cmoi a écrit : ↑sam. 12 mars 2022, 5:19
découvrir sa propre âme en dissipant ce qui l'empêchait ou l'occultait : il la re-liait à notre créateur
Bonjour cmoi, merci
Oui, il me semble bien qu'il y a quelque chose de cela, mais ça reste encore confus pour moi.
Je veux dire :
cette démarcation entre le mondain et le grâcieux.
J'ai un esprit mathématique qui se complait sans doute douillettement dans l' "arbitrage" des équations qui séparent deux ou trois parties d'un domaine de définition (par ex., supérieur strictement, égal, inférieur strictement).
Et je recherche paresseusement ce confort de me situer dans ces différents domaines, comme autant de promesse de me savoir situé dans la moralité de la grâce, plutôt que dans la mondanité à éviter.
Du coup, je suis à la recherche de mon équation, afin de savoir me situer entre mondanité et grâce.
Vous devez avoir raison :
Cela revient peut-être à examiner en conscience ce qui relève d'une aspiration à se relier au Créateur, ou au contraire à verser dans l'idolâtrie de sa personne.
Reste ce qui me dérange peut-être :
la difficulté d' accepter qu' une mienne mondanité passera pour une grâce, et réciproquement l'inverse, car c'est aux yeux de l'entourage que cela impacte, non seulement ma popularité, mais encore tout bonnement la vérité, celle que peut-être seul voit le Créateur (ma conscience, diront les athées), quant à ma posture mondaine ou grâcieuse.
Cela a un impact sur le Salut.
Cela me donne en effet le sentiment que tout est vanité, dans ma recherche de sauver mon prochain, sous une forme ou sous une autre.
Selon que je me situe dans la mondanité ou la grâce, les effets d'une mienne magnanimité seront apparemment identiques.
Mais peut-être pas !!!
D'une part mon propre salut risque d'être sérieusement aléatoire, selon dans quelle zone d'intention je me situe..
D'autre part, on ne peut exclure que les bienfaits d'une mondanité pour une tierce personne ne lui soit pas accessible, et compromette son élévation.
Puisque je vise mon intérêt dans la mondanité, il faut une grâce exceptionnelle à la personne receveuse pour elle démêler ce qui est juste.
Jésus ne disait il pas d'agir conformément aux paroles des scribes et pharisiens, et non conformément leur actes ?
Du coup, je crois de plus en plus que le Salut est une affaire strictement privée entre chaque créature et son Créateur.
Je deviens un peu fataliste pour mon prochain, sorti de la possibilité de prier pour lui.
En tout cas, j'ai le sentiment que le moins de prétention j'aurais pour son salut, le plus y sera-t-il accessible.
A mieux y réfléchir, les mondanités viennent peut-être d'une culture des apparences.
La grâce serait le don par excellence d'un bien sans aucun calcul pour retenir une commission, un pourcentage, même spirituel. Tout le contraire d' Ananias dans les Actes des apôtres.
Encore merci cmoi, et aussi d'avoir fait court.