Bonjour Christophe,
La paix du christ soit sur vous,
Serait-ce donc à dire que le Christ a manqué de cohérence?
Christophe a écrit :la question d'EHE demeure avec toute sa pertinence car la réponse de David est peu crédible.
Pourtant, comment celui qui sait très bien que tout ce qu'il demande au Père, il l'obtient, que celui qui a dit : "Que ta volonté soit faite", que celui qui a dit : "je suis le chemin, la vérité et la vie", que celui qui a dit à Pilate, après avoir déjà été sévèrement battu : "tu n'aurais pas de pouvoir s'il ne t'était donné d'en haut", "Ma vie, je la donne", à l'instant où sa parole est éprouvée dans son sens le plus strict, à l'instant où il signe sa promesse de salut de son propre sang, incarnant à la fois le prêtre et l'offrande, se serait-il contredit, alors que sa parole est appelée à s'accomplir en plénitude. L'évocation du psaume est la signature verbale que tout ce que Jésus a révélé de lui-même et de sa confiance au Père dans sa vie publique, il le réaffirme. D'ailleurs, un spécialiste de la bible me disait que chez les juifs, on ne découpe jamais les textes bibliques en n'en prenant que les versets, mais on considère les textes comme des "tout". On évoque un verset, mais on sait très bien que ça évoque le texte au complet. Or, les juifs qui ont entendu cela, savaient que c'était une référence éminente au psaume 21, qui était l'affirmation définitive de sa remise de lui-même au Père, en lien étroit avec "entre tes mains, je remets mon esprit". Jésus n'était pas "incohérent". C'était bel et bien un acte d'abandon renouvelé entre les mains du Père au coeur même de sa déréliction.
Jésus a pleinement habité son angoisse et l'a assumé et l'a remise au Père.
EHE demandait si le cri de Jésus avait un autre sens. J'en ai suggéré un, que Boris approuve, qui à mon avis, est porteuse d'espérance pour la personne malade de laquelle parle EHE, qui affirme la certitude, même en déréliction, que Dieu ne nous abandonne pas et qu'il est digne de confiance, même dans la mort : "Si quelqu'un croit en moi, même s'il meurt, il vivra". Jésus aurait promis la vie à ceux qui croient, mais aurait lui-même douté? Il aurait manqué de confiance en son Père en plein milieu de son offrande pour le salut de tous? hmmmm.... Pas sur, pas sur.
P.S. : un lien sur la question :
http://nezenlair.unblog.fr/2007/08/26/m ... -lustiger/
À la limite, je me demande si ce n'aurait pas pu être encore une façon d'annoncer sa résurrection et de la promettre, même sur la croix, vu la fin du fameux psaume qui affirme la Réponse de Dieu et le salut obtenu.
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.