ce n'est pas évident ! Il s'est contenté de jouer l'indicateur: Il a renseigné les autorités sur l'endroit où se trouvait Jésus à un moment donné. S'il ne l'avait pas fait, les dites autorités auraient seulement mis la main sur Jésus en une autre occasion, plus tard !Luciola a écrit : , son rôle est fondamentale.
Judas
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Re: Et Judas ...?
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Re: Et Judas ...?
Mais l'important n'est pas de savoir si les autorités pouvaient trouver un autre moyen de le capturer, mais de voir ce qui s'est historiquement passé. C'est Judas qui est le délateur, le traître, pas un autre.Ignotus a écrit : ce n'est pas évident ! Il s'est contenté de jouer l'indicateur: Il a renseigné les autorités sur l'endroit où se trouvait Jésus à un moment donné. S'il ne l'avait pas fait, les dites autorités auraient seulement mis la main sur Jésus en une autre occasion, plus tard !
Imaginez que l'on dise que tel résistant a été dénoncé par Jean Durand puis capturé par la Gestapo puis torturé à mort.
On peut dire : si Jean Durand ne l'avait pas dénoncé il aurait pu être arrêté un autre jour lors de ses activités clandestines.
Ou alors : c'est la dénonciation de Jean Durand qui a conduit à l'arrestation et la mort du résistant.
Pour moi Jean Durand est coupable.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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St François d'Assise
Judas
Bonjour,
Judas était-il un démon ou Satan est entré en lui ?
Jean 6:70 "Jésus leur répondit: N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l'un de vous est un démon!"
Luc 22:3 "Or, Satan entra dans Judas, surnommé Iscariot, qui était du nombre des douze."
Car c'est l'un ou l'autre n'est-ce pas ? Les démons sont des êtres qui travaillent pour Satan il me semble, donc aucun intérêt pour Satan d'entrer dans un démon.
Judas était-il un démon ou Satan est entré en lui ?
Jean 6:70 "Jésus leur répondit: N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l'un de vous est un démon!"
Luc 22:3 "Or, Satan entra dans Judas, surnommé Iscariot, qui était du nombre des douze."
Car c'est l'un ou l'autre n'est-ce pas ? Les démons sont des êtres qui travaillent pour Satan il me semble, donc aucun intérêt pour Satan d'entrer dans un démon.
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Re: Judas, un démon ?
Bonjour,
les démons ne s'incarnent pas.
Donc Judas n'était pas un démon, mais bien un homme.
les démons ne s'incarnent pas.
Donc Judas n'était pas un démon, mais bien un homme.
-
YohYoh
- Barbarus

Re: Judas, un démon ?
Moi je suis persuadé qu'un homme suffit pour être un démon, il y a des hommes qui ressemblent à des démons et c'est comme ça.
Par exemple, il y a des malades mentaux fort physiquement avec "un certain pouvoir" qui ne sont pas handicapés par leur maladie. Par exemple, je suis un enfant perturbé, agressif, sale, attardé, pervers, (un troll), je porte en moi une maladie mentale, mais c'est pas dit que je sois faible, au contraire je pourrais par exemple avoir comme pouvoir de vivre dans les égouts sans en tomber malade. Je fais une grosse caricature de la réalité, mais pour moi elle est comme ça, un homme avec une mauvaise personnalité peut avoir un don maléfique lié à sa mauvaise personnalité, il a scellé un pacte avec un démon au lieu d'une bénédiction, il ressemble au démon d'une manière consciente et sans être possédé. Par exemple j'élève des mouches dans de la merde comme Bélzébuth et en même temps j'ai le corps d'un streepteaser parce que j'ai un pouvoir charnel, je soumets sexuellement (encore le troll). A vous de décider de voir les choses d'une manière spirituelle ou non.
Maintenant Juda pourrait être les deux, à la fois un homme démon et à la fois que Satan soit entré en lui en même temps. On pourrait s'imaginer qu'il avait vendu son âme au diable, qu'il était devenu un zombie manipulé par la voix de Satan dans sa tête, qu'il soit à la fois un vampire, à la fois le bras de Satan. Qu'il n'était en fait qu'un pantin schizophrène sous les ordres de son inconscient représenté par Satan. Donc que Judas serait la preuve qu'être un homme suffit à être un démon, et qu'il y a un démon qui serait à jamais manipulé par Satan, le zombie, donc c'est tout à la fois.
Par exemple, il y a des malades mentaux fort physiquement avec "un certain pouvoir" qui ne sont pas handicapés par leur maladie. Par exemple, je suis un enfant perturbé, agressif, sale, attardé, pervers, (un troll), je porte en moi une maladie mentale, mais c'est pas dit que je sois faible, au contraire je pourrais par exemple avoir comme pouvoir de vivre dans les égouts sans en tomber malade. Je fais une grosse caricature de la réalité, mais pour moi elle est comme ça, un homme avec une mauvaise personnalité peut avoir un don maléfique lié à sa mauvaise personnalité, il a scellé un pacte avec un démon au lieu d'une bénédiction, il ressemble au démon d'une manière consciente et sans être possédé. Par exemple j'élève des mouches dans de la merde comme Bélzébuth et en même temps j'ai le corps d'un streepteaser parce que j'ai un pouvoir charnel, je soumets sexuellement (encore le troll). A vous de décider de voir les choses d'une manière spirituelle ou non.
Maintenant Juda pourrait être les deux, à la fois un homme démon et à la fois que Satan soit entré en lui en même temps. On pourrait s'imaginer qu'il avait vendu son âme au diable, qu'il était devenu un zombie manipulé par la voix de Satan dans sa tête, qu'il soit à la fois un vampire, à la fois le bras de Satan. Qu'il n'était en fait qu'un pantin schizophrène sous les ordres de son inconscient représenté par Satan. Donc que Judas serait la preuve qu'être un homme suffit à être un démon, et qu'il y a un démon qui serait à jamais manipulé par Satan, le zombie, donc c'est tout à la fois.
Re: Judas, un démon ?
Sainte Maria d'Agreda (mystique espagnole dont la vie fut miraculaeuse) a écrit les visions qu'elle a eu de la vie du Christ ( et par extension, des apôtres, de sa Mère...).
Sa façon de décrire Judas intérieurement est fine. Il avait envie d'argent, de pouvoir, de vie facile... et plusieurs fois il mentait sur ses mauvaises actions, il voulait tenir la bourse du groupe pour mieux détourner de l'argent... En fait, comme apôtre il recevait des grâces fabuleuses, des lumières sur le bien et il choisissait lui-même le mal car son esprit et son cœur l'y poussait. Il prenait la gentillesse pour de la faiblesse. Les démons n'avaient qu'à incliner son coeur.
Extrait de Maria d'Agreda, Judas est décrit comme vrai homme qui succombe au mal, poussé par des démons :
(Les démons) "s'adressèrent en premier lieu à Judas, et par de nouvelles suggestions ils tâchèrent de le dissuader de la vente de son divin Maître, qu'il avait déjà conclue. (Satan comprenant que Jésus est Fils de Dieu, tente d'empêcher la Passion)
Et comme il ne se décidait point à renoncer à son entreprise, le démon lui apparut sous une forme sensible, et fit tous ses efforts pour le persuader de ne plus songer à ôter la vie à Jésus-Christ par la main des pharisiens. Connaissant l'avarice insatiable du perfide disciple, il lui offrit beaucoup d'argent, afin qu'il ne le livrât pas à ses ennemis. De sorte que Lucifer se donna plus de peine en cette circonstance que lorsqu'il l'avait auparavant porté à vendre son doux et divin Maître.
Mais, hélas ! que la misère humaine est grande ! Le démon, qui avait déterminé Judas à lui obéir pour le mal, fut impuissant lorsqu'il voulut le faire reculer.
C'est que la force de la grâce que ce malheureux avait perdue ne secondait pas l'intention de l'ennemi, et sans ce divin secours, tous les raisonnements, toutes les impulsions du dehors ne sauraient amener une âme à quitter le péché et à suivre le véritable bien. Il n'était pas impossible à Dieu de porter à la vertu le coeur de ce disciple infidèle, mais la sollicitation du démon qui lui avait fait perdre la grâce, n'était pas un moyen convenable pour la lui faire recouvrer.
Et le Seigneur avait de quoi justifier la cause de son équité ineffable s'il ne lui donnait pas d'autres secours, puisque Judas était arrivé à une si grande obstination même dans l'école de notre divin Maître, en résistant si souvent à sa doctrine, à ses inspirations et à ses faveurs, en méprisant avec une effroyable témérité ses conseils paternels, ceux de sa très-douce Mère, l'exemple de leur sainte vie, leur conversation, et les vertus de tous les autres apôtres.
D'impie disciple avait tout repoussé avec une opiniâtreté plus grande que celle d'un démon, et que Celle d'un homme qui est libre de faire le bien ; il se précipita comme un forcené dans la carrière du mal; et il alla si loin, que la haine qu'il avait conçue contre son-Sauveur et contre la Mère de miséricorde le rendit incapable de chercher cette même miséricorde, indigne de la lumière nécessaire pour distinguer la même lumière, et comme insensible même à la raison et à la loi naturelle, qui auraient suffi pour le détourner de persécuter l'innocent dont les mains libérales l'avaient comblé de bienfaits.
Grande leçon pour la fragilité et la folie des hommes, qui sont exposés à tomber et à périr dans de semblables périls, parce qu'ils ne les craignent pas, et à donner à leur tour l'exemple d'une chute si malheureuse et si déplorable.
Et quand le perfide Judas vit notre divin Maître, si maltraité et si outragé, souffrir en silence tous les coups et tous les blasphèmes avec la douceur et la patience les plus admirables, il commença à réfléchir sur sa propre trahison, reconnaissant qu'elle seule était cause qu'un homme si innocent, et de qui il avait reçu tant de faveurs, fût si injustement traité avec cette odieuse cruauté.
Il se souvint des miracles, de la doctrine et des bienfaits de cet adorable Seigneur; il se représenta aussi l'indulgence et la charité dont la bienheureuse Marie avait usé à son égard, les soins qu'elle avait pris pour le ramener, et la malice obstinée avec laquelle il avait offensé et le Fils et la Mère pour l'intérêt le plus vil; et alors tous les péchés qu'il avait commis se présentèrent devant lui comme un chaos impénétrable et comme une montagne inaccessible.
Judas s'était, comme je l'ai fait remarquer, rendu entièrement indigne de recouvrer la divine grâce lorsqu'il livra notre adorable Sauveur par un baiser.
Et quoiqu'il fût, par les secrets jugements du Très-Haut, dans la main de son conseil, il put encore, la justice et l'équité divine le permettant, faire ces considérations avec le secours de la raison naturelle et su moyen des suggestions de Lucifer lui-même, qui ne l'abandonnait point.
Et assurément le perfide apôtre raisonnait juste dans toutes les réflexions qu'il faisait; mais comme c'était le père du mensonge qui lui montrait ces vérités, il les accompagnait d'autres propositions fausses et malicieuses, afin qu'il se crût dans l'impossibilité de recevoir le remède et qu'il tombât dans le désespoir, comme il arriva.
Lucifer excita dans son coeur une vive douleur de ses péchés, mais non par de bous motifs ni par le regret d'avoir offensé la vérité divine, mais pour le déshonneur dont il s’était couvert aux yeux des hommes, et pour la punition qu'il craignait de la part d'un maître puissant en miracles, et à laquelle aucune retraite ne saurait le soustraire sur la terre, parce que partout le sang du Juste crierait contre lui.
Toutes ces pensées et plusieurs autres que le démon lui envoya le jetèrent dans la confusion, dans les ténèbres, et dans des accès de rage contre lui-même.
Et, quittant l'assemblée, il voulut monter au faite de la maison des pontifes pour s'en précipiter, mais ce ne lui fut pas possible.
Il s'élança dans les rues, et, comme une bête en fureur, il se mordait le poing, se meurtrissait la tête et s'arrachait les cheveux, vomissant contre lui-même les plus horribles malédictions et se proclamant le plus misérable des hommes.
Lucifer, le voyant si éperdu, lui proposa d’aller trouver les prêtres et de leur rendre leur argent après avoir avoué son crime. Judas le fit aussitôt, et leur dit à haute voix ces paroles : J'ai péché, parce que j'ai livré le sang de l'innocent.
Mais eux, qui n'étaient pas moins endurcis, lui dirent qu'il devait y avoir bien pensé auparavant. L'intention du démon était d'empêcher, s'il eût pu, la mort de notre Seigneur Jésus-Christ, pour les raisons que j'ai dites et pour celles que je dirai dans la suite.
Par cette réponse si brusque et si cruelle que lui firent les princes des prêtres, le traître disciple acheva de perdre toute espérance, convaincu qu'il lui serait impossible d'empêcher la mort de son Maître.
Le démon s'imagina aussi la même chose, quoiqu'il fit de nouvelles tentatives par le moyen de Pilate. Mais, comme il n'attendait plus rien de Judas en ce monde, il augmenta son chagrin et son désespoir, et lui persuada de s'ôter lui-même la vie pour éviter de plus grandes peines. Judas accueillit ce funeste conseil, et, étant sorti de la ville il se pendit à un arbre sec, devenant homicide de lui-même après avoir été déicide de son Créateur.
Cette mort malheureuse de Judas eut lieu le vendredi-même de la passion, à midi, et avant que notre Sauveur mourût; parce qu'il n'était pas convenable que l'affreuse mort de ce traître coïncidât avec celle de Jésus-Christ et avec la consommation de la rédemption , qu'il avait méprisée avec tant de malice.
Les démons s'emparèrent de l'âme de Judas et la menèrent dans l'enfer; quant à son corps, il resta pendu, et ses entrailles crevèrent et se répandirent : éclatante punition de la trahison de cet infâme disciple, dont furent vivement frappés tous ceux qui en furent témoins. Le corps demeura trois jours attaché à l'arbre. Pendant ce temps-là les Juifs entreprirent de l'ôter de cette potence et de l'enterrer secrètement, parce que ce spectacle causait une grande confusion aux prêtres et aux pharisiens, qui ne pouvaient
point récuser ce témoignage de leur méchanceté; mais en dépit de leurs efforts, ils ne purent parvenir à détacher le cadavre, jusqu'à ce que, les trois jours écoulés, les démons eux-mêmes l'ôtèrent de l'arbre par la permission de la justice divine , et l'emportèrent pour le réunir à son âme, afin que le malheureux Judas reçût dès lors et à jamais au fond des abîmes éternels, en corps et en rime, le châtiment dû à son péché.
Et comme ce qui m'a été révélé des justes supplices infligés au perfide disciple est un digne sujet de terreur et d'étonnement, je le dirai avec les détails dans lesquels il m'a été prescrit d'entrer. Entre les gouffres obscurs qui se trouvent dans les abîmes de l'enfer, il y en avait un fort grand, où les tourments étaient beaucoup plus rigoureux que dans les autres, et oit il n'y avait aucun damné, parce que les démons n'avaient encore. pu y précipiter aucune âme, malgré tous les efforts qu'ils avaient faits depuis Caïn jusqu'à ce jour-là. Tout l'enfer s'étonnait de cette impossibilité dont il ignorait le secret , jusqu'à ce qu'y fût arrivée l'âme de Judas; car les démons purent facilement la précipiter dans cet effroyable gouffre, auparavant inhabité. La raison en était que dès la création du monde ce lien, oit toutes les peines étaient redoublées, fut destiné pour les mauvais chrétiens qui, après avoir reçu le baptême, se damneraient pour n'avoir pas profité des sacrements, de la doctrine, de la passion et de la mort du Rédempteur, et de l'intercession de sa très-sainte Mère. Et comme Judas fut le premier qui participa avec tant d'abondance à ces bienfaits pour son salut, s'il eût voulu s'en servir, et qui les méprisa avec tant d'obstination, il fut aussi le premier qui entra dans ce lieu épouvantable et qui éprouva les tourments réservés pour lui et pour tous ceux qui l'imiteront.
II m'a été expressément enjoint d'écrire ce mystère pour l'instruction de tous les chrétiens, et surtout des prêtres, des prélats et des religieux, qui fréquentent et reçoivent plus souvent le sacré corps et le précieux sang de notre Seigneur Jésus-Christ, et qui, par les obligations de leur état, sont plus étroitement attachés à son service.
Que ne puis-je, afin de n'essuyer moi-même aucun reproche , trouver des paroles et des raisons assez fortes pour en donner une juste idée et réveiller une trop commune insensibilité
Je voudrais que cet exemple nous profitât à tous, et qu'il nous apprît à craindre la punition qui attend tous les mauvais chrétiens, chacun selon son état. Les démons tourmentèrent Judas avec une cruauté inconcevable, pour se venger de ce qu'il avait persisté dans la résolution de vendre son divin Maître, par la passion et par la mort duquel ils devaient être vaincus et privés de l'empire du monde. Ils en connurent une nouvelle rage contre notre Sauveur et contre la très-sainte Mère, et ils l'exercent, autant qu'il leur est permis, sur tous ceux qui imitent le traître disciple, et qui méprisent comme lui la doctrine évangélique, les sacrements de la loi de grâce et le fruit de la rédemption.
Il est bien juste que ces esprits de ténèbres fassent ressentir toute leur fureur aux membres du
corps mystique de l'Église qui, loin de s'être unis à leur chef Jésus-Christ, s'en sont volontairement séparés, et ont mieux aimé se livrer à eux, qui l'abhorrent et le maudissent avec un orgueil et une haine implacable, et qui, comme instruments de la justice divine, punissent impitoyablement les ingratitudes que ceux qui ont été rachetés commettent contre leur Rédempteur.
Un autre passage raconte au moment où le mauvais larron descend en enfer, qu'il se retrouve au même endroit que judas, ils décident alors tous deux, sous les menaces et la terreur que leur inspire les démons, de tourmenter eux aussi les hommes afin d'en gagner un maximum aux enfers. En cela on peut dire que Judas est semblable à un démon. Les exorcistes eux-même rencontrent Judas parfois au cours des possessions, et ils attestent que les âmes irrémédiablement tombées dans le mal, les âmes damnées donc, sont semblables aux démons. Mais pas semblables en force.
J'aime beaucoup les écrits de Sainte Maria d'Agreda : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saint ... /index.htm
Sa façon de décrire Judas intérieurement est fine. Il avait envie d'argent, de pouvoir, de vie facile... et plusieurs fois il mentait sur ses mauvaises actions, il voulait tenir la bourse du groupe pour mieux détourner de l'argent... En fait, comme apôtre il recevait des grâces fabuleuses, des lumières sur le bien et il choisissait lui-même le mal car son esprit et son cœur l'y poussait. Il prenait la gentillesse pour de la faiblesse. Les démons n'avaient qu'à incliner son coeur.
Extrait de Maria d'Agreda, Judas est décrit comme vrai homme qui succombe au mal, poussé par des démons :
(Les démons) "s'adressèrent en premier lieu à Judas, et par de nouvelles suggestions ils tâchèrent de le dissuader de la vente de son divin Maître, qu'il avait déjà conclue. (Satan comprenant que Jésus est Fils de Dieu, tente d'empêcher la Passion)
Et comme il ne se décidait point à renoncer à son entreprise, le démon lui apparut sous une forme sensible, et fit tous ses efforts pour le persuader de ne plus songer à ôter la vie à Jésus-Christ par la main des pharisiens. Connaissant l'avarice insatiable du perfide disciple, il lui offrit beaucoup d'argent, afin qu'il ne le livrât pas à ses ennemis. De sorte que Lucifer se donna plus de peine en cette circonstance que lorsqu'il l'avait auparavant porté à vendre son doux et divin Maître.
Mais, hélas ! que la misère humaine est grande ! Le démon, qui avait déterminé Judas à lui obéir pour le mal, fut impuissant lorsqu'il voulut le faire reculer.
C'est que la force de la grâce que ce malheureux avait perdue ne secondait pas l'intention de l'ennemi, et sans ce divin secours, tous les raisonnements, toutes les impulsions du dehors ne sauraient amener une âme à quitter le péché et à suivre le véritable bien. Il n'était pas impossible à Dieu de porter à la vertu le coeur de ce disciple infidèle, mais la sollicitation du démon qui lui avait fait perdre la grâce, n'était pas un moyen convenable pour la lui faire recouvrer.
Et le Seigneur avait de quoi justifier la cause de son équité ineffable s'il ne lui donnait pas d'autres secours, puisque Judas était arrivé à une si grande obstination même dans l'école de notre divin Maître, en résistant si souvent à sa doctrine, à ses inspirations et à ses faveurs, en méprisant avec une effroyable témérité ses conseils paternels, ceux de sa très-douce Mère, l'exemple de leur sainte vie, leur conversation, et les vertus de tous les autres apôtres.
D'impie disciple avait tout repoussé avec une opiniâtreté plus grande que celle d'un démon, et que Celle d'un homme qui est libre de faire le bien ; il se précipita comme un forcené dans la carrière du mal; et il alla si loin, que la haine qu'il avait conçue contre son-Sauveur et contre la Mère de miséricorde le rendit incapable de chercher cette même miséricorde, indigne de la lumière nécessaire pour distinguer la même lumière, et comme insensible même à la raison et à la loi naturelle, qui auraient suffi pour le détourner de persécuter l'innocent dont les mains libérales l'avaient comblé de bienfaits.
Grande leçon pour la fragilité et la folie des hommes, qui sont exposés à tomber et à périr dans de semblables périls, parce qu'ils ne les craignent pas, et à donner à leur tour l'exemple d'une chute si malheureuse et si déplorable.
Et quand le perfide Judas vit notre divin Maître, si maltraité et si outragé, souffrir en silence tous les coups et tous les blasphèmes avec la douceur et la patience les plus admirables, il commença à réfléchir sur sa propre trahison, reconnaissant qu'elle seule était cause qu'un homme si innocent, et de qui il avait reçu tant de faveurs, fût si injustement traité avec cette odieuse cruauté.
Il se souvint des miracles, de la doctrine et des bienfaits de cet adorable Seigneur; il se représenta aussi l'indulgence et la charité dont la bienheureuse Marie avait usé à son égard, les soins qu'elle avait pris pour le ramener, et la malice obstinée avec laquelle il avait offensé et le Fils et la Mère pour l'intérêt le plus vil; et alors tous les péchés qu'il avait commis se présentèrent devant lui comme un chaos impénétrable et comme une montagne inaccessible.
Judas s'était, comme je l'ai fait remarquer, rendu entièrement indigne de recouvrer la divine grâce lorsqu'il livra notre adorable Sauveur par un baiser.
Et quoiqu'il fût, par les secrets jugements du Très-Haut, dans la main de son conseil, il put encore, la justice et l'équité divine le permettant, faire ces considérations avec le secours de la raison naturelle et su moyen des suggestions de Lucifer lui-même, qui ne l'abandonnait point.
Et assurément le perfide apôtre raisonnait juste dans toutes les réflexions qu'il faisait; mais comme c'était le père du mensonge qui lui montrait ces vérités, il les accompagnait d'autres propositions fausses et malicieuses, afin qu'il se crût dans l'impossibilité de recevoir le remède et qu'il tombât dans le désespoir, comme il arriva.
Lucifer excita dans son coeur une vive douleur de ses péchés, mais non par de bous motifs ni par le regret d'avoir offensé la vérité divine, mais pour le déshonneur dont il s’était couvert aux yeux des hommes, et pour la punition qu'il craignait de la part d'un maître puissant en miracles, et à laquelle aucune retraite ne saurait le soustraire sur la terre, parce que partout le sang du Juste crierait contre lui.
Toutes ces pensées et plusieurs autres que le démon lui envoya le jetèrent dans la confusion, dans les ténèbres, et dans des accès de rage contre lui-même.
Et, quittant l'assemblée, il voulut monter au faite de la maison des pontifes pour s'en précipiter, mais ce ne lui fut pas possible.
Il s'élança dans les rues, et, comme une bête en fureur, il se mordait le poing, se meurtrissait la tête et s'arrachait les cheveux, vomissant contre lui-même les plus horribles malédictions et se proclamant le plus misérable des hommes.
Lucifer, le voyant si éperdu, lui proposa d’aller trouver les prêtres et de leur rendre leur argent après avoir avoué son crime. Judas le fit aussitôt, et leur dit à haute voix ces paroles : J'ai péché, parce que j'ai livré le sang de l'innocent.
Mais eux, qui n'étaient pas moins endurcis, lui dirent qu'il devait y avoir bien pensé auparavant. L'intention du démon était d'empêcher, s'il eût pu, la mort de notre Seigneur Jésus-Christ, pour les raisons que j'ai dites et pour celles que je dirai dans la suite.
Par cette réponse si brusque et si cruelle que lui firent les princes des prêtres, le traître disciple acheva de perdre toute espérance, convaincu qu'il lui serait impossible d'empêcher la mort de son Maître.
Le démon s'imagina aussi la même chose, quoiqu'il fit de nouvelles tentatives par le moyen de Pilate. Mais, comme il n'attendait plus rien de Judas en ce monde, il augmenta son chagrin et son désespoir, et lui persuada de s'ôter lui-même la vie pour éviter de plus grandes peines. Judas accueillit ce funeste conseil, et, étant sorti de la ville il se pendit à un arbre sec, devenant homicide de lui-même après avoir été déicide de son Créateur.
Cette mort malheureuse de Judas eut lieu le vendredi-même de la passion, à midi, et avant que notre Sauveur mourût; parce qu'il n'était pas convenable que l'affreuse mort de ce traître coïncidât avec celle de Jésus-Christ et avec la consommation de la rédemption , qu'il avait méprisée avec tant de malice.
Les démons s'emparèrent de l'âme de Judas et la menèrent dans l'enfer; quant à son corps, il resta pendu, et ses entrailles crevèrent et se répandirent : éclatante punition de la trahison de cet infâme disciple, dont furent vivement frappés tous ceux qui en furent témoins. Le corps demeura trois jours attaché à l'arbre. Pendant ce temps-là les Juifs entreprirent de l'ôter de cette potence et de l'enterrer secrètement, parce que ce spectacle causait une grande confusion aux prêtres et aux pharisiens, qui ne pouvaient
point récuser ce témoignage de leur méchanceté; mais en dépit de leurs efforts, ils ne purent parvenir à détacher le cadavre, jusqu'à ce que, les trois jours écoulés, les démons eux-mêmes l'ôtèrent de l'arbre par la permission de la justice divine , et l'emportèrent pour le réunir à son âme, afin que le malheureux Judas reçût dès lors et à jamais au fond des abîmes éternels, en corps et en rime, le châtiment dû à son péché.
Et comme ce qui m'a été révélé des justes supplices infligés au perfide disciple est un digne sujet de terreur et d'étonnement, je le dirai avec les détails dans lesquels il m'a été prescrit d'entrer. Entre les gouffres obscurs qui se trouvent dans les abîmes de l'enfer, il y en avait un fort grand, où les tourments étaient beaucoup plus rigoureux que dans les autres, et oit il n'y avait aucun damné, parce que les démons n'avaient encore. pu y précipiter aucune âme, malgré tous les efforts qu'ils avaient faits depuis Caïn jusqu'à ce jour-là. Tout l'enfer s'étonnait de cette impossibilité dont il ignorait le secret , jusqu'à ce qu'y fût arrivée l'âme de Judas; car les démons purent facilement la précipiter dans cet effroyable gouffre, auparavant inhabité. La raison en était que dès la création du monde ce lien, oit toutes les peines étaient redoublées, fut destiné pour les mauvais chrétiens qui, après avoir reçu le baptême, se damneraient pour n'avoir pas profité des sacrements, de la doctrine, de la passion et de la mort du Rédempteur, et de l'intercession de sa très-sainte Mère. Et comme Judas fut le premier qui participa avec tant d'abondance à ces bienfaits pour son salut, s'il eût voulu s'en servir, et qui les méprisa avec tant d'obstination, il fut aussi le premier qui entra dans ce lieu épouvantable et qui éprouva les tourments réservés pour lui et pour tous ceux qui l'imiteront.
II m'a été expressément enjoint d'écrire ce mystère pour l'instruction de tous les chrétiens, et surtout des prêtres, des prélats et des religieux, qui fréquentent et reçoivent plus souvent le sacré corps et le précieux sang de notre Seigneur Jésus-Christ, et qui, par les obligations de leur état, sont plus étroitement attachés à son service.
Que ne puis-je, afin de n'essuyer moi-même aucun reproche , trouver des paroles et des raisons assez fortes pour en donner une juste idée et réveiller une trop commune insensibilité
Je voudrais que cet exemple nous profitât à tous, et qu'il nous apprît à craindre la punition qui attend tous les mauvais chrétiens, chacun selon son état. Les démons tourmentèrent Judas avec une cruauté inconcevable, pour se venger de ce qu'il avait persisté dans la résolution de vendre son divin Maître, par la passion et par la mort duquel ils devaient être vaincus et privés de l'empire du monde. Ils en connurent une nouvelle rage contre notre Sauveur et contre la très-sainte Mère, et ils l'exercent, autant qu'il leur est permis, sur tous ceux qui imitent le traître disciple, et qui méprisent comme lui la doctrine évangélique, les sacrements de la loi de grâce et le fruit de la rédemption.
Il est bien juste que ces esprits de ténèbres fassent ressentir toute leur fureur aux membres du
corps mystique de l'Église qui, loin de s'être unis à leur chef Jésus-Christ, s'en sont volontairement séparés, et ont mieux aimé se livrer à eux, qui l'abhorrent et le maudissent avec un orgueil et une haine implacable, et qui, comme instruments de la justice divine, punissent impitoyablement les ingratitudes que ceux qui ont été rachetés commettent contre leur Rédempteur.
Un autre passage raconte au moment où le mauvais larron descend en enfer, qu'il se retrouve au même endroit que judas, ils décident alors tous deux, sous les menaces et la terreur que leur inspire les démons, de tourmenter eux aussi les hommes afin d'en gagner un maximum aux enfers. En cela on peut dire que Judas est semblable à un démon. Les exorcistes eux-même rencontrent Judas parfois au cours des possessions, et ils attestent que les âmes irrémédiablement tombées dans le mal, les âmes damnées donc, sont semblables aux démons. Mais pas semblables en force.
J'aime beaucoup les écrits de Sainte Maria d'Agreda : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saint ... /index.htm
Fleuris là où Dieu t'a planté
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Pathos
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- Inscription : dim. 17 avr. 2016, 19:32
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Re: Judas, un démon ?
Merci Galilée,
Oui les écrits de la Vénérable Marie d'Agreda sont une mine d'or.
Oui les écrits de la Vénérable Marie d'Agreda sont une mine d'or.
Une nation n'est pas ce qu'elle pense d'elle même dans le temps mais ce que Dieu pense sur elle dans l'éternité. Soloviev
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Le juge terrible
- Barbarus

Mort de Judas
Ici, Judas meurt par pendaison. De plus, les grands prêtres achètent un champ avec l'argent vicié de Judas pour enterrer les étrangers, ce qui est l'explication du nom donné à ce champ, le champ-du-sang.Matthieu 27:5-8
Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre.
Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. »
Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers.
Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang.
Là, Judas meurt tombant la tête la première, son ventre éclatant dans un domaine, ce qui est l'explication du nom donné à ce domaine, le Domaine-du-Sang.Actes 1:17-19
ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère ;
puis, avec le salaire de l’injustice, il acheta un domaine ; il tomba la tête la première, son ventre éclata, et toutes ses entrailles se répandirent.
Tous les habitants de Jérusalem en furent informés, si bien que ce domaine fut appelé dans leur propre dialecte Hakeldama, c’est-à-dire Domaine-du-Sang.
Ces deux passages sont donc contradictoires à première vue.
Je vais aller à mes hypothèses pour essayer de concilier les deux versions :
Il est dit que Judas alla se pendre. Mais pas qu'il meurt par pendaison. Peut-être en voulant se pendre, a-t-il loupé son coup, et est tombé la tête la première du haut d'un arbre où il essayait de fixer sa corde, puis qu'un rocher saillant lui ouvrit le ventre.
Pour la signification du champ ou du domaine, il est possible que les grands prêtres choisirent d'acheter le champ qu'avait acquis Judas avec ses vols répétés. Judas se serait pendu dans son champ, le champ dit du potier, métier de Judas ?
Mais cette deuxième explication ne m'est pas tout à fait convaincante ...
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Carolus
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Re: Mort de Judas
Merci de votre réflexion, cher Juge.Le juge terrible a écrit : ↑mar. 30 juin 2020, 13:50 Là, Judas meurt tombant la tête la première, son ventre éclatant dans un domaine,
Judas s’est pendu, mais on n’a pas tout de suite trouvé le corps.Le corps peut exploser
Même après avoir été embaumé, le corps continue de se décomposer, mais à un rythme plus lent. Cela pose problème pour les mausolées, qui entreposent les corps au-dessus du sol dans des cercueils scellés.
Si la décomposition produit trop de gaz, cela peut faire exploser le cercueil et répandre des restes humains liquéfiés très malodorants.
https://www.msn.com/fr-ca/sante/vie-pra ... u#image=21
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Le juge terrible
- Barbarus

Re: Mort de Judas
J'y avais pensé aussi effectivement. Que le corps, après s'être pendu, se soit disloqué par le temps. Comme quoi, toujours se fier à sa première intuition.
- PrinceMarciano
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Re: Mort de Judas
Ce récit fait parti de ceux pour lesquels il n'y'a aucun témoin direct.
D'où les variantes à mon avis.
La traditions rapporte aussi : La Légende Dorée du dominicain Jacques de Voragine (1228-1298) rapporte la même tradition concernant la mort de Judas, relayée par Eusèbe de Césarée qui cite Papias d'Hiérapolis, reprise plus tard par Euthyme Zigabène (mort vers 1120) et Théophylacte d'Ohrid (mort après 1126) : Judas aurait survécu à sa pendaison, mais serait devenu affreusement hydropique et aurait fini écrasé par un char pour ensuite, selon ce dernier, « se retrouver au ciel ». Pierre le Chantre (mort en 1197) explique pour sa part que Judas aurait accepté l'argent pour des raisons honorables, sa famille étant dans le besoin.
Le débat sur le salut ou la condamnation de Judas remonte donc aux origines des textes.
D'où les variantes à mon avis.
La traditions rapporte aussi : La Légende Dorée du dominicain Jacques de Voragine (1228-1298) rapporte la même tradition concernant la mort de Judas, relayée par Eusèbe de Césarée qui cite Papias d'Hiérapolis, reprise plus tard par Euthyme Zigabène (mort vers 1120) et Théophylacte d'Ohrid (mort après 1126) : Judas aurait survécu à sa pendaison, mais serait devenu affreusement hydropique et aurait fini écrasé par un char pour ensuite, selon ce dernier, « se retrouver au ciel ». Pierre le Chantre (mort en 1197) explique pour sa part que Judas aurait accepté l'argent pour des raisons honorables, sa famille étant dans le besoin.
Le débat sur le salut ou la condamnation de Judas remonte donc aux origines des textes.
Re: Mort de Judas
J'ai déjà pas mal exprimé sur ce forum mon avis sur ce débat, mais jamais mentionné que s'il "eut mieux valu pour lui de n'être pas né", c'est comme pour moi la preuve qu'il sera au paradis, avec cette "casserole à vie" : même au paradis, les casseroles doivent être inconfortables !
Car Jésus n'a jamais dit cela d'autres qu'il vilipende tant que l'on peut les supposer promis à l'enfer.
Je n'ai pas évoqué et n'évoquerai pas les remords de Judas, qui n'ont rien de tardif, et sa démarche courageuse de restitution (les grands-prêtres auraient pu le prendre mal, le faire fouetter ou le molester, au point où ils en étaient..).
D'autres aussi ont le risque de casseroles "à vue universelle" : Adam et Eve par exemple.
Ou pour les français l'évêque Cauchon...
Car Jésus n'a jamais dit cela d'autres qu'il vilipende tant que l'on peut les supposer promis à l'enfer.
Je n'ai pas évoqué et n'évoquerai pas les remords de Judas, qui n'ont rien de tardif, et sa démarche courageuse de restitution (les grands-prêtres auraient pu le prendre mal, le faire fouetter ou le molester, au point où ils en étaient..).
D'autres aussi ont le risque de casseroles "à vue universelle" : Adam et Eve par exemple.
Ou pour les français l'évêque Cauchon...
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Carolus
- Tribunus plebis

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Re: Mort de Judas
Merci de votre réflexion, cher cmoi.
« Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. »Jn 6, 64 [Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a dit : ] Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.
Est-ce que ceux « qui ne croient pas » seront au paradis
Re: Mort de Judas
Bonjour Carolus,
vous connaissez autant que nous la réponse, n'est-ce pas ?
La vraie difficulté, quand la question se résume à celle que vous posez, par un oui ou un non, c'est de définir ce que c'est que de croire de telle sorte à être sûr que cela suffise pour effectuer le bon tri.
Heureusement, nous n'avons pas à le faire puisque ce ne sera aucun de nous qui aura à le faire, quoique... En tout cas ce ne sera pas selon nos critères actuels, mais avec davantage de lumières.
Car quid de ceux qui n'ont pas entendu parlé du Christ, du moins du vrai Christ, pas de celui dont les messagers se comportent indignement...
L'ivraie s'est mélangée à la bonne semence...
Les évangiles fourmillent sinon de contre-exemples à cette simplification ; ceux qui disent et ne font pas, ceux qui auront fait des miracles en son Nom mais qui seront rejetés, les tièdes, les hypocrites, les menteurs, les adultères, les fourbes, les voleurs, les meurtriers etc. et qui certains ici-bas manifestement "croient" et s'abusent eux-mêmes.
Or il a promis le paradis au "bon" larron... qui n'est appelé bon que parce qu'il le lui a promis... Et nous savons pour quoi, pour quel "petit geste ultime"... Comme quoi tout se passe à une profondeur de coeur à laquelle nous n'accédons pas ordinairement chez souvent nous-mêmes, alors à plus forte raison chez les autres...
Nous ne faisons que présumer... Et modestement agir en conséquence et par devoir, en nous efforçant de ne pas "préjuger"...
C'est aussi pourquoi parfois, cela peut être désespérant, et le "soutien" de discernement qu'apporte votre question sembler inutile...
Pour dépasser cela, il y a que nous devons nous comporter avec nos ennemis comme avec nos amis, mais la crainte que cela ne nous rende fragiles.
Pour pallier cette faiblesse, il y a la foi, mais aussi le constat que parfois, celle-ci n'obtient pas réponse et satisfaction alors que notre supplication nous paraît juste, urgente et incontournable... Alors c'est que nous en manquons... Malgré nos prières, nos efforts vertueux, etc.
Alors permettez-moi de vous poser une autre question : comment accroître notre foi ?
Et aussi ne pas nous tromper de foi, car ici il s'agit de Judas, or son comportement en Mathieu suite à la condamnation du Christ semble indiquer qu'il ne l'avait pas perdue... jamais !
vous connaissez autant que nous la réponse, n'est-ce pas ?
La vraie difficulté, quand la question se résume à celle que vous posez, par un oui ou un non, c'est de définir ce que c'est que de croire de telle sorte à être sûr que cela suffise pour effectuer le bon tri.
Heureusement, nous n'avons pas à le faire puisque ce ne sera aucun de nous qui aura à le faire, quoique... En tout cas ce ne sera pas selon nos critères actuels, mais avec davantage de lumières.
Car quid de ceux qui n'ont pas entendu parlé du Christ, du moins du vrai Christ, pas de celui dont les messagers se comportent indignement...
L'ivraie s'est mélangée à la bonne semence...
Les évangiles fourmillent sinon de contre-exemples à cette simplification ; ceux qui disent et ne font pas, ceux qui auront fait des miracles en son Nom mais qui seront rejetés, les tièdes, les hypocrites, les menteurs, les adultères, les fourbes, les voleurs, les meurtriers etc. et qui certains ici-bas manifestement "croient" et s'abusent eux-mêmes.
Or il a promis le paradis au "bon" larron... qui n'est appelé bon que parce qu'il le lui a promis... Et nous savons pour quoi, pour quel "petit geste ultime"... Comme quoi tout se passe à une profondeur de coeur à laquelle nous n'accédons pas ordinairement chez souvent nous-mêmes, alors à plus forte raison chez les autres...
Nous ne faisons que présumer... Et modestement agir en conséquence et par devoir, en nous efforçant de ne pas "préjuger"...
C'est aussi pourquoi parfois, cela peut être désespérant, et le "soutien" de discernement qu'apporte votre question sembler inutile...
Pour dépasser cela, il y a que nous devons nous comporter avec nos ennemis comme avec nos amis, mais la crainte que cela ne nous rende fragiles.
Pour pallier cette faiblesse, il y a la foi, mais aussi le constat que parfois, celle-ci n'obtient pas réponse et satisfaction alors que notre supplication nous paraît juste, urgente et incontournable... Alors c'est que nous en manquons... Malgré nos prières, nos efforts vertueux, etc.
Alors permettez-moi de vous poser une autre question : comment accroître notre foi ?
Et aussi ne pas nous tromper de foi, car ici il s'agit de Judas, or son comportement en Mathieu suite à la condamnation du Christ semble indiquer qu'il ne l'avait pas perdue... jamais !
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Carolus
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Re: Mort de Judas
Bonjour, cher cmoi.
Je connais la réponse de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Vous continuez ainsi :Jn 3, 18 [Amen, amen, je te le dis : …] celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
C’est notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui a déjà effectué le bon tri pour nous.
D’après le tri effectué par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, il semble évident que l’un des DOUZE n’est pas un enfant de Dieu, mais plutôt un enfant du diable, n’est-ce pas ?Jn 6, 70 Jésus leur dit : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Et l’un de vous est un diable ! »
Le paradis est pour ceux qui sont devenus enfants de Dieu.CEC 526 " Devenir enfant " par rapport à Dieu est la condition pour entrer dans le Royaume
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