Pourquoi je ne suis plus chrétien
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Je dirai plus simplement que le vôtre part du postulat que la messe de St Pie V est et fait l'Eglise, cela n'a rien de pragmatique mais d'empirique, oui si l'on veut mais cela reste un point de vue qui ne peut pas être celui de Jésus, sauf à le penser.
C'est plus une idéologie et qui comporte bien des risques.
En admettant que votre "scénario catastrophe" se réalise, pure supposition, je suis certain qu'il subsisterait alors des communautés catholiques qui préféreraient se passer de prêtre (mais tout baptisé en est déjà un) que de se rallier à "votre cause", et cette pensée suffit pour comprendre qu'il ne se réalisera pas. L'envisager seulement et maintenant me semble être un acte intrinsèquement et éminemment schismatique.
En toute bonhomie je crois que notre discussion ici n'a plus d'aliment (car je doute que vous changeriez d'avis sans "quelque chose d'empirique"), il y en aura sans doute autre part et je vous remercie pour votre franchise et votre ouverture au dialogue qui l'a permise.
C'est plus une idéologie et qui comporte bien des risques.
En admettant que votre "scénario catastrophe" se réalise, pure supposition, je suis certain qu'il subsisterait alors des communautés catholiques qui préféreraient se passer de prêtre (mais tout baptisé en est déjà un) que de se rallier à "votre cause", et cette pensée suffit pour comprendre qu'il ne se réalisera pas. L'envisager seulement et maintenant me semble être un acte intrinsèquement et éminemment schismatique.
En toute bonhomie je crois que notre discussion ici n'a plus d'aliment (car je doute que vous changeriez d'avis sans "quelque chose d'empirique"), il y en aura sans doute autre part et je vous remercie pour votre franchise et votre ouverture au dialogue qui l'a permise.
- ChristianK
- Tribunus plebis

- Messages : 1347
- Inscription : lun. 10 mars 2008, 18:43
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
quelques malentendus
Très excessif, je n'ai pas dit ca. Je dis que 20 fois plus de vocations, et de grande qualité, est hautement significatif d'un point de vue pragmatique (disons decadence vs non decadence observable). Cette messe est un tresor où la liturgie de demain ira puiser, comme en avait l 'intuition Benoit, dans son envergure intellectuelle.Le vôtre part du postulat que la messe de St Pie V est et fait l'Eglise,
Non, ils pourraient très bien aller à la fssp. Si celle ci est dissoute ils peuvent aller à la fsspx, Rome a statué que ce n'était pas peccamineux si aucune intention schismatique n'était présente. Choisir alors une adap laique au lieu d'une messe irrégulière relèverait alors de la conscience de chacun, et là vous avez raison je n'hésiterais pas une seconde.@
u'il subsisterait alors des communautés catholiques qui préféreraient se passer de prêtre (mais tout baptisé en est déjà un) que de se rallier à "votre cause", et cette pensée suffit pour comprendre qu'il ne se réalisera pas. L'envisager seulement et maintenant me semble être un acte intrinsèquement et éminemment schismatique.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
En effet. J'aurais pu vouloir dire ce que vous avez compris et vous y avez ainsi répondu, mais j'envisageais un scénario encore plus extrême : celui où il n'y aurait plus que des prêtres tradis et des évêques rattachés à Rome, sans clergé, itinérants d'une communauté à l'autre... (souhait prophétisé par certains...)
- ChristianK
- Tribunus plebis

- Messages : 1347
- Inscription : lun. 10 mars 2008, 18:43
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Oui, nous sommes d'accord et mon terme "extermination" (sous entendu totale) pouvait certes être interprété dans une direction excessive, je voulais dire "immensément réduit", disons 10 ptres diocésains pour 3 fsspx dans un diocèse.
Et bien entendu il semble que ca n'arrivera certes pas en certains pays africains. D'ou mon hypothèse vraisemblable que le dosage nécessaire de fermeture explicite sur le monde varie beaucoup selon les régions.
Et bien entendu il semble que ca n'arrivera certes pas en certains pays africains. D'ou mon hypothèse vraisemblable que le dosage nécessaire de fermeture explicite sur le monde varie beaucoup selon les régions.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Bonjour à toutes et tous,
Je réactive ce sujet car il me parle aujourd'hui.
J'ai lu certaines réponses et en ai survolé d'autres et puis vers la fin, j'ai abandonné, je le reconnais car à la fin la discussion s'est un peu éloignée du sujet et est parti dans un débat intellectuel que j'ai trouvé complexe ( je trouve peut-être que cela s'est éloigné du sujet car je n'ai pas les connaissances nécessaires pour comprendre le débat
).
Je remercie déjà ce site d'échange d'exister.
Je suis aujourd'hui dans la même situation que l'auteur du sujet à l'époque "feufollet".
C'est à dire que ce qui me rattache à la religion catholique ne tient qu'à un fil. Je n'ai pas les même raisons que "feufollet".
Mes reproches à la religion catholique sont les suivants :
C'est surtout un reproche. En fait, sur la question du mystère du mal, j'ai souvent été déçu par la façon dont certains religieux l'abordent.
Certains l'abordent d'une façon si doctrinale dans des sermons ou dans des réponses à des questions que pour moi cela manque de "coeur" (cela me fait penser à l'expression "tu n'as pas de cœur" ). D'autres par contre, sont de véritables lumières, humbles, doux, rayonnants mais il faut chercher pour trouver ces lumières.
Je ne mettrai volontairement pas le lien des sermons doctrinaux pour le moment.
Afin de me faire comprendre, voici ce que j'appelle en résumé un sermon doctrinal pour moi sur le sujet du mystère du mal :
- le sermon ou la réflexion spirituelle dure un certain temps.
- il commence en général directement par faire le lien entre l'entrée du péché dans le monde et le mal.
- ensuite il continue en évoquant le mal de l'homme sur l'homme ( guerres, corruption, OGM, etc. ) afin d'expliquer une partie du mal. Je trouve déjà à cette étape que le terrain devient glissant.
Exemple : imaginons quelqu'un qui a un problème génétique aujourd'hui et dont l'origine est peut-être historique comme l'introduction il y a des dizaines d'années d'un produit chimique dans l'alimentation.
La question n'est pas de savoir si c'est la génération X ou Y qui a fait l'erreur d'introduire ce produit chimique. Il y avait peut-être de bonnes raisons d'introduire ce produit ou pas.
La question est plutôt : "Comment aujourd'hui la personne qui a ce problème génétique peut vivre avec ce handicap et sublimer celui-ci à travers la vie du Christ et sa présence ?"
- Enfin, le mystère du mal est abordé en indiquant que c'est un mystère sans explication ou sens et qu'il faut le vivre à travers la révélation et avec l'aide du Christ.
Voici ce que j'appelle un sermon non doctrinal :
- il est court, clair et simple.
- il introduit la notion de péché.
- il parle des maux des hommes ( maladies, guerres, etc. ) mais rapidement en évitant de rappeler que l'homme est à l'origine d'une partie de ce mal, ce que j'apprécie car je pense que beaucoup d'hommes le savent déjà.
- il rappelle qu'il reste un mal mystérieux et que l'église n'a pas de réponse toute faite à celui-ci.
- il conclut rapidement en indiquant que la réponse de l'église est la révélation et l'acceptation sans chercher d'explication. Vivre ses souffrances avec le Christ.
Un exemple qui me vient en mémoire est l'histoire d'un prêtre (c'est une histoire véridique mais je ne cite volontairement pas le nom du religieux car son histoire est souvent reprise ).
Ce religieux était connu pour ses sermons sur le mystère du mal. C'était un érudit.
Un jour, il se trouva lui-même gravement malade.
Devant la douleur de sa maladie et n'en trouvant pas de sens. Vivant dans sa chair ce mystère du mal qu'il avait tant évoqué, il dit à ses frères religieux qui l'entouraient. Mes frères, j'ai souvent évoqué le mystère du mal dans mes sermons, ne faites pas comme moi car nous n'en savons rien.
Un deuxième exemple, positif cette fois. Après des recherches, je suis tombé sur une catéchèse du Pape François sur ce sujet et j'ai trouvé celle-ci lumineuse, claire, humble et simple.
Évoquant des termes que je ne connaissais pas comme "la prière de protestation" face à une situation difficile. Une prière qui vient du cœur, non de révolte mais d'incompréhension. Comme un cri d'un fils vers son Père.
Une autre chose qui m'agace :
- En ce moment, il y a des écrits, revues qui visent à démontrer l'existence de Dieu. Je trouve cela très bien. Par contre, dans leur élan ils souhaitent tout expliquer trop rapidement (ma référence est une longue vidéo d'un religieux faite avec un laïc qui est sortie dernièrement ). Rapidement, ils indiquent qui si Dieu existe, la question de l'existence de Dieu et de l'existence du mal devient "plus simple". L'existence de Dieu (l'être supérieur pas le Dieu catholique) et l'existence du mal est une question philosophique à part entière à laquelle l'église répond grâce à la révélation. Ensuite, la question du mystère du mal arrive.
L'idée principale de la vidéo dont je parle c'était de convertir des athées au déisme.
Ce qui me gêne en résumé c'est d'aborder le mal en 5-10 min dans cette vidéo. D'abord, parce que la question "de Dieu et l'existence du mal" a interrogé de nombreux philosophes et écrivains brillants au cours de l'histoire et d'autre part l'autre question : "de l'église et du mystère du mal" est elle aussi très riche. Ces deux questions ne peuvent être abordées en 5-10 min.
Passer de la croyance en Un Dieu, puis à la révélation puis à la foi et ses mystères est un chemin avec ses hauts et ses bas qui peut prendre la vie entière ( je parle dans mon cas ).
- les autres points qui me dérangent mais auxquels j'adhère sont :
- la peur de l'enfer ( ou menace de l'enfer ).
- le purgatoire.
- le fait que même après une confession, il reste quand même une blessure due au péché.
Comme je l'ai indiqué dans un autre sujet, j'ai moi-même été bien malade puis j'ai eu une période durant laquelle cela allait un peu mieux et j'en ai "profité" ( j'ai fait des péchés, rien d'illégal pour la loi des hommes ). Dernièrement ma santé s'est dégradée, le traitement pour ma maladie a abîmé une autre partie de mon corps me déclenchant une autre maladie et qui m'a fait perdre 60 pour cent de fonction rénale qui ne se régénérera pas d'après les médecins et m'a rendu stérile ( spermatozoïdes ayant un risque de donner naissance à un enfant malformé extrêmement élevé ). J'ai fait un prélèvement avant d'avoir le traitement mais la qualité de celui-ci n'est pas très bonne. Je n'ai plus la possibilité aujourd'hui d'être père d'une façon naturelle.
J'ai fait une expérience de mort imminente négative en étant jeune car j'avais arrêté le traitement, j'avais mes raisons, ce n'était pas suicidaire ( je vois un psychiatre et un psychothérapeute ). Je n'ai pas vu l'enfer, j'ai vu le néant et c'était une horreur ( ressentir le néant l'espace d'un instant ). Mon interprétation est que j'avais un orgueil trop important à l'époque et que Dieu voulait me le montrer ( ton orgueil peut remplir l'univers, il y a une citation de mémoire là-dessus ). Il faudrait que j'en parle à un prêtre.
J'ai bien sûr des évènements heureux qui m'arrivent aussi mais certaines choses m'agacent plus aujourd'hui qu'avant d'où ce long post.
Je vous remercie pour votre lecture et votre éventuelle réponse et vous souhaite une bonne journée !
Je réactive ce sujet car il me parle aujourd'hui.
J'ai lu certaines réponses et en ai survolé d'autres et puis vers la fin, j'ai abandonné, je le reconnais car à la fin la discussion s'est un peu éloignée du sujet et est parti dans un débat intellectuel que j'ai trouvé complexe ( je trouve peut-être que cela s'est éloigné du sujet car je n'ai pas les connaissances nécessaires pour comprendre le débat
Je remercie déjà ce site d'échange d'exister.
Je suis aujourd'hui dans la même situation que l'auteur du sujet à l'époque "feufollet".
C'est à dire que ce qui me rattache à la religion catholique ne tient qu'à un fil. Je n'ai pas les même raisons que "feufollet".
Mes reproches à la religion catholique sont les suivants :
C'est surtout un reproche. En fait, sur la question du mystère du mal, j'ai souvent été déçu par la façon dont certains religieux l'abordent.
Certains l'abordent d'une façon si doctrinale dans des sermons ou dans des réponses à des questions que pour moi cela manque de "coeur" (cela me fait penser à l'expression "tu n'as pas de cœur" ). D'autres par contre, sont de véritables lumières, humbles, doux, rayonnants mais il faut chercher pour trouver ces lumières.
Je ne mettrai volontairement pas le lien des sermons doctrinaux pour le moment.
Afin de me faire comprendre, voici ce que j'appelle en résumé un sermon doctrinal pour moi sur le sujet du mystère du mal :
- le sermon ou la réflexion spirituelle dure un certain temps.
- il commence en général directement par faire le lien entre l'entrée du péché dans le monde et le mal.
- ensuite il continue en évoquant le mal de l'homme sur l'homme ( guerres, corruption, OGM, etc. ) afin d'expliquer une partie du mal. Je trouve déjà à cette étape que le terrain devient glissant.
Exemple : imaginons quelqu'un qui a un problème génétique aujourd'hui et dont l'origine est peut-être historique comme l'introduction il y a des dizaines d'années d'un produit chimique dans l'alimentation.
La question n'est pas de savoir si c'est la génération X ou Y qui a fait l'erreur d'introduire ce produit chimique. Il y avait peut-être de bonnes raisons d'introduire ce produit ou pas.
La question est plutôt : "Comment aujourd'hui la personne qui a ce problème génétique peut vivre avec ce handicap et sublimer celui-ci à travers la vie du Christ et sa présence ?"
- Enfin, le mystère du mal est abordé en indiquant que c'est un mystère sans explication ou sens et qu'il faut le vivre à travers la révélation et avec l'aide du Christ.
Voici ce que j'appelle un sermon non doctrinal :
- il est court, clair et simple.
- il introduit la notion de péché.
- il parle des maux des hommes ( maladies, guerres, etc. ) mais rapidement en évitant de rappeler que l'homme est à l'origine d'une partie de ce mal, ce que j'apprécie car je pense que beaucoup d'hommes le savent déjà.
- il rappelle qu'il reste un mal mystérieux et que l'église n'a pas de réponse toute faite à celui-ci.
- il conclut rapidement en indiquant que la réponse de l'église est la révélation et l'acceptation sans chercher d'explication. Vivre ses souffrances avec le Christ.
Un exemple qui me vient en mémoire est l'histoire d'un prêtre (c'est une histoire véridique mais je ne cite volontairement pas le nom du religieux car son histoire est souvent reprise ).
Ce religieux était connu pour ses sermons sur le mystère du mal. C'était un érudit.
Un jour, il se trouva lui-même gravement malade.
Devant la douleur de sa maladie et n'en trouvant pas de sens. Vivant dans sa chair ce mystère du mal qu'il avait tant évoqué, il dit à ses frères religieux qui l'entouraient. Mes frères, j'ai souvent évoqué le mystère du mal dans mes sermons, ne faites pas comme moi car nous n'en savons rien.
Un deuxième exemple, positif cette fois. Après des recherches, je suis tombé sur une catéchèse du Pape François sur ce sujet et j'ai trouvé celle-ci lumineuse, claire, humble et simple.
Évoquant des termes que je ne connaissais pas comme "la prière de protestation" face à une situation difficile. Une prière qui vient du cœur, non de révolte mais d'incompréhension. Comme un cri d'un fils vers son Père.
Une autre chose qui m'agace :
- En ce moment, il y a des écrits, revues qui visent à démontrer l'existence de Dieu. Je trouve cela très bien. Par contre, dans leur élan ils souhaitent tout expliquer trop rapidement (ma référence est une longue vidéo d'un religieux faite avec un laïc qui est sortie dernièrement ). Rapidement, ils indiquent qui si Dieu existe, la question de l'existence de Dieu et de l'existence du mal devient "plus simple". L'existence de Dieu (l'être supérieur pas le Dieu catholique) et l'existence du mal est une question philosophique à part entière à laquelle l'église répond grâce à la révélation. Ensuite, la question du mystère du mal arrive.
L'idée principale de la vidéo dont je parle c'était de convertir des athées au déisme.
Ce qui me gêne en résumé c'est d'aborder le mal en 5-10 min dans cette vidéo. D'abord, parce que la question "de Dieu et l'existence du mal" a interrogé de nombreux philosophes et écrivains brillants au cours de l'histoire et d'autre part l'autre question : "de l'église et du mystère du mal" est elle aussi très riche. Ces deux questions ne peuvent être abordées en 5-10 min.
Passer de la croyance en Un Dieu, puis à la révélation puis à la foi et ses mystères est un chemin avec ses hauts et ses bas qui peut prendre la vie entière ( je parle dans mon cas ).
- les autres points qui me dérangent mais auxquels j'adhère sont :
- la peur de l'enfer ( ou menace de l'enfer ).
- le purgatoire.
- le fait que même après une confession, il reste quand même une blessure due au péché.
Comme je l'ai indiqué dans un autre sujet, j'ai moi-même été bien malade puis j'ai eu une période durant laquelle cela allait un peu mieux et j'en ai "profité" ( j'ai fait des péchés, rien d'illégal pour la loi des hommes ). Dernièrement ma santé s'est dégradée, le traitement pour ma maladie a abîmé une autre partie de mon corps me déclenchant une autre maladie et qui m'a fait perdre 60 pour cent de fonction rénale qui ne se régénérera pas d'après les médecins et m'a rendu stérile ( spermatozoïdes ayant un risque de donner naissance à un enfant malformé extrêmement élevé ). J'ai fait un prélèvement avant d'avoir le traitement mais la qualité de celui-ci n'est pas très bonne. Je n'ai plus la possibilité aujourd'hui d'être père d'une façon naturelle.
J'ai fait une expérience de mort imminente négative en étant jeune car j'avais arrêté le traitement, j'avais mes raisons, ce n'était pas suicidaire ( je vois un psychiatre et un psychothérapeute ). Je n'ai pas vu l'enfer, j'ai vu le néant et c'était une horreur ( ressentir le néant l'espace d'un instant ). Mon interprétation est que j'avais un orgueil trop important à l'époque et que Dieu voulait me le montrer ( ton orgueil peut remplir l'univers, il y a une citation de mémoire là-dessus ). Il faudrait que j'en parle à un prêtre.
J'ai bien sûr des évènements heureux qui m'arrivent aussi mais certaines choses m'agacent plus aujourd'hui qu'avant d'où ce long post.
Je vous remercie pour votre lecture et votre éventuelle réponse et vous souhaite une bonne journée !
- ChristianK
- Tribunus plebis

- Messages : 1347
- Inscription : lun. 10 mars 2008, 18:43
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Je ne vois pas de grande différence entre les 2 scénarios, surtout pcq les 2 évitent un des principaux éléments de solution : Dieu punit, dans ce monde et dans l’autre, et les maux impliqués dans ces punitions sont des biens. D’abord il faut distinguer avec St Thomas le mal de coulpe (péché ou mal moral) du mal de peine (chagrin, douleur, souffrance). Aristote voyait déjà que tout plaisir ou joie n’est pas un bien et que que tout chagrin-souffrance n’est pas un mal. Donc il y a des bons et des mauvais plaisirs et peines, et la définition du vicieux est celui qui trouve sa joie dans le mal (injustice, lâcheté, intempérance, imprudence) et sa peine dans le bien (justice, courage tempérance, prudence). Pour celui qui a recu une bonne .éducation c’est l’inverse. Bref plaisirs et souffrances sont relatifs, non fondamentaux. C’est pourquoi souffrir en faisant le mal est un bien. Et donc les punitions divines sont des biens même en impliquant des maux de peine : ils éloignent du mal (médecine), ou le dé-compense (vengeance ou vindicte)Merlaug a écrit :
Afin de me faire comprendre, voici ce que j'appelle en résumé un sermon doctrinal pour moi sur le sujet du mystère du mal :
- le sermon ou la réflexion spirituelle dure un certain temps.
- il commence en général directement par faire le lien entre l'entrée du péché dans le monde et le mal.
- ensuite il continue en évoquant le mal de l'homme sur l'homme ( guerres, corruption, OGM, etc. ) afin d'expliquer une partie du mal. Je trouve déjà à cette étape que le terrain devient glissant.
Exemple : imaginons quelqu'un qui a un problème génétique aujourd'hui et dont l'origine est peut-être historique comme l'introduction il y a des dizaines d'années d'un produit chimique dans l'alimentation.
La question n'est pas de savoir si c'est la génération X ou Y qui a fait l'erreur d'introduire ce produit chimique. Il y avait peut-être de bonnes raisons d'introduire ce produit ou pas.
La question est plutôt : "Comment aujourd'hui la personne qui a ce problème génétique peut vivre avec ce handicap et sublimer celui-ci à travers la vie du Christ et sa présence ?"
- Enfin, le mystère du mal est abordé en indiquant que c'est un mystère sans explication ou sens et qu'il faut le vivre à travers la révélation et avec l'aide du Christ.
Voici ce que j'appelle un sermon non doctrinal :
- il est court, clair et simple.
- il introduit la notion de péché.
- il parle des maux des hommes ( maladies, guerres, etc. ) mais rapidement en évitant de rappeler que l'homme est à l'origine d'une partie de ce mal, ce que j'apprécie car je pense que beaucoup d'hommes le savent déjà.
- il rappelle qu'il reste un mal mystérieux et que l'église n'a pas de réponse toute faite à celui-ci.
- il conclut rapidement en indiquant que la réponse de l'église est la révélation et l'acceptation sans chercher d'explication. Vivre ses souffrances avec le Christ.
Ceci réflète la différence entre une approche existentielle et doctrinale. Ne rien savoir pcq on ne sait pas tout est une erreur. On sait que la maladie peut être un châtiment soit médicinal soit vindicatif pour les pécheurs, ou une épreuve pour les justes. L’élément mystérieux existe mais il n’est que partiel : pourquoi le juste A est éprouvé et pas le juste B? Là c’est vrai on sait pas. Mais on sait en général.Un exemple qui me vient en mémoire est l'histoire d'un prêtre (c'est une histoire véridique mais je ne cite volontairement pas le nom du religieux car son histoire est souvent reprise ).
Ce religieux était connu pour ses sermons sur le mystère du mal. C'était un érudit.
Un jour, il se trouva lui-même gravement malade.
Devant la douleur de sa maladie et n'en trouvant pas de sens. Vivant dans sa chair ce mystère du mal qu'il avait tant évoqué, il dit à ses frères religieux qui l'entouraient. Mes frères, j'ai souvent évoqué le mystère du mal dans mes sermons, ne faites pas comme moi car nous n'en savons rien.
Ca vient de l’idéologie delumiste des ans 80; le mal y est vue comme mystère pcq Delumeau, contre le dogme, ne veut pas que Dieu punisse. Alors bien sûr une large part de l’explication est perdue.Un deuxième exemple, positif cette fois. Après des recherches, je suis tombé sur une catéchèse du Pape François sur ce sujet et j'ai trouvé celle-ci lumineuse, claire, humble et simple.
Évoquant des termes que je ne connaissais pas comme "la prière de protestation" face à une situation difficile. Une prière qui vient du cœur, non de révolte mais d'incompréhension. Comme un cri d'un fils vers son Père.
viewtopic.php?f=92&t=48844
Pas si Dieu punit, Judex, Vindex, une évidence d’une minute pour Bossuet et les autres.
- En ce moment, il y a des écrits, revues qui visent à démontrer l'existence de Dieu. Je trouve cela très bien. Par contre, dans leur élan ils souhaitent tout expliquer trop rapidement (ma référence est une longue vidéo d'un religieux faite avec un laïc qui est sortie dernièrement ). Rapidement, ils indiquent qui si Dieu existe, la question de l'existence de Dieu et de l'existence du mal devient "plus simple". L'existence de Dieu (l'être supérieur pas le Dieu catholique) et l'existence du mal est une question philosophique à part entière à laquelle l'église répond grâce à la révélation. Ensuite, la question du mystère du mal arrive.
L'idée principale de la vidéo dont je parle c'était de convertir des athées au déisme.
Ce qui me gêne en résumé c'est d'aborder le mal en 5-10 min dans cette vidéo. D'abord, parce que la question "de Dieu et l'existence du mal" a interrogé de nombreux philosophes et écrivains brillants au cours de l'histoire et d'autre part l'autre question : "de l'église et du mystère du mal" est elle aussi très riche. Ces deux questions ne peuvent être abordées en 5-10 min.
Ensuite il y a les nécessaires limitations des créatures, si évidente.
Voir ici :- les autres points qui me dérangent mais auxquels j'adhère sont :
- la peur de l'enfer ( ou menace de l'enfer ).
- le purgatoire.
- le fait que même après une confession, il reste quand même une blessure due au péché.
viewtopic.php?f=92&t=48952
viewtopic.php?f=92&t=48859
-
Coco lapin
- Rector provinciæ

- Messages : 409
- Inscription : mar. 25 janv. 2022, 10:38
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Bonjour merlaug,
Peut-être pourriez-vous lire Le problème de la souffrance de CS Lewis. Je ne l'ai pas lu mais il paraît que c'est un bon livre, donc je le vous conseille quand même.
Cordialement
Peut-être pourriez-vous lire Le problème de la souffrance de CS Lewis. Je ne l'ai pas lu mais il paraît que c'est un bon livre, donc je le vous conseille quand même.
Cordialement
-
ademimo
- Tribunus plebis

- Messages : 1017
- Inscription : mar. 14 juil. 2020, 21:10
- Conviction : catholique
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Je fais partie des personnes qui ont perdu la foi, tout en gardant un lien un peu vague et informel avec l'Eglise. Il n'y a aucun reproche que l'on puisse vraiment lui adresser. L'Eglise remplit simplement sa mission, telle qu'elle s'est définie au fil de son histoire. La doctrine est ce qu'elle est, et elle repose sur un socle difficile à modifier.
L'idée du mal, fondamentalement et objectivement, provient de l'expérience malheureuse de la vie que nous expérimentons tous. Mais on sait bien que sur le plan philosophique, il est difficile d'en donner une définition incontestable : elle varie en fonction des époques, des mentalités, des cultures, et des religions.
Au fond, elle n'a pas vraiment de réalité. Et à mon avis, toute l'économie du Salut s'est construite à partir de l'expérience objective croisée avec des conceptions anciennes dépendant d'un contexte culturel donné.
L'Eglise hérite de ce bagage ancestral et en a la charge. La moindre modification qu'elle voudrait y introduire aurait des répercussions extraordinaires sur l'ensemble de la doctrine chrétienne. D'où la prudence de Rome.
Si l'on prend acte que cette doctrine dépend de conceptions humaines, par nature changeantes, et non d'une éventuelle "révélation" divine, alors qu'importe ?
L'idée du mal, fondamentalement et objectivement, provient de l'expérience malheureuse de la vie que nous expérimentons tous. Mais on sait bien que sur le plan philosophique, il est difficile d'en donner une définition incontestable : elle varie en fonction des époques, des mentalités, des cultures, et des religions.
Au fond, elle n'a pas vraiment de réalité. Et à mon avis, toute l'économie du Salut s'est construite à partir de l'expérience objective croisée avec des conceptions anciennes dépendant d'un contexte culturel donné.
L'Eglise hérite de ce bagage ancestral et en a la charge. La moindre modification qu'elle voudrait y introduire aurait des répercussions extraordinaires sur l'ensemble de la doctrine chrétienne. D'où la prudence de Rome.
Si l'on prend acte que cette doctrine dépend de conceptions humaines, par nature changeantes, et non d'une éventuelle "révélation" divine, alors qu'importe ?
- Fernand Poisson
- Quæstor

- Messages : 301
- Inscription : jeu. 11 avr. 2019, 23:03
- Conviction : Catholique romain
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Dans ce cas, on sort du catholicisme, on a perdu la foi.
Si le catholicisme est un phénomène naturel alors pourquoi être catholique ? Peut-on être catholique seulement par habitude ou attachement esthétique tout en pensant que le catholicisme est humain ?
Ce n'est pas ce que l'on (je) cherche dans la religion. La contradiction est intenable. En tout cas elle l'est pour moi, et c'est pourquoi même si j'ai aussi cette tentation contre la foi (de considérer tout cela comme quelque chose de beau et admirable et désirable mais simplement humain), je la repousse du mieux que je peux.
Pour gloser saint Paul : ou le Christ est ressuscité des morts, et notre foi a un sens ; ou il ne l'est pas, et notre foi est vaine.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Bonjour à toutes et tous,
Merci pour vos réponses.
J'aimerais avoir votre avis sur ce texte du site "La Croix.", votre avis "ChristianK" m'intéresse beaucoup puisque d'après vous l'idéologie actuelle au sein de l'Église serait "erronée" et non conforme si je vous ai bien lu au dogme du "Concile de Trente.".
Voici le texte concerné :
"La maladie est-elle un péché ?
GASSER Sylvain, le 07/04/2012 à 00:00
Une lectrice écrit : « Je souffre d'anorexie depuis plus de vingt ans, et lorsque j'ai décidé de me faire baptiser, j'ai entendu dire que l'anorexie était un péché parce qu'elle conduisait à maltraiter son corps qui est fait à l'image de Dieu. » À ce compte-là, me confiait une amie québécoise, on ne baptiserait plus aucun fumeur ni buveur ! Ces propos tarés établissent un lien violent entre le péché et la maladie et font du malheur la conséquence d'une faute. Paul, en écho à la réponse des amis de Job, semble accréditer cette mécanique de la rétribution, bien en vigueur dans la pensée religieuse de son temps : « C'est pourquoi il y a beaucoup de malades et de faibles parmi vous et qu'un bon nombre sont morts » (1 Co 11, 30). Mais Jésus atténue cet avertissement brutal, alors qu'on lui présente un aveugle de naissance : « À qui la faute ? – Ni à lui ni à ses parents » (Jn 9, 2-3). La maladie qui frappe l'innocent n'est plus perçue comme un châtiment, elle prend sens en permettant que le salut prenne corps, afin que l'homme voie et croie.
La foi nous enseigne que l'homme a une âme, que cette âme peut se perdre au même titre que le corps, et que notre premier devoir est de ne pas laisser s'éteindre cette petite étincelle d'éternité. Pour Jacqueline Kelen (1), l'anorexie est une métaphore criante de la faim de l'âme, pour laquelle le salut et la santé sont tous deux requis. Les deux mots ont la même étymologie : pourquoi n'auraient-ils pas la même puissance attractive ? Il est donc blasphématoire de dire que Dieu manipule la maladie, les troubles psychiques ou le handicap comme un instrument de punition de l'humanité pécheresse. Il ne trouve aucun plaisir sadique dans une réalité qui brouille son image humaine : « Il y a sûrement dans la folie, même la folie démoniaque, quelque chose que fuit Satan terrifié de son propre ouvrage, et que Dieu regarde avec pitié » (William Faulkner).
Stigmatiser le malade en faisant de lui un pécheur revient à fourbir les armes d'un dieu punisseur qui dissout les solidarités, rompt les équilibres dans la société et autorise tous les processus d'exclusion : hier les lépreux, aujourd'hui les victimes du sida. La maladie ne relève d'aucune complicité de Dieu, la création est et reste bonne. Le monde est simplement cassé, il importe donc d'en rétablir l'harmonie. Lésion de l'alliance, la maladie dévoile le visage d'un Dieu soucieux de l'homme et pousse l'homme à un surcroît de bonté, à une « hémorragie du pour-l'autre » (Levinas). Ainsi naît une Église mue par ce protocole compassionnel qui voit des hommes et des femmes croire tout à la fois à la bienveillance de Dieu et au combat du malade, par-delà tout pharisaïsme. Il est temps de guérir nos conceptions idolâtriques de Dieu (car la douleur de l'homme est toujours une épreuve pour leur image de Dieu), il est temps d'accueillir le Christ en gloire révélé dans le visage du malade : Pâques, c'est, après l'excès du mal, l'excès du Père de toute compassion.
(1) La Faim de l'âme, Éd. Presses de la Renaissance, 255 p., 18,50 €.
"
Lien : https://www.la-croix.com/Religion/2012- ... -07-788556
En vous remerciant pour vos éclaircissements et vos réponses.
Merci pour vos réponses.
J'aimerais avoir votre avis sur ce texte du site "La Croix.", votre avis "ChristianK" m'intéresse beaucoup puisque d'après vous l'idéologie actuelle au sein de l'Église serait "erronée" et non conforme si je vous ai bien lu au dogme du "Concile de Trente.".
Voici le texte concerné :
"La maladie est-elle un péché ?
GASSER Sylvain, le 07/04/2012 à 00:00
Une lectrice écrit : « Je souffre d'anorexie depuis plus de vingt ans, et lorsque j'ai décidé de me faire baptiser, j'ai entendu dire que l'anorexie était un péché parce qu'elle conduisait à maltraiter son corps qui est fait à l'image de Dieu. » À ce compte-là, me confiait une amie québécoise, on ne baptiserait plus aucun fumeur ni buveur ! Ces propos tarés établissent un lien violent entre le péché et la maladie et font du malheur la conséquence d'une faute. Paul, en écho à la réponse des amis de Job, semble accréditer cette mécanique de la rétribution, bien en vigueur dans la pensée religieuse de son temps : « C'est pourquoi il y a beaucoup de malades et de faibles parmi vous et qu'un bon nombre sont morts » (1 Co 11, 30). Mais Jésus atténue cet avertissement brutal, alors qu'on lui présente un aveugle de naissance : « À qui la faute ? – Ni à lui ni à ses parents » (Jn 9, 2-3). La maladie qui frappe l'innocent n'est plus perçue comme un châtiment, elle prend sens en permettant que le salut prenne corps, afin que l'homme voie et croie.
La foi nous enseigne que l'homme a une âme, que cette âme peut se perdre au même titre que le corps, et que notre premier devoir est de ne pas laisser s'éteindre cette petite étincelle d'éternité. Pour Jacqueline Kelen (1), l'anorexie est une métaphore criante de la faim de l'âme, pour laquelle le salut et la santé sont tous deux requis. Les deux mots ont la même étymologie : pourquoi n'auraient-ils pas la même puissance attractive ? Il est donc blasphématoire de dire que Dieu manipule la maladie, les troubles psychiques ou le handicap comme un instrument de punition de l'humanité pécheresse. Il ne trouve aucun plaisir sadique dans une réalité qui brouille son image humaine : « Il y a sûrement dans la folie, même la folie démoniaque, quelque chose que fuit Satan terrifié de son propre ouvrage, et que Dieu regarde avec pitié » (William Faulkner).
Stigmatiser le malade en faisant de lui un pécheur revient à fourbir les armes d'un dieu punisseur qui dissout les solidarités, rompt les équilibres dans la société et autorise tous les processus d'exclusion : hier les lépreux, aujourd'hui les victimes du sida. La maladie ne relève d'aucune complicité de Dieu, la création est et reste bonne. Le monde est simplement cassé, il importe donc d'en rétablir l'harmonie. Lésion de l'alliance, la maladie dévoile le visage d'un Dieu soucieux de l'homme et pousse l'homme à un surcroît de bonté, à une « hémorragie du pour-l'autre » (Levinas). Ainsi naît une Église mue par ce protocole compassionnel qui voit des hommes et des femmes croire tout à la fois à la bienveillance de Dieu et au combat du malade, par-delà tout pharisaïsme. Il est temps de guérir nos conceptions idolâtriques de Dieu (car la douleur de l'homme est toujours une épreuve pour leur image de Dieu), il est temps d'accueillir le Christ en gloire révélé dans le visage du malade : Pâques, c'est, après l'excès du mal, l'excès du Père de toute compassion.
(1) La Faim de l'âme, Éd. Presses de la Renaissance, 255 p., 18,50 €.
"
Lien : https://www.la-croix.com/Religion/2012- ... -07-788556
En vous remerciant pour vos éclaircissements et vos réponses.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
J'ajouterais un argument logique souvent utilisé :
- si Dieu punissait pour des péchés à travers la maladie, qu'en serait-il des grands criminels ?
À priori, le lien entre péché et maladie est bancale.
- si Dieu punissait pour des péchés à travers la maladie, qu'en serait-il des grands criminels ?
À priori, le lien entre péché et maladie est bancale.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
De "ChristianK" :
"Ceci réflète la différence entre une approche existentielle et doctrinale. Ne rien savoir pcq on ne sait pas tout est une erreur. On sait que la maladie peut être un châtiment soit médicinal soit vindicatif pour les pécheurs, ou une épreuve pour les justes. L’élément mystérieux existe mais il n’est que partiel : pourquoi le juste A est éprouvé et pas le juste B? Là c’est vrai on sait pas. Mais on sait en général."
J'ai encore des objections :
- Je pense "ChristianK" que vous avez lu l'encyclique Salvifici Doloris ( du 11 février 1984) de Saint Jean Paul II, j'en ai lu les 2/3. Il n'y est pas indiqué que :
"L'église sait que la maladie peut être un châtiment..." c'est bien plus riche, mystérieux.
- De même, comment interpretez-vous dans ce cas l'épisode de la tour de Siloé ?
- Si Dieu punissait déjà dans ce monde des péchés par châtiment corporel ( la maladie par exemple ) cela compliquerait beaucoup pour les prêtres de donner le sacrement de réconciliation ( Comment évaluer "le châtiment" déjà envoyé par une maladie par exemple ? ).
- Je ne comprends pas tout ce que vous avez écrit :
Un châtiment vindicatif je comprends les termes mais un châtiment médicinal ? Alors là, je ne comprends pas ce que cela veut dire.
"Ceci réflète la différence entre une approche existentielle et doctrinale. Ne rien savoir pcq on ne sait pas tout est une erreur. On sait que la maladie peut être un châtiment soit médicinal soit vindicatif pour les pécheurs, ou une épreuve pour les justes. L’élément mystérieux existe mais il n’est que partiel : pourquoi le juste A est éprouvé et pas le juste B? Là c’est vrai on sait pas. Mais on sait en général."
J'ai encore des objections :
- Je pense "ChristianK" que vous avez lu l'encyclique Salvifici Doloris ( du 11 février 1984) de Saint Jean Paul II, j'en ai lu les 2/3. Il n'y est pas indiqué que :
"L'église sait que la maladie peut être un châtiment..." c'est bien plus riche, mystérieux.
- De même, comment interpretez-vous dans ce cas l'épisode de la tour de Siloé ?
- Si Dieu punissait déjà dans ce monde des péchés par châtiment corporel ( la maladie par exemple ) cela compliquerait beaucoup pour les prêtres de donner le sacrement de réconciliation ( Comment évaluer "le châtiment" déjà envoyé par une maladie par exemple ? ).
- Je ne comprends pas tout ce que vous avez écrit :
Un châtiment vindicatif je comprends les termes mais un châtiment médicinal ? Alors là, je ne comprends pas ce que cela veut dire.
Dernière modification par merlaug le mar. 28 mai 2024, 11:06, modifié 1 fois.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
"ChristianK" il n'y a pas de dogme sur "le mystère du mal." à ma connaissance. Vous avez cité : "Le concile de Trente.", c'est un concile qui précise un dogme en particulier "le dogme de la justification ou de la grâce." mais j'ai l'impression que l'on s'éloigne du sujet. Bref, je ne vous suis pas.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Un dernier message qui va dans votre sens
"ChristianK", j'ai relu une partie de l'encyclique de Saint Jean-Paul II "Salfivici Doloris" et il y a bien dans celle-ci ceci :
"
S'il est vrai que la souffrance a un sens comme punition lorsqu'elle est liée à la faute, il n'est pas vrai au contraire que toute souffrance soit une conséquence de la faute et ait un caractère de punition.
"
Je pense que j'irais demander à un prêtre un peu de lumière sur cet extrait de texte car je n'arrive pas à savoir si cela parle de la justice des hommes à savoir le jugement et la peine pour un délit par exemple. Ou/et si cela parle de la justice divine sur cette terre à savoir par exemple une maladie qui serait envoyée à un pécheur en punition de son péché.
Si quelqu'un pourrait m'éclairer, j'en serais ravi.
Merci.
"ChristianK", j'ai relu une partie de l'encyclique de Saint Jean-Paul II "Salfivici Doloris" et il y a bien dans celle-ci ceci :
"
S'il est vrai que la souffrance a un sens comme punition lorsqu'elle est liée à la faute, il n'est pas vrai au contraire que toute souffrance soit une conséquence de la faute et ait un caractère de punition.
"
Je pense que j'irais demander à un prêtre un peu de lumière sur cet extrait de texte car je n'arrive pas à savoir si cela parle de la justice des hommes à savoir le jugement et la peine pour un délit par exemple. Ou/et si cela parle de la justice divine sur cette terre à savoir par exemple une maladie qui serait envoyée à un pécheur en punition de son péché.
Si quelqu'un pourrait m'éclairer, j'en serais ravi.
Merci.
Re: Pourquoi je ne suis plus chrétien
Bonjour,
pour le mystère du mal, je n'ai pas trouvé de réponses satisfaisantes. En effet, on a le libre arbitre et on est pas des robots : mais alors pourquoi sommes nous créés si imparfaits, et parfois avec une volonté si forte de faire le mal ?
Je suis pas convaincu de trouver une réponse réellement exhaustive, mais ça fait partie de la foi, forcément, il y a une part de mystère, si on comprenait tout, il n'y aurait plus besoin de foi, ma suggestion serait de vous renseigner sur le sujet mais sans être trop exigeant ; ces raisonnements restent limités par notre condition actuelle.
Quant à la maladie et le péché, je pense qu'il y a un lien. Mais qu'il est loin d'être direct. En fait, on peut n'avoir commis que des péchés véniels ( comme ce fut probablement le cas de Sainte Thérèse de Lisieux ) et pourtant, souffrir de maux, autant " psychologiques " que physiques, d'ailleurs elle est décédée à 24 ans...
J'avais lu dans un de mes bouquins, que cette pensée était présente déjà avant, dans l'ancien testament déjà. on appelait ça " la théorie de la rétribution "... Et donc les gens qui sont malheureux, malades, accablés d'épreuves : c'était de leur faute ( c'est un brin simplifié peut-être, mais c'est proche de ça ). On pourrait croire qu'avec la venue du Christ, cette mentalité n'est plus présente chez les chrétiens ; malheureusement, c'est assez humain de faire porter la responsabilité de ceux qui ont trop d'ennuis, ça évite de remettre en question certaines choses, c'est pas agréable.
Chez les protestants évangéliques, il y a parfois ce qu'on appelle " la théologie de la prospérité " : dieu nous récompense de nos bienfaits de façon très terre à terre, notamment financiers.
Malheureusement, dans les faits, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe : on est pas libéré des pires souffrances par nos bienfaits.
Je pense aussi que Dieu peut châtier, déjà en ce monde, mais c'est loin d'être aussi systématique : si non, on verrait pas autant de tyrans dans ce monde.
Bonne journée
pour le mystère du mal, je n'ai pas trouvé de réponses satisfaisantes. En effet, on a le libre arbitre et on est pas des robots : mais alors pourquoi sommes nous créés si imparfaits, et parfois avec une volonté si forte de faire le mal ?
Je suis pas convaincu de trouver une réponse réellement exhaustive, mais ça fait partie de la foi, forcément, il y a une part de mystère, si on comprenait tout, il n'y aurait plus besoin de foi, ma suggestion serait de vous renseigner sur le sujet mais sans être trop exigeant ; ces raisonnements restent limités par notre condition actuelle.
Quant à la maladie et le péché, je pense qu'il y a un lien. Mais qu'il est loin d'être direct. En fait, on peut n'avoir commis que des péchés véniels ( comme ce fut probablement le cas de Sainte Thérèse de Lisieux ) et pourtant, souffrir de maux, autant " psychologiques " que physiques, d'ailleurs elle est décédée à 24 ans...
J'avais lu dans un de mes bouquins, que cette pensée était présente déjà avant, dans l'ancien testament déjà. on appelait ça " la théorie de la rétribution "... Et donc les gens qui sont malheureux, malades, accablés d'épreuves : c'était de leur faute ( c'est un brin simplifié peut-être, mais c'est proche de ça ). On pourrait croire qu'avec la venue du Christ, cette mentalité n'est plus présente chez les chrétiens ; malheureusement, c'est assez humain de faire porter la responsabilité de ceux qui ont trop d'ennuis, ça évite de remettre en question certaines choses, c'est pas agréable.
Chez les protestants évangéliques, il y a parfois ce qu'on appelle " la théologie de la prospérité " : dieu nous récompense de nos bienfaits de façon très terre à terre, notamment financiers.
Malheureusement, dans les faits, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe : on est pas libéré des pires souffrances par nos bienfaits.
Je pense aussi que Dieu peut châtier, déjà en ce monde, mais c'est loin d'être aussi systématique : si non, on verrait pas autant de tyrans dans ce monde.
Bonne journée
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