Il me semble que vous confondez : "humeur volage et superficiel" et "engagement émotionnel profond". Ceci dit, il ne s'agit pas de substituer la compassion à la raison, mais de tenir compte de cette compassion pour agir raisonnablement. La souffrance qu'endure une personne pour une autre et le deuil qu'elle devra porter ensuite si elle l'euthanasie la punit déjà amplement de l'acte lui-même. Si une punition n'est ni préventive, ni corrective, ni protective, ni vindicative, alors à quoi sert-elle ? Si on peut prévenir et corriger autrement qu'en punissant, n'est-ce pas préférable ? Si on peut protéger la société autrement qu'en emprisonnant, faut-il nécessairement emprisonner ? Or que je sache, l'exemple que j'évoque (et qui serait transposable à d'autres situations) implique seulement deux subjectivités reliées entre elles par un lien intersubjectif fort et unique. La société n'est donc pas en danger parce qu'une telle personne serait en liberté. Ce n'est pas un assassin, quand bien même il a commis objectivement un crime.Boris a écrit :Il ne faut pas que la compassion se substitut à la raison !Métazét a écrit :Il faudrait juste étendre cette "dépénalisation" aux proches compatissants.
Où irions-nous (? où allons-nous ?) si nous laissions les sentiments gouverner ?
Bonjour la fluctuation des humeurs !
Bien à vous,
Mikaël





