Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
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etienne lorant
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
Sacré-Cœur de Jésus, solennité
Livre d'Ézéchiel 34,11-16.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. Je les ferai sortir d’entre les peuples, je les rassemblerai des différents pays et je les ramènerai sur leur terre ; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans les vallées, dans les endroits les meilleurs. Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leurs prairies seront sur les hauteurs d’Israël. Là, mes brebis se reposeront dans de belles prairies, elles brouteront dans de gras pâturages, sur les monts d’Israël. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,5b-11.
Frères, l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. À plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu.
En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie. Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ, par qui, maintenant, nous avons reçu la réconciliation.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,3-7.
En ce temps-là, s'adressant aux pharisiens et aux scribes, Jésus disait cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.»
[/b]
Cy Aelf, Paris
Qu'est-ce qui ressort, en toute dernière réflexion, des lectures de ce jour ? Pour le découvrir, mieux vaut ne pas égarer son attention sur le contenu des nombreux mots des textes d'aujourd'hui - puisqu'en réalité, c'est tout simple: le Seigneur aime les hommes, ses brebis, d'un amour sans retour.
Ce qui touche notre cœur de chrétiens, ce n'est pas l'entreprise - que les hommes sages et raisonnables déclareront absurde et complètement "folle -, d'abandonner quatre-vingt-dix-neuf bonnes brebis dans un désert, afin de partir à la recherche de la seule qui manque !...
Non ! Ce qui touche nos cœurs au plus profond, c'est l'ardeur du Berger qui se lance à la recherche de celle qui s'est égarée et qui se débat, quelque part, au milieu des ronces ou bien dans un trou d'eau saumâtre où elle avait cru pouvoir étancher sa soif. Hélas, en goûtant de cette eau-là, chargée de sel - son manque essentiel - ne faisait que s'accroître...
Je parle de cette brebis comme de moi-même, puisqu'à l'adolescence, ayant bien saisi les leçons de ce monde - qui liaient le bonheur à la réussite financière et mondaine... je me suis peu à peu détaché de la douce sollicitude héritée de mes parents chrétiens. Mais, au cours de la dernière semaine de la dernière année de collège, lorsque j'ai voulu "dresser un plan de carrière" sur la tablette de mon bureau, je fus soudainement stoppé par cette question: "et le bonheur, alors, c'est quand ?!?"... J'ai commencé de réaliser que ce monde (qui est un démon) cache aux hommes comme aux femmes la seule et véritable question qui demeure : hors du verbe Aimer, il n'y a aucune issue heureuse.
La question de la conversion, par laquelle s'achève la lecture de l’Évangile du jour, dit l'essentiel. Mais sommes-nous bien disposés à l'entendre de nouveau ?
NB : de quoi souffrent ceux qui se damnent, de quoi "brûlent" ?
Sans fin, pour l'éternité, ils contempleront l'Amour qui désirait leur donner de l'eau fraiche pour les rassasier.
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Livre d'Ézéchiel 34,11-16.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. Je les ferai sortir d’entre les peuples, je les rassemblerai des différents pays et je les ramènerai sur leur terre ; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans les vallées, dans les endroits les meilleurs. Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leurs prairies seront sur les hauteurs d’Israël. Là, mes brebis se reposeront dans de belles prairies, elles brouteront dans de gras pâturages, sur les monts d’Israël. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,5b-11.
Frères, l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. À plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu.
En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie. Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ, par qui, maintenant, nous avons reçu la réconciliation.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,3-7.
En ce temps-là, s'adressant aux pharisiens et aux scribes, Jésus disait cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.»
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Cy Aelf, Paris
Qu'est-ce qui ressort, en toute dernière réflexion, des lectures de ce jour ? Pour le découvrir, mieux vaut ne pas égarer son attention sur le contenu des nombreux mots des textes d'aujourd'hui - puisqu'en réalité, c'est tout simple: le Seigneur aime les hommes, ses brebis, d'un amour sans retour.
Ce qui touche notre cœur de chrétiens, ce n'est pas l'entreprise - que les hommes sages et raisonnables déclareront absurde et complètement "folle -, d'abandonner quatre-vingt-dix-neuf bonnes brebis dans un désert, afin de partir à la recherche de la seule qui manque !...
Non ! Ce qui touche nos cœurs au plus profond, c'est l'ardeur du Berger qui se lance à la recherche de celle qui s'est égarée et qui se débat, quelque part, au milieu des ronces ou bien dans un trou d'eau saumâtre où elle avait cru pouvoir étancher sa soif. Hélas, en goûtant de cette eau-là, chargée de sel - son manque essentiel - ne faisait que s'accroître...
Je parle de cette brebis comme de moi-même, puisqu'à l'adolescence, ayant bien saisi les leçons de ce monde - qui liaient le bonheur à la réussite financière et mondaine... je me suis peu à peu détaché de la douce sollicitude héritée de mes parents chrétiens. Mais, au cours de la dernière semaine de la dernière année de collège, lorsque j'ai voulu "dresser un plan de carrière" sur la tablette de mon bureau, je fus soudainement stoppé par cette question: "et le bonheur, alors, c'est quand ?!?"... J'ai commencé de réaliser que ce monde (qui est un démon) cache aux hommes comme aux femmes la seule et véritable question qui demeure : hors du verbe Aimer, il n'y a aucune issue heureuse.
La question de la conversion, par laquelle s'achève la lecture de l’Évangile du jour, dit l'essentiel. Mais sommes-nous bien disposés à l'entendre de nouveau ?
NB : de quoi souffrent ceux qui se damnent, de quoi "brûlent" ?
Sans fin, pour l'éternité, ils contempleront l'Amour qui désirait leur donner de l'eau fraiche pour les rassasier.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Béatitudes de notre temps
Le lundi de la 10e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 17,1-6.
En ces jours-là, le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j’en donne l’ordre. » La parole du Seigneur lui fut adressée : « Va-t’en d’ici, dirige-toi vers l’est, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. » Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s’établir près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophète buvait au torrent.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,1-12.
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
Cy Aelf, Paris
Comme il est réconfortant d'avoir entendu ces textes ce matin, car à peine étais-je parvenu à ma petite boutique, ce matin, que l'on m'a proposé de racheter toutes sortes de marchandises d'occasion - y compris un ordinateur récent ! C'est que désormais, il y a vraiment pénurie, mais pénurie d'abord liée à la dureté des cœurs à notre époque.
Dans la journée d'hier, comme je demandais de l'aide dans l'établissement de ma déclaration de revenus (qui n'aboutit qu'à la mention de deux chiffres - mais qui condensent en eux tous les chiffres de toute l'année considérée)... je me suis de nouveau fait rabrouer et renvoyer à mes calculs, avec une charge d'angoisse épouvantable - mais je suis tout de même venu à bout de ce "labeur".
En quoi ces "incidents domestiques" m'ont-ils aidé à mieux comprendre le rejet du prophète Élie ? En quoi ai-je mieux saisi que, par deux fois, la persécution est citée dans les Béatitudes ? C'est pourtant assez simple: de notre temps, personne ne vous persécutera - du moins de façon visible. Personne ne vous frappera, mais on vous privera du nécessaire. Vous pleurerez et ce sera une occasion de plus de faire rire autour de vous. Vous serez malades et hospitalisés, mais vous ne serez pas visités.
Il y a bien un lien direct entre tout ce que nous supportons individuellement, dans nos petites existences ignorées, et les grandes catastrophes, guerres, crues de fleuves, agressions, violences de toutes les sortes, que les télévisions diffusent sans arrêt. Faites donc comme moi : j'ai renoncé à la télé dès l'année 2008. Vous prierez mieux et plus régulièrement...
.
Premier livre des Rois 17,1-6.
En ces jours-là, le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j’en donne l’ordre. » La parole du Seigneur lui fut adressée : « Va-t’en d’ici, dirige-toi vers l’est, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. » Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s’établir près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophète buvait au torrent.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,1-12.
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
Cy Aelf, Paris
Comme il est réconfortant d'avoir entendu ces textes ce matin, car à peine étais-je parvenu à ma petite boutique, ce matin, que l'on m'a proposé de racheter toutes sortes de marchandises d'occasion - y compris un ordinateur récent ! C'est que désormais, il y a vraiment pénurie, mais pénurie d'abord liée à la dureté des cœurs à notre époque.
Dans la journée d'hier, comme je demandais de l'aide dans l'établissement de ma déclaration de revenus (qui n'aboutit qu'à la mention de deux chiffres - mais qui condensent en eux tous les chiffres de toute l'année considérée)... je me suis de nouveau fait rabrouer et renvoyer à mes calculs, avec une charge d'angoisse épouvantable - mais je suis tout de même venu à bout de ce "labeur".
En quoi ces "incidents domestiques" m'ont-ils aidé à mieux comprendre le rejet du prophète Élie ? En quoi ai-je mieux saisi que, par deux fois, la persécution est citée dans les Béatitudes ? C'est pourtant assez simple: de notre temps, personne ne vous persécutera - du moins de façon visible. Personne ne vous frappera, mais on vous privera du nécessaire. Vous pleurerez et ce sera une occasion de plus de faire rire autour de vous. Vous serez malades et hospitalisés, mais vous ne serez pas visités.
Il y a bien un lien direct entre tout ce que nous supportons individuellement, dans nos petites existences ignorées, et les grandes catastrophes, guerres, crues de fleuves, agressions, violences de toutes les sortes, que les télévisions diffusent sans arrêt. Faites donc comme moi : j'ai renoncé à la télé dès l'année 2008. Vous prierez mieux et plus régulièrement...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Aldous
- Barbarus

Re: Béatitudes de notre temps
J'entends souvent que la télé a bien changé depuis la liberté des années 60 et 70... Elle est plus politiquement correcte voire que le débat (politique, sociétal) y serait biaisé... par sélection des invités (!?), moins culturelle ou en tout cas avec des programmes désolants et désoeuvrants (télé-réalité et divertissements creux) et enfin une floppée de chaînes (pour ceux qui s'y abonnent) qu'on pourrait vivre 24h/24 devant la télé...etienne lorant a écrit : Faites donc comme moi : j'ai renoncé à la télé dès l'année 2008. Vous prierez mieux et plus régulièrement...
En tout cas je signale qu'il y a KTO et que ma foi (c'est la cas de le dire...
allez à plus... Que la paix soit avec vous,
http://www.ktotv.com/
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etienne lorant
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Quelle forme de justice désirons-nous ?
Premier livre des Rois 18,41-46.
En ces jours-là, le prophète Élie dit au roi Acab : « Monte, tu peux maintenant manger et boire, car j’entends le grondement de la pluie. »
Acab monta pour aller manger et boire. Élie, de son côté, monta sur le sommet du Carmel, il se courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux. Il dit à son serviteur : « Monte, et regarde du côté de la mer. » Le serviteur monta, regarda et dit : « Il n’y a rien. » Sept fois de suite, Élie lui dit : « Retourne. » La septième fois, le serviteur annonça : « Voilà un nuage qui monte de la mer, gros comme le poing. » Alors Élie dit au serviteur : « Va dire au roi Acab : “Attelle ton char et descends de la montagne, avant d’être arrêté par la pluie.” » Peu à peu, le ciel s’obscurcit de nuages, poussés par le vent, et il tomba une grosse pluie. Acab monta sur son char et partit pour la ville de Yizréel. La main du Seigneur s’empara du prophète ; Élie retroussa son vêtement et courut en avant d’Acab jusqu’à l’entrée de la ville de Yizréel.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
Cy Aelf, Paris
Là où il n'y a pas d'eau, il n'y a pas non plus de vie pour l'homme. L'eau, bien indispensable, plus forte que le feu, mais qui rend également possibles les cultures et l'élevage. Et pour tous les baptisés, l'eau est signe de délivrance et de victoire sur la mort.
C'est sous ce signe, de la délivrance, que notre prêtre a prêtre a placé, très simplement, son homélie : en effet, de fortes averses, dans la journée d'hier ont changé les projets de beaucoup de gens, hier après-midi ! Et des voisins qui se saluent à peine, se sont rencontrés pour parler météo - ne serait-ce que cela, quelle victoire sur l'individualisme de notre époque !
Il nous appartient à tous de rendre vie à l'onction de notre baptême. Allons donc puiser de l'eau à la source des sacrements, puis renonçons à la justice, car quiconque juge son prochain prépare le tribunal qui le jugera de même !
Dans cet Évangile, de saint Matthieu, le plus juif des évangélistes, lui qui sait fort bien combien ses compatriotes sont pointilleux en matière de justice, c'est toute la justice des hommes qui se retrouve au tribunal ! En effet, ce qui s'oppose à la justice humaine, c'est la justice divine, à l’œuvre d'abord par la Miséricorde.
Telle est la justice qu'il nous faut adopter. Or, cette année, c'est l’Église toute entière qui se souvient de cette parole de Jésus crucifié : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"...
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En ces jours-là, le prophète Élie dit au roi Acab : « Monte, tu peux maintenant manger et boire, car j’entends le grondement de la pluie. »
Acab monta pour aller manger et boire. Élie, de son côté, monta sur le sommet du Carmel, il se courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux. Il dit à son serviteur : « Monte, et regarde du côté de la mer. » Le serviteur monta, regarda et dit : « Il n’y a rien. » Sept fois de suite, Élie lui dit : « Retourne. » La septième fois, le serviteur annonça : « Voilà un nuage qui monte de la mer, gros comme le poing. » Alors Élie dit au serviteur : « Va dire au roi Acab : “Attelle ton char et descends de la montagne, avant d’être arrêté par la pluie.” » Peu à peu, le ciel s’obscurcit de nuages, poussés par le vent, et il tomba une grosse pluie. Acab monta sur son char et partit pour la ville de Yizréel. La main du Seigneur s’empara du prophète ; Élie retroussa son vêtement et courut en avant d’Acab jusqu’à l’entrée de la ville de Yizréel.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
Cy Aelf, Paris
Là où il n'y a pas d'eau, il n'y a pas non plus de vie pour l'homme. L'eau, bien indispensable, plus forte que le feu, mais qui rend également possibles les cultures et l'élevage. Et pour tous les baptisés, l'eau est signe de délivrance et de victoire sur la mort.
C'est sous ce signe, de la délivrance, que notre prêtre a prêtre a placé, très simplement, son homélie : en effet, de fortes averses, dans la journée d'hier ont changé les projets de beaucoup de gens, hier après-midi ! Et des voisins qui se saluent à peine, se sont rencontrés pour parler météo - ne serait-ce que cela, quelle victoire sur l'individualisme de notre époque !
Il nous appartient à tous de rendre vie à l'onction de notre baptême. Allons donc puiser de l'eau à la source des sacrements, puis renonçons à la justice, car quiconque juge son prochain prépare le tribunal qui le jugera de même !
Dans cet Évangile, de saint Matthieu, le plus juif des évangélistes, lui qui sait fort bien combien ses compatriotes sont pointilleux en matière de justice, c'est toute la justice des hommes qui se retrouve au tribunal ! En effet, ce qui s'oppose à la justice humaine, c'est la justice divine, à l’œuvre d'abord par la Miséricorde.
Telle est la justice qu'il nous faut adopter. Or, cette année, c'est l’Église toute entière qui se souvient de cette parole de Jésus crucifié : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Reconnaître et vivre de l'amour de Dieu
Le vendredi de la 10e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 19,9a.11-16.
En ces jours-là, lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée. Il lui dit :
« Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? » Il répondit : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. » Le Seigneur lui dit : « Repars vers Damas, par le chemin du désert. Arrivé là, tu consacreras par l’onction Hazaël omme roi de Syrie ; puis tu consacreras Jéhu, fils de Namsi, comme roi d’Israël ; et tu consacreras Élisée, fils de Shafath, d’Abel-Mehola, comme prophète pour te succéder.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,27-32.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. »
Cy Aelf, Parus
Si quelqu'un parmi nous a le désir de la sainteté, qu'il commence par mettre de côté des images de Dieu qui sont selon la nature humaine ! C'est ainsi que le prophète Élie, tout inspiré qu'il soit, avait songé à une rencontre extraordinaire, fabuleuse, éblouissante, sur la montagne sainte. Il s'attend, de la part de "Dieu-tout-puissant", à une manifestation soudaine, extraordinaire de puissance et de gloire... mais en définitive Dieu tout-puissant se manifeste dans une "brise légère". Il ressemble bien à son ancêtre Moïse, lequel avait été intrigué par la vision d'un étrange buisson qui semblait en feu, mais qui ne se consumait pas - or, c'est là, de cette façon, que Dieu tout-puissant créateur du ciel et de la terre avait choisi de se manifester.
La brise légère - par laquelle le Tout-Puissant s'est manifesté à Élie, n'enlève certes rien à sa toute puissance Mais elle surprend d'autant plus ! Qui a inventé - ou exagéré - les notions de grandeur et de puissance ? Si Dieu est Amour, comment sa manifestation serait-elle mieux reconnue : dans la puissance dévastatrice ou bien - beaucoup plus sûrement : par sa miséricorde ?
Cependant, c'est avec une grande rigueur que Jésus prévient : pour un homme, il est tout à fait préférable de perdre un membre en cette vie, plutôt à que de se perdre tout entier du simple fait d'un abus des sens... Sur ce thème, notre prêtre a évoqué le bouleversement de vie d'un saint Augustin, mais aussi, plus proche de nous, les renoncements d'un saint François d'Assise, suivis de ceux du du bienheureux Charles de Foucault ?
Car le renoncement à soi-même voici ce qui permet une véritable rencontre du Seigneur.
Se renoncer, c'est bien accepter une forme de "mort" pour une extraordinaire forme de vie !
.
Premier livre des Rois 19,9a.11-16.
En ces jours-là, lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée. Il lui dit :
« Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? » Il répondit : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. » Le Seigneur lui dit : « Repars vers Damas, par le chemin du désert. Arrivé là, tu consacreras par l’onction Hazaël omme roi de Syrie ; puis tu consacreras Jéhu, fils de Namsi, comme roi d’Israël ; et tu consacreras Élisée, fils de Shafath, d’Abel-Mehola, comme prophète pour te succéder.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,27-32.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. »
Cy Aelf, Parus
Si quelqu'un parmi nous a le désir de la sainteté, qu'il commence par mettre de côté des images de Dieu qui sont selon la nature humaine ! C'est ainsi que le prophète Élie, tout inspiré qu'il soit, avait songé à une rencontre extraordinaire, fabuleuse, éblouissante, sur la montagne sainte. Il s'attend, de la part de "Dieu-tout-puissant", à une manifestation soudaine, extraordinaire de puissance et de gloire... mais en définitive Dieu tout-puissant se manifeste dans une "brise légère". Il ressemble bien à son ancêtre Moïse, lequel avait été intrigué par la vision d'un étrange buisson qui semblait en feu, mais qui ne se consumait pas - or, c'est là, de cette façon, que Dieu tout-puissant créateur du ciel et de la terre avait choisi de se manifester.
La brise légère - par laquelle le Tout-Puissant s'est manifesté à Élie, n'enlève certes rien à sa toute puissance Mais elle surprend d'autant plus ! Qui a inventé - ou exagéré - les notions de grandeur et de puissance ? Si Dieu est Amour, comment sa manifestation serait-elle mieux reconnue : dans la puissance dévastatrice ou bien - beaucoup plus sûrement : par sa miséricorde ?
Cependant, c'est avec une grande rigueur que Jésus prévient : pour un homme, il est tout à fait préférable de perdre un membre en cette vie, plutôt à que de se perdre tout entier du simple fait d'un abus des sens... Sur ce thème, notre prêtre a évoqué le bouleversement de vie d'un saint Augustin, mais aussi, plus proche de nous, les renoncements d'un saint François d'Assise, suivis de ceux du du bienheureux Charles de Foucault ?
Car le renoncement à soi-même voici ce qui permet une véritable rencontre du Seigneur.
Se renoncer, c'est bien accepter une forme de "mort" pour une extraordinaire forme de vie !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Mémoire de saint Barnabé, apôtre
Livre des Actes des Apôtres 11,21b-26.13,1-3.
En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ». Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-13.
En ce temps-là, Jésus disait aux douze Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
Cy Aelf, Paris
Ce qui a retenu mon attention, ce samedi (pas de messe à la chapelle ce jour-là), c'est le rapport entre faiblesse humaine et petits moyens mis en oeuvre - ni argent, ni sac, ni bâton et pas même des sandales - et le succès de l'entreprise. Car on le voit dans la relation des multiples déplacements des apôtres dont on dirait aujourd'hui des vagabonds livrés à eux-mêmes. Mais en réalité, tout cela fonctionne à la perfection, en un mouvement perpétuel des apôtres qui, dans toutes les circonstances ne sont jamais découragés, ni décontenancés. L'Esprit les guide tout comme si J
Jésus était présents, en chair et en os, parmi eux.
Et je me dis : et moi, où en suis-je ? Comme je doute encore souvent ! Comme je me laisse encore désorienter par la pauvret de ma petite entreprise de livres et bandes dessinées d'occasion - laquelle, de ce temps-ci, même avec un catalogue sur le web - fonctionne au ralenti.
Mais cette lecture solitaire, ce matin, m'aide à reprendre courage. Comme il est étrange ce doute concernant mes revenus et mon avenir ! N'est-ce pas une tentation ? Comme j'écris ces mots, en cette circonstance, je constate que, oui je suis découragé, mais ce découragement est une tentation. Je dois me reprendre et le meilleur moyen de vaincre la tentation, c'est de me mettre à prier. C'est ce que faisaient, aussi les disciples.
Je peux conclure avec cette incitation à la prière. Je choisis pour ma part la "Neuvaine irrésistible de Padre Pio", qui m'avait conduit à l'Eucharistie quotidienne ...
.
En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ». Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-13.
En ce temps-là, Jésus disait aux douze Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
Cy Aelf, Paris
Ce qui a retenu mon attention, ce samedi (pas de messe à la chapelle ce jour-là), c'est le rapport entre faiblesse humaine et petits moyens mis en oeuvre - ni argent, ni sac, ni bâton et pas même des sandales - et le succès de l'entreprise. Car on le voit dans la relation des multiples déplacements des apôtres dont on dirait aujourd'hui des vagabonds livrés à eux-mêmes. Mais en réalité, tout cela fonctionne à la perfection, en un mouvement perpétuel des apôtres qui, dans toutes les circonstances ne sont jamais découragés, ni décontenancés. L'Esprit les guide tout comme si J
Jésus était présents, en chair et en os, parmi eux.
Et je me dis : et moi, où en suis-je ? Comme je doute encore souvent ! Comme je me laisse encore désorienter par la pauvret de ma petite entreprise de livres et bandes dessinées d'occasion - laquelle, de ce temps-ci, même avec un catalogue sur le web - fonctionne au ralenti.
Mais cette lecture solitaire, ce matin, m'aide à reprendre courage. Comme il est étrange ce doute concernant mes revenus et mon avenir ! N'est-ce pas une tentation ? Comme j'écris ces mots, en cette circonstance, je constate que, oui je suis découragé, mais ce découragement est une tentation. Je dois me reprendre et le meilleur moyen de vaincre la tentation, c'est de me mettre à prier. C'est ce que faisaient, aussi les disciples.
Je peux conclure avec cette incitation à la prière. Je choisis pour ma part la "Neuvaine irrésistible de Padre Pio", qui m'avait conduit à l'Eucharistie quotidienne ...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Vivre dans le monde sans être du monde
Le lundi de la 11e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 21,1-16.
En ce temps-là, Naboth, de la ville de Yizréel, possédait une vigne à côté du palais d’Acab, roi de Samarie. Acab dit un jour à Naboth : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l’argent qu’elle vaut. »
Naboth répondit à Acab : « Que le Seigneur me préserve de te céder l’héritage de mes pères ! » Acab retourna chez lui sombre et irrité, parce que Naboth lui avait dit : « Je ne te céderai pas l’héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger. Sa femme Jézabel vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? » Il répondit : « J’ai parlé à Naboth de Yizréel. Je lui ai dit : “Cède-moi ta vigne pour de l’argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.” Mais il a répondu : “Je ne te céderai pas ma vigne !” » Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce que tu es le roi d’Israël, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Naboth. » Elle écrivit des lettres au nom d’Acab, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Naboth. Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Naboth devant le peuple.
Placez en face de lui deux vauriens, qui témoigneront contre lui : “Tu as maudit Dieu et le roi !” Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu’il meure ! » Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Naboth firent ce que Jézabel avait ordonné dans ses lettres.
Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Naboth devant le peuple. Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Naboth a maudit Dieu et le roi. » On fit sortir Naboth de la ville, on le lapida, et il mourut.
Puis on envoya dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé et il est mort. »
Lorsque Jézabel en fut informée, elle dit à Acab : « Va, prends possession de la vigne de ce Naboth qui a refusé de la céder pour de l’argent, car il n’y a plus de Naboth : il est mort. » Quand Acab apprit que Naboth était mort, il se rendit à la vigne de Naboth et en prit possession.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-42.
En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »
Cy Aelf, Paris
Extraordinaire rencontre de textes et de choses vécues ! Je m'explique : je n'ai jamais connue de "Jézabel", mais j'ai connu un Christian qui tenait, lui comme moi, un commerce d'articles d'occasions. Mais du fait que j'achetais plus cher les mêmes marchandises que lui, il a réagi à ma concurrence en m’envoyant un inspecteur corrompu pour me saisir tous mes compact-discs, en dépit du fait que mon registre d'achats était tout à fait en ordre. J'ai attaqué au tribunal, j'ai gagné, mais la somme payée à mon avocat durant trois ans - pour finalement m'entendre dire par le Juge : "Monsieur, je ne peux pas vous juger, vous n'avez pas été mis en examen, il n'y a pas de pièce à conviction, vous êtes acquitté, vous êtes libre". Bien évidemment, personne ne m'a remboursé les frais encourus pour ma défense, ni les médecins que j'ai consultés du fait de mon état nerveux endommagé... Bref, le cas de Jézabel et de Naboth est tout à fait courant.
Mieux vaut donc ne pas s'épuiser à résister aux méchants, comme le dit bien Jésus. Laissez tomber, détournez votre chemin, ne vous laissez pas piéger par Mammon, l'esprit du monde, des richesses, du système du plus malin et du plus fort. Demeurez libres en Jésus-Christ !
Et maintenant, je vous rapporte l'autre fait, lumineux, que j'ai vécu et qui illustre la parole de Jésus dans l'Evangile qui nous dit : si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. L'un quelconque des jours après ma conversion, une jeune étudiante qui venait me saluer, m'a dit : "Je ne peux pas risquer de rentrer seule dans mon quartier, le chemin est trop désert et je ne suis pas rassurée". Et moi, tout aussitôt (c'était chaque fois ainsi durant les trois mois qui ont suivi ma conversion) : "Peu importe, je t'accompagne !". Ce soir-là, j'ai marché trois kilomètres dans un sens et plus de huit pour rentrer chez moi. Mais quelle joie intérieure !
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Premier livre des Rois 21,1-16.
En ce temps-là, Naboth, de la ville de Yizréel, possédait une vigne à côté du palais d’Acab, roi de Samarie. Acab dit un jour à Naboth : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l’argent qu’elle vaut. »
Naboth répondit à Acab : « Que le Seigneur me préserve de te céder l’héritage de mes pères ! » Acab retourna chez lui sombre et irrité, parce que Naboth lui avait dit : « Je ne te céderai pas l’héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger. Sa femme Jézabel vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? » Il répondit : « J’ai parlé à Naboth de Yizréel. Je lui ai dit : “Cède-moi ta vigne pour de l’argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.” Mais il a répondu : “Je ne te céderai pas ma vigne !” » Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce que tu es le roi d’Israël, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Naboth. » Elle écrivit des lettres au nom d’Acab, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Naboth. Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Naboth devant le peuple.
Placez en face de lui deux vauriens, qui témoigneront contre lui : “Tu as maudit Dieu et le roi !” Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu’il meure ! » Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Naboth firent ce que Jézabel avait ordonné dans ses lettres.
Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Naboth devant le peuple. Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Naboth a maudit Dieu et le roi. » On fit sortir Naboth de la ville, on le lapida, et il mourut.
Puis on envoya dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé et il est mort. »
Lorsque Jézabel en fut informée, elle dit à Acab : « Va, prends possession de la vigne de ce Naboth qui a refusé de la céder pour de l’argent, car il n’y a plus de Naboth : il est mort. » Quand Acab apprit que Naboth était mort, il se rendit à la vigne de Naboth et en prit possession.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-42.
En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »
Cy Aelf, Paris
Extraordinaire rencontre de textes et de choses vécues ! Je m'explique : je n'ai jamais connue de "Jézabel", mais j'ai connu un Christian qui tenait, lui comme moi, un commerce d'articles d'occasions. Mais du fait que j'achetais plus cher les mêmes marchandises que lui, il a réagi à ma concurrence en m’envoyant un inspecteur corrompu pour me saisir tous mes compact-discs, en dépit du fait que mon registre d'achats était tout à fait en ordre. J'ai attaqué au tribunal, j'ai gagné, mais la somme payée à mon avocat durant trois ans - pour finalement m'entendre dire par le Juge : "Monsieur, je ne peux pas vous juger, vous n'avez pas été mis en examen, il n'y a pas de pièce à conviction, vous êtes acquitté, vous êtes libre". Bien évidemment, personne ne m'a remboursé les frais encourus pour ma défense, ni les médecins que j'ai consultés du fait de mon état nerveux endommagé... Bref, le cas de Jézabel et de Naboth est tout à fait courant.
Mieux vaut donc ne pas s'épuiser à résister aux méchants, comme le dit bien Jésus. Laissez tomber, détournez votre chemin, ne vous laissez pas piéger par Mammon, l'esprit du monde, des richesses, du système du plus malin et du plus fort. Demeurez libres en Jésus-Christ !
Et maintenant, je vous rapporte l'autre fait, lumineux, que j'ai vécu et qui illustre la parole de Jésus dans l'Evangile qui nous dit : si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. L'un quelconque des jours après ma conversion, une jeune étudiante qui venait me saluer, m'a dit : "Je ne peux pas risquer de rentrer seule dans mon quartier, le chemin est trop désert et je ne suis pas rassurée". Et moi, tout aussitôt (c'était chaque fois ainsi durant les trois mois qui ont suivi ma conversion) : "Peu importe, je t'accompagne !". Ce soir-là, j'ai marché trois kilomètres dans un sens et plus de huit pour rentrer chez moi. Mais quelle joie intérieure !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La quête de la perfection
Le mardi de la 11e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 21,17-29.
Après la mort de Naboth, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Élie de Tishbé :« Lève-toi, va trouver Acab, qui règne sur Israël à Samarie. Il est en ce moment dans la vigne de Naboth, où il s’est rendu pour en prendre possession. Tu lui diras : “Ainsi parle le Seigneur : Tu as commis un meurtre, et maintenant tu prends possession. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : À l’endroit même où les chiens ont lapé le sang de Naboth, les chiens laperont ton sang à toi aussi.” »Acab dit à Élie : « Tu m’as donc retrouvé, toi, mon ennemi ! » Élie répondit : « Oui, je t’ai retrouvé. Puisque tu t’es déshonoré en faisant ce qui est mal aux yeux du Seigneur,
je vais faire venir sur toi le malheur : je supprimerai ta descendance, j’exterminerai tous les mâles de ta maison, esclaves ou hommes libres en Israël.Je ferai à ta maison ce que j’ai fait à celle de Jéroboam, fils de Nebath, et à celle de Baasa, fils d’Ahias, tes prédécesseurs, car tu as provoqué ma colère et fait pécher Israël. Et le Seigneur a encore cette parole contre Jézabel : “Les chiens dévoreront Jézabel sous les murs de la ville de Yizréel !” Celui de la maison d’Acab qui mourra dans la ville sera dévoré par les chiens ; celui qui mourra dans la campagne sera dévoré par les oiseaux du ciel. » On n’a jamais vu personne se déshonorer comme Acab en faisant comme lui ce qui est mal aux yeux du Seigneur, sous l’influence de sa femme Jézabel.
Il s’est conduit d’une manière abominable en s’attachant aux idoles, comme faisaient les Amorites que le Seigneur avait chassés devant les Israélites. Quand Acab entendit les paroles prononcées par Élie, il déchira ses habits, se couvrit le corps d’une toile à sac – un vêtement de pénitence – ; et il jeûnait, il gardait la toile à sac pour dormir, et il marchait lentement. Alors la parole du Seigneur fut adressée à Élie : « Tu vois comment Acab s’est humilié devant moi ! Puisqu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur de son vivant ; c’est sous le règne de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Cy Aelf, Paris
Dans l'attitude adoptée par Acab, on sent bien l'homme que sa faute accable. Il en porte littéralement le poids; il est comme écrasé non par la rigueur du châtiment, mais par reconnaissance perpétuelle de sa faute. Il la contemple jour et nuit - son pas en est rendu plus lent, car lorsque l'on parle du poids des fautes, ce n'est pas qu'une image.
Ce qui est comparable à cette marche devenue lente et incertaine, c'est la perte d'une personne aimée - sans laquelle il nous semble que vivre est devenu chose impossible...
Hélas, si nous pouvions regretter nos fautes (en apparence moins graves - mais gare aux fautes que NOUS estimons légères !) Nul parmi nous ne peut donc prétendre au salut s'il ne lance en lui-même la course à la sainteté.
Pour que nous puissions connaître la parfaite félicité des saintes et des saints, il nous faut, sans répit, tendre vers la perfection. Quiconque a lu le Petit Journal de sainte Faustine, y trouvera, à côté de grandes grâces, de grandes souffrances physiques, morales et même spirituelles, car il est des épreuves dont même les saints ne comprennent pas le sens...
Puisque j'en suis là, je connais une femme prénommée Marie-José que sa famille a fait interner de façon permanente, car elle ne cesse de prier. Son comportement ayant été jugé comme relevant de la démence, Marie-José ne reçoit jamais de permission de sortie - ce qui ne l'empêche pas de continuer de prier... En y réfléchissant à deux fois, on peut dire avec certitude que tous les autres malades bénéficient de la prière de cette femme...
Prions ce soir pour ceux qui nous blessent parfois sans nous connaître et sans connaître non plus le pourquoi de cette antipathie...
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Premier livre des Rois 21,17-29.
Après la mort de Naboth, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Élie de Tishbé :« Lève-toi, va trouver Acab, qui règne sur Israël à Samarie. Il est en ce moment dans la vigne de Naboth, où il s’est rendu pour en prendre possession. Tu lui diras : “Ainsi parle le Seigneur : Tu as commis un meurtre, et maintenant tu prends possession. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : À l’endroit même où les chiens ont lapé le sang de Naboth, les chiens laperont ton sang à toi aussi.” »Acab dit à Élie : « Tu m’as donc retrouvé, toi, mon ennemi ! » Élie répondit : « Oui, je t’ai retrouvé. Puisque tu t’es déshonoré en faisant ce qui est mal aux yeux du Seigneur,
je vais faire venir sur toi le malheur : je supprimerai ta descendance, j’exterminerai tous les mâles de ta maison, esclaves ou hommes libres en Israël.Je ferai à ta maison ce que j’ai fait à celle de Jéroboam, fils de Nebath, et à celle de Baasa, fils d’Ahias, tes prédécesseurs, car tu as provoqué ma colère et fait pécher Israël. Et le Seigneur a encore cette parole contre Jézabel : “Les chiens dévoreront Jézabel sous les murs de la ville de Yizréel !” Celui de la maison d’Acab qui mourra dans la ville sera dévoré par les chiens ; celui qui mourra dans la campagne sera dévoré par les oiseaux du ciel. » On n’a jamais vu personne se déshonorer comme Acab en faisant comme lui ce qui est mal aux yeux du Seigneur, sous l’influence de sa femme Jézabel.
Il s’est conduit d’une manière abominable en s’attachant aux idoles, comme faisaient les Amorites que le Seigneur avait chassés devant les Israélites. Quand Acab entendit les paroles prononcées par Élie, il déchira ses habits, se couvrit le corps d’une toile à sac – un vêtement de pénitence – ; et il jeûnait, il gardait la toile à sac pour dormir, et il marchait lentement. Alors la parole du Seigneur fut adressée à Élie : « Tu vois comment Acab s’est humilié devant moi ! Puisqu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur de son vivant ; c’est sous le règne de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Cy Aelf, Paris
Dans l'attitude adoptée par Acab, on sent bien l'homme que sa faute accable. Il en porte littéralement le poids; il est comme écrasé non par la rigueur du châtiment, mais par reconnaissance perpétuelle de sa faute. Il la contemple jour et nuit - son pas en est rendu plus lent, car lorsque l'on parle du poids des fautes, ce n'est pas qu'une image.
Ce qui est comparable à cette marche devenue lente et incertaine, c'est la perte d'une personne aimée - sans laquelle il nous semble que vivre est devenu chose impossible...
Hélas, si nous pouvions regretter nos fautes (en apparence moins graves - mais gare aux fautes que NOUS estimons légères !) Nul parmi nous ne peut donc prétendre au salut s'il ne lance en lui-même la course à la sainteté.
Pour que nous puissions connaître la parfaite félicité des saintes et des saints, il nous faut, sans répit, tendre vers la perfection. Quiconque a lu le Petit Journal de sainte Faustine, y trouvera, à côté de grandes grâces, de grandes souffrances physiques, morales et même spirituelles, car il est des épreuves dont même les saints ne comprennent pas le sens...
Puisque j'en suis là, je connais une femme prénommée Marie-José que sa famille a fait interner de façon permanente, car elle ne cesse de prier. Son comportement ayant été jugé comme relevant de la démence, Marie-José ne reçoit jamais de permission de sortie - ce qui ne l'empêche pas de continuer de prier... En y réfléchissant à deux fois, on peut dire avec certitude que tous les autres malades bénéficient de la prière de cette femme...
Prions ce soir pour ceux qui nous blessent parfois sans nous connaître et sans connaître non plus le pourquoi de cette antipathie...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Religion : relation à Dieu
Le mercredi de la 11e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre des Rois 2,1.6-14.
Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal. Arrivés à Jéricho, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; et moi, le Seigneur m’envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux. Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s’arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s’écartèrent de part et d’autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec.
Pendant qu’ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d’être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu ! »
Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l’obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l’obtiendras pas. » Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan. Élisée le vit et se mit à crier : « Mon père !... Mon père !... Char d’Israël et ses cavaliers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux. Il ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber, il revint et s’arrêta sur la rive du Jourdain. Avec le manteau d’Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s’écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d’Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s’écartèrent, et il traversa.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Le récit de la traversée du Jourdain à pieds secs, de même que l'enlèvement d’Élie sur un chariot de feu sont typique de la manière juive, dans l'ancienne alliance, de considérer la relation à Dieu. En effet, la traversée du Jourdain à pieds secs renvoie le lecteur au récit de la sortie d’Égypte; quant à l'enlèvement d’Élie sur un chariot de feu, le récit tient beaucoup du fait que la tombe d’Élie n'a jamais pu être trouvée.
En revanche, il certain qu’Élie fut un grand prophète, à une époque où l'on cherchait à former des prophètes, comme s'il était possible d'en éduquer sans intervention spirituelle particulière - il y avait déjà des castes de prêtres, des spécialistes des sacrifices, de la lecture des textes et de leur juste interprétation, des tribunaux, etc. Mais c'est ainsi que l'on procède toujours pour éviter de s'engager "corps et âme" dans la vraie vie spirituelle, qui suppose un engagement de tout l'être.
L’Évangile de ce jour a été choisi pour faire contraste entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Jésus nous parle d'une relation à Dieu, qui doit demeurer personnelle, intime, qui ne se vit pas dans l'intention de gagner un certain prestige auprès d'autrui. Il existe quelques fidèles, dans ma paroisse, dont je peux vraiment ressentir qu'ils demeurent en tout temps en relation avec le Seigneur.
C'est le cas de cette sacristine, que je croise depuis plus de quinze ans dont le visage me semble n'avoir jamais changé. Elle se déplace toujours en mini-vélo, nettoie et frotte les mêmes dalles d'une chapelle ou d'une église, ici et là, sans que je l'ai jamais entendu d'elle la moindre plainte sortir de sa bouche. Et j'ai compris un jour que, oui, telle doit être la relation au Seigneur : rien de visible à l'extérieur mais une perpétuelle attention à Dieu et au prochain. De telles femmes et de tels hommes évoluent parmi nous et qui seront saintes et saints sans jamais se retrouver dans un calendrier - ils n'en ont d'ailleurs nul besoin !
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Deuxième livre des Rois 2,1.6-14.
Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal. Arrivés à Jéricho, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; et moi, le Seigneur m’envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux. Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s’arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s’écartèrent de part et d’autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec.
Pendant qu’ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d’être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu ! »
Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l’obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l’obtiendras pas. » Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan. Élisée le vit et se mit à crier : « Mon père !... Mon père !... Char d’Israël et ses cavaliers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux. Il ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber, il revint et s’arrêta sur la rive du Jourdain. Avec le manteau d’Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s’écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d’Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s’écartèrent, et il traversa.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Le récit de la traversée du Jourdain à pieds secs, de même que l'enlèvement d’Élie sur un chariot de feu sont typique de la manière juive, dans l'ancienne alliance, de considérer la relation à Dieu. En effet, la traversée du Jourdain à pieds secs renvoie le lecteur au récit de la sortie d’Égypte; quant à l'enlèvement d’Élie sur un chariot de feu, le récit tient beaucoup du fait que la tombe d’Élie n'a jamais pu être trouvée.
En revanche, il certain qu’Élie fut un grand prophète, à une époque où l'on cherchait à former des prophètes, comme s'il était possible d'en éduquer sans intervention spirituelle particulière - il y avait déjà des castes de prêtres, des spécialistes des sacrifices, de la lecture des textes et de leur juste interprétation, des tribunaux, etc. Mais c'est ainsi que l'on procède toujours pour éviter de s'engager "corps et âme" dans la vraie vie spirituelle, qui suppose un engagement de tout l'être.
L’Évangile de ce jour a été choisi pour faire contraste entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Jésus nous parle d'une relation à Dieu, qui doit demeurer personnelle, intime, qui ne se vit pas dans l'intention de gagner un certain prestige auprès d'autrui. Il existe quelques fidèles, dans ma paroisse, dont je peux vraiment ressentir qu'ils demeurent en tout temps en relation avec le Seigneur.
C'est le cas de cette sacristine, que je croise depuis plus de quinze ans dont le visage me semble n'avoir jamais changé. Elle se déplace toujours en mini-vélo, nettoie et frotte les mêmes dalles d'une chapelle ou d'une église, ici et là, sans que je l'ai jamais entendu d'elle la moindre plainte sortir de sa bouche. Et j'ai compris un jour que, oui, telle doit être la relation au Seigneur : rien de visible à l'extérieur mais une perpétuelle attention à Dieu et au prochain. De telles femmes et de tels hommes évoluent parmi nous et qui seront saintes et saints sans jamais se retrouver dans un calendrier - ils n'en ont d'ailleurs nul besoin !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le don merveilleux du Notre Père
Le jeudi de la 11e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Ecclésiastique 48,1-14.
Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre. Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ? Toi qui as réveillé un mort et, par la parole du Très-Haut, l’as fait revenir du séjour des morts; toi qui as précipité des rois vers leur perte, et jeté à bas de leur lit de glorieux personnages ; toi qui as entendu au Sinaï des reproches, au mont Horeb des décrets de châtiment ; toi qui as donné l’onction à des rois pour exercer la vengeance, et à des prophètes pour prendre ta succession ; Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob…
Heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie. Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit, et pendant toute sa vie aucun prince ne l’a intimidé, personne n’a pu le faire fléchir. Rien ne lui résista, et, jusque dans la tombe, son corps manifesta son pouvoir de prophète. Pendant sa vie, il a fait des prodiges ; après sa mort, des œuvres merveilleuses.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
Cy Aelf, Paris
Rédigé plus d'un siècle après sa disparition, cet éloge du prophète Élie, ainsi que d’Élisée, permet à l'auteur du texte lu aujourd'hui - l'Ecclésiastique, d'asseoir d’emblée son discours... lequel est fort inspiré de préceptes de sagesse... La sagesse est un concept d'origine grecque et le Livre de l'Ecclésiastique y fait référence d’emblée puisqu'il pose, avant tout autre chose : "Toute sagesse vient du Seigneur Dieu; elle a toujours été avec Lui, et elle y est avant tous les siècles." Or , nous savons bien, toutes et tous, que la sagesse de Dieu a consisté en ce qui est folie pour les hommes. C'est ainsi que plus tard, dans son épître aux Corinthiens : Les Juifs demandent des miracles et les Grecs recherchent la sagesse; mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens.
Je me suis souvent demandé qui sont les personnes qui établissent, pour une année, le choix des textes de l'Ancien comme du Nouveau Testament. Non par curiosité intellectuelle, mais pour me réjouir d'autant plus de ce que je découvre jour après jour... !
Je le dis ainsi, puisque dépourvu de sagesse, j'ai la joie aujourd'hui de redécouvrir cette extraordinaire, inimitable et irremplaçable déclaration de Jésus dans le don du Notre Père. En effet, quiconque a pu percevoir et ressentir combien cette prière nous pose à notre juste place pour exprimer les demandes qui nous sont véritablement essentielles. Pour bien saisir à quel point cette prière du Notre Père est un don merveilleux, un trésor, je crois qu'il faudrait que tous commencent à chercher la vérité comme je l'ai fait - car en suivant les philosophe, ce n'est pas la sagesse que j'ai trouvée, mais un désarroi très proche du désespoir...
Gloire et louange soient rendues au Père, au Fils et au Saint-Esprit !
.
Spécialement en hommage à "Axou"
Livre de l'Ecclésiastique 48,1-14.
Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre. Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ? Toi qui as réveillé un mort et, par la parole du Très-Haut, l’as fait revenir du séjour des morts; toi qui as précipité des rois vers leur perte, et jeté à bas de leur lit de glorieux personnages ; toi qui as entendu au Sinaï des reproches, au mont Horeb des décrets de châtiment ; toi qui as donné l’onction à des rois pour exercer la vengeance, et à des prophètes pour prendre ta succession ; Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob…
Heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie. Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit, et pendant toute sa vie aucun prince ne l’a intimidé, personne n’a pu le faire fléchir. Rien ne lui résista, et, jusque dans la tombe, son corps manifesta son pouvoir de prophète. Pendant sa vie, il a fait des prodiges ; après sa mort, des œuvres merveilleuses.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
Cy Aelf, Paris
Rédigé plus d'un siècle après sa disparition, cet éloge du prophète Élie, ainsi que d’Élisée, permet à l'auteur du texte lu aujourd'hui - l'Ecclésiastique, d'asseoir d’emblée son discours... lequel est fort inspiré de préceptes de sagesse... La sagesse est un concept d'origine grecque et le Livre de l'Ecclésiastique y fait référence d’emblée puisqu'il pose, avant tout autre chose : "Toute sagesse vient du Seigneur Dieu; elle a toujours été avec Lui, et elle y est avant tous les siècles." Or , nous savons bien, toutes et tous, que la sagesse de Dieu a consisté en ce qui est folie pour les hommes. C'est ainsi que plus tard, dans son épître aux Corinthiens : Les Juifs demandent des miracles et les Grecs recherchent la sagesse; mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens.
Je me suis souvent demandé qui sont les personnes qui établissent, pour une année, le choix des textes de l'Ancien comme du Nouveau Testament. Non par curiosité intellectuelle, mais pour me réjouir d'autant plus de ce que je découvre jour après jour... !
Je le dis ainsi, puisque dépourvu de sagesse, j'ai la joie aujourd'hui de redécouvrir cette extraordinaire, inimitable et irremplaçable déclaration de Jésus dans le don du Notre Père. En effet, quiconque a pu percevoir et ressentir combien cette prière nous pose à notre juste place pour exprimer les demandes qui nous sont véritablement essentielles. Pour bien saisir à quel point cette prière du Notre Père est un don merveilleux, un trésor, je crois qu'il faudrait que tous commencent à chercher la vérité comme je l'ai fait - car en suivant les philosophe, ce n'est pas la sagesse que j'ai trouvée, mais un désarroi très proche du désespoir...
Gloire et louange soient rendues au Père, au Fils et au Saint-Esprit !
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Spécialement en hommage à "Axou"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La lumière et l'oeil Relecture et corrections
Le vendredi de la 11e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre des Rois 11,1-4.9-18.20.
En ces jours-là, lorsque Athalie, mère d’Ocozias, apprit que son fils était mort, elle entreprit de faire périr toute la descendance royale.
Mais Josabeth, fille du roi Joram et sœur d’Ocozias, prit Joas, un des fils du roi Ocozias, pour le soustraire au massacre. Elle le cacha, lui et sa nourrice, dans une chambre de la maison du Seigneur, pour le dissimuler aux regards d’Athalie ; c’est ainsi qu’il évita la mort.
Il demeura avec Josabeth pendant six ans, caché dans la maison du Seigneur, tandis qu’Athalie régnait sur le pays. Au bout de sept ans, le prêtre Joad envoya chercher les officiers des mercenaires et des gardes, et les fit venir près de lui dans la maison du Seigneur. Il conclut une alliance avec eux, leur fit prêter serment dans la maison du Seigneur, et leur montra le fils du roi. Les officiers exécutèrent tous les ordres du prêtre Joad. Chacun prit ses hommes, ceux qui entraient en service le jour du sabbat, et ceux qui en sortaient ce jour-là, et tous rejoignirent le prêtre Joad. Celui-ci leur remit les lances et les carquois du roi David, qui étaient conservés dans la maison du Seigneur. Les gardes se postèrent, les armes à la main, devant l’autel, du côté sud et du côté nord de la Maison, afin d’entourer le futur roi.
Alors Joad fit avancer le fils du roi, lui remit le diadème et la charte de l’Alliance, et on le fit roi. On lui donna l’onction, on l’acclama en battant des mains et en criant : « Vive le roi ! » Athalie entendit cette clameur des gardes et du peuple, et elle accourut vers le peuple à la maison du Seigneur. Et voilà ce qu’elle vit : le roi debout sur l’estrade, selon le rituel ; auprès de lui les officiers et les trompettes, et tout le peuple du pays criant sa joie tandis que les trompettes sonnaient. Alors, elle déchira ses vêtements et s’écria : « Trahison ! Trahison ! »
Le prêtre Joad donna cet ordre aux officiers : « Faites-la sortir de la Maison, à travers vos rangs. Si quelqu’un veut la suivre, frappez-le par l’épée. » En effet, le prêtre Joad avait interdit de la mettre à mort dans la maison du Seigneur. On mit la main sur elle, et elle arriva au palais par la porte des Chevaux. C’est là qu’elle fut mise à mort.
Joad conclut une alliance entre le Seigneur, le roi et le peuple, pour que le peuple soit le peuple du Seigneur ; il conclut l’alliance entre le roi et le peuple. Alors, tous les gens du pays entrèrent dans le temple de Baal et le démolirent. Ils mirent en pièces ses autels et ses statues et, devant les autels, ils tuèrent Matane, prêtre de Baal. Le prêtre Joad posta ensuite des gardes devant la maison du Seigneur.
Tous les gens du pays étaient dans la joie, et la ville retrouva le calme. Quant à Athalie, on l’avait mise à mort par l’épée dans la maison du roi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Cy Aelf, Paris
Ces derniers temps, j'apprécie de plus en plus le choix des lectures, lesquels, après un temps de contemplation, mais aussi par l'écoute attentive du prêtre, me permettent de voir, de contempler et d'entrer véritablement en contemplation : le regard du cœur s'ouvre et l'esprit se réjouit....
La première lecture, avec cet affreux complot de palais organisé par une femme avide de pouvoir, m'est apparu, à un moment donné, comme le tableau noir sur lequel, une fois effacé, l'on pourra écrire autre chose. Ou bien cette autre forme de comparaison: l'écran noir de la télévision ou la toile du cinéma avant que soient projetées les premières images.
C'est ainsi que les images sanguinaires de la tuerie pour garder le pouvoir dans les mêmes mains, mais aussi l'épisode de la revanche de l'héritier légitime... forment comme ce tableau noir où les mots de l’Évangile peuvent s'inscrire, nettement visibles et compréhensible par le fidèle.
Et donc Jésus explique : "Ton œil n'est pas seulement l'organe de la vue, mais c'est lui qui te permet également de ne pas trébucher sur une racine qui traverse ton chemin, car ton œil est la lampe de tout ton corps. D'un côté, tu peux voir où te conduit une action juste et bonne en soi; ou bien tu peux, puisque Dieu le permet, concevoir de l'envie.
De la sorte, tu peux arracher la belle petite fleur qui égaie ta marche, mais en faisant cela, tu la fera sûrement périr. Que choisis-tu donc : de garder ton œil dans la lumière, ou bien de le plonger dans les ténèbres ? C'est ici le point crucial car, effectivement : "Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Pour ma part, c'est avec envie que j'ai regardé la nouvelle voiture d'une proche parente, et cette envie m'a fait éprouver un sentiment d'injustice ... que la prière m'a permis de chasser avant qu'elle ne se transforme en jalousie, laquelle peut devenir féroce dans certains cas. N'est-ce pas tout à fait ce qui s'est passé lors de cette querelle de palais dont parle les textes ? On veut la justice pour soi mais de cette justice-là, découlent des litres de sang versé...
Seigneur, à moi ! Garde mon cœur en tout temps dans Ta Lumière !
.
Deuxième livre des Rois 11,1-4.9-18.20.
En ces jours-là, lorsque Athalie, mère d’Ocozias, apprit que son fils était mort, elle entreprit de faire périr toute la descendance royale.
Mais Josabeth, fille du roi Joram et sœur d’Ocozias, prit Joas, un des fils du roi Ocozias, pour le soustraire au massacre. Elle le cacha, lui et sa nourrice, dans une chambre de la maison du Seigneur, pour le dissimuler aux regards d’Athalie ; c’est ainsi qu’il évita la mort.
Il demeura avec Josabeth pendant six ans, caché dans la maison du Seigneur, tandis qu’Athalie régnait sur le pays. Au bout de sept ans, le prêtre Joad envoya chercher les officiers des mercenaires et des gardes, et les fit venir près de lui dans la maison du Seigneur. Il conclut une alliance avec eux, leur fit prêter serment dans la maison du Seigneur, et leur montra le fils du roi. Les officiers exécutèrent tous les ordres du prêtre Joad. Chacun prit ses hommes, ceux qui entraient en service le jour du sabbat, et ceux qui en sortaient ce jour-là, et tous rejoignirent le prêtre Joad. Celui-ci leur remit les lances et les carquois du roi David, qui étaient conservés dans la maison du Seigneur. Les gardes se postèrent, les armes à la main, devant l’autel, du côté sud et du côté nord de la Maison, afin d’entourer le futur roi.
Alors Joad fit avancer le fils du roi, lui remit le diadème et la charte de l’Alliance, et on le fit roi. On lui donna l’onction, on l’acclama en battant des mains et en criant : « Vive le roi ! » Athalie entendit cette clameur des gardes et du peuple, et elle accourut vers le peuple à la maison du Seigneur. Et voilà ce qu’elle vit : le roi debout sur l’estrade, selon le rituel ; auprès de lui les officiers et les trompettes, et tout le peuple du pays criant sa joie tandis que les trompettes sonnaient. Alors, elle déchira ses vêtements et s’écria : « Trahison ! Trahison ! »
Le prêtre Joad donna cet ordre aux officiers : « Faites-la sortir de la Maison, à travers vos rangs. Si quelqu’un veut la suivre, frappez-le par l’épée. » En effet, le prêtre Joad avait interdit de la mettre à mort dans la maison du Seigneur. On mit la main sur elle, et elle arriva au palais par la porte des Chevaux. C’est là qu’elle fut mise à mort.
Joad conclut une alliance entre le Seigneur, le roi et le peuple, pour que le peuple soit le peuple du Seigneur ; il conclut l’alliance entre le roi et le peuple. Alors, tous les gens du pays entrèrent dans le temple de Baal et le démolirent. Ils mirent en pièces ses autels et ses statues et, devant les autels, ils tuèrent Matane, prêtre de Baal. Le prêtre Joad posta ensuite des gardes devant la maison du Seigneur.
Tous les gens du pays étaient dans la joie, et la ville retrouva le calme. Quant à Athalie, on l’avait mise à mort par l’épée dans la maison du roi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Cy Aelf, Paris
Ces derniers temps, j'apprécie de plus en plus le choix des lectures, lesquels, après un temps de contemplation, mais aussi par l'écoute attentive du prêtre, me permettent de voir, de contempler et d'entrer véritablement en contemplation : le regard du cœur s'ouvre et l'esprit se réjouit....
La première lecture, avec cet affreux complot de palais organisé par une femme avide de pouvoir, m'est apparu, à un moment donné, comme le tableau noir sur lequel, une fois effacé, l'on pourra écrire autre chose. Ou bien cette autre forme de comparaison: l'écran noir de la télévision ou la toile du cinéma avant que soient projetées les premières images.
C'est ainsi que les images sanguinaires de la tuerie pour garder le pouvoir dans les mêmes mains, mais aussi l'épisode de la revanche de l'héritier légitime... forment comme ce tableau noir où les mots de l’Évangile peuvent s'inscrire, nettement visibles et compréhensible par le fidèle.
Et donc Jésus explique : "Ton œil n'est pas seulement l'organe de la vue, mais c'est lui qui te permet également de ne pas trébucher sur une racine qui traverse ton chemin, car ton œil est la lampe de tout ton corps. D'un côté, tu peux voir où te conduit une action juste et bonne en soi; ou bien tu peux, puisque Dieu le permet, concevoir de l'envie.
De la sorte, tu peux arracher la belle petite fleur qui égaie ta marche, mais en faisant cela, tu la fera sûrement périr. Que choisis-tu donc : de garder ton œil dans la lumière, ou bien de le plonger dans les ténèbres ? C'est ici le point crucial car, effectivement : "Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Pour ma part, c'est avec envie que j'ai regardé la nouvelle voiture d'une proche parente, et cette envie m'a fait éprouver un sentiment d'injustice ... que la prière m'a permis de chasser avant qu'elle ne se transforme en jalousie, laquelle peut devenir féroce dans certains cas. N'est-ce pas tout à fait ce qui s'est passé lors de cette querelle de palais dont parle les textes ? On veut la justice pour soi mais de cette justice-là, découlent des litres de sang versé...
Seigneur, à moi ! Garde mon cœur en tout temps dans Ta Lumière !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Nul ne peut servir deux maîtres
Le samedi de la 11e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre des Chroniques 24,17-25.
Après la mort de Joad, les princes de Juda vinrent se prosterner devant le roi, et alors le roi les écouta. Les gens abandonnèrent la Maison du Seigneur, Dieu de leurs pères, pour servir les poteaux sacrés et les idoles. À cause de cette infidélité, la colère de Dieu s’abattit sur Juda et sur Jérusalem. Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes. Ceux-ci transmirent le message, mais personne ne les écouta. Dieu revêtit de son esprit Zacharie, le fils du prêtre Joad. Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit : « Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements du Seigneur ? Cela fera votre malheur : puisque vous avez abandonné le Seigneur, le Seigneur vous abandonne. » Ils s’ameutèrent alors contre lui et, par commandement du roi, le lapidèrent sur le parvis de la Maison du Seigneur. Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad, oubliait la fidélité que Joad lui avait témoignée. Zacharie s’était écrié en mourant : « Que le Seigneur le voie, et qu’il fasse justice ! »
Or, à la fin de l’année, l’armée d’Aram monta contre le roi Joas et arriva en Juda et à Jérusalem. Ses hommes massacrèrent tous les princes du peuple et envoyèrent tout le butin au roi de Damas.
L’armée d’Aram ne comptait qu’un petit nombre d’hommes, et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante, parce que les gens de Juda avaient abandonné le Seigneur, Dieu de leurs pères ; et Joas reçut le châtiment qu’il méritait.Lorsque les Araméens partirent, le laissant dans de grandes souffrances, ses serviteurs complotèrent contre lui parce qu’il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad, et ils le tuèrent sur son lit. Il mourut, et on l’ensevelit dans la Cité de David, mais non pas dans les tombeaux des rois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
Les juifs, dans l'ancienne Alliance, étaient davantage préoccupés d'instaurer sur la terre un royaume à la manière humaine qui, leur semblait-il, leur serait offert sans trop de difficultés ni de souffrances.
Dieu n'avait-il pas frappé Pharaon jusque dans son fils premier-né, et n'avait-il pas ensuite englouti toute la cavalerie qui les avait poursuivis ? Que ne se sont-ils pas préoccupés plus tôt du précepte : "Tu ne tueras point" !
Dès lors, comme par contraste, l’Évangile nous montre Jésus se préoccuper du danger principal, toujours présent, de la confusion entre argent et bonheur. Cette seule parole renverse tous les arguments en la matière :
- Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
Dans le texte de l'Aelf, le terme d'argent, comme celui de la divinité, prend la majuscule. Ce simple signe nous indique à quel point l'homme, s'il ne place pas toute sa foi en Dieu, tombera sous l'emprise de l'Argent - lequel est aussi nommé Mammon, un démon, l'esprit de la richesse.
Notre prêtre s'est montré très clair: quiconque parmi nous s'achète des tickets de loterie à gratter, et qui accomplit ce geste régulièrement fait de l'argent un dieu auquel il rend un culte aussi régulièrement (une fois par semaine) que celui qu'il rend à Dieu le dimanche.
J'avoue, personnellement, que je n'avais guère songé à cela, mais que je vais en tenir compte désormais ! Le fait est que je jouais de temps à autre, lorsqu'un de mes clients me le proposait - mais jamais régulièrement ni de façon systématique. Cependant, j'ai bien remarqué que beaucoup d'hommes isolés, âgés, déjà malades, se sont tournés vers les loteries afin, disaient-ils, de pouvoir au moins "léguer quelque chose à mes enfants"... mais, à ma connaissance, du moins, cela ne fonctionne pas. La loterie, le tiercé, le "gain-pour-la vie", tout cela est dangereux. Pas vraiment pour le portefeuille, mais certainement pour l'âme, car celles et ceux qui jouent ainsi, privent aussi de l'aumône de nombreux pauvres auxquels le Seigneur s'identifie !
"Laissez-donc tomber de votre poche quelques-unes de ces pièces cuivrées qui finiront par trouer vos poches, et vous aurez semé en vue de la moisson finale"...
Du reste, vivre dans le souci du lendemain, très compréhensible, essayons de le combattre, afin d'offrir à toutes et tous un visage frais et joyeux comme est celui des disciples du Seigneur...
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Deuxième livre des Chroniques 24,17-25.
Après la mort de Joad, les princes de Juda vinrent se prosterner devant le roi, et alors le roi les écouta. Les gens abandonnèrent la Maison du Seigneur, Dieu de leurs pères, pour servir les poteaux sacrés et les idoles. À cause de cette infidélité, la colère de Dieu s’abattit sur Juda et sur Jérusalem. Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes. Ceux-ci transmirent le message, mais personne ne les écouta. Dieu revêtit de son esprit Zacharie, le fils du prêtre Joad. Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit : « Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements du Seigneur ? Cela fera votre malheur : puisque vous avez abandonné le Seigneur, le Seigneur vous abandonne. » Ils s’ameutèrent alors contre lui et, par commandement du roi, le lapidèrent sur le parvis de la Maison du Seigneur. Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad, oubliait la fidélité que Joad lui avait témoignée. Zacharie s’était écrié en mourant : « Que le Seigneur le voie, et qu’il fasse justice ! »
Or, à la fin de l’année, l’armée d’Aram monta contre le roi Joas et arriva en Juda et à Jérusalem. Ses hommes massacrèrent tous les princes du peuple et envoyèrent tout le butin au roi de Damas.
L’armée d’Aram ne comptait qu’un petit nombre d’hommes, et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante, parce que les gens de Juda avaient abandonné le Seigneur, Dieu de leurs pères ; et Joas reçut le châtiment qu’il méritait.Lorsque les Araméens partirent, le laissant dans de grandes souffrances, ses serviteurs complotèrent contre lui parce qu’il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad, et ils le tuèrent sur son lit. Il mourut, et on l’ensevelit dans la Cité de David, mais non pas dans les tombeaux des rois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
Les juifs, dans l'ancienne Alliance, étaient davantage préoccupés d'instaurer sur la terre un royaume à la manière humaine qui, leur semblait-il, leur serait offert sans trop de difficultés ni de souffrances.
Dieu n'avait-il pas frappé Pharaon jusque dans son fils premier-né, et n'avait-il pas ensuite englouti toute la cavalerie qui les avait poursuivis ? Que ne se sont-ils pas préoccupés plus tôt du précepte : "Tu ne tueras point" !
Dès lors, comme par contraste, l’Évangile nous montre Jésus se préoccuper du danger principal, toujours présent, de la confusion entre argent et bonheur. Cette seule parole renverse tous les arguments en la matière :
- Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
Dans le texte de l'Aelf, le terme d'argent, comme celui de la divinité, prend la majuscule. Ce simple signe nous indique à quel point l'homme, s'il ne place pas toute sa foi en Dieu, tombera sous l'emprise de l'Argent - lequel est aussi nommé Mammon, un démon, l'esprit de la richesse.
Notre prêtre s'est montré très clair: quiconque parmi nous s'achète des tickets de loterie à gratter, et qui accomplit ce geste régulièrement fait de l'argent un dieu auquel il rend un culte aussi régulièrement (une fois par semaine) que celui qu'il rend à Dieu le dimanche.
J'avoue, personnellement, que je n'avais guère songé à cela, mais que je vais en tenir compte désormais ! Le fait est que je jouais de temps à autre, lorsqu'un de mes clients me le proposait - mais jamais régulièrement ni de façon systématique. Cependant, j'ai bien remarqué que beaucoup d'hommes isolés, âgés, déjà malades, se sont tournés vers les loteries afin, disaient-ils, de pouvoir au moins "léguer quelque chose à mes enfants"... mais, à ma connaissance, du moins, cela ne fonctionne pas. La loterie, le tiercé, le "gain-pour-la vie", tout cela est dangereux. Pas vraiment pour le portefeuille, mais certainement pour l'âme, car celles et ceux qui jouent ainsi, privent aussi de l'aumône de nombreux pauvres auxquels le Seigneur s'identifie !
"Laissez-donc tomber de votre poche quelques-unes de ces pièces cuivrées qui finiront par trouer vos poches, et vous aurez semé en vue de la moisson finale"...
Du reste, vivre dans le souci du lendemain, très compréhensible, essayons de le combattre, afin d'offrir à toutes et tous un visage frais et joyeux comme est celui des disciples du Seigneur...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'humilité : se reconnaître tel qu'on est
Le lundi de la 12e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre des Rois 17,5-8.13-15a.18.
En ces jours-là, Salmanasar, roi d’Assour lança des attaques à travers tout le pays d’Israël, et monta contre Samarie, qu’il assiégea pendant trois ans. La neuvième année du règne d’Osée, il s’empara de Samarie et déporta les gens d’Israël au pays d’Assour. Il les fit habiter à Halah, sur le Habor, fleuve de Gozane, et dans les villes de Médie. Cela arriva parce que les fils d’Israël avaient péché contre le Seigneur leur Dieu, lui qui les avait fait monter du pays d’Égypte et les avait arrachés au pouvoir de Pharaon, roi d’Égypte. Ils avaient adoré d’autres dieux et suivi les coutumes des nations que le Seigneur avait dépossédées devant eux. Voilà ce qu’avaient fait les rois d’Israël.
En effet, le Seigneur avait donné cet avertissement à Israël et à Juda, par l’intermédiaire de tous les prophètes et de tous les voyants : « Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Observez mes commandements et mes décrets, selon toute la Loi que j’ai prescrite à vos pères et que je leur ai fait parvenir par l’intermédiaire de mes serviteurs les prophètes. » Mais ils n’ont pas obéi et ils ont raidi leur nuque comme l’avaient fait leurs pères, qui n’avaient pas fait confiance au Seigneur leur Dieu. Ils ont méprisé ses lois, ainsi que l’Alliance qu’il avait conclue avec leurs pères et les avertissements qu’il leur avait donnés. Alors le Seigneur s’est mis dans une grande colère contre les tribus d’Israël et les a écartées loin de sa face. Il n’est resté que la seule tribu de Juda.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,1-5.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Cy Aelf Paris
Bien évidemment, les textes de la liturgie de ce jour, opposent l'orgueil à l'humilité. Ce qu'on ne peut obtenir en usant "de force et de rage", peut s'obtenir très simplement par la reconnaissance de la vérité...
En effet, voici qui est clair : ce qu'Abraham avait obtenu par sa foi seule, le peuple l'a perdu par son manque de foi - et ,plus précisément, par le regard envieux que les juifs ont toujours porté à l'égard des peuples qu'ils croisaient sur leur chemin. C'est ainsi qu'ils ont désiré un roi et l'ont réclamé au prophète Samuel, qui ne parvint pas à les convaincre d'y renoncer. Il eut beau leur démontrer tout ce que leur coûterait une royauté, ils récriminèrent jusqu'à l'obtenir.
Dans l'épisode rapporté aujourd'hui, les juifs se retrouvent déportés et dispersés pour avoir - carrément ! - adoré d'autres dieux ! Ils récoltent ainsi ce qu'ils ont semé.
Mais prenons garde, nous aussi, de ne pas tomber dans la convoitise de ce que les autres possèdent, ni le reste de leur apparence: non seulement les vêtements qu'ils portent mais aussi leur aisance dans l'un ou l'autre domaine. Oui : malheureux sommes-nous lorsque nous nous laissons saisir par l'envie des qualités de telle ou telle personne proche ! Car de cette manière également, nous récriminons contre notre créateur....
A ce sujet, le texte de l’Évangile de ce jour est tout aussi clair - sauf que dans l’Évangile Jésus dénonce, non pas l'envie, mais le jugement péremptoire sur le prochain. Il suffit de si peu ! on voit un homme trébucher sur un trottoir : c'est un buveur ! Un autre rit très fort : c'est qu'il boit trop; une femme sourit-elle facilement : c'est une séductrice, etc. Mais dans la vérité, que savons-nous vraiment au sujet d'autrui, nous qui nous connaissons si peu nous-mêmes !
Nous, les fidèles, nous nous imaginons facilement qu'une pratique régulière à l'église nous préservera de toute maladie ... Or, certaines maladies, certaines crises, ne sont bien souvent que des des signes destinés à nous prévenir contre le mal et le malheur.
Mais les signes ne sont efficaces, pour notre bien, qu'à la condition de reconnaître notre pauvreté intérieure, notre faiblesse intime... Mais bienheureux et forts, celles et ceux qui se regardent eux-mêmes avec humilité, avec "esprit critique" plutôt que de se comparer à autrui... C'est ce qu'il y a de plus faible en nous qui nourrit la relation à Dieu. Soyons donc humbles et nous serons d'autant plus forts !
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Deuxième livre des Rois 17,5-8.13-15a.18.
En ces jours-là, Salmanasar, roi d’Assour lança des attaques à travers tout le pays d’Israël, et monta contre Samarie, qu’il assiégea pendant trois ans. La neuvième année du règne d’Osée, il s’empara de Samarie et déporta les gens d’Israël au pays d’Assour. Il les fit habiter à Halah, sur le Habor, fleuve de Gozane, et dans les villes de Médie. Cela arriva parce que les fils d’Israël avaient péché contre le Seigneur leur Dieu, lui qui les avait fait monter du pays d’Égypte et les avait arrachés au pouvoir de Pharaon, roi d’Égypte. Ils avaient adoré d’autres dieux et suivi les coutumes des nations que le Seigneur avait dépossédées devant eux. Voilà ce qu’avaient fait les rois d’Israël.
En effet, le Seigneur avait donné cet avertissement à Israël et à Juda, par l’intermédiaire de tous les prophètes et de tous les voyants : « Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Observez mes commandements et mes décrets, selon toute la Loi que j’ai prescrite à vos pères et que je leur ai fait parvenir par l’intermédiaire de mes serviteurs les prophètes. » Mais ils n’ont pas obéi et ils ont raidi leur nuque comme l’avaient fait leurs pères, qui n’avaient pas fait confiance au Seigneur leur Dieu. Ils ont méprisé ses lois, ainsi que l’Alliance qu’il avait conclue avec leurs pères et les avertissements qu’il leur avait donnés. Alors le Seigneur s’est mis dans une grande colère contre les tribus d’Israël et les a écartées loin de sa face. Il n’est resté que la seule tribu de Juda.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,1-5.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Cy Aelf Paris
Bien évidemment, les textes de la liturgie de ce jour, opposent l'orgueil à l'humilité. Ce qu'on ne peut obtenir en usant "de force et de rage", peut s'obtenir très simplement par la reconnaissance de la vérité...
En effet, voici qui est clair : ce qu'Abraham avait obtenu par sa foi seule, le peuple l'a perdu par son manque de foi - et ,plus précisément, par le regard envieux que les juifs ont toujours porté à l'égard des peuples qu'ils croisaient sur leur chemin. C'est ainsi qu'ils ont désiré un roi et l'ont réclamé au prophète Samuel, qui ne parvint pas à les convaincre d'y renoncer. Il eut beau leur démontrer tout ce que leur coûterait une royauté, ils récriminèrent jusqu'à l'obtenir.
Dans l'épisode rapporté aujourd'hui, les juifs se retrouvent déportés et dispersés pour avoir - carrément ! - adoré d'autres dieux ! Ils récoltent ainsi ce qu'ils ont semé.
Mais prenons garde, nous aussi, de ne pas tomber dans la convoitise de ce que les autres possèdent, ni le reste de leur apparence: non seulement les vêtements qu'ils portent mais aussi leur aisance dans l'un ou l'autre domaine. Oui : malheureux sommes-nous lorsque nous nous laissons saisir par l'envie des qualités de telle ou telle personne proche ! Car de cette manière également, nous récriminons contre notre créateur....
A ce sujet, le texte de l’Évangile de ce jour est tout aussi clair - sauf que dans l’Évangile Jésus dénonce, non pas l'envie, mais le jugement péremptoire sur le prochain. Il suffit de si peu ! on voit un homme trébucher sur un trottoir : c'est un buveur ! Un autre rit très fort : c'est qu'il boit trop; une femme sourit-elle facilement : c'est une séductrice, etc. Mais dans la vérité, que savons-nous vraiment au sujet d'autrui, nous qui nous connaissons si peu nous-mêmes !
Nous, les fidèles, nous nous imaginons facilement qu'une pratique régulière à l'église nous préservera de toute maladie ... Or, certaines maladies, certaines crises, ne sont bien souvent que des des signes destinés à nous prévenir contre le mal et le malheur.
Mais les signes ne sont efficaces, pour notre bien, qu'à la condition de reconnaître notre pauvreté intérieure, notre faiblesse intime... Mais bienheureux et forts, celles et ceux qui se regardent eux-mêmes avec humilité, avec "esprit critique" plutôt que de se comparer à autrui... C'est ce qu'il y a de plus faible en nous qui nourrit la relation à Dieu. Soyons donc humbles et nous serons d'autant plus forts !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Vers une foi d'abandon et de confiance absolue
Le mardi de la 12e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre des Rois 19,9b-11.14-21.31-35a.36.
En ces jours-là, Sennakérib, roi d’Assour, envoya des messagers dire à Ézékias : « Vous parlerez à Ézékias, roi de Juda, en ces termes : Ne te laisse pas tromper par ton Dieu, en qui tu mets ta confiance, et ne dis pas : “Jérusalem ne sera pas livrée aux mains du roi d’Assour !” Tu sais bien ce que les rois d’Assour ont fait à tous les pays : ils les ont voués à l’anathème. Et toi seul, tu serais délivré ? »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer. Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
Cy Aelf, Paris
Il était inutile de conserver le texte entier de la première lecture, puisque le passage cité, par lequel le roi d'Assur nargue Ezékias, roi de Jérusalem, pose une question à laquelle Jésus, dans l’Évangile, répond de manière tout à fait adéquate, cohérente et que Jésus confirme dans l’Évangile.
Le roi d'Assour, en bon stratège, montre son habileté en envoyant des messagers auprès d'Ezékias. Il s'est bien renseigné et connaissant la foi des juifs dans leur Dieu unique, il cherche à les démoraliser. Une manière de faire qui subsiste toujours lors de conflits entre nations: on fait défiler les troupes, on montre ses armes, on gonfle ses muscles devant l'adversaire pour lui faire perdre courage, pour saper son moral.
A n'en pas douter, ce simple message - de la soumission des autres royaumes déjà conquis, est en effet, calculé et effilé pour affaiblir le moral de l'ennemi avant la bataille.
Très judicieusement, notre prêtre nous a rappelé qu'en 40, les bombardiers "Stuka" ne constituaient certes pas des bombardiers lourds, mais c'était inutile : le seul son de leur sirène semait la panique parmi la troupe et semait la pagaille de manière encore plus efficace !
Pour notre prêtre, qui a connu cette époque, il est tout à fait clair que "La porte étroite, c'est la confiance totale en Jésus". Quand l'abbé a dit ces mots, je me suis tout de suite souvenu de l’oraison finale du petit chapelet de la Miséricorde divine. En effet, on conclut en effet le chapelet sur ces mots : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" - comment se fait-il que, très longtemps, j'ai oublié cette finale ? Je réponds: très probablement parce que ma foi n'avait pas encore rejoint la confiance absolue... (Mais j'espère avoir changé en mieux !)
. https://www.youtube.com/watch?v=LCB8ZVxKqyI
Deuxième livre des Rois 19,9b-11.14-21.31-35a.36.
En ces jours-là, Sennakérib, roi d’Assour, envoya des messagers dire à Ézékias : « Vous parlerez à Ézékias, roi de Juda, en ces termes : Ne te laisse pas tromper par ton Dieu, en qui tu mets ta confiance, et ne dis pas : “Jérusalem ne sera pas livrée aux mains du roi d’Assour !” Tu sais bien ce que les rois d’Assour ont fait à tous les pays : ils les ont voués à l’anathème. Et toi seul, tu serais délivré ? »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer. Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
Cy Aelf, Paris
Il était inutile de conserver le texte entier de la première lecture, puisque le passage cité, par lequel le roi d'Assur nargue Ezékias, roi de Jérusalem, pose une question à laquelle Jésus, dans l’Évangile, répond de manière tout à fait adéquate, cohérente et que Jésus confirme dans l’Évangile.
Le roi d'Assour, en bon stratège, montre son habileté en envoyant des messagers auprès d'Ezékias. Il s'est bien renseigné et connaissant la foi des juifs dans leur Dieu unique, il cherche à les démoraliser. Une manière de faire qui subsiste toujours lors de conflits entre nations: on fait défiler les troupes, on montre ses armes, on gonfle ses muscles devant l'adversaire pour lui faire perdre courage, pour saper son moral.
A n'en pas douter, ce simple message - de la soumission des autres royaumes déjà conquis, est en effet, calculé et effilé pour affaiblir le moral de l'ennemi avant la bataille.
Très judicieusement, notre prêtre nous a rappelé qu'en 40, les bombardiers "Stuka" ne constituaient certes pas des bombardiers lourds, mais c'était inutile : le seul son de leur sirène semait la panique parmi la troupe et semait la pagaille de manière encore plus efficace !
Pour notre prêtre, qui a connu cette époque, il est tout à fait clair que "La porte étroite, c'est la confiance totale en Jésus". Quand l'abbé a dit ces mots, je me suis tout de suite souvenu de l’oraison finale du petit chapelet de la Miséricorde divine. En effet, on conclut en effet le chapelet sur ces mots : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" - comment se fait-il que, très longtemps, j'ai oublié cette finale ? Je réponds: très probablement parce que ma foi n'avait pas encore rejoint la confiance absolue... (Mais j'espère avoir changé en mieux !)
. https://www.youtube.com/watch?v=LCB8ZVxKqyI
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
On reconnaît un arbre à son fruit
Le mercredi de la 12e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre des Rois 22,8-13.23,1-3.
En ces jours-là, le grand prêtre Helcias dit au secrétaire Shafane : « J’ai trouvé le livre de la Loi dans la maison du Seigneur. » Et Helcias donna le livre à Shafane. Celui-ci le lut. Puis, le secrétaire Shafane alla chez le roi et lui rendit compte de ce qui s’était passé. Il déclara : « L’argent trouvé dans la Maison, tes serviteurs l’ont versé et remis entre les mains des maîtres d’œuvre, préposés à la maison du Seigneur. »
Alors Shafane, le secrétaire, annonça au roi : « Le prêtre Helcias m’a donné un livre. » Et Shafane fit au roi la lecture de ce livre.
Après avoir entendu les paroles du livre de la Loi, le roi déchira ses vêtements. Il donna cet ordre au prêtre Helcias, à Ahiqam, fils de Shafane, à Akbor, fils de Mikaya, au secrétaire Shafane, ainsi qu’à Asaya, serviteur du roi : « Allez consulter le Seigneur pour moi, pour le peuple et pour tout Juda au sujet des paroles de ce livre qu’on vient de retrouver. La fureur du Seigneur est grande : elle s’est enflammée contre nous parce que nos pères n’ont pas obéi aux paroles de ce livre et n’ont pas pratiqué tout ce qui s’y trouve. » Le roi fit convoquer auprès de lui tous les anciens de Juda et de Jérusalem. Il monta à la maison du Seigneur avec tous les gens de Juda, tous les habitants de Jérusalem, les prêtres et les prophètes, et tout le peuple, du plus petit au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l’Alliance retrouvé dans la maison du Seigneur. Debout sur l’estrade, le roi conclut l’Alliance en présence du Seigneur. Il s’engageait à suivre le Seigneur en observant ses commandements, ses édits et ses décrets, de tout son cœur et de toute son âme, accomplissant ainsi les paroles de l’Alliance inscrites dans ce livre. Et tout le peuple s’engagea dans l’Alliance.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,15-20.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »
Cy Aelf, Paris
Nos pères n'ont pas obéi aux paroles de ce livre et n'ont pas pratiqué tout ce qui s'y trouve. Cette parole du roi de Juda rencontre judicieusement la leçon que Jésus donne aux disciples au sujet des faux prophètes.
Le fait est que l'on ne saurait estimer juste ou mauvais un enseignement aussi longtemps qu'on n'a pas pu en vérifier les résultats concrets. De la même façon qu'il faut attendre qu'un arbre en fleurs - qui peut être très beau , ait commencé de porter des fruits pour savoir si ces derniers sont bons ou mauvais, bons à manger ou bien, au contraire, s'ils sont impropres à la consommation. Mais une critique s'élève : pourquoi attendre de pouvoir goûter les ces fruits ?
La réponse s'appelle prudence ! Jésus connait bien l'ardeur et le zèle de ses disciples qui risque bien . Voyez ce qui se passe lorsque l'on est trop prompt à vouloir estimer la valeur d'un homme. On trouve ceci dans l’Évangile selon saint Marc et quelque chose d'équivalent en saint Matthieu :
- Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Et donc la prudence recommande d'attendre qu'un arbre ait porté du fruit, afin de pouvoir goûter son fruit et de savoir s'il est amer, s'il provoque des indigestions, bref si l'on peut, ou non, le donner à consommer.
Voici la raison pour laquelle l’Église prend tout son temps pour prononcer un jugement sur les apparitions mariales, par exemple. Et l’Église est tout aussi patiente avant de déclarer qu'untel ou une telle, sont saints ou saintes. De sorte que, oui, la patience doit aller de pair avec la prudence.
Procéder ainsi n'est certes pas du goût de notre temps !, a conclu notre prêtre : tout doit aller vite, vite, et c'est ainsi que les hommes, souvent dans l'Histoire, se ont précipités à leur perte !
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Deuxième livre des Rois 22,8-13.23,1-3.
En ces jours-là, le grand prêtre Helcias dit au secrétaire Shafane : « J’ai trouvé le livre de la Loi dans la maison du Seigneur. » Et Helcias donna le livre à Shafane. Celui-ci le lut. Puis, le secrétaire Shafane alla chez le roi et lui rendit compte de ce qui s’était passé. Il déclara : « L’argent trouvé dans la Maison, tes serviteurs l’ont versé et remis entre les mains des maîtres d’œuvre, préposés à la maison du Seigneur. »
Alors Shafane, le secrétaire, annonça au roi : « Le prêtre Helcias m’a donné un livre. » Et Shafane fit au roi la lecture de ce livre.
Après avoir entendu les paroles du livre de la Loi, le roi déchira ses vêtements. Il donna cet ordre au prêtre Helcias, à Ahiqam, fils de Shafane, à Akbor, fils de Mikaya, au secrétaire Shafane, ainsi qu’à Asaya, serviteur du roi : « Allez consulter le Seigneur pour moi, pour le peuple et pour tout Juda au sujet des paroles de ce livre qu’on vient de retrouver. La fureur du Seigneur est grande : elle s’est enflammée contre nous parce que nos pères n’ont pas obéi aux paroles de ce livre et n’ont pas pratiqué tout ce qui s’y trouve. » Le roi fit convoquer auprès de lui tous les anciens de Juda et de Jérusalem. Il monta à la maison du Seigneur avec tous les gens de Juda, tous les habitants de Jérusalem, les prêtres et les prophètes, et tout le peuple, du plus petit au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l’Alliance retrouvé dans la maison du Seigneur. Debout sur l’estrade, le roi conclut l’Alliance en présence du Seigneur. Il s’engageait à suivre le Seigneur en observant ses commandements, ses édits et ses décrets, de tout son cœur et de toute son âme, accomplissant ainsi les paroles de l’Alliance inscrites dans ce livre. Et tout le peuple s’engagea dans l’Alliance.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,15-20.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »
Cy Aelf, Paris
Nos pères n'ont pas obéi aux paroles de ce livre et n'ont pas pratiqué tout ce qui s'y trouve. Cette parole du roi de Juda rencontre judicieusement la leçon que Jésus donne aux disciples au sujet des faux prophètes.
Le fait est que l'on ne saurait estimer juste ou mauvais un enseignement aussi longtemps qu'on n'a pas pu en vérifier les résultats concrets. De la même façon qu'il faut attendre qu'un arbre en fleurs - qui peut être très beau , ait commencé de porter des fruits pour savoir si ces derniers sont bons ou mauvais, bons à manger ou bien, au contraire, s'ils sont impropres à la consommation. Mais une critique s'élève : pourquoi attendre de pouvoir goûter les ces fruits ?
La réponse s'appelle prudence ! Jésus connait bien l'ardeur et le zèle de ses disciples qui risque bien . Voyez ce qui se passe lorsque l'on est trop prompt à vouloir estimer la valeur d'un homme. On trouve ceci dans l’Évangile selon saint Marc et quelque chose d'équivalent en saint Matthieu :
- Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Et donc la prudence recommande d'attendre qu'un arbre ait porté du fruit, afin de pouvoir goûter son fruit et de savoir s'il est amer, s'il provoque des indigestions, bref si l'on peut, ou non, le donner à consommer.
Voici la raison pour laquelle l’Église prend tout son temps pour prononcer un jugement sur les apparitions mariales, par exemple. Et l’Église est tout aussi patiente avant de déclarer qu'untel ou une telle, sont saints ou saintes. De sorte que, oui, la patience doit aller de pair avec la prudence.
Procéder ainsi n'est certes pas du goût de notre temps !, a conclu notre prêtre : tout doit aller vite, vite, et c'est ainsi que les hommes, souvent dans l'Histoire, se ont précipités à leur perte !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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