ChristianK a écrit : ↑lun. 18 nov. 2024, 16:25
Rien à voir avec sauvé,
Vos réponses disent bien la même chose que moi...
Non, la question n’est pas narcissique, et elle nous oblige pour y répondre à adopter et entrer dans le plan/projet de Dieu, le dévoiler.
Le constat est simple : la vie ne sert à rien, elle est de l’ordre du gratuit, du superflu. D’où l’intelligence de la question.
C’est précisément pour cela qu’il faut en rechercher la finalité en elle-même, car sans elle nous n’aurions plus ni essence ni existence. Et la réponse est : l’extase, la joie pure et infinie, la rencontre. Laquelle est par nature excentrée, car nous ne nous donnons pas à nous-même la vie.
En Dieu seul elle pourrait ne pas être excentrée, qui ne cesse de se la donner à lui-même et sans effort et pas que, ainsi peut surgir une notion apparente d’utilité et de service en ce que pour tout ce qui n’est pas lui cela devient excentré car concentré sur/vers lui. La finalité se trouve donc dans son être qui est vie mais aussi : l’amour, et cela devient notre finalité que ce dialogue qui est un échange d’énergies, dans laquelle entrent et participent la beauté, la bonté, la vérité, etc. selon une multitude d’évolutions caractérisées et rendues possibles par nos diverses essences qui en sont comme des coagulations pures, dont les existences en permettent les métamorphoses.
Pour le dire maintenant en langage simple et sans chipoter sur l’exactitude :
vivre, cela sert à faire la fête !
Sans alcool, sans drogue, sans victuailles, sans musique, sans arts, sans aucun autre adjuvant que nos vertus sollicitées et mises à l’honneur. Lisez l’apocalypse et vous en aurez un avant-goût extérieur, par les représentations théâtrales en lesquelles cela peut se manifester.
Les fêtes d’ici-bas ne sont qu’une métaphore de cette réalité plus profonde et le plus souvent encore invisible. Il y aura et il y a donc alcool etc, mais leurs natures, leurs effets et leurs sources seront fort différentes, d’un aloi merveilleux.
Les fêtes d’ici-bas sont si tristes et frelatées ! Et cela à cause du péché, qui nous oblige désormais à préparer la fête, car Dieu avait tout préparé mais Satan s’est servi de nous pour la saborder, et c‘est donc à nous de réparer les dégâts.
Un autre avant-goût s’en présente ici-bas dans/par la rencontre de 2 saints. La puissance orgiaque qui en résulte est toute vertueuse, et l’humanité tout entière est parcourue de ses effluves, qui, concentrées, opèrent mieux que des miracles qui parfois deviennent visibles sous de parfois trompeuses apparences. Ils pourront être séparés, emprisonnés, torturés, rien ne pourra interrompre leurs agapes télépathiques et leur mutuelle extase en Dieu.
saint Luc :
(17 : 20-21) Des Séparés l’ayant ainsi questionné : « quand viendra le Règne de Dieu ? » Jésus leur répondit : « le Règne de Dieu ne viendra pas par des phénomènes observables, ni non plus si l’on dit « le voici ici » ou « le voilà là-bas » ; il viendra de l’intérieur de vous et il y est déjà… »
(18 : 20 ) « Où en effet deux ou trois sont rassemblés en mon Nom, je suis de mèche avec eux. »
Et tant que j'y suis, je citerai bien St Marc, quand il dit de ceux qui en seront exclus que même ce qu'ils ont leur sera ôté - et cela a un portée ontologique touchant aux attributs de leurs personnes.
Cette affirmation/Révélation a pour corollaire, qu'au grand banquet de l'éternel amour, selon les missions qui seront les nôtres, nous seront incorporés des dons qu'ici-bas et par nature nous ne saurions pas acquérir.