Je n'ai jamais dit que ma tristesse servait à quelque chose. Seulement, lorsque je pense à ce qu'est devenu l'Occident d'un point de vue spirituel et à ce que cela comporte comme risques pour le salut des âmes, je suis effectivement triste...Et je vois mal comment un catholique pourrait ne pas l'être...J'ai fait partie de tous ces Occidentaux qui ont eu tous les moyens pour connaître la vérité pendant leur vie terrestre. Mais c'est seulement après treize ans de rejet de l'Eglise que j'ai rejoint les rangs. Du coup, j'ai envie de dire quevotre tristesse infinie ne sert à rien: priez plutôt et représentez-vous bien compte que ces membres de votre famille peuvent entrer dans le Royaume bien avant vous ! En ce qui me concerne, j'ai perdu toute croyance à l'âge de quatorze ans, lorsque depuis l'autel où je servais le célébrant, j'ai vu un homme marié commencer à flirter avec une voisine... et cela m'a suffi pour quitter l'Eglise ? Oui, mais Dieu veillait...
D'autre part, je n'ai jamais affirmé que mon salut était fait et que je suis sûre d'aller au paradis et les nombreux membres non croyants de ma famille en enfer...La vérité, c'est qu'il est de foi que nous ne pouvons savoir si nous serons sauvés ou non et c'est valable également pour ma famille. Néanmoins, je pense que mon inquétude face à ce monde est légitime, car nous ne pouvons être sauvés qu'en passant par le Christ, or beaucoup le rejettent...
Je n'ai pas écrit "se sauver soi-même". Néanmoins, l'expression "se sauver" est tout à fait courante et habituelle. Il est évident que pour se sauver, il faut la grâce de Dieu...Cela ne change rien à l'expression...Se sauver soi-même, de toute manière, ne veut rien dire. Combien de non-chrétiens qui ont vécu avant la venue du Christ, sont morts en ayant pourtant accompli la volonté de Dieu ?

