Être médecin catholique...
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
-
errare humanum est
- Censor

- Messages : 194
- Inscription : dim. 07 oct. 2007, 13:53
- Localisation : ile de france
Être médecin catholique...
bonjour,
en tant que médecin généraliste je suis amenée quotidiennement à prescrire des contraceptifs oraux, et tenue d'informer mes jeunes patientes sur la pillule dite "du lendemain" (qui est abortive), ainsi que de la prescrire et éventuellement d'orienter vers des centres d'avortements. Quand on sait ce que l'Eglise pense de tout ça, comment je peux tenir mon rôle de médecin, tout en n'étant pas en contradiction? est-ce que en étant prescripteur d'un avortement j'en prend la responsabilité?
je suis convaincue que la loi divine n'est jamais en contradiction avec la loi naturelle puisque Dieu est Amour. j'entend par là que ce qui est réellement bon pour l'homme ne peut s'opposer à la volonté de Dieu. mais je n'arrive pas à en voir la logique sur ces questions.
en tant que médecin généraliste je suis amenée quotidiennement à prescrire des contraceptifs oraux, et tenue d'informer mes jeunes patientes sur la pillule dite "du lendemain" (qui est abortive), ainsi que de la prescrire et éventuellement d'orienter vers des centres d'avortements. Quand on sait ce que l'Eglise pense de tout ça, comment je peux tenir mon rôle de médecin, tout en n'étant pas en contradiction? est-ce que en étant prescripteur d'un avortement j'en prend la responsabilité?
je suis convaincue que la loi divine n'est jamais en contradiction avec la loi naturelle puisque Dieu est Amour. j'entend par là que ce qui est réellement bon pour l'homme ne peut s'opposer à la volonté de Dieu. mais je n'arrive pas à en voir la logique sur ces questions.
Re: Être médecin catholique...
errare humanum est a écrit :bonjour,
en tant que médecin généraliste je suis amenée quotidiennement à prescrire des contraceptifs oraux, et tenue d'informer mes jeunes patientes sur la pillule dite "du lendemain" (qui est abortive), ainsi que de la prescrire et éventuellement d'orienter vers des centres d'avortements. Quand on sait ce que l'Eglise pense de tout ça, comment je peux tenir mon rôle de médecin, tout en n'étant pas en contradiction? est-ce que en étant prescripteur d'un avortement j'en prend la responsabilité?
Bonjour errare humanum est,
Beaucoup de médecins catholiques se retrouvent face à des cas de conscience majeure comme le vôtre. Je sais qu'il existe des regroupements de médecins catholiques pour partager sur ces questions et aider ces médecins, les internes dans les facultés de médecine et la médecine elle-même à avancer. Oui en morale fondamentale, le fait de prescrire un avortement rend le médecin responsable de l'acte.
Comme vous êtes médecin, je vous conseille fortement de rencontrer un spécialiste en théologie morale qui pourrait réellement vous guider adéquatement sur ce sujet si délicat. Rencontrer un prêtre et en parler peut également vous donner des lumières. Comme je ne suis pas de France je ne peux pas vous conseiller d'avantage, mais il ne faudrait pas que vous vous limitiez à en discuter sur les forums de discussions, il faut consulter également des personnes compétentes en Église.
errare humanum est a écrit :je suis convaincue que la loi divine n'est jamais en contradiction avec la loi naturelle puisque Dieu est Amour. j'entend par là que ce qui est réellement bon pour l'homme ne peut s'opposer à la volonté de Dieu. mais je n'arrive pas à en voir la logique sur ces questions.
Voici, tiré d'un autre fil, une réponse concernant le jugement moral en conscience d'un acte humain.
Je sais tout d’abord qu’il y a une règle d’or qu’il ne faut jamais oublier en morale fondamentale catholique et qui doit servir pour juger tous les cas sans exception. On ne doit jamais séparer l’acte (la matière de l’acte) de l’intention (la forme de l’acte). Un acte qui est intrinsèquement mauvais demeurent mauvais malgré les raisons objectivement bonnes que l’on peut y apporter. Supprimer une vie demeure toujours un acte moralement mauvais et est inscrit dans la loi naturelle.
Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: Être médecin catholique...
Bonjour
Je vous recommande vivement de prendre contact (et peut-être d'adhérer) à l'ACIM (Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé). Voici leur site internet : http://www.acimps.org/.
Il me semble que la clause de conscience est reconnue par la Loi Veil et que rien ne vous oblige à prescrire des avortements. Il me semble que la loi vous oblige à rediriger votre patiente vers un médecin qui pourra prescrire l'avortement. Néanmoins, je ne suis pas expert et d'autres pourront mieux vous renseigner (et notamment l'ACIM). Pour les contraceptifs, j'ignore totalement ce qu'il en est. Bref, vous n'êtes pas le seul médecin catholique, et ces questions que vous vous posez, d'autres médecins ont eu à se les poser. Vous devriez essayer de bénéficier de leur expériences et réflexions...
Si vous souhaitez approfondir votre réflexion sur l'avortement et la contraception, n'hésitez pas à ouvrir de nouveaux fils de discussions sur ces thèmes (bien qu'il en existe déjà, notamment sur l'avortement, mais il fait déjà plus de 40 pages et devient donc un peu illisible...)
Que Dieu bénisse les médecins.
Christophe
Je vous recommande vivement de prendre contact (et peut-être d'adhérer) à l'ACIM (Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé). Voici leur site internet : http://www.acimps.org/.
Il me semble que la clause de conscience est reconnue par la Loi Veil et que rien ne vous oblige à prescrire des avortements. Il me semble que la loi vous oblige à rediriger votre patiente vers un médecin qui pourra prescrire l'avortement. Néanmoins, je ne suis pas expert et d'autres pourront mieux vous renseigner (et notamment l'ACIM). Pour les contraceptifs, j'ignore totalement ce qu'il en est. Bref, vous n'êtes pas le seul médecin catholique, et ces questions que vous vous posez, d'autres médecins ont eu à se les poser. Vous devriez essayer de bénéficier de leur expériences et réflexions...
Si vous souhaitez approfondir votre réflexion sur l'avortement et la contraception, n'hésitez pas à ouvrir de nouveaux fils de discussions sur ces thèmes (bien qu'il en existe déjà, notamment sur l'avortement, mais il fait déjà plus de 40 pages et devient donc un peu illisible...)
Que Dieu bénisse les médecins.
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
-
errare humanum est
- Censor

- Messages : 194
- Inscription : dim. 07 oct. 2007, 13:53
- Localisation : ile de france
Re: Être médecin catholique...
Merci pour vos réponse, l'ACIM dont je ne connaissais pas l'existence, me parraît adequat. ça à l'air un peu plus sérieux que les groupes de paroles auxquels j'ai participé jusque là.
Au sujet de la loi Weil, effectivement je ne suis pas obligée de prescrire, d'ailleurs même sans cette loi, du moment qu'il n'y a pas urgence, au point de vue déontologique je ne commet pas de faute en réorientant, mais ce n'est pas mon problème. A partir du moment où j'accepte d'accompagner un patient dans la prise en charge de sa santé, je ne me sentirais pas honnête de l'envoyer voir un autre, de l'abandonner, si c'est uniquement pour ne pas à avoir à accomplir l'acte de la prescription, ça me paraît un peu hypocrite...
bonne nuit!
Au sujet de la loi Weil, effectivement je ne suis pas obligée de prescrire, d'ailleurs même sans cette loi, du moment qu'il n'y a pas urgence, au point de vue déontologique je ne commet pas de faute en réorientant, mais ce n'est pas mon problème. A partir du moment où j'accepte d'accompagner un patient dans la prise en charge de sa santé, je ne me sentirais pas honnête de l'envoyer voir un autre, de l'abandonner, si c'est uniquement pour ne pas à avoir à accomplir l'acte de la prescription, ça me paraît un peu hypocrite...
bonne nuit!
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: Être médecin catholique...
Il existe également une autre association, le Centre Catholique des Médecins Français (C.C.M.F.). Voici le lien vers leur site Internet : http://frblin.club.fr/ccmf/accueil.html
J'ignore en quoi le CCMF et l'ACIM divergent... je vous laisse voir.
Bien à vous
Christophe
J'ignore en quoi le CCMF et l'ACIM divergent... je vous laisse voir.
Bien à vous
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
-
errare humanum est
- Censor

- Messages : 194
- Inscription : dim. 07 oct. 2007, 13:53
- Localisation : ile de france
Re: Être médecin catholique...
Merci Christophe
ça complique bien la vie tout ça...
bonne journée
ça complique bien la vie tout ça...
bonne journée
- Boris
- Tribunus plebis

- Messages : 2428
- Inscription : lun. 21 août 2006, 17:46
- Localisation : France - Centre (28)
Re: Être médecin catholique...
J'ai connu l'année dernière un médecin gynécologue qui s'interdisait de prescrire des contraceptifs.
Votre liberté de conscience vous permet de refuser de tels actes.
Vous parlez de pilule contraceptive et disant clairement que seule la "pilule du lendemain" est concernée par cette définition.
Je vous conseil de regarder dans le dernier Vidal : toutes les pilules micro-dosées sont contraceptives et cancérigène de classe 1 (donc effet reconnu).
Certes le Vidal ne dit pas "contraceptive", mais en décodant les effets de la pilule, on se rend compte qu'elle l'est :
- action sur les trompes, empêchant "l'oeuf" d'aller jusqu'à l'uterus dans le temps imparti
- action sur la muqueuse utérine
Elle est aussi stérilisante (à vie) :
- action sur les glandes cervicales, empêchant la "formation" de glaire cervical féconde et surtout endommageant ces glandes. Or pas de glaire féconde, pas de fécondité naturelle.
...
Faites attention car de nos jours en proposant des pilules micro-dosées, ou des pilules "du lendemain" ou des stérilets (même enduits), vous participez directement à l'avortement et cela amène l'excommunication.
Voyez combien le terrain est glissant et dangereux.
Maintenant que vous êtes informée, ...
Votre liberté de conscience vous permet de refuser de tels actes.
Vous parlez de pilule contraceptive et disant clairement que seule la "pilule du lendemain" est concernée par cette définition.
Je vous conseil de regarder dans le dernier Vidal : toutes les pilules micro-dosées sont contraceptives et cancérigène de classe 1 (donc effet reconnu).
Certes le Vidal ne dit pas "contraceptive", mais en décodant les effets de la pilule, on se rend compte qu'elle l'est :
- action sur les trompes, empêchant "l'oeuf" d'aller jusqu'à l'uterus dans le temps imparti
- action sur la muqueuse utérine
Elle est aussi stérilisante (à vie) :
- action sur les glandes cervicales, empêchant la "formation" de glaire cervical féconde et surtout endommageant ces glandes. Or pas de glaire féconde, pas de fécondité naturelle.
...
Faites attention car de nos jours en proposant des pilules micro-dosées, ou des pilules "du lendemain" ou des stérilets (même enduits), vous participez directement à l'avortement et cela amène l'excommunication.
Voyez combien le terrain est glissant et dangereux.
Maintenant que vous êtes informée, ...
UdP,
Boris
Boris
-
errare humanum est
- Censor

- Messages : 194
- Inscription : dim. 07 oct. 2007, 13:53
- Localisation : ile de france
Re: Être médecin catholique...
Ne confondez pas tout Boris, j'ai cité les contraceptifs, en les distingant à juste titre des abortifs, dans un cas on empêche la vie, dans l'autre on la supprime... ce n'est quand même pas la même chose. je n'ai aps d'idées très claire quand à la position de l'Eglise sur la contraception, en revenche l'avortement c'est assez clair, même pas besoin d'être catho pour le comprendre.
un gynécologue qui ne prescrit pas de contraception, sa me laisse songeuse quant à sa vocation de soignant. c'est quand même une sacré selection!
je vous laisse à votre vidal, bonne journée
un gynécologue qui ne prescrit pas de contraception, sa me laisse songeuse quant à sa vocation de soignant. c'est quand même une sacré selection!
je vous laisse à votre vidal, bonne journée
- Boris
- Tribunus plebis

- Messages : 2428
- Inscription : lun. 21 août 2006, 17:46
- Localisation : France - Centre (28)
Re: Être médecin catholique...
Certes mais vous avez mis la pilule (je sous-entends micro-dosée) hors des abortifs alors que s'en est un.errare humanum est a écrit :Ne confondez pas tout Boris, j'ai cité les contraceptifs, en les distingant à juste titre des abortifs,
Encyclique "Humanae Vitae" de Paul VI, 07/1968.errare humanum est a écrit :je n'ai aps d'idées très claire quand à la position de l'Eglise sur la contraception, en revenche l'avortement c'est assez clair, même pas besoin d'être catho pour le comprendre.
L'Eglise est contre car l'union sexuelle se compose de 2 éléments indissociables : le plaisir (qui unie plus profondément le couple) et la procréation.
Séparer ces 2 aspects de l'union sexuelle, c'est dénaturé cet acte de don.
Pour réguler les naissances, Dieu a mis dans la nature tout ce qu'il faut : le cycle menstruelle de la femme.
La connaissance et la maîtrise de ce cycle permet de réguler les naissances et d'avoir des unions qui ne seront pas fécondes.
Quelle différence avec la contraception ? La contraception cherche dès avant l'union à rompre le lien entre plaisir et procréation et privilégiant le plaisir uniquement. Cette recherche de plaisir tourne plus à une utilisation de l'autre comme objet de plaisir et non comme don total.
Effectivement, le don n'est plus total puisqu'il y manque dès avant l'acte la partie procréative.
Est donc un péché d'utiliser des contraceptifs.
Point rarement souligné :
On entend ici où là que l'acte sexuel ne doit servir QUE pour la procréation. Nous sommes alors dans le même péché mais en dissociant le plaisir et la procréation au profit uniquement de cette dernière.
Refuser le plaisir comme don total de l'un à l'autre lorsque le cycle féminin est en phase inféconde est tout autant un péché contre le couple.
Ce n'est pas lui qui choisit mais ses patientes.un gynécologue qui ne prescrit pas de contraception, ça me laisse songeuse quant à sa vocation de soignant. c'est quand même une sacré sélection !
Il me semble que le métier de gynéco est très loin de se limiter à la contraception ! Ma femme, qui ne prends aucun contraceptif (et moi non plus) va voir de temps en tant un gynéco : en fait à chaque grossesse !
Il ne fait qu'être cohérent entre sa Foi et son métier. Ni plus, ni moins tout simplement mais courageusement.
Il nous invite par son exemple à tous en faire de même ...
UdP,
Boris
Boris
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: Être médecin catholique...
Bonsoir
(D'autre part, n'est-ce pas davantage au gynécologue qu'au généraliste de faire - ou non - ce genre de prescription ?)
Cordialement
Christophe
Est-ce un péché de prescrire des contraceptifs ?Boris a écrit :Est donc un péché d'utiliser des contraceptifs.
(D'autre part, n'est-ce pas davantage au gynécologue qu'au généraliste de faire - ou non - ce genre de prescription ?)
Cordialement
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
- Boris
- Tribunus plebis

- Messages : 2428
- Inscription : lun. 21 août 2006, 17:46
- Localisation : France - Centre (28)
Re: Être médecin catholique...
Je pense que oui : promouvoir l'usage est un mal, donc un péché. La vraie question est véniel ou mortel ?Christophe a écrit :BonsoirEst-ce un péché de prescrire des contraceptifs ?Boris a écrit :Est donc un péché d'utiliser des contraceptifs.
De plus, le péché c'est faire le Mal par opposition au bien. Prescrire un contraceptif est un acte poussant le prochain à commettre le Mal. De plus, il ne peut y avoir aucune raison permettant de prétexter le moindre le Mal : il vaut mieux inciter à l'abstinence et à la réflexion sur l'acte sexuel lui-même.
Pour mémoire, l'Eglise qualifie de bon une action lorsque que le but, le moyen et le contexte sont tous les 3 bons.
- Moyen : la prescription, ce moyen n'est ni bon ni mauvais. Il est trop technique pour tomber sous le coup de la morale.
- But : différer une grossesse, si la raison en est juste, pourquoi pas. Si c'est pour une autre raison (non respect du corps et de la psychologie féminine), il est fort possible que ce soit Mal.
- contexte : le faire de manière artificiel, là on est dans le Mal
Mais quand le gynécologue (ou peut-être la sage-femme, à vérifier) refuse la contre-culture de mort et donc refuse de prescrire des contraceptifs "irresponsabilisants" ?Christophe a écrit :(D'autre part, n'est-ce pas davantage au gynécologue qu'au généraliste de faire - ou non - ce genre de prescription ?)
Il ne reste plus que le généraliste !
Néologisme : "irresponsabilisants" = action de défaire de la responsabilité et de manière presque éducative.
UdP,
Boris
Boris
-
errare humanum est
- Censor

- Messages : 194
- Inscription : dim. 07 oct. 2007, 13:53
- Localisation : ile de france
Re: Être médecin catholique...
non la pillule micro dosée n'est pas un abortif! c'est un contraceptif, retournez vous même à votre vidal!Certes mais vous avez mis la pilule (je sous-entends micro-dosée) hors des abortifs alors que s'en est un.
- Boris
- Tribunus plebis

- Messages : 2428
- Inscription : lun. 21 août 2006, 17:46
- Localisation : France - Centre (28)
Re: Être médecin catholique...
Je reprends pour vous les effets de la pilule micro-dosée :errare humanum est a écrit :non la pillule micro dosée n'est pas un abortif! c'est un contraceptif, retournez vous même à votre vidal!Certes mais vous avez mis la pilule (je sous-entends micro-dosée) hors des abortifs alors que s'en est un.
- empêcher le mouvement de trompes : dans le sens "aller" (donc spermatozoïdes) c'est contraceptif, dans le sens "retour" (donc l'ovule fécondé) c'est ABORTIF !
- attaque le système hormonal : effet stérilisant à long terme (ex: femmes ménopausées à 35/40 ans après 15 ans de pilule)
- blocage de l'ovulation : effet contraceptif
- empêche la nidation : effet ABORTIF !
- empêche la production de glaire cervical : effet contraceptif à court terme, endommage les glandes cervicales : effet stérilisant !
Je ne parlerai pas du mode de vie que cela incite.
UdP,
Boris
Boris
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: Être médecin catholique...
Salut Boris
N'y a-t-il pas des cas où un médecin prescrit des contraceptifs pour réguler un cycle menstruel, pour éviter une conception qui aboutirait à un avortement, ou des préservatifs pour éviter une contamination ? Evidemment, le mieux serait que tout le monde soit chaste, que tout le monde accueil la vie sans états d'âmes, etc. Mais d'une part, tout le monde ne l'est pas ; et d'autre part, le médecin ne fait pas profession de moraliste. Tout au plus le médecin peut-il s'enquérir des circonstances, des motivations de ses patients, etc. Mais ensuite, il est face à sa conscience : il lui faut faire au mieux dans une situation donnée. Et le mieux, ce n'est pas toujours de se donner bonne conscience en refusant de se salir les mains, en vivant dans un monde fantasmé de pureté. Ce que je veux dire, c'est que prescrire un contraceptif, ce n'est pas commettre la fornication. Et face à un-e patient-e décidé-e à avoir des relations sexuelles irresponsables et à avorter en cas de conception "inopportune", il est peut-être préférable d'éviter que cela ne débouche sur un avortement ou une contamination... Le mieux est l'ennemi du bien, dit le proverbe.
Plus que vos certitudes, Boris, j'aurai aimé un texte magistériel traitant de l'éthique médical. Ou à défaut, vos réflexions sont les bienvenues, mais en les présentant pour ce qu'elles sont, ni plus ni moins : des opinions personnelles.
Amicalement
Christophe
Sur ce point, vous avez raison. Mais prescrire un contraceptif, est-ce toujours promouvoir la contraception ?Boris a écrit :Je pense que oui : promouvoir l'usage est un mal, donc un péché.
N'y a-t-il pas des cas où un médecin prescrit des contraceptifs pour réguler un cycle menstruel, pour éviter une conception qui aboutirait à un avortement, ou des préservatifs pour éviter une contamination ? Evidemment, le mieux serait que tout le monde soit chaste, que tout le monde accueil la vie sans états d'âmes, etc. Mais d'une part, tout le monde ne l'est pas ; et d'autre part, le médecin ne fait pas profession de moraliste. Tout au plus le médecin peut-il s'enquérir des circonstances, des motivations de ses patients, etc. Mais ensuite, il est face à sa conscience : il lui faut faire au mieux dans une situation donnée. Et le mieux, ce n'est pas toujours de se donner bonne conscience en refusant de se salir les mains, en vivant dans un monde fantasmé de pureté. Ce que je veux dire, c'est que prescrire un contraceptif, ce n'est pas commettre la fornication. Et face à un-e patient-e décidé-e à avoir des relations sexuelles irresponsables et à avorter en cas de conception "inopportune", il est peut-être préférable d'éviter que cela ne débouche sur un avortement ou une contamination... Le mieux est l'ennemi du bien, dit le proverbe.
Plus que vos certitudes, Boris, j'aurai aimé un texte magistériel traitant de l'éthique médical. Ou à défaut, vos réflexions sont les bienvenues, mais en les présentant pour ce qu'elles sont, ni plus ni moins : des opinions personnelles.
Amicalement
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: Être médecin catholique...
Tant que j'y suis, voici un lien vers le site du Centre d'Ethique Médicale : http://cem.icl-lille.fr/
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot] et 7 invités
