Le travail : combat contre l'oisiveté ou servitude aveugle ?

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Ombiace
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Re: Le travail : combat contre l'oisiveté ou servitude aveugle ?

Message non lu par Ombiace »

anachorète moderne a écrit : mer. 27 juil. 2022, 19:09 En fait.. je ne suis pas sûr d'avoir compris votre questionnement. Raison principale pour laquelle j'ai esquivé... :zut:
Vous n'esquivez pas de vous frapper le front, si j'en crois votre émoticone.. Je vais devoir m'en infliger aussi pour me corriger :zut: :zut: :zut: :zut: :zut: :zut: :zut: ..
Ombiace a écrit : mer. 27 juil. 2022, 10:31 Saint Paul lui-même, parce qu'il n'est pas adepte de la facilité, se serait-il vraiment cramponné à la sécurité de l'emploi, dans notre société d'aujourd'hui, ou aurait-il privilégié d'évangéliser depuis la difficile précarité de l'emploi ?

Aurait-il piétiné cette difficulté de la précarité au nom de la vertueuse pénibilité ?
En des termes que j'espère moins confus :

Saint Paul ne semble pas reculer devant les difficultés.
Or, la sécurité de l'emploi a quelque chose de confortable, que peu (peut-être personne) seraient disposés à abandonner.
Je suppose que comme toute sécurité, elle sécurise..
par opposition à la précarité du non-emploi, qui, elle, a sans doute quelque chose d'insécurisant.

D'où ce questionnement :

Saint Paul se serait-il constitué de nos jours travailleur aussi acharné qu'il le fut à son époque, au nom de cette pénibilité qu'il assuma ?

Courageux comme Saint Paul l'était, n'hésiterait-il pas, en effet, entre, d'une part,

1. se positionner dans la situation inconfortable d'une précarité qui insécurise (le non emploi),

plutôt que,
par ailleurs,

2. assumer la confortable et sécurisante pénibilité (l'emploi),

en considération, de surcroît, de son héritage possible en instrumentalisation stigmatisante (plus ou moins consciente et intentionnelle) à l'égard des sans emploi.


Cette question méritait à mon sens d'être posée. La traiter ne peut sans doute pas faire de tort à la vérité. Faire l'impasse dessus, en revanche, peut-être..
A vous de voir donc, si elle apporte quelque chose à votre réflexion.


J'en appelle à Jean-Mic pour savoir si j'ai mérité un :dormir: ou un <: (c'est une vieille histoire complice entre Jean-Mic et moi)
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anachorète moderne
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Re: Le travail : combat contre l'oisiveté ou servitude aveugle ?

Message non lu par anachorète moderne »

Bonjour Ombiace,

Saint Paul a effectivement retenti avec le célèbre " que celui qui ne veut pas travailler ne mange pas ". ( Régis Burnet, a d'ailleurs écrit un livre à ce sujet où il explique que ce passage a été utilisé pour des plein de causes différentes, parfois très douteuses)

Donc oui, votre questionnement a du sens étant donné qu'il a influencé beaucoup avec ce passage entre autres.

Quant à savoir si Saint Paul aurait préféré travailler de façon plus aventurière, ou plus confortable, je ne sais pas. Ça n'engage que moi, mais peut-être aurait-il été plus souple qu'on ne pourrait le penser vis à vis du " devoir d'état " et aurait-il admis d'autres façons de travailler ?

Bon ici, c'est de la spéculation pure et dure.

Fraternellement.
Ombiace
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Re: Le travail : combat contre l'oisiveté ou servitude aveugle ?

Message non lu par Ombiace »

Bonjour Anachorète,
anachorète moderne a écrit : jeu. 28 juil. 2022, 8:03 Quant à savoir si Saint Paul aurait préféré travailler de façon plus aventurière, ou plus confortable, je ne sais pas. Ça n'engage que moi, mais peut-être aurait-il été plus souple qu'on ne pourrait le penser vis à vis du " devoir d'état " et aurait-il admis d'autres façons de travailler ?
Peut-être serez vous d'accord pour avancer que peut-être Saint Paul n'a pas connu la précarité moderne.
Le sujet qui lui pose souci est pour ses auditeurs, de ne pas les inciter à la révolte.
Du coup, c'est aux esclaves (éphesiens 6) qu'il s'adresse pour leur demander de ne pas se révolter, eux qui doivent obéissance à leur maîtres.

Mais je conçois difficilement que les esclaves auxquels il s'adresse aient connu la précarité de l'emploi.

Eux, qui sont à l'époque à peu près les derniers de la hiérarchie sociale n'ont pas besoin de faire cette activité de recherche de travail, comme les derniers de la hiérarchie sociale d'aujourd'hui, que sont sans doute les chômeurs de longue durée, et les assistés...

En effet, on n'attendait sans doute pas à l'époque que les esclaves aient un niveau optimal d'aptitude pour les faire travailler sans attendre,
là où les véritables précaires d'aujourd'hui n'ont pas la force (ou les moyens) de rattraper le niveau de compétence exigé pour un travail qui ne les attend pas
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