cmoi a écrit :Croyez-vous oui ou non qu'un péché puisse nous "mériter l'enfer", et que seule une "contrition parfaite" ou imparfaite avec confession (dans les conditions précises et déterminées que sûrement vous connaissez) puisse nous éviter d'y aller ?
Je l'ai déjà dit plusieurs fois, je crois qu'on ne peut être sauvé sans conversion et cette implique pour moi la repentance.
cmoi a écrit : Croyez-vous oui ou non que personne ne va jusqu'à commettre ce type de péché ?
Quel type de péché ?
cmoi a écrit : Que Dieu puisse sinon nous sauver sans notre repentir?
Cela poserait de grosses difficultés théologiques.
En tout cas, je n'ai pas dans l'idée que cela puisse être le cas.
Moi ce qui me pose de grosses difficultés c'est l'idée qu'une fois mort la volonté serait figée ?! Qu'il n'y ai plus d'agir oui mais plus de mouvement de volonté ?
Et que l'on puisse rester fixé irrémédiablement dans le "non" à Dieu comme si le péché était un absolu, que même Dieu ne pouvait altérer. La créature pourrait déchoir mais ne pourrait alors plus être attiré par Dieu ?!
Parce que je peux facilement imaginer que l'on puisse rester définitivement dans cet état en l'absence totale de Dieu. Mais le simple fait qu'ils puissent continuer d'exister montre qu'il demeure un lien à Dieu qui continue de leur donner l'être et donc que l'absence n'est pas absolue. Et cet être, preuve de l'amour éternelle que Dieu leur voue, suffit à laisser penser qu'il y a toujours une sorte d'appel de Dieu. C'est donc là que j'ai surtout du mal à concevoir cette fixitude quand demeure l'amour de Dieu.
Peut-on penser qu'il y a un seul instant où Dieu ne veuille plus sauver sa créature, même en enfer ? Qu'il y a un seul instant où Dieu se résolve à voir sa création perdue, en enfer ? Que l'enfer puisse être comme une tristesse éternelle pour Dieu ?
Il faudrait que ne demeure en enfer plus quoi que ce soit qui puisse être aimé. Cela c'est le péché en tant que tel. Pour la personne, le simple fait qu'elle demeure éternellement suffit à montré qu'elle est toujours aimée en sa partie la plus intime. Ou alors, il faudrait qu'il n'y ai plus trace de Dieu dans la créature, mais alors la créature ne serait simplement plus une personne et ne pourrait alors subsister en tant que telle. Le péché a-t-il donc un tel pouvoir pour réduire
à rien la création divine ? La vie que Dieu donne serait donc moindre que le néant du péché ? On se retrouverait ici avec la terrible idée que le péché est tel qu'il puisse détruire le divin ?!
La seule chose qui me paraisse inconvertissable, sans rien d'aimable, "d'absolu", c'est le péché en tant qu'objet, détaché de la créature. Absolu mais en même temps, totalement impuissant car rendu sans attache à la création qui est son seul moyen de nuire.
D'ailleurs, ça a quelque chose d'étonnant. On dit souvent que le pire en enfer c'est l'absence de Dieu. Mais si vraiment cette absence fait souffrir c'est bien qu'elle manque et qu'il y a une esquisse de désir de Dieu.
La question se pose : Une personne, créée par Dieu, peut-elle être
absolument mauvaise ? Il me semble évident que non, mais pourtant c'est ce que laisse comprendre l'approche de la damnation éternelle.
En fait, la seule explication qui semblerait aller au bout de sa logique (mais qui demeurerait malgré tout problématique à d'autres niveaux), c'est la croyance en un Dieu de justice qui récompense les juste par la béatitude et punit les injustes par les châtiments de l'enfer. Avec cette idée que l'immortalité de leurs âmes ne decoulent alors pas de l'amour de Dieu mais de sa volonté de maintenir ses créatures à l'existence pour les punirs éternellement de leur offense et assouvir sa justice.