c'est ce que confirment les études des psychiatres et autres.
je ne vois pas pourquoi un style de vie qui serait bisexuel serait immoral, car ce style de vie demeure ouvert à la procréation, et donc répond aux exigences de la loi morale.
Un style de vie bisexuel est ouvert à la vie en ce qu'il est partiellement hétérosexuel, et fermé en ce qu'il est partiellement homosexuel. Globalement ,il est contre-nature d'être bisexuel, parce la sexualité n'a pas d'autre finalité naturelle que l'union de l'homme et la femme pour la procréation et l'éducation.
Si c'était immoral, alors l'abstinence ponctuelle serait immorale également, puisque lorsque l'on est abstinent, on ne travaille évidemment pas pour la perpétuation de l'espèce...
Parce que si la sexualité a pour unique finalité naturelle l'union de l'homme et de la femme pour la procréation et l'éducation, il s'ensuit que les actes qui s'ordonnent à cette fin sont bons. Et sachant que l'abstinence ponctuelle s'ordonne à cette fin (parce qu'elle assure l'harmonie et le bon fonctionnement du couple – on ne peut pas passer sa vie dans un lit), elle est moralement bonne du point de vue de la sexualité. Mais un acte homosexuel ne s'ordonne aucunement à cette fin; donc il détourne la fonction sexuelle de sa finalité; donc il est immoral.
Que dire alors de l'abstinence totale, comme chez les ecclésiastiques ?
Il s'agit alors de sacrifier une partie de soi-même pour la gloire de Dieu, ce qui est bien entendu difficile à comprendre si on ne croit pas que cet appel de Dieu soit possible. Renoncer à l'exercice de sa sexualité (et encore, on ne renonce qu'à l'acte sexuel et l'union exclusive à une femme, la sexualité est plus vaste que cela) et détourner un acte sexuel de sa finalité, sont deux choses différentes et irréductibles.
mais cette justification repose sur la foi, donc n'est pas recevable dans le cadre rationnel qui nous occupe. Sinon, tous les homosexuels pourrait arguer d'une semblable exception, pour justifier leurs pratiques ("C'est le dieu X, Y ou Z qui m'a appelé à l'homosexualité").
En cela, ils auraient tort, car les dieux X Y et Z sont des idoles. Je ne comprends pas trop la distinction que vous faites en « cadre rationnel » et la foi. En fait, si vous étiez vraiment rationnel, vous seriez catholique.
