Merci Apatride, c'est vraiment passionnant de suivre les autres nouveaux dans leur propre découverte de la vie de foi. Plus vous irez à la messe, plus la même chose se reproduira rituellement, plus vous vous sentirez bien, chez vous.
Bonsoir Barban,
Je suis un peu dans le même cas que vous : il y a encore 3 ans j'étais proche du milieu anar, zadiste convaincue, bouffeuse de curé, tout en gravitant dans les milieux de l'art contemporain hyper branché (je suis artiste). Autant dire que moi et l'Église ça faisait deux, et pas pour les bonnes raisons.
Quand j'en ai eu assez de me sentir de plus en plus haineuse (pourtant je ne suis pas une violente), après les attentats de Paris en janvier 2015, j'ai décidé de réagir et de voir comment ce Jésus qui me semblait si mystérieusement chétif pour un Dieu pouvait me sortir de l'ornière.
J'ai lu les Evangiles, saint Jean de la Croix, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Thérèse de Lisieux), sainte Thérèse de Jésus (Thérèse d'Avilà), Angèle de Foligno, pour me retrouver ensuite dévorant le Catéchisme de l'Église Catholique. Puis les messes (d'abord selon la forme dite "ordinaire" puis plus récemment selon la forme dite "extraordinaire"), qui m'ont vite mis les pieds à l'étrier.
Quel bonheur de laisser tomber la haine, de ne plus regarder/juger les gens comme appartenant à des masses indifférenciées, quelle joie d'apprendre à essayer de regarder chaque personne comme Jésus pourrait le regarder lui-même, cravate ou guenilles, quel bonheur de ne plus haïr les gens mais seulement leurs actes qui disent la souffrance de la séparation d'avec Dieu...
Moi aussi je me disais qu'il me serait impossible de frayer en religion avec certaines personnes, mais parfois il faut vraiment se dessaisir de soi-même, renoncer à ce qu'on croyait être notre identité et qui compte peu au regard de ce que la foi peut offrir. J'ai toujours eu beaucoup de mal avec ce que l'on nomme la bourgeoisie et il faut bien admettre que malheureusement sur les bancs des églises le petit peuple que j'aime tant n'est pas très nombreux, mis à part chez les plus anciens. Mais quand on arrête de s'arc-bouter et de nourrir des préjugés selon l'esprit du monde, qu'on se laisse aller à la bienveillance, je vous assure que pour l'amour de Dieu on peut être heureux avec toute personne ; et savoir que cette même personne aime aussi follement le Christ, c'est une joie immense !
La conversion c'est vraiment le moment où on se laisse retourner sans dessus-dessous par l'amour de Dieu.
