Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Fête de saint Benoit

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Fête de saint Benoît, abbé, patron de l'Europe

Livre des Proverbes 2,1-9.
Mon fils, accueille mes paroles, conserve précieusement mes préceptes,
l’oreille attentive à la sagesse, le cœur incliné vers la raison. Oui, si tu fais appel à l’intelligence, si tu invoques la raison,si tu la recherches comme l’argent, si tu creuses comme un chercheur de trésor, alors tu comprendras la crainte du Seigneur, tu découvriras la connaissance de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,27-29.
En ce temps-là, Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. »

Cy Aelf, Paris

Les disciples ont tout abandonné pour suivre Jésus, vivre et agir selon son enseignement. Saint Benoit fut l'un d'entre eux. Et parmi celles et ceux qui liront ce commentaire, il en est certainement qui désirent suivre Jésus, où qu'ils soient, quelle que soit leur situation en ce monde.
Je le désire moi aussi. Mais est-ce possible ?

Selon notre prêtre, ce n'est pas la forme d'organisation que l'on établit à partir de ce désir, de cette aspiration de l'âme, qui compte vraiment, mais c'est le mouvement du cœur et de l'esprit qui est renouvelé chaque jour. Et à partir de cette disposition de l'être, convenablement entretenue, toutes sorte de "mise en œuvre" deviennent possibles.

L'Ordre des Bénédictins repose tout entier sur quatre principes essentiels:
- La modération, (discretio, en latin) qui est présente dans les usages quotidiens de la nourriture, de la boisson et du sommeil
- la gravité qui a pour corollaire le silence.
- l'austérité qui implique l'éloignement du monde et le renoncement à la possession.
- la douceur faite de bonté, d'amour évangélique, d'hospitalité exercée envers les humbles

Or, à partir de ces quatre simples principes, hautement inspirés, tant de bienfaits deviennent possibles ! Si je me suis donné la peine de les noter, c'est que j'ai bien l'intention d'essayer (au moins essayer) de les mettre en œuvre. J'ajouterais qu'en ce temps de vacances, je me suis retrouvé complètement isolé du reste de ma famille, bien intentionné, mais absent.


Pour ce qui me concerne, rien n'a changé: entretien de la maison et du jardin, présence au repas de midi de ma mère de 93, travail au ralenti, accueil en boutique (avec un fauteuil disponible), beaucoup de solitude acceptée dans la prière et bien évidemment, l'écriture méditée sur base des textes de la Liturgie et des homélies entendues, intériorisées et qui me procure la Joie dont j'ai toujours eu le plus grand besoin...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Pas de congé pour la fidélité !

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Le mardi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 7,1-9.

Marchons contre le royaume de Juda, pour l’intimider, et nous le forcerons à se rendre ; alors, nous lui imposerons comme roi le fils de Tabéel. Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cela ne durera pas, ne sera pas, que la capitale d’Aram soit Damas, et Recine, le chef de Damas, que la capitale d’Éphraïm soit Samarie, et le fils de Remalyahou, chef de Samarie. – Dans soixante-cinq ans, Éphraïm, écrasé, cessera d’être un peuple. Mais vous, si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-
En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui.Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi
. »


Cy Aelf, Paris


Les textes de ce jour formulent le même reproche, adressé tant aux Israélites, qu'a nous, aujourd'hui, qui avons reçu le beau nom de fidèles - mais le sommes-nous ?

Le sommes-nous lorsque tout semble bien se passer, lorsque les événements du monde se déroulent sans encombre? Et si nous sommes infidèles lorsque tout semble nous réussir, comment réagirons-nous dans les temps difficiles, lorsqu'il faudra se priver, quand le deuil nous touchera, quand la solitude nous inspirera des distractions dont nous aurions dit : "Moi ? Non, jamais !"

Le Seigneur sait très bien, et notre conscience en gardera la trace, que durant les temps d'ennui, de solitude, de contrariétés diverses, nous aurons plus vite recours à une boisson forte qu'à la prière dans une chapelle ou sur un chapelet, toujours disponible en l'une ou l'autre poche ? Si nous sommes des fidèles du dimanche et des infidèles le reste de la semaine, alors nous sommes plus coupable que toutes celles et ceux qui affirment leur incroyance - mais tout en ayant dans l'esprit et le cœur des désirs de véritable justice.

Aux habitants de Juda, Dieu, par la voix de son prophète, recommande la patience, mais le peuple et ses chefs voudront-ils l'entendre ?

Le beau nom de fidèle, il nous faut donc le mériter. Le mériter hier pour vivre bien ce jour qui passe, et pour vivre demain avec la même fidélité. Cela paraît simple, et pourtant !

Dans l’Évangile du jour, Jésus annonce la ruine complète de Capharnaüm. Cette ville marchande, carrefour de caravanes, où furent accomplis beaucoup de miracles et de signes, et dans laquelle le Seigneur a résidé, a longuement prêché longuement les foules, j et enseigné longuement la foule de tous ceux qui, d'eux-mêmes, étaient venus l'entendre... et accompli de nombreux miracles.

De la même manière, a dit notre prêtre, si nous ne venons à la messe que pour nous rassurer - plutôt que pour nous préparer à avancer et à mieux vivre notre foi... alors, notre "pratique" ne nous protège de rien. Mais vraiment de rien, bien au contraire notre "fidélité facile" nous condamnera d'autant plus !

Homélie certes sévère, mais dont nous nous souviendrons - pour nous-mêmes, mais aussi afin que nous en parlions aux autres pratiquants de notre église locale ? Eh bien, ce n'est pas encore cette année que j'achèverai mes petites écritures...


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Jeremy43
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,

Merci Etienne pour ces écritures quotidiennes, c'est un plaisir de les lire.

Bonne journée
etienne lorant
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Entre fausse et vraie religion

Message non lu par etienne lorant »

Le vendredi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 38,1-6.21-22.7-8.
En ces jours-là, le roi Ézékias souffrait d’une maladie mortelle. Le prophète Isaïe, fils d’Amots, vint lui dire : « Ainsi parle le Seigneur : Prends des dispositions pour ta maison, car tu vas mourir, tu ne guériras pas. » Ézékias se tourna vers le mur et fit cette prière au Seigneur : « Ah ! Seigneur, souviens-toi ! J’ai marché en ta présence, dans la loyauté et d’un cœur sans partage, et j’ai fait ce qui est bien à tes yeux. » Puis le roi Ézékias fondit en larmes. La parole du Seigneur fut adressée à Isaïe : « Va dire à Ézékias : Ainsi parle le Seigneur, Dieu de David ton ancêtre: J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes. Je vais ajouter quinze années à ta vie. Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assour, je protégerai cette ville. Puis Isaïe dit : « Qu’on apporte un gâteau de figues ; qu’on l’applique sur l’ulcère, et le roi vivra. » Ézékias dit : « À quel signe reconnaîtrai-je que je pourrai monter à la Maison du Seigneur ? » Voici le signe que le Seigneur te donne pour montrer qu’il accomplira sa promesse : Je vais faire reculer de dix degrés l’ombre qui est déjà descendue sur le cadran solaire d’Acaz. » Et le soleil remonta sur le cadran les dix degrés qu’il avait déjà descendus.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat.
»


Il y a deux formes d'incroyance: l'incroyance tissée d'incrédulité - et c'est le mal dont souffrait c'est sans doute la plus répandue. Ce fut la mienne également. Certes, j'avais été baptisé, j'ai servi jusqu'à dix-huit ans au pied de l'autel. Mais ma bonne volonté - fut mise à rude épreuve par les événements de l'existence. Par le monde - un monde qui ne reconnaît que l'argent et qui n'a jamais cessé de semer, partout, la violence et la mort.

Pour moi, le chemin du retour à la foi, aux sacrements, et à la prière, puis au témoignage, fut parsemé d'épreuves - c'est l'épreuve (comme celle que dût traverser Ezekias. La maladie qui conduit à la mort, n'est-ce pas justement de songer que l'on peut se passer de Dieu ? Je crois bien que ma conquête de réussite sociale m'eût, moi aussi conduit jusque dans l'étau de multiples tentations...

Mon salut vint des larmes : un dimanche de fête foraine, anonyme parmi tous les anonymes, je me mis à prier - mais à prier d'une manière qui ne peut être traduite en mots. C'était un cri intérieur, un appel au secours, un cri pour la bonté, l'espérance, l'amour véritable. Moins d'une semaine plus tard, Jésus m'envoya un signe de Sa présence au cours d'une vision dont j'ai gardé tout le détail. Et je redevins croyant, mais on pourrait aussi un homme né de nouveau...

A l'inverse, il y a bien les pharisiens de notre époque, qui pratiquent la religion - une religion du monde, un peu comme si l'homme pourrait arriver, par lui-même, à "se réussir". Ces pharisiens qui, dans l’Évangile, placent les rites au-dessus de la foi, de l'espérance et de la charité, ne font que s'exposer d'eux-mêmes au châtiment divin.

Jésus, que ma Joie demeure !

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Merci à celles et ceux qui me lisent, car ils me gardent l'esprit et le coeur dans le désir de la Vérité !
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Les convertis se relèvent différents

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Le samedi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre de Michée 2,1-5.
Malheur à ceux qui préparent leur mauvais coup et, du fond de leur lit, élaborent le mal ! Au point du jour, ils l’exécutent car c’est en leur pouvoir. S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent ; ils saisissent le maître et sa maison, l’homme et son héritage.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,14-21.
En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr.
Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
“Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.”



Le mal s'élabore de nuit au fond des lits, tandis que le bien s'accomplit de jour et dans la discrétion. Comme il est intéressant de se représenter l'homme qui rumine un mauvais coup du fond de son lit ! Car c'est très exactement ce que font les hommes qui se couchent en proie à l'agitation d'un sentiment d'injustice et qui passe une bonne partie de leur nuit à chercher une revanche, en contemplant dans le noir plusieurs modes d'action qui, croient-ils, leur permettra, une fois le forfait accompli, d'échapper à toutes conséquences possibles.

A moins d'être déjà saintes ou saints, qui sont les hommes et les femmes qui n'ont pas, de nuit, murmuré, au moins une fois, des qualificatifs méchants, ou des injures, puis conçu des formes de revanches, simplement parce qu'ils se sont senti épinglés en tel ou tel coins sombres de leur personnalité ? Le prophète Michée a bien parlé, il a correctement exploré un coin sombre du cœur humain.

Victime, lui aussi, de sombres manigances, Jésus agit selon ce que le Père désire et il accomplit la prophétie d'Isaïe : notre prêtre l'a reprise - en soulignant quelques traits au passages - que je ne rappelle pas, car je trouve limpide en elle-même la prophétie :

"Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance"

Les nations dont il est question, ce sont bien sûr la multitude de celles et de ceux qui se seront convertis. Or, ce qui caractérise les convertis, d'hier, d'aujourd'hui et de demain ce sont les sanglots, les larmes, les hoquets, les agenouillements soudains, le sentiment que le monde est un danger pour l'âme... le tout enveloppé d'une Joie qu'aucun d'entre eux n'a jamais pu la rapporter comme ils l'aurait voulu - et de ce fait, leur vie devient toute entière un témoignage de la miséricorde divine.

Loué soit Dieu !

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Incessants appels à la conversion

Message non lu par etienne lorant »

Le lundi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Michée 6,1-4.6-8.
« Comment dois-je me présenter devant le Seigneur ?, demande le peuple. Comment m’incliner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les offrir en holocaustes ? Prendra-t-il plaisir à recevoir des milliers de béliers, à voir des flots d’huile répandus sur l’autel ? Donnerai-je mon fils aîné pour prix de ma révolte, le fruit de mes entrailles pour mon propre péché ? – Homme, répond le prophète, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. »

Psaume 50(49),5-6.8-9.16bc-17.21.2.

« Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu
.
»

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,38-42.
En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »




Les Juifs de l'ancienne alliance se reconnaissaient comme le "peuple de Dieu, choisi parmi tous les autres peuples, de toute la terre, pour qu'à travers eux, soit manifesté au reste du monde, par leur manière d'être et de vivre, qu'il n'existe qu'un seul Dieu véritable.

S'ils avaient pratiqué la religion selon les dix commandements, certes en respectant le jour de repos du Sabbat, mais aussi en mettant en œuvre les tous les autres commandements, ils seraient devenus, parmi tous les autres peuples, un signe admirable pour tous les autres peuples du monde, lesquels se seraient d'eux-mêmes détournés du paganisme, des guerres incessantes, des sacrifices humains, comme de tout ce qui apparaît comme "mauvais" au regard de la conscience. Le discours du prophète Michée en rend compte, de même que le Psaume.

Toutes les âmes humaines, d'hier et d'aujourd'hui, sont appelés à la conversion et s'il faut en donner une preuve, il suffit de se souvenir du petit prophète Jonas, lequel ne fut pas envoyé pour dénoncer la désobéissance d'Israël, mais pour annoncer la conversion et le salut offert par Dieu à la ville de Ninive, laquelle a très rapidement fait "volte-face" en entendant le message extrêmement simple proclamé par Jonas par les rues de cette métropole païenne.

Autrement dit, le péché commis par les juifs était beaucoup plus grave que ceux des habitants de Ninive !

De nos jours également, le peuple de Dieu, dont je suis moi-même, est appelé à manifester la vérité, la vraie vie en Dieu. Mais comme le prêtre achevait son homélie, je me suis demandé, pour moi-même, dans quelle mesure je suis coupable d'en être demeuré aux rites, puis à une simple relecture des lectures proposés par la liturgie... Puisse le Seigneur avoir pitié de moi !

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Comment entrer dans la famille de Jésus

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Le mardi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Michée 7,14-15.18-20.
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,46-50.
En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »



La première lecture nous parle de la miséricorde divine, laquelle ne se lasse pas de prendre patience envers les hommes. C'est jusqu'à son dernier souffle que l'homme a la possibilité de se détourner du péché afin d'obtenir la grâce divine

Quant au récit de la rencontre (retardée plutôt que manquée) entre Jésus et Marie, il a fait couler beaucoup d'encre - puisqu'il y est question des "frères de Jésus". Or, ce que beaucoup ignorent, c'est qu’il n’y a pas de mot en hébreu ou en araméen pour dire « cousin ».
Ce sont les mots « frères » et « sœurs » qui désignent la parenté proche. La tradition orale s’est fixée en araméen avant d’être écrite en grec dans l’Évangile. Autre argument direct et incontournable : Jésus n’aurait pas confié Marie à Jean au pied de la Croix (Jn 19, 26) s’il avait eu des frères de sang. (1)

Mais tout ceci n'est que la première digression. La seconde tient au fait que très souvent, lorsqu'il enseigne la foule ou encore dans ses rapports avec les scribes et les pharisiens, Jésus a l'art de s'emparer des propres paroles de ses interlocuteurs afin d'en tirer une leçon forte, incontournable. C'est le cas, bien sûr, notamment lorsque l'on traîne devant Jésus la femme adultère afin de l'obliger à procéder à un jugement. Tout le monde connaît l'extraordinaire réponse : "Que celui qui parmi vous n'a jamais péché lui jette la première !"

Dans le cas de l’Évangile de ce jour, Jésus s'est emparé de l'annonce de la venue de sa mère, afin de dire que toutes et tous peuvent devenir membre de sa famille à la seule et unique condition de faire la volonté du Père.

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Renvoi 1 : http://www.mariedenazareth.com/qui-est- ... s-synthese
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La Parole est vivante

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Le mercredi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 1,1.4-10.
Et je dis : « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! » Le Seigneur reprit : « Ne dis pas : “Je suis un enfant !” Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. » Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : « Voici, je mets dans ta bouche mes paroles ! Vois : aujourd’hui, je te donne autorité sur les nations et les royaumes, pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,1-9.
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »



Cy Aelf, Paris

Dans les lectures de ce jour, il est beaucoup question de la parole, mais aussi de la façon de recevoir la parole, c'est à dire : de l'écoute, de l'attention et de la compréhension. C'est en toute humilité que Jérémie le confesse: il ne refuse pas la mission, mais il se reconnaît tel qu'il est: incapable d'exprimer correctement les messages que Dieu lui confierait.

Mais c'est méconnaître l'inspiration: pour parler de Dieu, Dieu envoie son Esprit. Il n'est pas utile de s'exprimer dans un langage purement rationnel, puisque le langage inspiré dépasse de très loin le discours des philosophes, aussi bien que celui des scientifiques !

C'est pourquoi Jésus s'exprime en paraboles et dans le cas présent, celui de la parabole du semeur, il ne donne pas de pistes de pistes de compréhension. Mais à chacun de méditer pour comprendre - comprendre non pas seulement avec les oreilles et la tête, mais avec son être tout entier. Pour ma part, je peux témoigner avoir connu des personnes très intelligentes qui se sont plaintes de n'avoir rien compris à la lecture des évangiles. Pas assez de logique, trop d'images, pas de piste de lecture. Si j'en parle, c'est que je fus un peu comme eux...

Saint Jean a exprimé aussi de semblables difficultés, comme il écrit, comme d'autres avant lui : "Je pris le petit livre de la main de l'ange, et je l'avalai; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume." Mais l'amertume a aussi son rôle dans la guérison du cœur des hommes. Celui qui n'a pas pleuré de chagrin, comment pleurerait-il de joie ?

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C'est la foi qui fait vivre !!!!

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Le mercredi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 15,10.16-21.
Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ? Voilà pourquoi, ainsi parle le Seigneur : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux. Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer – oracle du Seigneur. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants.
»

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-46.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules :« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »


Cy Aelf, Paris


Bien évidemment, quiconque ne fait qu'entendre la parabole se dira: "Voici qui démontre combien ridicules sont les enseignements des Évangiles ! En effet, si le lecteur raisonnable découvre cet enseignement de Jésus, il se dira : "Cela n'est pas sensé, il n'y a aucune raison d'enfouir de nouveau un trésor pour ensuite se ruiner afin
d’acquérir le terrain où il est enfoui. Et de même pour la perle !
"

C'est ainsi que j'ai moi-même raisonné lorsque j'ai repris l’Évangile, peu avant ma conversion, en 1987. Mais ce texte, comme de nombreux autres sont, évidemment, des pièges pour la raison et la logique humaines ! Dans la première lecture, c'est le prophète qui est lui-même contredit dans le jugement qu'il pose concernant sa fonction de prophète. Comme il perd courage et se dit "A quoi bon !", le Seigneur lui répond : C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux.

De la même manière, c'est par un apparent manque de raison que j'ai redécouvert, au début de cette année-là, des textes qui visaient, certainement à une remise en question totale. Et c'est au point que de ces jours-ci, en considérant la folie "raisonnable" du monde, j'ai hâte de vivre l’Évangile avec plus d'ardeur encore. A la folie islamiste (un prêtre assassiné ce matin) correspond la "logique" divine. Le témoignage du martyre est beaucoup plus grand que la violence aveugle.


http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/26 ... 93310.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Du neuf et de l'ancien

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Le jeudi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 18,1-6.
Parole du Seigneur adressée à Jérémie : « Lève-toi, descends à la maison du potier ; là, je te ferai entendre mes paroles. »Je descendis donc à la maison du potier. Il était en train de travailler sur son tour. Le vase qu’il façonnait de sa main avec l’argile fut manqué. Alors il recommença, et il fit un autre vase, selon ce qu’il est bon de faire, aux yeux d’un potier. Alors la parole du Seigneur me fut adressée : « Maison d’Israël, est-ce que je ne pourrais pas vous traiter comme fait ce potier ? – oracle du Seigneur. Oui, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, maison d’Israël ! »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,47-53.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : «Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.


L'enseignement de ce jour marie bien l'ancien et le nouveau testament.
C'est ainsi qu'un bon potier, bien exercé, qui a de l'expérience, saura commencer de former un vase, puis décider de tirer un autre objet de la glaise. Ainsi, ce qui ne devait être qu'un pot très commun devient sous ses doigts un vase décoratif que l'on déposera au milieu d'une table pour que chacun puisse le voir et l'admirer.

De la même manière, l'homme a été créé et façonné comme une œuvre unique, car les jumeaux eux-mêmes sont des être distincts. Sous le regard de Dieu, il n'existe pas une seule âme qui soit "la même" et chacune des âmes vivantes choisira sa voie selon la qualité de son âme et c'est selon la qualité de ses œuvres qu'il sera jugé.

En sorte que "tout scribe instruit du Royaume des Cieux" acquiert la capacité de tirer de son âme des anciennes et d'autres qui seront "toutes nouvelles". Ce n'est qu'une des raisons pour laquelle il n'y a jamais un seul enseignement - unique et mille fois répété à tirer de la lecture de la Bible. Mais celles et ceux qui ont un jour découvert et aimé le Verbe fait chair, ne sera jamais l'égal de son Maître, mais il pourra puiser de l'eau vive et s'avancer vers le Royaume avec assurance.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Vivre de sa foi ou risquer de la perdre !

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Jérémie menacé de mort (Jérémie 26.1-24)
Au début du règne de Jojakim, fils de Josias, sur Juda, cette parole fut adressée à Jérémie par l'Eternel:«Voici ce que dit l'Eternel: Tiens-toi dans le parvis de la maison de l'Eternel et dis à ceux qui viennent de toutes les villes de Juda pour se prosterner dans la maison de l'Eternel toutes les paroles que je t'ordonne de leur dire. N'en oublie aucune. Peut-être écouteront-ils et renonceront-ils chacun à leur mauvaise conduite. Alors je n'accomplirai pas le mal que j'avais prévu de leur faire à cause de la méchanceté de leurs agissements. Tu leur diras: 'Voici ce que dit l’Éternel: Si vous ne m'écoutez pas, si vous refusez de suivre ma loi, celle que j'ai mise devant vous, si vous refusez d'écouter les paroles de mes serviteurs les prophètes, ceux que je vous envoie, que je vous envoie inlassablement mais que vous n'écoutez pas, alors je traiterai ce temple comme Silo et je ferai de cette ville un objet de malédiction pour toutes les nations de la terre.'»
Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie prononcer ces paroles dans la maison de l’Éternel. Il finissait de dire à tout le peuple tout ce que l’Éternel lui avait ordonné de dire lorsque les prêtres, les prophètes et tout le peuple s'emparèrent de lui en disant: «Tu vas mourir! Pourquoi prophétises-tu au nom de l’Éternel en disant: 'Ce temple sera comme Silo et cette ville sera dévastée, inhabitée'?» Tout le peuple s'attroupa autour de Jérémie dans la maison de l’Éternel. Lorsque les chefs de Juda apprirent ce qui se passait, ils montèrent du palais royal jusqu'à la maison de l’Éternel et s'assirent à l'entrée de la porte neuve. Alors les prêtres et les prophètes dirent aux chefs et à tout le peuple: «Cet homme mérite d'être condamné à mort, car il a prophétisé contre cette ville, comme vous l'avez entendu de vos propres oreilles.» Jérémie dit à tous les chefs et à tout le peuple: «C'est l’Éternel qui m'a envoyé pour prophétiser contre ce temple et contre cette ville toutes les paroles que vous avez entendues. Maintenant, corrigez votre conduite et votre manière d'agir, écoutez l’Éternel, votre Dieu, et il n'accomplira pas le mal qu'il avait l'intention de vous faire. Quant à moi, je suis entre vos mains: traitez-moi comme vous l'estimez bon et juste!


Evangile selon saint Marc 6, 1-6
Sorti de là, Jésus se rendit dans son lieu d'origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient: "D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous?" Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait: "Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison." Et là, il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s'étonna de leur manque de foi. Ensuite, Jésus parcourut les villages d'alentour en enseignant.


Textes lus par notre prêtre ce matin (?)

Ce qui fait lien entre les deux textes, ce n'est pas seulement l'incrédulité, mais aussi les motifs de cette incrédulité. Les hommes, hier comme aujourd'hui, ont tendance à se réfugier dans une pratique stricte et rigoureuse au sein de l’Église, plutôt que de manifester dans leurs rapports avec autrui: la foi, l'espérance et la charité.

Qui sait ? Cela m'interpelle : moi aussi, j'ai adopté une pratique rigoureuse, puisque je communie chaque jour. Mais au fil du temps, je me demande parfois : "Quand reviendra ce temps, extraordinaire, qui avait suivi ma conversion ?" Car j'étais joyeux même lorsque je faisais face à des contre-temps, à des problèmes de gestion, à des jeunes un peu sauvages que je laissais entrer chez moi ? Je me souviens avoir hébergé un jeune un peu paumé et d'avoir "escorté" un soir une très jeune fille qui craignait de marcher à la tombée de la nuit, en ville. (Dans ce dernier cas, je m'étais souvenu de la Parole: "Si quelqu'un te requiert de faire un mile avec lui, fais-en deux, par amour de la charité parfaite !" Ma pratique de la religion débordait largement sur les événements de la vie quotidienne ! En tout ce que je faisais, il y avait plus que le bon sens, l'amitié ou la simple convivialité. C'est bien l'Esprit Saint qui conférait un "surplus" à ma vie !

Cela ne m'étonne donc pas que Jésus n'ait pu accomplir aucun miracle à Nazareth. Et je termine en me disant à moi-même : il faut recommencer, essayer de nouveau de vivre vraiment de la Parole, puisqu'en toute vérité, c'est la Parole qui nous fait vivre !

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Lumière dans les ténèbres

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Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 26,11-16.24.
En ces jours-là, les prêtres et les prophètes dirent aux princes et à tout le peuple : « Cet homme mérite la mort, car il a prophétisé contre cette ville ; vous l’avez entendu de vos oreilles. » À son tour Jérémie s’adressa à tous les princes et à tout le peuple : « C’est le Seigneur qui m’a envoyé prophétiser contre cette Maison et contre cette ville, et dire toutes les paroles que vous avez entendues. Et maintenant, rendez meilleurs vos chemins et vos actes, écoutez la voix du Seigneur votre Dieu ; alors il renoncera au malheur qu’il a proféré contre vous. Quant à moi, me voici entre vos mains, faites de moi ce qui vous semblera bon et juste. Mais sachez-le bien : si vous me faites mourir, vous allez vous charger d’un sang innocent, vous-mêmes et cette ville et tous ses habitants. Car c’est vraiment le Seigneur qui m’a envoyé vers vous proclamer toutes ces paroles pour que vous les entendiez. » Alors les princes et tout le peuple dirent aux prêtres et aux prophètes : « Cet homme ne mérite pas la mort, car c’est au nom du Seigneur notre Dieu qu’il nous a parlé. » Comme la protection d’Ahiqam, fils de Shafane, était acquise à Jérémie, il échappa aux mains de ceux qui voulaient le faire mourir.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,1-12.
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs:
« Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »


Cy Aelf, Paris

Lorsque se rencontrent les écritures de l'ancien et du nouveau Testament, le sens particulier de chacune des lectures n'en est pas n'en est pas altéré, diminué, mais ils apportent l'un à l'autre - ainsi qu'au lecteur, une compréhension nouvelle. Dans le cas précis, il était inutile de s'attarder sur les circonstances scabreuses de la mort de la mort de Jean; il s'agissait plutôt de relever les "sursauts" de conscience qui agitent les uns et les autres.

Car tous se rendent compte, en définitive, que la mise à mort d'un prophète n'apporte aucune solution réelle aux reproches que leur adressaient ces hommes de Dieu. Mais tout au contraire, un péché de plus s'est ajouté à ceux qui avaient leur avaient été reprochés.

Quelle leçon pouvons nous en tirer pour nous-mêmes ? C'est qu'il ne sert de rien de repousser à plus tard un nécessaire examen de conscience, lequel permet de repartir - et de se "de "se relancer" (pour employer le mot de notre prêtre). Un aveu est toujours nécessaire à la conscience. S'il s'agit du sacrement, le prêtre est là non comme juge, mais comme a lumière qui luit dans les ténèbres. Toutefois, en l'absence de prêtre - sauf faute grave - un examen de conscience régulier peut être très utile.

Notre monde est en plein bouleversement, aujourd'hui comme autrefois. Un chrétien doit manifester par sa vie que le mal ne peut l'emporter quelles que soient ses suggestions, ses mensonges, ses insinuations. Jésus, que ma Joie demeure !

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La foi au présent non dans l'anticipation

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Vivre sa foi au présent, non dans l'anticipation


Le lundi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 28,1-17.
Cette année-là, au début du règne de Sédécias, roi de Juda, la quatrième année, au cinquième mois, le prophète Ananie, fils d’Azzour, originaire de Gabaon, me dit dans la maison du Seigneur, en présence des prêtres et de tout le peuple :« Ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël : J’ai brisé le joug du roi de Babylone !" (...) Le prophète Jérémie dit alors au prophète Ananie : « Écoute bien, Ananie : le Seigneur ne t’a pas envoyé, et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Je te renvoie de la surface de la terre ; tu mourras cette année, car c’est la révolte que tu as prêchée contre le Seigneur. » Le prophète Ananie mourut cette même année, au septième mois.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,13-21.
En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débar-quant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons.» Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Cy Aelf, Paris

Il existe un peu partout des âmes qui croient, des hommes qui pensent avoir saisi la vérité et qui se mettent à la proclamer sans se rendre compte que leurs paroles peuvent entraîner de grands troubles, des violences et des morts.

Durant l'homélie, je me suis souvenu d'avoir lu l'histoire du soulèvement du ghetto de Varsovie. Les armées allemandes subissaient de nombreux revers en Russie, et les résistants juifs ont choisi ce moment - trop tôt - pour se soulever contre l'occupant nazi: ils se firent massacrer... La première lecture de ce jour, est une mise en garde contre une foi d'optimisme qui tient plus de l'illusion que de la véritable foi.

Après la mise à mort de Jean, Jésus, connaissant la folie sanguinaire du roi Hérode, s'est retiré. Il a agi ainsi, non pour se préserver lui-même, mais afin de préserver du malheur celles et ceux qui avaient mis leur foi en lui. Le miracle intervient comme par nécessité
tout en préfigurant l'Eucharistie : de ce Pain-là, il en demeure toujours, aujourd'hui comme hier.

J'ajoute une réflexion personnelle, puisque je viens de découvrir l'âge de la pension, dans mon pays, en Belgique, est relevé à 67 ans plutôt que 65. Cette info m'a fait grincer des dents quelque peu, mais en y réfléchissant un peu - quel rapport avec la vraie Vie ?

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Seigneur, vite à notre aide !

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Le mardi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 30,1-2.12-15.18-22.
Parole du Seigneur adressée à Jérémie :

Qu’as-tu à crier à cause de ta blessure ? Ta peine est incurable. Sur la masse de tes fautes, tes péchés n’ont cessé de s’accroître : c’est pourquoi je t’ai infligé cela. Ainsi parle le Seigneur : Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob, pour ses demeures j’aurai de la compassion ; la ville sera rebâtie sur ses ruines, la citadelle sera rétablie en sa juste place. Les actions de grâce en jailliront avec des cris de joie. Bien loin de diminuer ses fils, je les multiplierai ; bien loin de les abaisser, je les glorifierai. (...) Ils seront comme autrefois, leur communauté se maintiendra devant moi, car je punirai tous ses oppresseurs. Jacob aura pour maître l’un des siens, un chef qui sera issu de lui. Je lui permettrai d’approcher et il aura accès auprès de moi. Qui donc, en effet, a jamais osé de lui-même s’approcher de moi ?



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,22-36.
Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu !» Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

Cy Aelf, Paris

Les textes de ce jour, tant dans l'ancien que le nouveau Testament, se rencontrent dans l'extrême miséricorde que Dieu manifeste, à temps et à longueurs de temps, envers son peuple et quiconque se reconnaît comme étant est issu de Lui.

Et il en est ainsi de notre temps encore, quand la barque des nations se retrouve dans la tempête et menace de sombrer. Le Seigneur est présent, Il est toujours proche. Il écoute, il attend notre appel.

De la sorte, dans l'épisode évoqué ce jour, Jésus donne à Pierre, selon sa foi, de marcher vers Lui "sur les eaux", c'est-à-dire en dépit de tous les événements qui semblent vouloir l'en empêcher. C'est quasiment la même chose qui s'était produite lorsque Jésus, couché au fond de la barque, feignait dormir dans la tempête. Dans les deux cas, il suffit de L'appeler pour qu'il intervienne.

Notre époque est en plein bouleversement, mais ce n'est certes pas la première fois ! On pourrait se demander ce qu'il adviendrait de l’Église et du monde, s'il n'y avait pas, parmi nous, depuis toujours, des hommes et des femmes qui ont pour seule vocation d'appeler le Seigneur.

J'ai repris confiance à l'écoute de cette homélie et j'ai résolu de recommencer à marcher dans les rues en priant mon chapelet, sans discontinuer.

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Une foi exemplaire !

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Le mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 31,1-7.
En ce temps-là – oracle du Seigneur –, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et elles seront mon peuple.
Ainsi parle le Seigneur : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a échappé au massacre ; Israël est en route vers Celui qui le fait reposer. Depuis les lointains, le Seigneur m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel, aussi je te garde ma fidélité. De nouveau je te bâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d’Israël. De nouveau tu prendras tes tambourins de fête pour te mêler aux danses joyeuses. De nouveau tu planteras des vignes dans les montagnes de Samarie, et ceux qui les planteront en goûteront le premier fruit. Un jour viendra où les veilleurs crieront dans la montagne d’Éphraïm : « Debout, montons à Sion, vers le Seigneur notre Dieu ! »
Car ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.



Cy Aelf, Paris

Les textes de ce jour tournent autour de l'exercice de la foi et de la patience. C'est ainsi qu'Israël, après un long exil à Babylone, pourra revenir sur sa terre et reconstruire le temple, en ne craignant plus la guerre et la déportation. De génération en génération, mais également dans la vie de chaque personne, le Seigneur se manifeste, à temps et à contre-temps. Sa miséricorde n'est jamais prise en défaut, mais elle exige de l'âme une attitude de foi qui se reconnaît en une confiance exercée.

De la sorte, l’attitude de la Cananéenne est d'une foi telle, qu'elle fait jaillir de son cœur des paroles que rien ne rebute. Il faut noter ici que Jésus n'a pas manqué de pousser la partie foi de cette étrangère jusqu'à son sommet ! Quelle extraordinaire répartie à propos des petits chiens - ces animaux que méprisaient les juifs - mais qui, ailleurs vont justement se nourrir des restes dont les hommes n'ont pas voulu !

D'où l'étonnement de Jésus. Mais c'est ce qu'il attendait de l'étrangère venue lui demander de sauver la vie de sa fille. Et elle l'obtient !aussitôt, car elle vient de manifester la foi qui soulève les montagnes.

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Verrouillé

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