prodigal a écrit : ↑ven. 08 août 2025, 8:19
Ma question, en fait, relance la vôtre. Une fois admis que s'obliger à aimer est vraiment chrétien, il reste à savoir comment faire
Merci de votre réponse, cher Prodigal
Je crois que là dessus, beaucoup ne trouveront pas cela si insurmontable, et seront donc de votre avis, comme quoi s'obliger à aimer est chrétien.
C'est bien dans le cadre de la relation conjugale, et uniquement ce cadre, que la chose devient délicate.
prodigal a écrit : ↑ven. 08 août 2025, 8:19
Cette nouvelle question ainsi reformulée, peut se lire de deux façons.
1) comment faire pour parvenir à aimer quelqu'un qui ne nous attire en aucune façon?
2) quelles sont les modalités de l'amour du prochain tel qu'il est voulu par Dieu?
C'est peut-être réducteur, mais pour le 1), je songe à la compassion, je trouve qu'on peut difficilement faire mieux, sauf que les actes peuvent suivre, sans développer un amour infantilisant
Pour le 2), je me heurte bien sûr au commandement, qui a bel et bien la stature d'un commandement, donc, ce n'est pas à la légère que je proposais un bout de religion-fiction avec Marie.
Je vais essayer d'être plus précis, mais je me heurte aussi à mon ignorance de la tradition, donc, j'élucubre peut-être.. (du coup, ça fait pas mal de conditionnel, dont vous vous méfiez, mais il me semble que mon interrogation a du sens):
Ne serait il concevable que Jean, fils d'adoption de la vierge, ne se soit posé la question de lui trouver un autre mari, car je crois qu'elle devait être veuve (?) au moment pour lui de l'avoir pour mère adoptive ? (Le terme "adoptif" est peut-être impropre, mais vous savez à quoi je fais allusion, n'est ce pas ?)
J'enchaine au conditionnel pour réécrire la même chose qu'avant, décentrée de Marie, mais recentrée sur vous-même, Prodigal, car vous avouez également un manque d'attention (peut-être saurais je mieux vous intéresser à cette fiction) :
Si vous-même, donc, aviez perdu un fils aimé, par le fait d'un assassin (une femme), considèreriez vous comme envisageable de l'épouser, et de l'aimer conjugalement comme telle, au motif que vous honoreriez ainsi ce fils puisque l'amour guidait sa vie, tout cela sans que cette femme ne se soit repentie ?
Je n'ai fait que reporter sur vous la fiction qui avait Marie pour sujet. Comprenez vous le dilemme ?