Pas plus que cet argument ne concerne pas le salut mais le nombre de sauvés. Je ne comprends pas votre insistance, comme si vous ne verriez pas le hors sujet.
ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 Normal, les sed contra sont des arguments d’autorité, lesquels sont prudentiels, jamais démonstratifs
Oui et oui. Je vois que vous connaissez bien ce docteur. Mais précisément cette « méthode » est en cela et devient souvent une voie de facilité. Elle n’a pas la rigueur exigée de nos jours et ne semble pas prétendre à détenir la vérité, mais plutôt écarter ce qui ne peut y prétendre quand elle réussit.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 Les objections sont souvent, mais pas toujours, faibles, c’est normal, ce sont des erreurs ayant un certain degré de vraisemblance, ou qui sont répandues
Il est aussi traité dans cet article. En l’occurrence, cette prescience ou omniscience et qui consiste en un savoir n’engage nullement sa volonté sinon celle de permission, non pas celle que j’évoque et qui est ici en question. Dieu veut sauver chacun de nous.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34Il sait tout du futur grâce à sa prescience, le point est déjà traité au traité sur DieuJe ne suis pas certain qu’il ait raison : et si Dieu avait voulu précisément l’imprévu ? En quoi cela le diminuerait-Il, Lui ou ses attributs ?
Vous n’avez pas suivi mon raisonnement jusqu’au bout, ou plutôt son contexte.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34D’après Thomas non puisque ce plus ancien était antérieur à la chute, laquelle devient la « nouvelle » nature humaine. .Selon ces 2 appels, le plus ancien étant celui du bien, il me semble que c’est le plus commun.
Je ne vous parle pas du moment de la chute avant/après, mais du moment de la création d’une âme. A ce moment-là, il est impossible de considérer que Dieu crée l’âme imparfaite, donc déjà marquée par le péché originel. Cette « marque » intervient nécessairement après, peu importe comment. Et entre ces 2 moments, l’âme (toutes et c’est actuel) a donc connu un état dont elle peut conserver le souvenir, et qui est resté stable pour Marie notamment. Cet appel - que cet état antérieur contient - est donc plus commun et général. Cela qu’exprime si bien un St Augustin dans ses confessions, où l’Ecriture quand il est écrit : « mon âme languit après l’eau vive » etc..
Certes, mais l’aspiration de l’âme vers le bien est première et prioritaire. D’où la souffrance, en plus de la blessure.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 L’état commun est la nature blessée, cela inclut un aspect non blessé aussi, mais la barre, la béatitude est très haute par rapport à la blessure. La preuve est que l’incarnation divine fut nécessaire au rachat, ce qui indique que la situation était fort grave.
Sur le principe je suis d’accord mais ce n’est même pas exprimé et donc reste hors sujet.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 Il n’y a pas assimilation des non baptisés aux damnés, mais bien plus grande difficulté pour le salut donc plus grande probabilité de damnation
Oui, mais ce qui offense la loi naturelle est insuffisant pour devenir une loi concurrente, le mal a besoin du bien pour exister, le bien reste la référence même s’il est étouffé, grimé, et que l’erreur de discernement est possible.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 Pas tout à fait, dans l’état déchu la loi naturelle est observée beaucoup plus difficilement.
Je l’entends bien comme cela, sous réserve d’admettre une origine antérieure au péché originel qui n’est lui que l’origine du mal, pas de la vie.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34Sauf que cet obstacle est commun, car il est originel…« La béatitude éternelle, qui consiste dans la vision de Dieu »,n’excède pas le niveau commun de la nature (ni de la volonté de Dieu), c’est la nature en nous qui s’en est détournée mais qui peut y revenir, il y a seulement désormais un obstacle à franchir…!
On boucle et je ne vois pas jusqu’ici où vous voulez en venir…
Vous rendez-vous compte que votre remarque accentue ici mon propos !ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34Dieu ne fixe que ce qui est compatible avec sa perfection et sa justice, donc avec la nature déchuePour repartir de la référence que vous donnez dans sa Somme, qui traite du nombre des prédestinés qui serait fixé, vous observerez que je rejoins l’idée que si Dieu fixait le nombre des élus, il y aurait plus d’élus que de damnés, et qui fait droit à sa bonté – Thomas le présente autrement, en disant que le bien se rencontre plus souvent dans la nature (il se met en contradiction sur ce sujet
En effet, et c’est bien pourquoi je ne comprends pas que vous ayez objecté ce passage de St Thomas quand le sujet était seulement celui de la possibilité du salut des non baptisés et non de leur nombre, qui est étroitement lié à la liberté de chacun.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34Ceci n’Est pas exactement la question.
Ceci dit, il est vrai que Thomas pensait que le nombre de réprouvés serait bien supérieur au nombre d’élus. Mais de là à en déduire que les non-baptisés ont peu de chance d’être élus (pour ne pas dire aucune car cela simplifie l’argumentaire), c’est un peu exagéré !
J’ignorais que c’était un « réflexe courant » de cette génération, et je m’en réjouis car cela voudrait dire ( et ce que vous reconnaitriez) que st Thomas serait couramment connu des concernés. Que les étudiants eux n’en savent rien, je l’ignore, mais ce qu’ils ignorent alors surtout c’est ce qui leur vient et qu’ils doivent à St Thomas, car le catéchisme se l’est approprié sans le mentionner (il n’était aussi pas le seul). Ainsi par exemple, des vertus théologales et cardinales, péchés capitaux, etc.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34Réflexe courant dans la génération défroquée, qui ressemble beaucoup à l’ »esprit » du concile ( ou paraconcile); et non pertinent pour des facs ou les étudiants ne savent rien , même pas l’abc, de ST Thomas……Toute l’œuvre de Thomas semble conçue pour éveiller notre esprit critique, or c’est une chose remarquable que la plupart de ses lecteurs ou prétendus tels, s’en servent pour tuer cet esprit ou le rendre maniaque !
Je ne vois pas ce qui leur manquerait de st Thomas, cela demanderait à être précisé, car je pense moi par exemple au séminaire de Rome, ou celui fondé par Mgr Lustiger, (St Martin n’existait pas encore), etc. Pas à certains autres sur quoi vous semblez vous focaliser et qui n’ont jamais été proposés comme exemple par l’Eglise « conciliaire », quelle que soit la bonne ou … présumée mauvaise ? - volonté de ses acteurs.
Je vais aller au fond de ce qui est en question et qui est au fond ce que vous voulez et tenez à défendre, et éviter de vous répondre encore que cela biaise avec le sujet :ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 C’est pourquoi l’argument n’est que probabiliste. Il a aussi un aspect prudentiel.
- Si vous aviez raison de craindre que « l’ouverture » au salut ne soit que théorique et offre une réalisation improbable pour un grand nombre, le seul fait de l’existence de cette ouverture et de son auteur (Dieu ! qui n’est pas un sadique ni un manipulateur) veut dire que cela, échec ou réussite, relève sinon de la responsabilité humaine et cela moi me suffit !
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Ce ne fut tellement pas le projet de Dieu de voir les choses comme vous que dans l’ancien testament et pendant longtemps, la possibilité d’une vie après la mort n’était pas un sujet ! Et quand il surgit, cette notion de rétribution servit davantage pour nous éclairer sur la justice divine que pour en faire une récompense ou une sanction, la notion de miséricorde et l’importance de la foi engloutissant complétement celle de « carotte » et privilégiant l’amour réciproque dans un dialogue.
Votre pédagogie, qui est le centre nodal de toutes vos autres considérations, et pour laquelle vous délaissez de trop le fondement de la foi, est à l’opposé de celle de Dieu et l’appliquer représenterait un changement de cap qui ne peut pas être celui de l’Eglise du Christ pour la bonne raison que la motivation principale de tous les changements induits depuis 70 ans, était de la rejeter car elle ne suffisait plus et ne « tenait » plus, sa part était devenue trop grande et obsolète, elle tournait au contre-exemple !
Pour le dire crument, la démonstration de puissance des miracles et des guérisons n’a pas servi au Christ à « nous faire passer la pilule », mais au contraire ils représentaient l’essentiel de ce qui le fit évoquer sans aucune hypocrisie une « Bonne nouvelle » et pour tous.
Attention à ne pas jouer au sage et à l’intelligent, car le royaume de Dieu appartient aux petits. Un bon exemple de ce jeu se trouve dans la doctrine qui veut qu’un seul péché mortel, ponctuel et juste avant de mourir accidentellement, à l’issue d’une vie de dévotion, suffise pour aller en enfer et que Dieu ne tiendra pas compte de l’orientation volontaire de toute notre vie.
Quand cela devient à la vie et à Dieu de se plier à la théorie et non à celle-ci de les expliquer, qui nécessairement est celle qui est insuffisante et responsable du décalage.
Quand sous le souffle de l’Esprit il la dirige et ne s’y inféode pas, la doctrine a des failles à quoi pallie la foi et l’obéissance au magistère.
En effet, l’importance n’est pas là. Mais je m’étonne que vous preniez pour argument celui de l’autorité d’une Eglise que par ailleurs vous attaquez tant, cela ressemble trop à de l’opportunisme. Le qualifier de plus grand esprit philosophique ressemble à une blague (1), d’autant qu’en écrivant « aucune importance » je croyais que vous en donniez au contenu de son œuvre, non à la qualité de ses raisonnements, à moins que ce ne soit qu’une façon de me dénigrer moi et mon propos qui se voulait à la fois sincère et un tantinet ludique – dont vous ne remettez en question pour sa partie démonstrative que des éléments insignifiants.ChristianK a écrit : ↑ven. 20 déc. 2024, 22:34 Aucune importance. Il est docteur commun et le concile exige la formation dogmatique chez lui. Son autorité est infiniment supérieure à la vôtre puisqu’il est vraisemblablement le plus grand esprit philosophique entre Aristote et Descartes, voire Kant, 322 AC à 1650-1804 AD, pratiquement 2 millénaires. Vos conseils ne font pas le poids.
Mon conseil n’a pas la prétention d’être autre chose qu’un constat fondé sur la connaissance de plusieurs de ses éminents adeptes et de leur façon de résoudre (ou pas, en tout cas d’aborder) les questions nouvelles et leurs enjeux. Cela ne veut pas dire non plus que j’approuve la façon dont les études universitaires de théologie sont désormais conduites et organisées.
(1) Malgré tout c’est à l’image de vos citations qui trahissent vos lectures. Il est bon de changer d’horizon, de ne pas lire que ce que d’avance l’on approuve. « Génie » est un mot qui est fréquemment employé pour st Augustin, sur lequel Thomas a pompé beaucoup mais pas pour Thomas et ce n’est pas pour rien. Par ailleurs, vous me faites penser à un joueur d’échec qui dirait que c’est le jeu le plus intelligent qui soit, mais qui ignorerait le jeu de go ou n’en saurait que les règles et considérerait que ce sont juste des cailloux que l’on dépose. Vous arrêtez la culture et la confinez dans un périmètre fort étroit, qui à part quelques exceptions récupérées par l’Occident et l’Europe ignore de toute évidence l’Inde, la Russie, la Chine et le Japon, certains pays du bassin méditerranéen, sans oublier d’autres pays d’Asie dont nous ne connaissons certainement pas tous les flambeaux. Je crains que vous ne fassiez que plébisciter involontairement un certain mode de pensée appartenant à une coterie (à l’échelle de l’histoire humaine).

