Kerygme a écrit : ↑mar. 28 juil. 2020, 13:10
décrit précisément les genres de souffrances qu'elle y a vues :
- la première souffrance qui fait l’enfer, c’est la perte de Dieu.
- La deuxième : les perpétuels remords de conscience.
- Le troisième : le sort des damnés ne changera jamais.
- Le quatrième : c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la détruire. C’est une terrible souffrance, car c’est un feu purement spirituel, allumé par la colère de Dieu.
- La cinquième souffrance, ce sont les ténèbres continuelles, une odeur terrible, étouffante. Et, malgré les ténèbres, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur.
- La sixième souffrance, c’est la continuelle compagnie de Satan.
- La septième souffrance : un désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes ».
Cher Kerygme,
Vous serez d'accord avec moi qu'à partir de la cinquième (les précédentes étaient par moi reconnues et le seconde même déjà détaillée), Dieu n'y est pour rien, c'est juste dû à leur cohabitation !
Si vous étiez enfermé dans une prison où se pratique ou non la torture, et que vous deveniez le souffre-douleur d'autres taulards, cela pouvant aller très loin dans les souffrances et les sévices et le sadisme, le terme de "torture" ne s'y appliquerait pas pour distinguer avec celle "officielle".
Compte tenu du sens de la discussion, c'est ce que j'ai voulu considérer et certes, cela m'a obligé à "tricher un peu".
Ce qui m'oblige à parler de suite d'un autre point devenu litigieux : lieu ou état ? et : quelle durée ?
Parlons d'abord de temps : nous croyons à la grande rencontre qui suit notre mort. Celle avec un être éternel, qui donc embrasse au même moment tous les temps. Vous conviendrez que nécessairement cette vision s'accompagne pour nous d'un changement de perspective sans lequel, Il nous l'a déjà dit, nous ne pourrions le voir (à l'exception de Sa Seconde Personne en ce qu'Elle s'est incarnée). Nous changeons alors nous-mêmes de dimension temporelle.
Idem pour l'espace. ainsi certains saints ont eu le don de bilocation, ce qui n'est qu'un petit aperçu des conséquences de ce changement par rapport à notre dimension spatiale... que cela soit ou non une extension du changement de dimension temporelle.
Si l'on parle de "cohabitation", ce qui sous-entend un même lieu, c'est parce que se trouver dans le même état suppose la possibilité de se rencontrer (ce qui en Dieu seul encore une fois n'est pas une obligation et que Lui seul peut nous permettre d'éviter).
Mais croyez-vous que le ciel serait le ciel si l'on ne pouvait pas aller partout ? Je crois que non. En revanche, partout où nous serons, si nous croisons un diable ou damné, nous n'en aurons pas connaissance sauf si Dieu pour une raison précise le permet (et nous en protège). C'est cela le "fossé" qui nous séparera. Déjà sur terre, en cas de possession, le diable en question est invisible et nous ne communiquons pas avec lui. S'il ne donnait pas des signes de sa présence, nous l'ignorerions. Tout en étant en nous, il est en enfer. Donc quand se dit ou s'écrit que l'enfer est un lieu, c'est pour nous faire comprendre, sans entrer dans une profonde réflexion philosophique, une réalité de fait qui correspond à un état.
Pourquoi et comment nous en savons plus ? Grâce à la réflexion, et puis à certaines expériences vécues ici-bas.
Une certaine membre évoquée il y a peu entre moi et Zélie sur un autre post a parlé des siennes (très « soft ») et considérait que ce forum était un lieu (en est-ce un ? Idem…) où quasiment nous avions le devoir d'en témoigner. Je ne crois pas que ce soit toujours nécessaire, d’autant que peuvent s’y trouver des personnes qui y trouveront à redire et qui pourront en être choquées ou y trouver de quoi en redire, cela peut nous faire perdre en crédibilité.
Mais peut-être aussi que c’est une croix à porter pour témoigner, et que parfois c’est nécessaire, je ne sais… Ici il y a la chance de l’anonymat.
Alors voilà : j’ai reçu durant différentes périodes de mon enfance et de ma jeunesse des « grâces particulières ». Je vais vous parler de celles concernées par ce sujet et qui m’arrivèrent vers mes 20 ans.
Si cela se passe la nuit, c’est que nous y sommes dans un état de plus grande disponibilité. Mais nous ne dormons pas et ce n’est ni un rêve, ni comme dans un rêve. Au contraire, pour commencer nous sommes bel et bien réveillés, très lucides, et tout sommeil en nous est chassé. (J’en parle de façon impersonnelle…)
Ensuite, après une présentation succincte, il m’a été demandé si j’étais d’accord. J’ai posé avec crainte (me souvenant de certains récits bibliques, mais les sentant autorisées) quelques questions ayant trait à quelques appréhensions soulevées et après réponse, j’ai accepté sans savoir précisément ce qui allait se passer.
Dans ce qui a suivi, j’ai voyagé, « parcouru la terre » (par ce qui m’a semblé être « les airs ») et participé à certaines actions en certains lieux et à certains moments que, dans les mois qui suivirent, j’ai pu identifier dans l’actualité internationale (et me souvenir à cette occasion de ce que j’y avais fait).
J’ai aussi été identifié plus tard dans un lieu public par des étrangers qui en avaient été témoins (pour moi, de mes actions, en un endroit…)
J’ignore combien de temps cela a duré, mais ce fut très long en « durée humaine ».
Et pourtant, quand tout fut fini, je me suis retrouvé dans mon lit, probablement au moment qui a suivi celui de mon acceptation, j’ai tout lieu de le penser, et une grande partie de tout cela s’est comme amenuit, réduit pour me faire « réincorporer » les dimensions d’abord spatiales puis temporelles qui sont les nôtres.
Vous comprendrez que quand on a connu ce genre d’expérience, même si une grande partie de ce qui a été vécu a disparu, ce qui est normal car cela a dû être « contracté », il en reste quelque chose et notre réflexion a des données que sinon nous n’aurions pas.
Et encore une fois, cela n’aide pas et n’a rien à voir avec la foi. Mais nous pouvons ensuite affirmer des choses sur une réalité autre parce que nous l’avons connue et que nous ne sommes pas sensés savoir car elles relèveraient sinon d’une présomption. Désormais nous les savons.
Je pense que c’est ainsi que nous savons par exemple qu’il y a 7 chœurs des anges… Est-ce un dogme ? Non. Une vérité de foi ? Je l’ignore… Personnellement, il m’importe peu de savoir à quoi correspond ce que j’ai appris, c’est le souvenir d’une rencontre qui avait le ton de l’amitié et d’un cadeau, durant laquelle je fus toujours libre de tout (pensées, actions, etc.) même si j’avais des informations et parfois plus pour me … disons guider.
Ensuite, c’est comme pour l’histoire de l’aveugle dans St Jean : je ne sais pas si cela m’est arrivé parce que j’étais baptisé, ce que je sais c’est que cela m’est arrivé et que je n’avais rien fait pour ni y avait été plus préparé que ce que chacun peut en imaginer dans ses méditations solitaires.
Le reste ne regarde à priori que moi… Mais ce que j’en retiens, c’est que enfer et purgatoire (oui, mon voyage a connu des « extensions »…) sont sûrement des états, des lieux je n’en suis pas certain, même s’ils en ont l’apparence, et que si le temps et l’espace ont la même dimension pour tous, en tout cas ici-bas, c’est le résultat d’une « contrainte » ou volonté qui ne peut qu’être Divine et qui répond à une fin bienveillante, laquelle peut offrir des « extras » sans y rien toucher…
Et je pense que si l’Eglise a aujourd’hui la position qui est la sienne c’est que je ne suis pas le seul à avoir dû en parler en confession (devoir qu’en ce qui me concerne je n’avais pas accompli ni considéré...)
Il se trouve que ce que dit l’Eglise aujourd’hui en tout cas correspond à mon expérience en laquelle je ne peux que croire (et, j'y pense et écrivant ici, mon expérience ne me permet pas de "trancher" entre la doctrine orthodoxe et la doctrine catholique... dommage qu'à l'époque j'ignorais la différence, car je sais qu'ne réponse m'aurait alors été donnée : aucune de mes questions ne fut sans une réponse dépourvue d'ambiguïté ou de mystère...).
Amen