je reviens dans ce forum afin de trouver des éclairages par rapport à une situation délicate sur l'homosexualité.
Mariée depuis 15 ans ( précédés de 4 ans de concubinage) avec un homme qui ne me désire plus depuis la naissance de nos jumelles ( qui vont sur leurs 14 ans maintenant...ça grandit vite !) je suis étonnée de le voir quelquefois avoir des propos "gay-friendly" en contradiction avec la "sympathie pour l'église catholique" qu'il dit avoir.
Je suis tout aussi étonnée de le voir défendre des gays de mon entourage familial alors que j'ai pris de très larges distances avec eux du fait de leur militantisme agressif et d 'autre part d'une affaire de corruption (j'avais é voqué cela il y 8 ans, corruption et pédophilie, j'ai préféré prendre la fuite).
Il règne en effet dans ma famille d'origine athée un climat d'une part très militant d'autre part malsain et peu respectueux. Pendant de longues années mes parents faisaient du militantisme pro gay avec mon frère et son pacsé. Ils ont aussi des convictions "libération sexuelle" et pas de pudeur entre eux , c'est vraiment trop limite.J'ai beaucoup souffert de leur éducation "gender" avant la lettre et de leur superbe mépris des femmes réelles ( pas les stars et les carriéristes, non, les madame Toulemonde).
Mon mari n'en a pas été dérangé alors que je ressentais au contraire un profond malaise quand nous allions en vacances chez eux. Mon mari m'a souvent reproché ce malaise et il m'a accusé de "mépriser les homosexuels" . Il disait que je voulais prendre des distances "parce qu'ils sont homos" alors que c'est beaucoup plus leur manque de respect, leur militantisme culpabilisant qui me fait fuir.
Nous avons eu dernièrement une dispute car il avait dit que l'amour entre deux hommes tels que mon frère et son pacsé ( pour lesquels il semble avoir après tant d'années d'absence une vive sympathie) c'est comme l'amour entre homme et femme, du moment qu'on s'aime, etc. et qu'ils s'aiment sincèrement.
J'étais étonnée.
Marié devant Dieu, non croyant, mon mari va, depuis cette année, dans une "Equipe Notre-Dame" avec moi car il s'est déclaré d'accord avec cette démarche. Il voulait en effet, suite à de nombreuses infidélités( les siennes) que je trouve une solution pour sauver notre couple qu'il disait en danger. J'ai donc proposé les Equipes.
Je pensais donc "logiquement" que mon conjoint était à peu près d'accord sur ce que dit le magistère de l'Eglise à propos de la sexualité, du mariage, de l'homosexualité.
J'ai rappelé calmement ce que dit l'Eglise : la personne ne se réduit pas à ses penchants sexuels, l'Eglise ne "juge" pas "les homosexuels" mais désapprouve les actes homosexuels qui sont un péché ( un acte non-ordonné). La personne se distingue de ses actes et peut les regretter. Par conséquent on ne " juge" pas le prochain.
J'ai rappelé qu' il ne pourrait y avoir de sacrement du mariage pour deux hommes. Mon frère et son pacsé ne sont pas dans l'amour en Vérité, ils font des actes qui sont des péchés. Mon mari a dit "personne ne peut imposer une définition de ce qu'est l'amour, je n'i pas besoin de cette définition, ton frère et son mec s'aiment et toi, tu es intolérante et orgueilleuse !"
Mon mari est entré dans une grande colère et m'a accusée de m'être trouvé, avec la Foi, des "explications confortables pour croire que j'avais tout bon et que les autres et lui aussi ont tout faux".
Il essaie de me forcer à refréquenter ma famille alors que les faits passés le déconseillent beaucoup ( je n'ai pas confiance en eux, risque pour nos enfants notamment, militantisme, fausse doctrine)
Mon mari estime aussi que je suis obligée de fréquenter un de nos amis qui est homosexuel.
D'accord pour l'ami ( avec lui de toutes façons je n'évoque pas ces sujets qui fâchent, on se voit, on fait des randonnées, on cause littérature et cinéma) mais j'ai tenu à mes convictions et j'ai dit : "voilà, moi c'est cela que je crois, j'aime bien notre ami B... mais je tiens à mes convictions"
Mon mari m'a violemment rejetée, il a pris des distances et s'est montré très froid les jours qui ont suivi.
J'ai prié pour lui.
Maintenant la paix est revenue mais j'ai toujours ce questionnement
Je me suis sentie très destabilisée.
Que dois-je faire pour rester dans l'amour du prochain, de mon conjoint, sans me trahir, en restant fidèle à ce que veut Dieu ?
Mon mari a même ajouté "ton virage vers le Christianisme un jour va nous éloigner l'un de l'autre".
Mais jamais je ne me suis sentie aussi bien, aussi libre, que depuis ma conversion. C'est comme si je me sentais soudain aimée, autorisée à vivre ( je ne sais pas décrire ça).
Aidez-moi car je ne sais que faire ni que penser



