ChristianK a écrit : ↑sam. 23 nov. 2024, 17:42
1-aimer Dieu n'a aucun sens dans une hypothèse athée, qu'on ne peut écarter quand la question à quoi sert la vie est posée
2-l'expérience fictive vise à faire comprendre le rôle de la mort dans la question posée, encore une fois dans une hypothèse athée.
Les expériences fictives (comme le malin génie de Descartes) peuvent être utiles en philo.
Bonjour ChristianK,
"l'hypothèse athée" n'existe pas, l'athéisme c'est un déni de réalité, un refus majeur de réalité.
Vous donnez à l'athéisme une crédibilité et une légitimité qu'il n'a pas du tout.
Le fait est qu'une intelligence et volonté supérieure est à l'origine de l'univers et de l'être humain: c'est l'observation du réel qui permet de l'affirmer sans que la foi soit nécessaire à ce niveau-là.
Le fait que l'univers et le genre humain continuent d'exister sans interruption vient aussi de cette volonté supérieure constante et actuelle.
"L'expérience fictive" est un non-sens absolu car l'expérience c'est du vécu dans l'ordre du réel, alors que la fiction est une illusion d'imagination étrangère au réel.
1-oui la raison philosophique naturelle peut arriver à Dieu mais en raison de la difficulté de la philo métaphysique, beaucoup n'y auront pas accès et seront de facto athée ou agnostiques. Si les enfants de ces gens posent la question à quoi ca sert de vivre, il y aura une réponse même du point de vue athée, réponse moins complète cependant.
2-oui, au sens strict l'expérience fictive est une expression problématique, ma traduction de thought experiment, expérience de pensée. Mais c'est courant en philo pour faire comprendre une question. On peut traduire par hypothèse fictive. Si la mort physique n'existait pas, quelle serait la réponse à la question posée?
J'écarte d'emblée, mais avec regret, l'hypothèse d'une réincarnation de Socrate et me demande
qu'y a-t-il dans la tête d'un enfant de 7 ans qui pose une telle question ?
Est-il capable de conceptualiser un tel contenu de conscience et possède-t-il une suffisante maîtrise
du langage pour l'exprimer avec rigoureuse exactitude ?
Je dois m'en assurer au préalable au même titre que je dois m'assurer du parfait écho que cet
appel éveille en moi afin de calibrer ma réponse; sachant que, comme l'enseigne Montaigne,
on"marche plus sûr et plus ferme amont qu'aval"
Je ne suis, par ailleurs, plus très sûr de me rappeler ce que ça fait d'avoir 7 ans. Mais je n'ai pas oublié
"qu'on ne s'adresse jamais avec suffisamment de scrupules à cette chose sacrée qu'est la
conscience d'un enfant". (Code Soleil des instituteurs)
helios a écrit : ↑ven. 13 déc. 2024, 13:00Mais je n'ai pas oublié "qu'on ne s'adresse jamais avec suffisamment de scrupules à cette chose sacrée qu'est la conscience d'un enfant". (Code Soleil des instituteurs)
Lettre de Jules Ferry aux instituteurs du 17 novembre 1883, pour rendre à César...