Trump à la Maison Blanche

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Gaudens
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Pas sûr de bien vous comprendre, cher Trinité.Le YMCA est une vieille institution très utile dans la société américaine,me semble-t-il (oeuvre des auberges de jeunesse , en fait) et la chanson YMCA est populaire depuis longtemps(à moins qu'on ait modifié ses paroles).Dans le groupe de danseurs de cette vidéo ,deux ont une allure homosexuelle mais c'est tout.Où est Trump là-dedans? Après cela, il vrai que sa défense des valeurs morales ne s'exprime pas très en finesse ni surtout dans la cohérence avec sa propre vie apparemment.
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Olivier JC
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Gaudens a écrit : jeu. 07 nov. 2024, 20:27 Pas sûr de bien vous comprendre, cher Trinité.Le YMCA est une vieille institution très utile dans la société américaine,me semble-t-il (oeuvre des auberges de jeunesse , en fait) et la chanson YMCA est populaire depuis longtemps(à moins qu'on ait modifié ses paroles).Dans le groupe de danseurs de cette vidéo ,deux ont une allure homosexuelle mais c'est tout.Où est Trump là-dedans? Après cela, il vrai que sa défense des valeurs morales ne s'exprime pas très en finesse ni surtout dans la cohérence avec sa propre vie apparemment.
Je vous suggère de lire la page Wikipedia concernant cette chanson, Gaudens, vous comprendrez mieux la position de Trinité.

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Cgs
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Altior a écrit : jeu. 07 nov. 2024, 11:15 Alors, voici ce que j'attends et ce que j'espère de la part des récentes élections, voici ce qu'elle peuvent apporter du point de vue chrétien :
-un désengagement militaire : que les États-Unis cessent de sauver le monde en faisant la guerre
-une diminution de la politique contre la vie
-cesser la mode de la mutilation des génitaux des gens (du moins des mineurs) pour leur faire croire qu'ils ont un autre genre.

J'attends, j'espère et j'ai des raisons d'espérer ceux-là, car pendant son mandat précédent :
-M. Trump fut un des rares (sinon le seul) président américain qui n'a pas déclenché des guerres
-il a nommé des juges bien connus comme défenseurs des droits des enfants non nés à la Cour Suprême
-il s'est exprimé contre le transgenderisme et il a eu des actions dans cette direction.

De plus, j'attends que M. Trump tienne ses promesses et qu'il continue la tendance de son mandat précédent pour
-continuer de soutenir le Deuxième Amendement qui garantit le droit des citoyens à défendre leurs vies.
-faire la paix dans la guerre russo-ukrainienne, où des centaines de gens, militaires comme civils, meurent tous les jours.
-endiguer la montée de l'islamisme par une politique d'immigration raisonnée et sélective.

(...)
Bonjour,

Compte tenu de ce que nous avons connu ces dernières années en matière de décadence de civilisation en Europe (dont vous rappelez les principaux avatars : wokisme, déliquescence des moeurs, atteintes à la vie commençante ou finissante, guerres économiques et militaires hors du territoire américain par "alliés" interposés, etc.), l'élection de M. Trump peut effectivement être vue comme une sortie de cette tendance délétère.

Toutefois, si le discours du 47ème président des Etats-Unis est assez clair dans la direction qu'il présente, on peut douter de sa capacité à réaliser tout ce qui est annoncé. Examinons point par point :

:arrow: Guerre Ukraine-Russie : M. Trump affirmait pouvoir arrêter la guerre en 24h. La diplomatie américaine peut en effet prendre un virage à 180° et dire à la Russie "arrêtez les combats et négocions la paix". Je pense que c'est possible, l'Europe suivra, mais la principale difficulté sera de résister au lobby militaro-industriel américain que la guerre arrange bien... Sachant par ailleurs que les milieux financiers ont leurs propres intérêts qui font fi des considérations strictement géo-politiques, on peut se demander si M. Trump pourra aller à contre-courant des puissances économiques d'une part (industrie militaire, industrie pétrolière et gazière en particulier), contre l'administration américaine d'autre part (CIA et Pentagone, entre autres.

:arrow: Conflit israélo-arabe : c'est une guerre beaucoup plus complexe, et je ne pense pas que l'élection de M. Trump change réellement quelque chose. Toutefois, comme il a affirmé être pour la solution à 2 Etats (la solution historique de l'ONU de 1947), on peut espérer une avancée en ce sens. L'urgence serait de faire cesser immédiatement la guerre au Liban, mais je ne sais pas si la diplomatie américaine a suffisamment d'atouts pour peser sur ce point. Une coopération avec la Russie et la Chine sur ce point me semble un préalable, tant ces deux derniers pays ont désormais de l'influence au proche Orient.

:arrow: Défense de la vie : dans ce domaine, le nouveau président pourra continuer ce qu'il avait commencé lors de sa précédente mandature. Déjà, on se dirige vers l'interdiction du suicide assisté (cf le dernier amendement constitutionnel voté en Virginie ). Une bonne nouvelle et on peut aller plus loin !

:arrow: Frontières, Immigration et islam: M. Trump est certes plutôt pour un contrôle strict de l'immigration et des frontières, y compris dans le domaine économique, mais le problème de l'islam (qui n'est d'ailleurs pas vraiment un problème en Amérique) n'est pas vraiment abordé. En l'espèce, c'est en Europe qu'il va falloir trouver les solutions, sans nécessairement se tourner vers l'ouest comme un vassal servile...
En revanche, ce qui est à redouter avec M. Trump est la guerre commerciale Europe/EU qui se profile. Depuis près de 20 ans, l'Europe, particulièrement la France, a tout fait pour torpiller elle-même ses intérêts économiques et commerciaux à l'extérieur (une politique énergétique nuisible à la France qui profite à l'Allemagne, une délocalisation de l'industrie au profit de la Chine et des EU, par exemple). Comme l'Amérique de Trump prône "America first", il faudra s'attendre à des mesures commerciales et économiques très dures vis-à-vis de l'Europe et de la France en particulier.
Mais on ne peut pas blâmer M. Trump pour cela : il défend ses intérêts. C'est nous qui ne défendons plus les nôtres.

Réveillons-nous !
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Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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Les USA font partie de ces sociétés occidentales adoratrices du dieu-argent et des intérêts économiques/financiers... en guerre/compétition économique permanente avec des règles peu équitables voire absentes avec le "libre-échangisme" mondialisé.
On est loin, très loin, de sociétés chrétiennes inspirées de la doctrine sociale de l'Eglise et notamment du Bien Commun avec une certaine harmonie sociale fondée sur le respect, la responsabilité, la justice, et la confiance.

Autrement dit, la perte et l'abandon de la foi en Occident s'est accompagnée d'une perte de raison, d'intégrité morale à tous les niveaux, et aussi de bon-sens avec l'abandon du Bien Commun.
Je sais pas si on peut parler de péchés sociaux et sociétaux, mais la nature humaine est complètement foutue sans l'aide et le secours de son Créateur et de son Sauveur.
Réduire la religion à la sphère de la vie privée revient à annuler tous les bienfaits du christianisme depuis des siècles.
Cela mène à un néo-paganisme luciférien/satanique, un ensauvagement sociétal plus répandu, et à la multiplication de crimes et délits en tous genres.
Faudra pas venir pleurer en cas de crash économique et financier de nos sociétés occidentales modernes qui on tout basé sur le dieu-argent.
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Guerre Ukraine-Russie : M. Trump affirmait pouvoir arrêter la guerre en 24h. La diplomatie américaine peut en effet prendre un virage à 180° et dire à la Russie "arrêtez les combats et négocions la paix". Je pense que c'est possible, l'Europe suivra, mais la principale difficulté sera de résister au lobby militaro-industriel américain que la guerre arrange bien... Sachant par ailleurs que les milieux financiers ont leurs propres intérêts qui font fi des considérations strictement géo-politiques, on peut se demander si M. Trump pourra aller à contre-courant des puissances économiques d'une part (industrie militaire, industrie pétrolière et gazière en particulier), contre l'administration américaine d'autre part (CIA et Pentagone, entre autres.
Je le croirai quand je le verrai.
poche
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Défense de la vie : dans ce domaine, le nouveau président pourra continuer ce qu'il avait commencé lors de sa précédente mandature. Déjà, on se dirige vers l'interdiction du suicide assisté (cf le dernier amendement constitutionnel voté en Virginie ). Une bonne nouvelle et on peut aller plus loin !
Je ne pense pas qu'il puisse faire beaucoup plus. Maintenant que la décision de la Cour suprême (Roe vs Wade) a été annulée, je ne pense pas qu'il puisse faire grand-chose de plus.
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Gaudens a écrit : jeu. 07 nov. 2024, 20:27 Pas sûr de bien vous comprendre, cher Trinité.Le YMCA est une vieille institution très utile dans la société américaine,me semble-t-il (oeuvre des auberges de jeunesse , en fait) et la chanson YMCA est populaire depuis longtemps(à moins qu'on ait modifié ses paroles).Dans le groupe de danseurs de cette vidéo ,deux ont une allure homosexuelle mais c'est tout.Où est Trump là-dedans? Après cela, il vrai que sa défense des valeurs morales ne s'exprime pas très en finesse ni surtout dans la cohérence avec sa propre vie apparemment.
Cher Gaudens,

Je vous ai fait parvenir un M.P. à ce sujet

Bonne soirée
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Qui a voté pour M. Trump, qui a voté pour Mme Harris ? La religion a-t-elle un mot à en dire ? A-t-on une image prise sur des grands échantillons ? Voyons :

-parmi les protestants (24%) : 61 % ont voté Trump, 38 % ont voté Harris.
-parmi les catholiques (22%) : 54 % ont voté Trump, 44% ont voté Harris.
-parmi les israëlites (3%) : 32% ont voté Trump, 66% ont voté Harris
-parmi les musulmans (1%) : 32% ont voté Trump, 63% ont voté Harris
-parmi les athées (23%) : 29% ont voté Trump, 69% ont voté Harris.

Quelles conclusion(s) ?
1) La religion est un facteur important impliqué dans la décision de vote.
2) Globalement, les soutiens de M. Trump sont pour la plupart des chrétiens, tandis que les soutiens de Mme Harris sont des non-chrétiens ou athées.
3) M. Trump est soutenu fortement par les protestants. (on s'attendait un peu à ça)
4) M. Trump a gagné le vote catholique en défaveur de Mme Harris qui la perdu. Cela est une nouveauté, car traditionnellement les catholiques votent d'habitude en faveur des démocrates.

En réalité, en regardant bien les réponses aux questions posées et la structure de l'échantillonage, on voit que le vote catholique en faveur de M. Trump est d'autant plus remarquable, compte tenu de la large partie des catholiques qui sont d'ethnie latino, auxquels le facteur "religion" entre en concurrence avec le facetur "ethnie".

Autre question et autres réponses intéressantes cherchent s'il y a un rapport entre l'assiduité à la pratique de la religion et le vote. Ainsi (la question semble être posé au sous groupe qui a déclaré une religion, peu importe laquelle) : "A quelle fréquence, si le cas, vous allez au service religieux ?" :
-Jamais (33%) : 36 % pour Trump, 61 % pour Harris
-quelques fois par an (29%) : 50% pour Trump, 48 % pour Harris
-à peu près une fois par mois (6%) : 55% pour Trump, 43% pour Harris
-quelques fois par mois (9%) : 55% pour Trump, 43% pour Harris
-une fois par semaine ou plus (23%) : 64% pour Trump, 34% pour Harris

(Source)

En conclusion :
-dans la décision de vote est impliquée pas seulement la religion déclarée, mais aussi l'assiduité à sa pratique et cela est un facteur plus important que la religion même (on voit que le vote des croyants non pratiquants est similaire avec le vote des non croyants)
-un élément tangentiel auquel je ne m'attendais pas : la distribution biphasique entre "non pratiquant du tout" et "très pratiquant", chose qui laisse penser à une polarisation parmi les croyants.

Et en France ? On peut entrevoir des tendances similaires, à quelques différences près. Le vote des catholiques semble avoir basculé aussi en France, comme aux EU. Mutatis mutandis, car en France on n'a pas un équivalent des Républicains. Mme Le Pen, bien plus à gauche que M. Trump dans les questions libertaires, dans la politique extérieure et dans les questions sociétales, est en progression parmi l'électorat catholique à défaut d'un vrai parti de droite. Néanmoins, la structure de cet électorat est bien différente, car chez nous la proportion des catholiques pratiquants est bien moindre qu'aux EU, chose qui semble être prise en compte par le RN dans le choix de sa stratégie de type "silence totale sur les questions sociétales".

Une autre question se pose : cette élection aura-t-elle une influence sur l'Église ? La question est pertinente, car, si on a vu que le vote catholique à basculé aux États-Unis, si on a vu qu'on peut retrouver ce basculement de date récente en France aussi, la question d'une influence réciproque doit se poser. Eh bien, je ne sait pas. Souverain sur l'Église, sur les nations et sur leurs chefs, la réponse à une telle question est dans les mains du Toutpuissant.

Oremus !
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Merci Altior, c'est bien intéressant.
Ces informations amènent encore plus de questions que de réponses:

-Au delà de la différence de culture entre les deux pays et particulièrement la place/absence de place de la religion dans le "système "politico-social des deux pays (USA et France),je me demande s'il n'y a pas aux EEUU une dynamique impulsée par les Evangéliques dans le sens d'une plus grande influence sur ledit système, qui a fini par s'imposer aussi aux catholiques.Alors qu'en France cette pression évangélique est quasiment absente.

- Depuis la Révolution ,donc depuis plus de deux siècles, les catholiques sont constamment sur la défensive et ont fini par intérioriser leur perte d'à peu près tous les combats,le dernier étant celui de la Manif pour Tous avec le basculement subséquent dans un monde public arborant des valeurs totalement contraires à la morale chrétienne.Aux EEUU, rien de tel,je pense.Comment modifier cet état d'esprit, si du moins c'est souhaitable ? on peut en effet penser le contraire et valoriser une sorte de spiritualisation de l'appartenance catholique , bien que cela me paraisse relever en fait d'une capitulation en rase campagne...

Dernier point;vous n'évoquez pas le milieu "Reconquête" qui subsiste bien sûr malgré le quasi écroulement de leur tête de gondole (le parti a même changé de nom,je crois)... On l'a souvent comparé au Tea Party qui a fini par rejoindre le camp républicain .
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Gaudens a écrit : dim. 10 nov. 2024, 19:33
-Au delà de la différence de culture entre les deux pays et particulièrement la place/absence de place de la religion dans le "système "politico-social des deux pays (USA et France),je me demande s'il n'y a pas aux EEUU une dynamique impulsée par les Evangéliques dans le sens d'une plus grande influence sur ledit système, qui a fini par s'imposer aussi aux catholiques.Alors qu'en France cette pression évangélique est quasiment absente.
Sans doute il y a eu une dynamique impulsée par les protestants, soient-ils évangéliques ou pas. Cette dynamique est très visible depuis déjà quelques années et tout le monde l'a pu constater lors du débat du célèbre procès Roe versus Wide. Lors de la récente campagne électorale, les questions sociétales ont occupé une place centrale dans les débats. C'est là une grosse différence entre les deux camps, plus importante que la différence sur la guerre en Ukraine qui a polarisé aussi, mais moins. Chez nous, aux récentes élections, ces questions, et plus particulièrement sur la défense de la vie, n'ont joué aucun rôle.
En tant que catholiques, on peut convoiter les protestants américains qui sont plus nombreux et mieux organisés, choses leur permettant d'oser tout. Car ils osent pas seulement de soutenir le droit à la vie des enfants non nés, mais ils osent de soutenir des trucs qu'aucun politique de ce côté de l'océan n'ose pas soutenir sans risquer sa carrière. Ainsi, ils osent à mettre en discussion la question de la liberté des vaccinations, le dogme de l'évolutionnisme et ainsi de suite.
Néanmoins, il y a de bonnes nouvelles : vous auriez noté que le pourcentage des catholiques est presqu'à la parité avec celui des protestants ? Bon, je pense que c'est largement dû à l'immigration des "latinos" plutôt qu'aux conversions, mais une bonne nouvelle reste une bonne nouvelle.
- Depuis la Révolution ,donc depuis plus de deux siècles, les catholiques sont constamment sur la défensive et ont fini par intérioriser leur perte d'à peu près tous les combats,le dernier étant celui de la Manif pour Tous avec le basculement subséquent dans un monde public arborant des valeurs totalement contraires à la morale chrétienne.Aux EEUU, rien de tel,je pense.Comment modifier cet état d'esprit, si du moins c'est souhaitable ? on peut en effet penser le contraire et valoriser une sorte de spiritualisation de l'appartenance catholique , bien que cela me paraisse relever en fait d'une capitulation en rase campagne...
Sans doute modifier cet état d'esprit serait souhaitable. L'Église a été toujours forte et a connu la croissance quand elle a soutenu les vertus morales qui découlent de la Saint Doctrine, quand elle a prêché la concordance entre la loi de la Cité et la loi de Dieu. Sans retrouver ce courage, l'Église s'étiole et on le voit déjà bien sur le terrain.

Comment faire ? Je pense que c'est là où le résultat de ces élections peut nous guider nous tous, mais plus spécialement la classe politique. On a appris qu'il n'y a pas de sujets tabou, on a appris qu'on peut gagner des élections autrement qu'en disant que le bien est mal et que le mal est du bien. On a appris qu'on peut gagner des élections en ouvrant le débat sur des questions que "le monde" prend pour tabou acquis et en soutenant d'autres points de vue et autre discours que celui qui chatouille les oreilles. On a appris, pour faire court, que le courage paye.

Bon, il en restent des questions de tactique desquels nos politiques peuvent s'inspirer. Quelle a été la tactique des gagnants ? Je note un audacieux assez jeune et super riche, M. Musk, qui en soutenant on ne peut pas plus ouvertement M. Trump et en disposant d'un réseau social non censuré a eu, sans doute, un rôle dans le résultat. Un allié, lui aussi très courageux sur son positionnement, M. Kennedy, tout à fait sui generis, car provenant du camp adverse, d'une famille qui a toujours soutenu le camp adverse et qui a eu aussi un rôle en faisant basculer l'intention de vote de pas mal de démocrates. Et je m'arrête là, car les questions de tactique électorale gagnante nous éloignent du domaine étroit voulu par la modération.
Dernier point;vous n'évoquez pas le milieu "Reconquête" qui subsiste bien sûr malgré le quasi écroulement de leur tête de gondole (le parti a même changé de nom,je crois)... On l'a souvent comparé au Tea Party qui a fini par rejoindre le camp républicain .
Je parlais des forces politiques qui étaient "dans les cartes" lors des dernières élections. Même si Reconquête est un vrai parti de droite, il a joué hors concours et il continue de le faire. Sans doute, il a perdu les peu de points qu'il espérait plutôt à cause d'une piètre tactique et d'une politique de cadres et d'alliances désastrueuse. Peut-être que Reconquête va apprendre ce qu'il faut des élections américaines tel qu'il dépassera un jour la barre de 5%, mais pas bien plus que ça, car, d'après mois, son chef n'a ni le courage, ni la carrure de présidentiable. Il reste un excellent analyste politique et un jour il sera un jour, peut-être, un bon conseiller présidentiel, mais il lui manque, même physiquement, ce je-ne-sais-pas-quoi qui donne des chances dans l'arène pleine de lions de la démocratie.
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Gaudens a écrit : dim. 10 nov. 2024, 19:33 avec le basculement subséquent dans un monde public arborant des valeurs totalement contraires à la morale chrétienne.Aux EEUU, rien de tel,je pense.Comment modifier cet état d'esprit, si du moins c'est souhaitable ? on peut en effet penser le contraire et valoriser une sorte de spiritualisation de l'appartenance catholique , bien que cela me paraisse relever en fait d'une capitulation en rase campagne...
J’apprécie peu le sujet politique mais vous me semblez là l’aborder par une base qui mérite d’être traitée avec audace et profondeur, sans parti pris interventionniste : je veux dite : l’Eglise doit-elle ou non intervenir dedans au nom de la souverainement du Christ Roi dont « le royaume n’est pas de ce monde » mais dont pourtant nous avons le devoir de propager la parole (avis de la Tradition, et pas que des traditionnalistes qui en fait défendent un mode d’intervention extrême et dont le principe pour rester pur - et ils s’y accrochent - conduit trop à des mises en œuvre obsolètes, à un manque de pragmatisme, et à une opposition stupide à l’Eglise militante qui n’est pas »de son bord » doctrinal – or beaucoup moins qu’ils ne le déclament et y perdent beaucoup de forces et les dispersent).
Cela contient une contradiction à résoudre, et tant qu’on ne sait pas comment une parole la résout, on doit se méfier de son auteur. Ce débat-là reste en suspens pour justifier bien des échecs, à se demander si beaucoup de chrétiens n’apprécient pas de jouer perdant et ne sont pas hypocrites, recherchant un faux sacrifice, comme couronne de martyr.

Il y a monde et monde, et beaucoup rattachent à « mondain » Satan. Si c’était absolument vrai, il faudrait être logique et s’en désintéresser, ou reconnaître que plaider ce rattachement pour « valoriser une sorte de spiritualisation de l'appartenance catholique » ne doit pas se faire que… et patati et patata (notamment dans des monastères ou des ermitages insolites et bizarres).

Ceci dit, pour faire davantage avancer le sujet et à condition qu’il intéresse vraiment et soit estimé que ce soit la méthode et que cela en vaille la peine, plutôt que de s’écharper ou de se congratuler d’être ensemble (s’effrayer d’être un reste ?), il me semble que ce que vous appelez « rase campagne » soit plutôt une forêt amazonienne très dense et mal explorée, où se trouve des bêtes féroces mais aussi des lieux de repos et de paradis : nous sommes bien d ‘accord qu’il s’agit là de rien de moins que de cette Eglise militante dans le monde, et non du monde, il n’y a pas de frontière, et des aspects qu’elle peut prendre aux yeux du monde et pour elle-même quand plongée dans le monde réel et qui n’est estimé mondain qu’au gré de ce que chacun se sent capable de combattre, et qui n’est pas toujours le véritable adversaire ni la véritable menace prioritaire.
Ah ! si au lieu de se regarder le nombril ou de se déclarer chrétien, on voulait bien chercher la paix du Christ comme un certain Ombiace en a plaidé la cause sur un post voisin… : Mais cela suppose ensuite d’être capable de reconnaître ses péchés au lieu de pointer ceux d’autrui, c’est un renversement d’attitude et qui ne doit pas concerner que le for interne ou la vie privée ! Et de pratiquer toujours ensuite, le ferme propos en devenant constructif.

Tout cela suppose une mobilisation générale, je veux dire de chacun selon ses capacités - cette forêt, il faut en préserver l’éco système et pourtant la défricher, la rendre hospitalière, apprivoiser ce qui doit l’être, donner à ce qui doit rester sauvage son espace de liberté, reconnaître les vertus de ses plantes médicinales et savoir les utiliser, etc.
De quoi faire un synode ! Au moins sur le principe…

Curieusement, ce sujet n’a pas été traité par le dernier qui d’ailleurs a préféré le huis-clos. Sans doute trop échaudé par l’expérience du dernier concile. Comme quoi nos querelles internes (car l’Eglise s’en serait remise s’il n’y avait pas eu une forte contestation interne) ont grandement affaibli notre capacité à être missionnaire : même entre nous, on chuchote, car nous vivons en sourdine et dans un monde insonorisé par nos défaites, et il faut que ce soit ce monde honni d’où sortent et nous proviennent des catéchumènes inattendus qui nous incitent à parler plus fort et nous rappellent qu’à travers nous Dieu malgré tout a été entendu, au-delà de nos défauts, et que ce monde n’est pas « si méchant » ou dangereux, qu’il a conservé une attente… Le "monde" après tout n'est peut-être pas si mondain (ce qui ne signifie plus maniéré ni cultivé ni... vicieux ?) que cela.

La dimension prophétique de Vatican II ? Il a remis à jour et dépoussiéré la merveille qu’avait été le parcours catéchuménal.
Altior a écrit : dim. 10 nov. 2024, 22:07 On a appris qu'il n'y a pas de sujets tabou, on a appris qu'on peut gagner des élections autrement qu'en disant que le bien est mal et que le mal est du bien. On a appris qu'on peut gagner des élections en ouvrant le débat sur des questions que "le monde" prend pour tabou acquis et en soutenant d'autres points de vue et autre discours que celui qui chatouille les oreilles. On a appris, pour faire court, que le courage paye.
Malheureusement on a aussi appris que l’élite peut se livrer en toute impunité à la vulgarité, à des coups-bas interdits, à des dichotomies profondes entre vie publique et vie privée, à des mensonges éhontés, etc. Et que cette surenchère-là est en train d’atteindre des sommets même de réussite. L’encadrement de nos sociétés est devenu d’une dureté, d’une arrogance et d’une discourtoisie à faire pleurer, etc., etc.
Peut-être que ce ne sont là que des tactiques et que tous les coups sont permis, que le sentiment moral de la démesure et de la justice n’a plus besoin de normes, que nos mœurs peuvent et doivent être débridés, etc.
Certains chrétiens semblent le penser qui seraient prêts à s’en inspirer !!! Et pas que dans l’hésitation des (H) « EEUU » ou d’un nouveau monde, même dans notre vieille Europe prétendue cultivée et qui déjà s’est fait surprendre : « poussez-vous tous que je sois sur le devant de la photo ».

Le courage ? Le courage, un aristocrate ibérique en a montré une autre version, plus douce, plus discrète, moins tapageuse et médiatique : heureux peuple que celui qui s’y reconnaît ! Il n’y a pas que les peuples qui savent pratiquer le pacifisme, et ceux qui sont bien dirigés peuvent se reposer…
Pauvres pays qui…
Altior a écrit : dim. 10 nov. 2024, 22:07 car les questions de tactique électorale gagnante nous éloignent du domaine étroit voulu par la modération.
Cette modération me semble avoir tout à fait raison… Ce qui n’en fait pas une censure et d’aucun sujet, pourvu de l’aborder sous le bon angle. Car les valeurs du Christ sont à partager sans modération jusque dans la vie profane…
Altior a écrit : dim. 10 nov. 2024, 22:07 d'après mois, son chef n'a ni le courage, ni la carrure de présidentiable. Il reste un excellent analyste politique et un jour il sera un jour, peut-être, un bon conseiller présidentiel, mais il lui manque, même physiquement, ce je-ne-sais-pas-quoi qui donne des chances dans l'arène pleine de lions de la démocratie.
Ce n’est pas que l’avis de votre éphéméride… Sauf que d’autres croient savoir le « quoi ». Mais parle-t-on de quelqu’un qui vraiment respecte et pratique la doctrine du Christ ?
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Re: Trump à la Maison Blanche

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Gaudens a écrit : dim. 10 nov. 2024, 19:33 Merci Altior, c'est bien intéressant.
Ces informations amènent encore plus de questions que de réponses:

-Au delà de la différence de culture entre les deux pays et particulièrement la place/absence de place de la religion dans le "système "politico-social des deux pays (USA et France),je me demande s'il n'y a pas aux EEUU une dynamique impulsée par les Evangéliques dans le sens d'une plus grande influence sur ledit système, qui a fini par s'imposer aussi aux catholiques.Alors qu'en France cette pression évangélique est quasiment absente.

- Depuis la Révolution ,donc depuis plus de deux siècles, les catholiques sont constamment sur la défensive et ont fini par intérioriser leur perte d'à peu près tous les combats,le dernier étant celui de la Manif pour Tous avec le basculement subséquent dans un monde public arborant des valeurs totalement contraires à la morale chrétienne.Aux EEUU, rien de tel,je pense.Comment modifier cet état d'esprit, si du moins c'est souhaitable ? on peut en effet penser le contraire et valoriser une sorte de spiritualisation de l'appartenance catholique , bien que cela me paraisse relever en fait d'une capitulation en rase campagne...

Dernier point;vous n'évoquez pas le milieu "Reconquête" qui subsiste bien sûr malgré le quasi écroulement de leur tête de gondole (le parti a même changé de nom,je crois)... On l'a souvent comparé au Tea Party qui a fini par rejoindre le camp républicain .
Historiquement, il y a eu une différence entre les États-Unis et leur révolution et la France et sa révolution en ce qui concerne la religion. Au début, Rome se méfiait d'un pays qui avait dans sa constitution une loi qui stipulait que le gouvernement et les religions étaient libres.
Ce que cela signifiait pour l'Église catholique, c'est que les évêques lors de leurs visites ad limina à Rome rapportaient que le gouvernement n'intervenait pas dans les affaires de l'Église, contrairement à ce qui se passait en Europe.
Lorsque les États-Unis ont acheté la Louisiane, les gens ne savaient pas quoi en penser en ce qui concerne la politique religieuse. La plupart des prêtres de la colonie sont partis lorsqu'ils en ont eu l'occasion, en partie par peur de ce que la politique d'un pays à prédominance protestante pourrait leur faire. La mère supérieure du couvent des Ursalines à la Nouvelle-Orléans a écrit une lettre à Thomas Jefferson pour lui demander quelle était leur politique en matière de religion. Thomas Jefferson lui a écrit une belle lettre en réponse. Il a déclaré que la loi accordait au peuple la liberté de religion. Il les a remerciées pour leur service et leur a demandé de rester et de continuer ce qu'ils faisaient pour le développement du territoire.
De nombreux traditionalistes catholiques critiquent les pères fondateurs de cette nation parce qu'ils étaient pour la plupart francs-maçons. Cependant, cette liberté de religion a permis à l'Église catholique de prospérer et de croître d'une manière qui était inimaginable il y a près de 250 ans. Je suggérerais qu'au lieu de critiquer et de nous plaindre, nous devrions peut-être prier pour le repos des pères fondateurs de cette nation.
poche
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Re: Trump à la Maison Blanche

Message non lu par poche »

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a donné son avis sur l’élection présidentielle de Donald Trump lors d’un échange avec des journalistes le 7 novembre.
« Bien sûr, nous lui souhaitons bonne chance », a déclaré le cardinal Parolin. « Nous lui souhaitons beaucoup de sagesse, car c’est la principale vertu des dirigeants selon la Bible. »

Le cardinal Parolin a déclaré qu’il espérait que Trump puisse tenir sa promesse de mettre fin à la guerre en Ukraine et à Gaza, mais a ajouté : « Je ne pense pas qu’il ait une baguette magique. » Il s’est montré plus ferme dans son opposition au projet de Trump d’expulser les immigrants illégaux, en déclarant : « Nous sommes pour une politique sage envers les immigrants et donc on ne va pas à ces extrêmes. »

Faisant allusion à une critique du style conflictuel de Trump, le secrétaire d’État du Vatican a déclaré qu’il reconnaissait que Trump devrait « avant tout être le président de tout le pays. » Tout en reconnaissant que Trump est plus proche que ses rivaux démocrates de la position du Vatican sur la défense de la vie humaine, il a déclaré que Trump « devrait essayer de rassembler un consensus autour de cette question et ne pas [poursuivre] une politique de polarisation et de division une fois de plus ».

https://www.catholicculture.org/news/index.cfm
poche
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Re: Trump à la Maison Blanche

Message non lu par poche »

Angela Merkel a eu quelque chose à dire sur son expérience avec Donald Trump.
Angela Merkel a demandé conseil au pape pour gérer Donald Trump lors de sa première élection à la présidence des États-Unis, espérant trouver des moyens de convaincre un homme qu'elle considérait comme ayant la mentalité du gagnant ou du perdant d'un promoteur immobilier de ne pas quitter les accords de Paris sur le climat.

Dans ses mémoires, dont des extraits ont été publiés dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit tard mercredi soir, la chancelière allemande de longue date a détaillé ses difficultés à gérer Trump, qui, dit-elle, lui semblait fasciné par le président russe Vladimir Poutine et d'autres dirigeants autoritaires.
"Il voyait tout du point de vue du promoteur immobilier qu'il était avant d'entrer en politique", a-t-elle écrit. "Chaque parcelle de terrain ne pouvait être vendue qu'une fois, et s'il ne l'obtenait pas, quelqu'un d'autre le faisait. C'est ainsi qu'il voyait le monde".

Le pape François, lorsque Merkel lui a demandé, en termes généraux, des conseils sur la façon de traiter avec des personnes "ayant des points de vue fondamentalement différents", a immédiatement compris qu'elle faisait référence à Trump et à son désir de quitter les accords sur le climat, a-t-elle écrit.

"Pliez, pliez, pliez, mais assurez-vous que cela ne se brise pas", a-t-il dit à Merkel, selon son récit.

Lorsque Trump a pris ses fonctions pour la première fois en 2017, Merkel était l'un des dirigeants élus les plus anciens au monde et de loin le plus influent de l'Union européenne après avoir façonné la réponse de l'Allemagne et du continent à la crise de la dette de la zone euro, à la pandémie de COVID-19 et à l'invasion initiale de l'Ukraine par la Russie en 2014.

Alors que la présidence de Trump faisait l'objet d'une vive inquiétude dans le monde, l'attitude imperturbable de Merkel et ses invocations fréquentes de valeurs telles que la liberté et les droits de l'homme ont conduit certains à la surnommer la véritable « leader du monde libre », un surnom traditionnellement réservé aux présidents américains.

Écrit avant la réélection de Trump, le livre exprime « l'espoir sincère » que la vice-présidente Kamala Harris vaincrait sa rivale.

Ses mémoires, intitulés « Freedom: Memories 1954-2021 », seront publiés dans plus de 30 pays le 26 novembre. Elle lancera le livre aux États-Unis une semaine plus tard lors d'un événement à Washington avec l'ancien président Barack Obama, avec lequel elle a noué une relation politique étroite.

La première femme à diriger l'Allemagne était toujours populaire auprès des électeurs au terme de 16 années de mandat, mais son héritage est de plus en plus scruté, certains accusant les énormes paris sur l'énergie russe faits par ses gouvernements d'être à la fois la cause de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en février 2022 et du marasme économique actuel de l'Allemagne.

https://www.yahoo.com/news/angela-merke ... 19872.html
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Re: Trump à la Maison Blanche

Message non lu par Altior »

poche a écrit : jeu. 21 nov. 2024, 8:43
La première femme à diriger l'Allemagne était toujours populaire auprès des électeurs au terme de 16 années de mandat, mais son héritage est de plus en plus scruté, certains accusant les énormes paris sur l'énergie russe faits par ses gouvernements d'être à la fois la cause de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en février 2022 et du marasme économique actuel de l'Allemagne.
:incertain:
Je n'ai jamais rencontré qui que ce soit qui parle de paris faits par Mme Merkel sur l'énergie russe et je ne vois pas le rapport avec "l'invasion" de l'Ukraine. Je ne pense pas qu'un tel point de vue soit raisonnablement soutenable. Si on parle de paris énergétiques, le gouvernement de Mme Merkel, épaulé par les Verts, s'est distingué par la dénucléarisation. On voit bien à ce jour si ce pari a été gagné ou perdu.
Plutôt les difficultés économiques actuelles de l'Allemagne (qui est encore loin d'un "marasme") sont dues à la hausse du prix du gaz. Cela est la conséquence et non la cause. La conséquence non pas de la guerre en Ukraine, mais des sanctions prises par l'Allemagne contre la Russie qui ont suivi ce que l'Allemagne juge être une invasion. C'est l'Allemagne qui refuse l'énergie russe, et non pas la Russie qui refuse d'en fournir.
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