Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 22 oct. 2021, 22:36
Ce discours me semble d’ailleurs assez symptomatique de la décadence des intelligences catholiques depuis l’abandon de la scolastique dans la formation des séminaristes : la décérébration des fidèles suit celle du clergé…
C'est vrai mais je ne suis pas sûr qu'elle n'existait pas déjà avant, tandis que maintenant il peut s'y mêler des "intuitions justes" à reconnaître.
Si la philosophie scolastique a malgré tout été insuffisante pour résister à certains courants de pensée "modernes", c'est qu'ils ne contenaient pas que du faux et que, au moins dans son enseignement et sa pratique, sa pédagogie et sa présentation, cette philosophie avait besoin de revoir certaines choses. J'y vois une des raisons de la convocation du dernier concile qui n'a pas su vraiment traiter ce point et cela a entrainé bien des égarements par la suite sans que "la fumée de Satan" n'y soit pour rien. Regardez le nombre d'années qu'il a fallu pour finaliser un nouveau catéchisme !
Mais je vais éviter le hors sujet et n'en pousserai pas la réflexion ici...
cmoi a écrit : ↑ven. 22 oct. 2021, 18:15
Là encore vous vous méprenez. Je tiens pour la nécessité de précepte - comment sinon aurais je pu parler de désir implicite ? - mais je dois vérifier ce point. Je vais faire ça dans quelques minutes.
Je m'en étais déjà aperçu en effet et suis heureux que vous le constatiez vous-même. Je me disais que vous aviez peut-être une objection à cette déduction et ne voulais pas me priver de la connaitre.
cmoi a écrit : ↑ven. 22 oct. 2021, 18:15
Comme nous parlons ici d’un cas de justification extra-sacramentelle, l’attrition (contrition imparfaite) ne peut suffire. C’est tout au contraire parce qu’il y a charité et corrélativement contrition parfaite qu’il y a justification extra-sacramentelle qui, pour le non-baptisé, équivaut à un baptême de désir en tant que la charité va également impérer un désir à tout le moins implicite du baptême qui, posé sous l’influence de la charité, est un baptême de désir encore appelé baptême de feu.
Je me dois de corriger d'abord mon propos antérieur : ce que je définissais comme étant une contrition imparfaite était en réalité me semble-t-il une contrition parfaite dans cette condition, décrite en son revers de crainte positive. L'imparfaite serait de se savoir en quelques points "désavoué par sa conscience et cet élan vers ce qui nous semble être le bien" mais d'en avoir le regret ainsi que la ferme volonté d'y pallier et remédier et que ce ne soit pas qu'un effet d'humilité (distinction pas toujours évidente).
Ce qui est un stade légèrement inférieur mais pas sûr qu'il fasse franchir le seuil de différenciation (parfaite/imparfaite), car cela relève encore bien de l'amour du bien plutôt que de la crainte du mal.
La "faille" se situerait dans l'absolue victoire du ferme propos qui n'est pas démontrée et qui me semble comme enclose et comprise dans la contrition parfaite. Etes-vous d'accord avec ce "il me semble"? Je pense que oui...
Donc vous récusez mon argument qui s'appuyait sur le fait qu'il n'y avait pas de possibilité pour lui de confession formelle ou sacramentelle. En laquelle pourrait se tenir une preuve en soi d'un amour latent au moins souhaité car sans quoi, pourquoi se confesser ! D'où le pardon accordé en dépit d'une motivation impure...
Votre raisonnement en soi se tient et me paraît irréfutable. C'est pourquoi je défendais déjà un "autre résultat" en jouant sur la frontière entre parfaite/imparfaite et la déplaçant quelque peu, de sorte à ce que ce qui est une condition de perfection pour lui n'en soit pas pour un baptisé.
D'où le fait qu'une imparfaite suffirait mais à certaines conditions pour conserver à un état un même mot.
Quel est ce no man's land ? Il tient forcément à l'ignorance qui chez lui est dite invincible. Par conséquent un baptisé pourrait atteindre à la contrition parfaite tout en ayant encore un attachement à quelque péché de lui insoupçonné pour tel, pourvu qu'il lui tourne le dos par le désir et ne soit pas en état de le commettre.
A supposer que cette idée soit acceptable, ce qui me semble, alors il le devint qu'un non-baptisé jouisse d'une contrition parfaite et bien qu'il ait encore cet attachement, parce que c'est précisément le rôle du baptême de l'effacer, et la conséquence du péché originel de l'avoir.