Métazét a écrit :Objection n°3 : Pourquoi serait-ce un mal de s'aimer soi-même ? Ne dit-on pas que pour aimer les autres il faut s'aimer soi-même et qu'il faut aimer son prochain comme soi-même ? Charles,
dans un autre fil, ne dit pas le contraire :
Charles a écrit :Vous commencez par une contradiction, car la morale implique la relation, qu'elle soit à soi-même ou à un autre : "Les sentiments affectifs que nous ressentons à l'égard de nos amis, et les caractères qui servent à définir les diverses amitiés semblent bien dériver des relations de l'individu avec lui-même. (...) il est avec son ami dans une relation semblable à celle qu'il entretient avec lui-même (car l'ami est un autre soi-même)." (Aristote, Eth. Nic, IX, 5) et "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Mt 22, 39).
L'amour de soi qui est le modèle de l'amour de l'autre selon Aristote est un amour qui veut le bien. C'est l'attention que se porte à lui-même
un homme droit qui est le modèle de l'amitié, pas celle d'un dépravé qui se masturbe, s'alcoolise ou se drogue, et se néglige. Un tel modèle se respecte, se traite avec justice, ne se laisse pas aller à des indignités. Le dépravé, d'ailleurs, n'a pas d'amitié pour lui-même, et il est dans un cercle vicieux : parce qu'il est dépravé, il voit qu'il ne mérite pas d'être bien traité ; parce qu'il se néglige, il devient à ses yeux encore moins digne de sa propre estime.
Ce n'est pas un mal de s'aimer soi-même, mais pour vous est-ce être aimé que de passer la nuit avec une poupée gonflable ? S'aimer soi-même, c'est se faire un bien réel. Celui qui se masturbe ou se drogue ne se fait pas un bien réel, il se donne du plaisir, rien de plus.
Métazét a écrit :(J'étais d'ailleurs assez d'accord avec lui dès le départ mais il a joué sur les mots)
C'est tout ce que vous avez trouvé comme argument ?
Métazét a écrit : On peut se masturber juste pour se faire du bien sans se prendre pour la réincarnation d'Appolon.
Pour vous bien=plaisir ?
Métazét a écrit :Si à l'issu d'un raisonnement qui a toutes les garanties de la validité (formelle et matérielle), une prétendue vérité de foi se trouve contredite, on peut donc être sûr que ce n'est pas une vérité de foi, et cela selon vos propres critères.
Ce "raisonnement" se fait attendre... jusque là vos écrits se caractérisent surtout par une absence de "rationalité" assez remarquable.
Métazét a écrit :Mon raisonnement ne fait que suivre au plus près les normes du raisonnement logique
Vous claironnez que votre "raisonnement ne fait que suivre au plus près les normes du raisonnement logique", mais dans vos textes vous enfilez les paralogismes les uns à la suite des autres.