Non encore, et je vous rappelle mon message qui vous a répondu à cet égard. Rien dans ces autres passages n’allègue que le temps de la possible conversion serait prolongé des milliers d’années après la mort biologique qui est totale après quelques dizaines d’années de vie terrestre.Arnaud Dumouch a écrit : ↑dim. 06 févr. 2022, 11:55Je ne vous parlais pas de cet aspect là dans Spe salvi 47. Cet aspect là est présenté dans Spe Salvi 44, 45Xavi a écrit : ↑dim. 06 févr. 2022, 11:10
Non, ce n’est pas la réalité. Pas un mot de Spe Salvi, ni d’un autre texte du Pape Benoît XVI ou de l’Église ne concorde avec votre affirmation qu’après les quelques dizaines d’années de vie terrestre (tel que ce mot est défini par le Catéchisme) ; il y aurait un temps beaucoup plus long de milliers d’années avant le choix décisif.
Vous thèse que la mort qui met fin à la vie terrestre ne serait effective qu’après un passage qui pourrait durer dix mille ans n’a pas d’appui dans les enseignements de l’Église.
Le problème pour vous, c’est que vous qui avez diffusé une longue thèse et qu’il vous est dès lors très difficile d’admettre qu’elle puisse, parmi beaucoup de vérités, contenir une erreur.
Il y en a pourtant une ici car en changeant le sens de ce qu’est la mort qui met un terme à la vie terrestre corporelle pour l’étendre à des milliers d’années, vous vous écartez de tout l’enseignement de l’Église qui en découle et vous mettez en doute la mort du Christ lui-même, la réalité et la puissance de sa résurrection, et l’espérance offerte à tout homme à la fin de sa vie biologique.
Vous semblez reprendre la notion du shéol, de l’hadès ou du séjour des morts des religions animistes ou archaïques, comme si le Christ n’avait pas vaincu la mort et changé radicalement l’espérance pour tous les hommes.
La vie terrestre du Christ, son heure de la mort, et son passage de la mort se sont totalement achevés le Vendredi Saint. Jésus est mort. Vraiment mort comme tout autre humain. Il est descendu dans le shéol, le séjour des morts, comme tous les humains morts avant lui.
Mais, il en est ressuscité et la situation en est complètement changée pour tous les humains.
À la fin de la vie biologique de tout humain, le Christ a ouvert désormais le séjour des morts. Lors de la fin biologique de leur vie terrestre, tous se trouvent désormais face au Christ Sauveur, comme vous l’avez bien compris car cette rencontre est décisive, mais ce n’est pas pour entrer dans une longue période de doute avec une décision reportée de milliers d’années.
Dès notre mort biologique qui est totale en peu de temps, la vie terrestre a pris fin et vous ne pouvez pas déformer tous les enseignements de l’Église par une définition personnelle de cette limite de la vie terrestre qui ne se base que sur ce qu’était le séjour des morts sans la résurrection du Christ.
Désormais, à notre mort biologique qui met fin à notre vie terrestre (pleinement réalisée par les défunts du passé), nous n’entrons plus dans une incertitude de milliers d’années mais le Christ nous accueille en Lui pour l’éternité avec certitude et de manière définitive car, même pour ceux qui ont encore besoin de beaucoup de purification, ils sont assurés que Dieu réalisera Lui-même cette purification.
Prétendre que le salut ou la perdition se décidera au terme d’un long séjour de milliers d’années dans l’Hadès, lors du retour en gloire du Christ, rejette la réalité de la mort du Christ (sa vie terrestre biologique a pris fin totalement le Vendredi Saint, comme celle de tout humain) autant que sa victoire sur la mort qui délivre réellement du séjour dans l’Hadès auquel étaient voués tous les hommes défunts avant sa résurrection.




