Quoiqu'il en soit si ça a été évoqué, je ne le partage pas: je ne vois pas comment Dieu acquerait la sainteté. De qui? Et puisqu'il est immuable, il n'a rien à acquérir.
Evidemment. Mais je n'entend pas "acquérir" comme une addition (je m'exprime très mal, désolé !). Ca l'est pour un homme, qui naît pécheur et qui doit acquérir une sainteté qu'il ne possède pas.
Mais prenons un homme créé Saint, comme Adam, Eve, NSJC, Marie très pure. Le curseur est, dès le début, placé sur le caractère "sainteté". Le Christ n'a donc rien additionné à sa sainteté de naissance : il est né, a vécu, et est mort Saint.
Cependant, sans l'existence d'un autre curseur, qu'on peut définir à minima comme une forme de rejet de la position initiale, cette Sainteté n'est rien. La sainteté du Christ s'inscrit dans ses difficultés, ses tentation, le choix de sa mort sacrificielle. Le Christ, tout en étant parfaitement Saint, était en un sens libre de rejeter cette Sainteté. C'est en ce sens qu'il a mérité pour nous, d'ailleurs.
Dieu, dont l'icône visible est le Fils, est de la même manière Saint de toute éternité. Il n'a pas "acquis" cette Sainteté au sens ou elle serait une addition à Ses deux natures. Mais il l'a, en un sens, éprouvé, conservé. Il est librement demeuré dans une surabondance de Sainteté infinie.
C'est en ce sens que Dieu est libre en Sa Sainteté.
On dit de Dieu qu'il est le Bien et que le bien, il n'a pas besoin de son contraire... C'est pareil pour sa sainteté.
Mais le bien n'a de sens que si l'alternative se propose (ce qui n,est pas exactemment la même chose que de dire si elle existe).
Si vous n'avez pas d'autre choix que de faire une action dont la matière est bonne, vous ne pouvez en faire une bonne action. Donner au pauvre est un bien si il est librement consenti, par exemple. Si quelqu'un menace de tuer toute votre famille si vous ne donnez pas à un pauvre, faute de choix inverse potentiel, vous ne pouvez faire une action bonne par elle-même. tout au plus, faire une action qui a la forme d'une bonne action.
La liberté divine n'a pas besoin de refus (du mal ou d'un moins grand bien). Des attributs de Dieu comme la sainteté ou la bonté ou le bien sont parfaits en lui.
Mais ces attributs, qui sont au fond des reftets de Sa substance, ne peuvent exister, ont en eux-même l'idée d'une forme le liberté.
On ne peut aimer que si l'on peut ne pas aimer.
Héraclius -