Je voudrais partager d'abord un petit texte de Falardeau sur le sujet. Ce n'est pas inintéressant. Je le tire du livre La liberté n'est pas une marque de yogourt,
"L'humour. Le Québec. Je ne vois vraiment pas ce qu'il peut y avoir de drôle et je n'ai pas précisément le goût de rire. Par les temps qui courent, je préfère rester caché sous mon lit ou, encore mieux, m'enfermer dans le garde-robe. C'est à pleurer. Après tout, c'est peut-être pour ça que le monde a le goût de rire. Peut-être justement parce que c'est à pleurer, Rire pour au moins survivre mentalement., Comme pendant la crise de 1929, quand on suivait les stars dans les lancements de films : champagne, limousine, fournitures ... Rêver, rêver coûte que coûte. Pour pouvoir durer une journée de plus. Pour ne pas se tirer une balle. Pour oublier.
Comment essayer de réfléchir sur le réel quand le seul réel qui me parvient est le réel préfabriqué par des journalistes morons? le réel tordu, aseptisé, rendu conforme et acceptable par la presse, la radio et la télévision. Des tartes qui interviewent des tartes, Des tartes de bon goût. Les pires.
Dans ma jeunesse, je pensais que les artistes étaient des gens intelligents. On peut se tromper. Ça arrive. Avant je croyais que les artistes étaient des prophètes. Les prophètes des temps modernes : ils annonçaient les idées à venir. Ils avaient une longueur d'avance sur le plan de la pensée collective. Je crois aujourd'hui que seuls quelques uns y parviennent. Les autres ne sont que le reflet, avec ou sans talent, de l'état mental de leur société. Des éponges qui absorbent toutes les modes. Dans leur désir d'être aimés et de faire carrière. Ils s'adaptent , se transforment, se changent, se déguisent pour essayer d'être au goût du jour. Cheveux longs ou courts, blancs ou noirs, graisseux ou frisés, verts ou rouges. Ils flairent la direction du vent. On peut donc saisir l'esprit d'une époque, d'une société, du moins en partie, au travers du travail des artistes.
Humour absurde. C'est ainsi que nos brillants critiques caractérisent l'humour de l'époque. Nos gérants d'estrades se sont inventé une étiquette : l'absurde. Moi, je veux bien, Mais on est loin de l'absurde qui a mené Camus à L'Homme révolté. Je crois plutôt que l'absurde est en dehors du texte de nos humoristes. L'absurde est à côté. Autour.
Dans la bouche de nos savants analystes, l'absurde n'est que de la poudre aux yeux. Une justification pseudo-intellectuelle pour masquer le vide de la pensée comique. Il faut faire rire à tout prix, mais surtout sans rien dire. De toute façon, personne veut rien entendre.
On devrait parler plutôt d'un comique du rien. Un comique du trou noir. De l'amnésie. Un comique qui tourne en rond pour refléter une pensée qui se mord la queue. Des imitateurs en train d'imiter des imitateurs en train d'imiter. Du comique Xerox. Du comique Guiness dans le cas du petit chien savant capable d'imiter 534 chanteurs de charme en 2 minutes 27 secondes. Et nos journalistes colonisés de mouiller leurs culottes de plaisir en regardant Johnny Carson. La prochaine étape sera sans doute l'imitation du livre de téléphone au complet.
La pensée collective telle que réfléchie par l'humour serait-elle une pensée vide? L'absurde, à mon avis, est à l'extérieur du discours comique actuel. Il serait plutôt à chercher dans la récupération de l'humour par les marchands de petit pois, de capotes ou de cheddar canadien en tranches. Un humour engagé ... par les annonceurs. Nous vivons l'époque des comiques engagés comme on disait "un homme engagé". Des comiques à gages. Des mercenaires du rire. Chaque agence de publicité fini par s'en payer un pour vendre sa cochonnerie. Il suffit d'y mettre le prix. Et je ne juge personne, Je constate avec tristesse, Point.
Conscience, honnêteté, responsabilité, vérité, respect de soi, justice, liberté. Non. La seule liberté de l'époque, c'est la liberté vendue par les compagnies d'assurance à 55 ans. L'époque est à la piasse. Tout s'achète. Tout se vend. Même les comiques. Surtout les meilleurs. Chacun a son prix. Il est là, l'absurde.
Elle est peut-être là notre pensée collective? L'absurde n'est pas dans l'humour, il est dans notre tête. Le gars de Saint-Henri lave toujours le char du boss, mais maintenant c'est au service de General Motors. L'époque est à la fête. On fête quoi au juste?
Source : Pierre Falardeau, La liberté n'est pas une marque de yogout, Montréal, Stanké, 2000, 240 p.
Le phénomème des humoristes au Québec
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Cinci
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Dernière modification par Cinci le lun. 01 août 2016, 5:04, modifié 1 fois.
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Re: Le phénomème des humoristes au Québec
Juste pour présenter Falardeau en passant : c'est lui qui aura réalisé le film Le Party. Sur Youtube des amateurs auront glissé l'extrait vers la fin du film, lorsque Lou Babin s'amène pour interpréter une chanson de Richard Desjardins, une chanson absolument magnifique au demeurant.
Falardeau confiait :
Je cherchais une comédienne pour le rôle de la chanteuse dans Le Party , Une femme qui n'aurait pas l'air en plastique. C'était en février 1989. J'avais écrit le scénario en pensant à Marjo. Elle a refusé en me traitant de tous les noms. Dur coup pour mon amour-propre. Mais en fait une chance qui m'a mené beaucoup plus loin, au delà du cliché Marjo. On a fait des auditions. Poulin donnait la réplique. De son bord, il avait vu une trentaine de comédienne. Rien. Je ne connaissais pas Lou Babin. Après l'audition, Poulin braillait comme un veau tellement il avait été touché. "Cherche plus, c'est elle ta chanteuse ".
Je lui ai donné sa chance. Elle ne l'a pas ratée. En fait, c'est moi qui étais chanceux. Pour moi, pour le film. Pendant une séquence avec Gildor Roy , elle crie son amour. Elle pleure, elle hurle , elle se déchaîne. Pendant une des prises, je me retourne. la maquilleuse pleurait, l'habilleuse pleurait, un électricien de 6 pieds 2 pouces reniflait. Elle a fait pleurer 30 personnes cette fois-là. Une fois, 2 fois, 5 fois, 9 fois. Neuf prises. Chaque fois, elle allait un peu plus loin, C'est ça, Lou Babin.
Au montage, j'ai continué de pleurer chaque fois. Aujourd'hui, je ne pleure plus. Mais je sais que le soir de la première, j'aurai mal une autre fois.
Dans la séquence finale du film, elle chante Le coeur est un oiseau de Richard Desjardins. Deux cents prisonniers, dans le gymnase qui nouis sert de décor se lèvent pour l'applaudir. Spontanément, j'en interroge quelques uns :"On a toutes la chair de poule." Je pensais être tout seul à frissoner. Alain Dostie à la caméra, est tout à l'envers. Francis Simard, conseiller à la réalisation , me crie, par-dessus le hurlement de 200 gars :"Falardeau, si on touche pas le monde avec ça , y a pu rien à faire. On émigre ailleurs." Elle nous chantait la liberté.
https://www.youtube.com/watch?v=-BZKmbDxvrI
Et de Richard Desjardins :
Je l'ai retrouvé plus tard à Montréal, rue Beaudry . Je lui ai demandé de composer la musique du film Le Party. Wow! Quel plaisir! Un petit lundi matin gris, après 10 cafés et 30 cigarettes pour s'éclaircir le cerveau, on s'est installés : lui au piano et moi debout, derrière lui. Il s'est mis à chanter Le coeur est un oiseau, la chanson finale de mon film. J'avais le motton haut dans la gorge, les yeux humides, le coeur gros comme ça. Heureux comme un gamin. Il ne me restait plus qu'à faire des images à la hauteur de ses mots et de sa musique. J'ai essayé.
J'aime bien Desjardins. Dans ce monde aseptisé, cravaté, désodorisé, il reste pour moi un des derniers humains. Des mots et des musiques qui ont du poids, "La pesanteur de la grâce", disait Simone Weil.
Au travers de toutes ces chansons mielleuses pour adolescents attardés, enfin quelque chose. Au travers de toutes ces musiques décoratives pour centre d'achat de banlieue, enfin une lueur, un éclair. Au travers de toutes ces vedettes chromées, shinées, préfabriquées, standardisées, approuvées, marketées. mises en marché, un être humain .
J'aime bien Desjardins, mon frère, mon pareil, Un artiste. Et comme tous les artistes, à côté, en dehors, hors étiquette, en marge. Pas un marginal, mais marginalisé. Car c'est toujours l'autre qui vous repousse dans la marge parce que vous refuser de fitter, de marcher au pas. Pas assez propre pour les haut-parleurs de service. Trop vulgaire pour les champions du bon goût : ceux qui décident du bout des lèvres et du bout des doigts de ce qui est est et de ce qui n'est pas. Desjardins à 1000 milles de toutes modes. Pas assez ceci. Pas assez cela. Trop ceci, trop cela.
C'est ce que j'aime chez Desjardins, les trop et et les pas assez. Je l'aime bien parce qu'il a de choses à dire. Très rare pour l'époque. Et une façon de les dire qui n'appartient qu'à lui. Il a du style. Son style. Il n'est la copie de personne. "
- Pierre Falardeau, La liberté n'est pas une marque de yogourt, pp. 141-143
Falardeau confiait :
Je cherchais une comédienne pour le rôle de la chanteuse dans Le Party , Une femme qui n'aurait pas l'air en plastique. C'était en février 1989. J'avais écrit le scénario en pensant à Marjo. Elle a refusé en me traitant de tous les noms. Dur coup pour mon amour-propre. Mais en fait une chance qui m'a mené beaucoup plus loin, au delà du cliché Marjo. On a fait des auditions. Poulin donnait la réplique. De son bord, il avait vu une trentaine de comédienne. Rien. Je ne connaissais pas Lou Babin. Après l'audition, Poulin braillait comme un veau tellement il avait été touché. "Cherche plus, c'est elle ta chanteuse ".
Je lui ai donné sa chance. Elle ne l'a pas ratée. En fait, c'est moi qui étais chanceux. Pour moi, pour le film. Pendant une séquence avec Gildor Roy , elle crie son amour. Elle pleure, elle hurle , elle se déchaîne. Pendant une des prises, je me retourne. la maquilleuse pleurait, l'habilleuse pleurait, un électricien de 6 pieds 2 pouces reniflait. Elle a fait pleurer 30 personnes cette fois-là. Une fois, 2 fois, 5 fois, 9 fois. Neuf prises. Chaque fois, elle allait un peu plus loin, C'est ça, Lou Babin.
Au montage, j'ai continué de pleurer chaque fois. Aujourd'hui, je ne pleure plus. Mais je sais que le soir de la première, j'aurai mal une autre fois.
Dans la séquence finale du film, elle chante Le coeur est un oiseau de Richard Desjardins. Deux cents prisonniers, dans le gymnase qui nouis sert de décor se lèvent pour l'applaudir. Spontanément, j'en interroge quelques uns :"On a toutes la chair de poule." Je pensais être tout seul à frissoner. Alain Dostie à la caméra, est tout à l'envers. Francis Simard, conseiller à la réalisation , me crie, par-dessus le hurlement de 200 gars :"Falardeau, si on touche pas le monde avec ça , y a pu rien à faire. On émigre ailleurs." Elle nous chantait la liberté.
https://www.youtube.com/watch?v=-BZKmbDxvrI
Et de Richard Desjardins :
Je l'ai retrouvé plus tard à Montréal, rue Beaudry . Je lui ai demandé de composer la musique du film Le Party. Wow! Quel plaisir! Un petit lundi matin gris, après 10 cafés et 30 cigarettes pour s'éclaircir le cerveau, on s'est installés : lui au piano et moi debout, derrière lui. Il s'est mis à chanter Le coeur est un oiseau, la chanson finale de mon film. J'avais le motton haut dans la gorge, les yeux humides, le coeur gros comme ça. Heureux comme un gamin. Il ne me restait plus qu'à faire des images à la hauteur de ses mots et de sa musique. J'ai essayé.
J'aime bien Desjardins. Dans ce monde aseptisé, cravaté, désodorisé, il reste pour moi un des derniers humains. Des mots et des musiques qui ont du poids, "La pesanteur de la grâce", disait Simone Weil.
Au travers de toutes ces chansons mielleuses pour adolescents attardés, enfin quelque chose. Au travers de toutes ces musiques décoratives pour centre d'achat de banlieue, enfin une lueur, un éclair. Au travers de toutes ces vedettes chromées, shinées, préfabriquées, standardisées, approuvées, marketées. mises en marché, un être humain .
J'aime bien Desjardins, mon frère, mon pareil, Un artiste. Et comme tous les artistes, à côté, en dehors, hors étiquette, en marge. Pas un marginal, mais marginalisé. Car c'est toujours l'autre qui vous repousse dans la marge parce que vous refuser de fitter, de marcher au pas. Pas assez propre pour les haut-parleurs de service. Trop vulgaire pour les champions du bon goût : ceux qui décident du bout des lèvres et du bout des doigts de ce qui est est et de ce qui n'est pas. Desjardins à 1000 milles de toutes modes. Pas assez ceci. Pas assez cela. Trop ceci, trop cela.
C'est ce que j'aime chez Desjardins, les trop et et les pas assez. Je l'aime bien parce qu'il a de choses à dire. Très rare pour l'époque. Et une façon de les dire qui n'appartient qu'à lui. Il a du style. Son style. Il n'est la copie de personne. "
- Pierre Falardeau, La liberté n'est pas une marque de yogourt, pp. 141-143
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Re: Le phénomème des humoristes au Québec
Enfin ... Vous allez voir pourquoi j'ai repensé à ce texte de Falardeau que j'avais lu il y a quelques années. Vous allez comprendre. C'est qu'il y a une saga judiciaire qui défraie les manchettes, au Québec, depuis plusieurs mois. On en obtient des bribes occasionnellement soit au gré des rebondissements de l'affaire.
C'est un humoriste du nom de Mike Ward qui aura dû comparaître devant la Commission des droits de la personne, pour un numéro comique intégré à l'un de ses spectacles, un numéro dans lequel il se livrait à des commentaires méchants et quasiment assassins à l'égard de Jérémie Gabriel et surnommé souvent "le p'tit Jérémie" à l'époque. Ce dernier avait treize ans au moment du numéro d'humour "trash" de Mike Ward. Il a aujourd'hui dix-neuf ans. Ses parents et lui poursuivent Mike Ward parce que ce dernier n'aura jamais accepté de présenter des excuses. Le petit Jérémie est celui qui aura chanté à Rome devant le pape Benoit XVI. Il se trouve assez lourdement handicapé par une maladie, un syndrôme assez rare qui lui aura déformé partiellement le visage entre autres.
Quelques pages permettent de se représenter la situation.
Tout d'abord, le petit Jérémie et pour faire lien aussi avec l'oiseau de la chanson :
https://www.youtube.com/watch?v=shrWJEMHBf0
Et le comique MIke Ward :
http://www.journaldemontreal.com/2016/0 ... kes-de-pte
C'est un humoriste du nom de Mike Ward qui aura dû comparaître devant la Commission des droits de la personne, pour un numéro comique intégré à l'un de ses spectacles, un numéro dans lequel il se livrait à des commentaires méchants et quasiment assassins à l'égard de Jérémie Gabriel et surnommé souvent "le p'tit Jérémie" à l'époque. Ce dernier avait treize ans au moment du numéro d'humour "trash" de Mike Ward. Il a aujourd'hui dix-neuf ans. Ses parents et lui poursuivent Mike Ward parce que ce dernier n'aura jamais accepté de présenter des excuses. Le petit Jérémie est celui qui aura chanté à Rome devant le pape Benoit XVI. Il se trouve assez lourdement handicapé par une maladie, un syndrôme assez rare qui lui aura déformé partiellement le visage entre autres.
Quelques pages permettent de se représenter la situation.
Tout d'abord, le petit Jérémie et pour faire lien aussi avec l'oiseau de la chanson :
https://www.youtube.com/watch?v=shrWJEMHBf0
Et le comique MIke Ward :
http://www.journaldemontreal.com/2016/0 ... kes-de-pte
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Re: Le phénomème des humoristes au Québec
Et la condamnation à une amende punitive qui vient de tomber ce mois-ci :
http://www.lapresse.ca/le-soleil/justic ... jeremy.php
http://www.lapresse.ca/le-soleil/justic ... jeremy.php
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Re: Le phénomème des humoristes au Québec
En réaction, du côté de l'intéressé :
http://www.journaldemontreal.com/2016/0 ... a-ses-fans
Il est soutenu par toute l'industrie de l'humour au Québec :
http://www.journaldequebec.com/2016/07/ ... re-a-merde
En comparaison :
http://fr.canoe.ca/divertissement/celeb ... 00855.html
Il est bien d'accord pour s'excuser d'avoir pu offusquer une collègue et artiste de scène professionnelle, qui est homosexuelle.
Dans un passé récent, il se sera déjà autocensuré également, retirant de lui-même des blagues concernant un gérant d'artistes bien connu au Québec (qui fut condamné par le tribunal, pour des agressions sexuelles commises sur une jeune vedette qui était même mineure à l'époque) et dont la fille fait tout de même partie de ces personnalités archi-populaires au pays. Pour ne pas déplaire à la fille, riche, pesante dans l'audimat, active dans l'industrie : c'est l'autocensure. Avec le p'tit Jérémie, c'est "Niet!"
http://www.journaldemontreal.com/2016/0 ... a-ses-fans
Il est soutenu par toute l'industrie de l'humour au Québec :
http://www.journaldequebec.com/2016/07/ ... re-a-merde
En comparaison :
http://fr.canoe.ca/divertissement/celeb ... 00855.html
Il est bien d'accord pour s'excuser d'avoir pu offusquer une collègue et artiste de scène professionnelle, qui est homosexuelle.
Dans un passé récent, il se sera déjà autocensuré également, retirant de lui-même des blagues concernant un gérant d'artistes bien connu au Québec (qui fut condamné par le tribunal, pour des agressions sexuelles commises sur une jeune vedette qui était même mineure à l'époque) et dont la fille fait tout de même partie de ces personnalités archi-populaires au pays. Pour ne pas déplaire à la fille, riche, pesante dans l'audimat, active dans l'industrie : c'est l'autocensure. Avec le p'tit Jérémie, c'est "Niet!"
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Re: Le phénomème des humoristes au Québec
Même Mathieu Boch-Côté se fend d'un commentaire :
http://www.journaldemontreal.com/2016/0 ... -mike-ward
Il en vient à dire que la liberté d'expression serait à ce coût, celui de laisser un Mike Ward grossier débiter des horreurs sur le compte d'un jeune handicapé.
Quant à Francine Pelletier, autre journaliste, une intellectuelle, féministe :
http://www.ledevoir.com/societe/actuali ... /mike-ward
Elle écrit :
http://www.journaldemontreal.com/2016/0 ... -mike-ward
Il en vient à dire que la liberté d'expression serait à ce coût, celui de laisser un Mike Ward grossier débiter des horreurs sur le compte d'un jeune handicapé.
Quant à Francine Pelletier, autre journaliste, une intellectuelle, féministe :
http://www.ledevoir.com/societe/actuali ... /mike-ward
Elle écrit :
- Le Tribunal des droits de la personne semble ici contraint de se reposer sur sa raison d’être : la défense des personnes vulnérables, en invoquant tout simplement l’article approprié de la Charte. Mais la liberté d’expression dans tout ça ? Il faut bien la défendre, elle aussi.
À ce sujet, la bande-annonce du Mike Ward Show est d’un sexisme puant et bien plus choquant que le sketch sur Jérémy. La pute branlant ses seins immondes au-dessus des oreilles de Ward, muselé comme un pit-bull, renvoie une image abjecte (pour ne pas dire difforme) des femmes. Devrait-on l’interdire ? Non. Comme certains dessins tout aussi déplorables de Charlie Hebdo, la liberté d’expression inclut le droit d’aller parfois trop loin. Mais s’en plaindre ? Ça, oui. Comment arriverait-on à débattre d’une question autrement ?
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