merci pour ces citations.
C'est en effet limpide et remarquablement précis.

Non.Perlum Pimpum :
Difficile d’être plus clair...

Certes, pas pour l'individu. Car un individu ne pourrait pas être neutre. C'est sûr.Prodigal :
Avoir conscience du juste et du vrai et pouvoir agir en conséquence, ce qui définit la liberté, n'implique évidemment pas la neutralité!


Non, comme je vous ai dis. Ça, ce serait plutôt votre opinion.Perlum Pimpum :
Le sens résolument catholique de la déclaration conciliaire est donné dans le document de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 9 mars 1987, que je vous ai amplement cité. En ce qu’il dit, ce texte de la CDF est d’une limpidité certaine et d’une orthodoxie impeccable.
Mais oui je peux. C'est ce que je fais. Je vous ai dit que je ne vois pas que le texte puisse être interprétable de façon à s'accorder harmonieusement avec le magistère plus ancien et sans le contredire en substance. Je ne pourrais pas vous dire que je vois blanc ce qui me paraîtrait noir ou noir ce que j'éprouverais comme étant blanc !Mais vous ne pouvez ni nier que cette déclaration conciliaire soit susceptible d’une lecture pleinement orthodoxe, ni que cette lecture orthodoxe ait été donnée par la CDF.



Vous avez raison. C'est ce que j'allais dire.Perlum Pimpum :
Le débat risquant de devenir stérile et pénible, mieux vaut acter le désaccord et passer à autre chose.
Une précision :Je ne peux toutefois m’empêcher de noter qu’il faut vraiment être à court d’argument pour chicaner la CDF d’user du latin quand elle cite les Actes du Concile, qui sont en latin !

Je ne conteste rien de ce que le cardinal pouvait tenter de prétendre à l'époque, et encore aujourd'hui probablement. Je ne lui conteste pas le fait qu'il aimerait bien nous «faire croire» tout ce que vous voulez, et que DH selon lui devrait permettre théoriquement à un État catholique d'être encore catholique et son gouvernement défendre la foi chrétienne dans une certaine mesure. Il y a ce que lui peut dire. Il y a bien le droit à ses opinions.Vous contestez que soit évident que la CDF ait donné cette lecture de DH.
Ce me semblerait une bonne blague que d'affirmer que la raison d'être d'un document comme DH serait de permettre à l'Espagne d'aujourd'hui de retrouver la situation de l'Espagne en 1953 ![...]
Les représentants espagnols ont été désemparés et pris de court. Il n’y avait pas si longtemps (en 1953) que le Saint-Siège avait signé avec l’État espagnol un Concordat grâce auquel l’Église assurait vigoureusement les droits à l’unité religieuse, à la confessionnalité de l’État et à celle de l’enseignement, en s’opposant à toute forme de droit à la liberté publique des cultes et aux lois laïcistes. Tout s’était fait selon ce qu’elle avait souhaité et à la satisfaction de l’État au point que Rome a pu dire qu’aucun concordat ne lui avait été aussi favorable.
Mais voilà que, dix ans plus tard, la même Église exigeait la liberté de culte et la laïcisation de l’État. Stupéfaits, les prélats espagnols se sont plus ou moins rendu compte qu’il s’agissait de sacrifier l’unité juridico-religieuse de l’Espagne en échange de la réconciliation de l’Eglise avec la démocratie dominante de l’après-guerre, dans la foulée d’un œcuménisme unioniste.
https://www.catholica.presse.fr/2009/04 ... u-concile/




Car vous savez bien, vénérables frères, qu'à cette époque, on ne trouve pas un petit nombre d'hommes qui, appliquant à la société civile le principe impie et absurde du «naturalisme», comme ils l'appellent, osent enseigner que «la meilleure constitution de la société publique et (aussi) le progrès civil exige tout à fait que la société humaine soit conduite et gouvernée[/b] sans tenir compte de la religion, pas plus que si elle n'existait pas; ou, du moins, sans qu'aucune distinction ne soit faite entre la vraie religion et la fausse. Et, contre la doctrine de l'Écriture, de l'Église et des Saints Pères, ils n'hésitent pas à affirmer que «c'est la meilleure condition de la société civile, dans laquelle aucun devoir n'est reconnu, comme attaché au pouvoir civil, de restreindre par des peines édictées les délinquants contre la religion catholique, sauf dans la mesure où la paix publique l'exige.
De quelle idée totalement fausse de gouvernement social ils ne craignent pas de nourrir cette opinion erronée, la plus fatale dans ses effets sur l'Église catholique et le salut des âmes, appelée par notre prédécesseur Grégoire XVI, une «folie» , à savoir. , que «la liberté de conscience et de culte est le droit personnel de chaque homme, qui doit être légalement proclamé et affirmé dans toute société correctement constituée; et qu'un droit réside dans les citoyens à une liberté absolue, qui ne devrait être restreinte par aucune autorité, qu'elle soit ecclésiastique ou civile, par laquelle ils peuvent être en mesure de manifester et de déclarer ouvertement et publiquement l'une quelconque de leurs idées, que ce soit par le bouche à oreille, par la presse, ou de toute autre manière. »
Mais, bien qu'ils affirment imprudemment cela, ils ne pensent pas et ne considèrent pas qu'ils prêchent «la liberté de perdition; » et que« si l'on laisse toujours libre cours aux arguments humains pour la discussion, il ne manquera jamais d'hommes qui oseront résister à la vérité et se fier au discours fluide de la sagesse humaine; alors que nous savons, d'après l'enseignement même de notre Seigneur Jésus-Christ, avec quelle prudence la foi et la sagesse chrétiennes doivent éviter ce babillage des plus injurieux. »
(Pie IX, Quanta cura. 8 décembre 1864)
En vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité. Or, à cette obligation, les hommes ne peuvent satisfaire, d’une manière conforme à leur propre nature, que s’ils jouissent, outre de la liberté psychologique, de l’exemption de toute contrainte extérieure. Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse. C’est pourquoi le droit à cette exemption de toute contrainte persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ; son exercice ne peut être entravé, dès lors que demeure sauf un ordre public juste.
(Dignitatis humanae, 7 décembre 1965 )
Cependant en argumentant à partir d’une notion absolutisée de la dignité humaine, le Concile a été conduit, au moment même où il affirmait ce devoir, à requérir des législateurs qu’ils garantissent dans le droit positif non seulement la libre recherche de la vérité, mais aussi le libre refus de la chercher et la libre volonté de ne pas s’y conformer, ce qui revient à accepter le fondement principal du pluralisme démocratique dans ce qu’il a de pire : « […] le droit à cette exemption de toute contrainte persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ; son exercice ne peut être entravé, dès lors que demeure sauf un ordre public juste » (ibid). C’est par ce codicille qu’est arrivée dans le nouveau corpus de la « doctrine sociale de l’Eglise » l’exigence de démocratisme, tandis que paradoxalement, la démocratie, entrant dans la postmodernité, commençait à dévoiler sa véritable nature. Aujourd’hui, alors que la conception juridique qui prévaut est celle du « droit en douceur » voulant que la loi reconnaisse les désirs les plus déviants pour peu qu’ils s’expriment, on mesure la gêne causée par cette manière de raisonner.
https://www.catholica.presse.fr/2013/06 ... emocratie/

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