La communication des idiomes
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- Perlum Pimpum
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Re: La communication des idiomes
Pour compléter ma réponse. Le Père ne cesse pas d'être Dieu du fait qu'il engendre, ni le Fils ne cesse d'être Dieu du fait qu'il co-spire l'Esprit. La donation de sa nature divine n'implique pas sa perte.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Re: La communication des idiomes
Je ne change pas le sens du mot "humble".Perlum Pimpum a écrit : ↑sam. 30 avr. 2022, 12:57Quant au mot humilité, à en changer le sens, on peut certes dire que Dieu est humble. Mais en prenant ce mot comme désignant l'attitude vertueuse de l'homme face à Dieu, ce qui est le sens usuel, est absurde de dire que Dieu est humble. L'inconvénient à modifier le sens du mot afin de l'attribuer à Dieu, c'est qu'on impose du fait même le sens usuel en plus du nouveau sens, qu'on s'expose ainsi à un contre-sens attentatoire à la majesté divine, et qu'il semble bien que là est le motif d'une certaine théologie que je qualifierais de monophysisme inversé : une réduction de la divinité commune aux trois personnes à l'humanité assumée par l'une d'elles ; plus exactement, une négation délibérée des attributs proprement divins marquant l'absolue transcendance de Dieu, pour mieux nier son corollaire : la soumission de l'homme, animal social, au Dieu de la foi. Bref, une réduction de Dieu à l'homme, pour fléchir la théologie en une visée incompossible à la Seigneurie de Dieu et à ce que celle-ci implique dans l'ordre temporel.
Je le prend par exemple sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, et il y en a plusieurs.
https://www.cnrtl.fr/definition/humble
Le premier qui est donné est "Qui s'abaisse volontairement (à faire quelque chose) en réprimant tout mouvement d'orgueil par sentiment de sa propre faiblesse."
Le second, "Qui donne des témoignages de grande déférence (envers quelqu'un)."
Le site de Larousse donne en 2de définition : "Qui montre un grand respect à l'égard d'autrui, ou (péjoratif) qui s'efface de façon exagérée, qui est servile devant les autres"
Il me semble donc que le respect, la déférence envers l'autre soit de l'ordre de l'humilité.
Je comprends bien ce que vous dénoncez par "monophysisme inversé".
Cependant, je ne suis pas d'accord avec vous quand vous réduisez l'homme à un "animal social" soumis au Dieu de la Foi.
Il ne me semble pas que parler de l'humilité en Dieu, y compris dans Sa nature divine, soit d'ordre à en nier Son absolue transcendance. Il me semble au contraire que c'est l'affirmer d'autant plus, que cette transcendance soit définie comme indissociable de la relation.
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Re: La communication des idiomes
bien sûr.Perlum Pimpum a écrit : ↑sam. 30 avr. 2022, 13:17 Pour compléter ma réponse. Le Père ne cesse pas d'être Dieu du fait qu'il engendre, ni le Fils ne cesse d'être Dieu du fait qu'il co-spire l'Esprit. La donation de sa nature divine n'implique pas sa perte.
C'est pour cela que le Divin tel qu'il est conçu dans la Trinité est intrinsèquement lié au don de soi.
J'irais même plus loin que vous. Je dirais que c'est par Son engendrement infini que le Père est Dieu, que c'est par Sa procession infinie que le Saint Esprit est Dieu.
Il n'y a pas en christianisme de transcendance orgueilleuse, isolée, détachée de toute relation. Elle est Relation par nature, c'est à dire Amour et don de soi.
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Re: La communication des idiomes
J'aime beaucoup le site du CNRTL.
Qui s'abaisse volontairement (à faire quelque chose) en réprimant tout mouvement d'orgueil par sentiment de sa propre faiblesse.
Il n'y ni orgueil à réprimer ni faiblesse à confesser, ni donc d'humilité, en Dieu. Tout est là. L'humilité consiste à reconnaitre son néant devant Dieu, en espérant de Lui le salut.
Que les personnes soient des relations divines n'implique donc pas l'humilité de leur fondement.
Quant à la relation, elle n'est pas aliquid mais ad aliquid. La perfection de la relation lui vient de son fondement, d'ordre absolu. Nous disons des personnes divines qu'elles sont des relations substantielles, signifiant par là que leur fondement est d'ordre substantiel : c'est la déité. Et ce n'est pas la déité qui s'ordonne relativement à, mais la personne qui est une relation ayant la déité pour fondement. Ceci dit, dans l'opposition des théologiens sur le rapport de la relation et de son fondement, vous avez deux écoles. L'une pour qui le concept de relation est exclusif de celui de son fondement ; l'autre pour qui le concept de relation doit être dédoublé (concept restrictif et concept plénier de relation), la relation incluant dans son concept plénier celui de son fondement. Conséquemment, à inclure le concept du fondement de la relation dans celui de la relation, l'idée que la personne du Père est la raison de la Déité et le principe de la Trinité ; j'y souscris.
Dieu n'en devient pourtant pas humble. Il n'y a aucune faiblesse en le Dieu Fort.
Qui s'abaisse volontairement (à faire quelque chose) en réprimant tout mouvement d'orgueil par sentiment de sa propre faiblesse.
Il n'y ni orgueil à réprimer ni faiblesse à confesser, ni donc d'humilité, en Dieu. Tout est là. L'humilité consiste à reconnaitre son néant devant Dieu, en espérant de Lui le salut.
Que les personnes soient des relations divines n'implique donc pas l'humilité de leur fondement.
Quant à la relation, elle n'est pas aliquid mais ad aliquid. La perfection de la relation lui vient de son fondement, d'ordre absolu. Nous disons des personnes divines qu'elles sont des relations substantielles, signifiant par là que leur fondement est d'ordre substantiel : c'est la déité. Et ce n'est pas la déité qui s'ordonne relativement à, mais la personne qui est une relation ayant la déité pour fondement. Ceci dit, dans l'opposition des théologiens sur le rapport de la relation et de son fondement, vous avez deux écoles. L'une pour qui le concept de relation est exclusif de celui de son fondement ; l'autre pour qui le concept de relation doit être dédoublé (concept restrictif et concept plénier de relation), la relation incluant dans son concept plénier celui de son fondement. Conséquemment, à inclure le concept du fondement de la relation dans celui de la relation, l'idée que la personne du Père est la raison de la Déité et le principe de la Trinité ; j'y souscris.
Dieu n'en devient pourtant pas humble. Il n'y a aucune faiblesse en le Dieu Fort.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Re: La communication des idiomes
Perlum, vous versez dans un jargon bien technique.
C'est un peu dommage, mais bon, pas grave.
De toute façon, je ne suis pas vraiment en désaccord avec vous.
Je soulignais juste que la notion d'humilité, comme le détaillent des sources comme celles citées, n'incluent pas forcément celle de faiblesse,
et participait du même élan amoureux dont il est question quand on parle de la nature divine dans le christianisme.
C'est un peu dommage, mais bon, pas grave.
De toute façon, je ne suis pas vraiment en désaccord avec vous.
Je soulignais juste que la notion d'humilité, comme le détaillent des sources comme celles citées, n'incluent pas forcément celle de faiblesse,
et participait du même élan amoureux dont il est question quand on parle de la nature divine dans le christianisme.
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Re: La communication des idiomes
En effet, se montrer humble quand on est faible, ça ressemble plutôt à de la servilité ou à de l'opportunisme.Libremax a écrit : ↑sam. 30 avr. 2022, 16:38
Je soulignais juste que la notion d'humilité, comme le détaillent des sources comme celles citées, n'incluent pas forcément celle de faiblesse,
et participait du même élan amoureux dont il est question quand on parle de la nature divine dans le christianisme.
Pour être humble, il faut au contraire une certaine force. Il faut de l'intelligence. Il faut du cœur.
L'humilité, c'est ne pas penser à soi.
Le père du fils prodigue est humble. Il ne pense pas aux griefs qu'il pourrait à juste titre avoir contre ses deux fils. Il ne pense pas à ce qu'on va penser de lui s'il accueille bien son bon à rien de fils cadet.
Être humble devant Dieu, c'est facile car il est si grand ! C'est sûr que nous ne faisons pas le poids.
Quand on aime, on est forcément humble puisqu'on a besoin de quelqu'un.
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Re: La communication des idiomes
Ça ressemble bien d'avantage à la confession de son néant, et à la disposition fondamentale de qui espère en Dieu son salut. Ce n'est pas être servile qu'être humble. Ce n'est pas l'amour qui s'oppose à l'humilité, c'est l'orgueil, qui s'opposant à l'humilité, s'oppose du fait même à l'amour véritable de l'homme pour Dieu. Sainte Catherine de Sienne disait de l'humilité qu'elle est pour l'homme la nourrice et la gouvernante de la charité...Fée Violine a écrit : ↑sam. 30 avr. 2022, 16:55
En effet, se montrer humble quand on est faible, ça ressemble plutôt à de la servilité ou à de l'opportunisme.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Re: La communication des idiomes
Mais je ne parlais pas de l'humilité de l'homme envers Dieu.
Je parlais de l'humilité en général, entre humains ; et de celle de Dieu.
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