AdoramusTe a écrit :
Pour être souvent amené à parler avec les musulmans, je constate que ceux qui sont sincères et pacifistes sont souvent ceux qui ne connaissent pas le coran et connaissent mal les fondements de leur religion. Donc naturellement, pour eux, cela ne peut pas venir de Dieu.
Il y a cependant toujours une possiblité de pratiquer la Taqiya. D'ailleurs, quand l'etat islamique a pris le pouvoir en Iraq (ou d'autres groupes en Syrie), il n'a pas été rare que des musulmans décident de prendre possession des maisons de leurs voisins chrétiens qui avaient dû fuir, alors qu'ils vivaient auparavent en bon termes avec eux.
Bonjour & salut à vous,
Faisons toujours attention à ne pas globaliser des problèmes dont les fondements spécifiques, même s'ils nous apparaissent très distants, n'en demeurent pas moins essentiels.
La question sécuritaire posée par le fondamentalisme islamique révolutionnaire (en mauvais Français "
Djihad") ne concerne pas l'islam en premier lieu, qui fournit simplement un système d'exploitation efficace (parce que large et culturellement ancré) à une radicalisation dont les origines sont beaucoup plus séculières.
Jacques Baud parle ainsi, avec raison, d'une "islamisation de la radicalité" plutôt que d'une "radicalisation de l'islam". Et en vérité, tant que nous nous auto-intoxiquerons en validant l'hypothèse d'une essence religieuse du conflit, nous n'y comprendrons jamais rien.
L'islam ne pose pas de problème global, en tous cas pas autrement que sur le plan théologique, ce qui est déjà beaucoup me direz-vous... Mais la vérité est que toute religion présente, à ma connaissance, un matériel dogmatique pouvant être interprété dans le sens d'une guerre révolutionnaire. Je relisais par exemple l'autre jour les livres des Maccabées, et j'avais l'impression d'y découvrir ce qui se déroule aujourd'hui en Syrie & en Irak, avec l'Etat islamique dans le rôle des "gentils" !
Alain Chouet a par ailleurs rappelé l'importance fondamentale de la Bible dans l'inspiration des mouvements sudistes, de type Ku Klux Klan, dans l'Amérique de l'après guerre de sécession.
Pour ma part, je connais un certains nombre de musulmans très au fait de leur religion, fondamentalistes ou non, qui rejettent totalement l'interprétation que font l'Etat islamique ou le Front de la victoire ("
Al-Nosra" en mauvais Français) de la notion de "
Djihad", qui est à peu près aussi large que celle de "résistance" dans notre vocabulaire. C'est d'ailleurs pourquoi, contrairement à ce que répètent incessement certains médias, on trouve de nombreux opposants sunnites au néo-califat... la ville de
Raqqa elle-même n'a pas choisi la révolution, elle lui a été imposée par des combattants venus de
Deir ez-Zor comme le rappelle
Wassim Nasr.