Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Fête de saint Matthias

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Fête de saint Matthias, apôtre

Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26.
En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara : « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus : ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge. Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. » On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias. Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisipour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-17.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »



Cy Aelf, Paris

On ne peut guère douter que saint Matthias n’ait été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ ; du moins est-il certain qu’il s’attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu’il ne S’en sépara point depuis Son Baptême jusqu’à Son Ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l’Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité.

On se mit aussitôt en prières, afin de connaître la Volonté du Ciel, après quoi on procéda à l’élection par la voie du sort. Matthias ayant été désigné, on ne douta plus que Dieu ne l’eût choisi pour remplir la place vacante par la mort du traître Judas.

Nous n’avons rien de certain sur les actions de saint Matthias ; on sait seulement qu’après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l’Évangile de Jésus-Christ, et qu’il consacra le reste de sa vie aux travaux de l’apostolat.

Clément d’Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité ; leçon importante qu’il tenait de Jésus-Christ, et qu’il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d’après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne ; ils ajoutent qu’il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d’Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 24 février.

On garde une partie de ses reliques à l’abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l’Apôtre, mais d’un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l’an 120.

(Info du site Catholique.org)

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Fête de Pentecôte 2O16

Message non lu par etienne lorant »

A l'occasion de cette fête, n'ayant pu, à ma grande peine, assister à la veillée en ville, je souhaiterais témoigner encore de l'intervention de l'Esprit-Saint dans ma vie - en une époque où je commençais de perdre espoir qu'il y ait "quelque chose pour moi" au sein de l’Église.

Qu'on en juge: converti en août 1985, je n'avais jamais cessé de chercher ma place au sein de l'édifice de l’Église: je m'étais présenté aux Capucins, puis au Bénédictins, et ensuite à d'autres ordres religieux, mais avec des réponses qui signifiaient (en quelque sorte) que ma démarche était trop tardive. Je me souviens de cette belle et terrible réponse: "Il n'existe pas, du moins à notre connaissance, de cas où une telle vocation ait pu aboutir à partir de l'âge que vous mentionnez"... c'était tellement bien écrit ! Ces mots me sont restés gravés au front, dans une extrême angoisse, durant des années.

Je pouvais chercher de nouveau à me marier, je ne le fis pas. Mais je me mis à prier en disant : "Seigneur, je ne cesserai jamais de frapper à ta porte, car l'on a fait de moi un vagabond sur la terre, qui a faim et soif, et dont Tu ne peux vouloir laisser perdre l'âme..."

Les choses ont duré ainsi jusqu'au jour où j'ai découvert, sur un ancien forum msn, des témoignages d'une Canadienne, prénommée Johane et qui signait ses messages par "Jésus, j'ai confiance en Toi" - c'était, bien sûr, la locution qui achève le petit chapelet de la Miséricorde divine. C'était l'avant-veille de Noël. Je me mis à prier en reprenant confiance. La veille même de Noël, les propriétaires de ma boutique m'ont offert un livre en me disant : "Nous avons pris au hasard, car tu as déjà beaucoup lu !"

Mais leur choix était excellent : c'était le "Petit Journal" de sainte sœur Faustine, fondatrice de l'ordre des Apôtres de la Miséricorde divine (aussi dénommé "Faustinum"). Ayant repris courage, je suis parti trouver mon confesseur l'Abbé François Leplat (aujourd'hui décédé). Il m'a vu "débarquer" chez lui avec cette grande nouvelle... à laquelle il n'a pas voulu croire.

C'est à cet instant que l'Esprit saint est intervenu - en m'enlevant littéralement ces mots de ma bouche : "Monsieur l'Abbé, prenez n'importe quel livre dans la bibliothèque derrière vous et vous y trouverez la preuve que ce que je vous dis est authentique". Il fut tout aussi surpris que moi et il a fait comme je demandais. Le livre (sous couverture d'un papier kraft brun foncé) s'intitulait "La vie de Frère André de Montréal"... L'abbé s'exclame : "Je sais que tu reçois des feuillets depuis Montréal, concernant une sainte, mais tu vois bien que tout cela n'est qu'une rêverie !"

Mais à ce moment précis, trois feuillets tombent du bouquin et mon curé les ramasse : à son grand étonnement, c'étaient trois "images pieuses" qu'on glissait dans les livres - mais ces trois feuillets portaient l'image de Jésus miséricordieux, et demandaient que l'on prie pour la canonisation de sœur Faustine. Et l'un d'entre eux était daté de juillet 1956, mois et année de ma naissance !

A partir de ce jour là, j'ai bien compris que la vocation me concernant était de pratiquer la miséricorde - c'est ce que le Seigneur attendait de moi. J'ai suivi intégralement les quatre années de formation (il s'agit, pour la plus grande partie, d'une relecture des Écritures, considérées sous l'angle de la Miséricorde.) Cette formation impliquait la tenue d'un cahier privé sur lequel il fallait noter ses "chutes" et ses "victoires". Et le 13 mai 2004, je fus délivré de ma tabagie. J'ai suivi la formation durant les quatre années prescrites, mais je n'ai jamais pu recevoir aucun "document" attestant de ma démarche personnelle. De toute évidence, Jésus ne voulait pas que je quitte le "monde", mais que j'y pratique, sans aucun "titre", le rôle de témoin de la Miséricorde.

Rédigé ce matin du lundi de Pentecôte 2016.

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Abaissement, relèvement, pédagogie divine

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Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jacques 4,1-10.
Bien-aimés, d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.
Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu. Ou bien pensez-vous que l’Écriture parle pour rien quand elle dit : ‘Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous ?’
Dieu ne nous donne-t-il pas une grâce plus grande encore ? C’est ce que dit l’Écriture : ‘Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.’Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; esprits doubles, purifiez vos cœurs. Reconnaissez votre misère, prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil et votre joie en accablement.
Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »



Cy Aelf, Paris

Prenons garde à ne pas avoir un "esprit double" : un esprit pour le Seigneur et un esprit pour le monde. Une partie de notre esprit pour les biens de ce monde, ceux qui passent inévitablement, et l'autre partie pour ceux qui demeurent. Surtout, n'essayons pas

Or, la plupart d'entre nous, il faut bien le reconnaître, sommes des esprits divisés. Une parabole parle de cet état, celle de l'homme qui veut construire une tour mais qui ne parvient pas à l'achever et devient la risée de ses proches.

La raison de son échec, c'est qu'il ne s'est pas appuyé sur Jésus mais sur ses propres forces. Inutile de chercher une autre raison. Lorsque nous demandons au Seigneur de changer pour le mieux, préparons-nous d'abord à être rabaissés, afin de pouvoir ensuite être relevés - mais relevés différents de ce que nous avions été !

Le travail des psychologues et des psychiatres n'est pas négligeable en ce sens que ces médecins vont chercher dans l’inconscient d'un malade la source de ses problèmes. Jésus, quant à Lui, applique cette règle : "Tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé". Je peux témoigner ainsi qu'après avoir demandé au Seigneur de rendre ma foi plus "solide", la première chose qui m'est arrivé, c'est une crise de dépression qui a duré trois mois : il m'a fallu tout ce temps pour me mettre à la prière de la supplication en reconnaissant avec humilité : "A mes propres yeux, Jésus, je ne vaux pas grand chose !" C'est le lendemain de cet aveu, que j'ai commencé à participé à une Eucharistie quotidienne : il y a bientôt trente ans.

Si l'on comprend bien cette leçon, le geste que fait Jésus en prenant un petit enfant comme modèle de simplicité et d'humilité, est tout à fait éloquent : nul ne peut grandir qui n'a d'abord été petit...

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Qui n'est pas contre nous est pour nous

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Le mercredi de la 7e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jacques 4,13-17.
Bien-aimés, vous autres, maintenant, vous dites : « Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville, nous y passerons l’année, nous ferons du commerce et nous gagnerons de l’argent , alors que vous ne savez même pas ce que sera votre vie demain" ! Vous n’êtes qu’un peu de brume, qui paraît un instant puis disparaît. Vous devriez dire au contraire : « Si le Seigneur le veut bien, nous serons en vie et nous ferons ceci ou cela. » Et voilà que vous mettez votre fierté dans vos vantardises. Toute fierté de ce genre est mauvaise ! Être en mesure de faire le bien et ne pas le faire, c’est un péché.

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,38-40.
En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »


Cy Aelf, Paris

Ce que nous disent ces deux lectures, c'est ceci: se trouver en position de faire le bien et s'abstenir, c'est déjà commettre une faute. Mais c'est une faute également - une faute de même nature - de s'imaginer que nous sommes seuls qui avons reçu mission de faire le bien autour de nous.

A partir de ce constat, pourquoi insister sur des questions de différences de pratiques entre religions chrétiennes ? Pourvu que nous manifestions tous la miséricorde divine autour de nous, nous accomplissons la volonté de notre Père dans les cieux.

Ainsi: qui n'est pas contre nous est pour nous. Ceci, c'est Jésus lui-même qui le dit. Et ce qu'Il dit ici a une portée encore plus grande. Il n'est certes pas demandé aux fidèles de se lancer dans l'œcuménisme, d'assister à d'autres officies, de changer de règles de vie - mais de changer de regard, oui, bien sûr !

L'amour, dans les sens de fraternité humaine et de partage des biens nécessaires à la vie, c'est également ce qui nous permet de sortir de nous-mêmes et de reconnaître Jésus à l’œuvre parmi nous.
Ce que notre prêtre a voulu dire "par surcroît" m'a rempli d'une joie qui ne peut venir que de l'Esprit-Saint : "Quand bien même nous n'aurions qu'un sourire à offrir, c'est la tendresse du Seigneur que nous manifesterions"...


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Ayons du sel pour nous-mêmes !

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Le jeudi de la 7e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jacques 5,1-6.
Vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours !
Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers. Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre. Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,41-50.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
« Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.
Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. […]
Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. […] Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,
là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »



Le renoncement à nous-même, n'est-ce pas le plus difficile ? Mais c'est aussi ce qui nous sauvera ! Les paroles de saint Jacques sont très proches de celles de Jésus ce temps de mai est propice, avec les beaux jours qui reviennent, pour nous efforcer à un libre détachement.

Pour une fois, je parlerai de moi de ce que j'ai vécu. Lors du décès de mon père, Gabriel, et du départ de ma mère, Léa, en maison de repos et de soins, j'ai tout d'abord coupé chez moi les connexions à internet et à la télévision. La tentation de la distraction était bien trop évidente, n'est-ce pas ?

Car depuis avril 2008, j'ai entretenu, seul, sans la moindre curiosité des membres de ma famille - c'est cela le plus lourd ! - la maison où nous avions vécu à cinq : isolement du toit, remplacement d'une corniche, nouveaux soupiraux, entretien annuel de la chaudière, enlèvement d'une ancienne cheminée, remplacement d'une machine à laver, etc. Je passe sur la comptabilité, la gestion des comptes bancaires, le paiement des factures, ma comptabilité et celle du parent survivant...

Cependant, je remercie grandement le Seigneur pour tous ces travaux, car ils m'ont empêché aussi bien de tomber dans un chagrin profond que de chercher la distraction dans un mode de vie "libertaire"... Grâces soient rendues au Seigneur qui nous préserve du malheur par le labeur de chaque jour ! Je prie aujourd'hui pour celles et ceux qui sont exposés à de nombreuses distractions....

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Le monde passe et Dieu demeure

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Le vendredi de la 7e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jacques 5,9-12.
Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte.
Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu’à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux.
Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d’aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non » ; ainsi vous ne tomberez pas sous le jugement.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,1-12.
En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.
Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère.
»
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Cy Aelf,Paris

A partir du jour où nous avons rencontré le Seigneur, le temps est devenu soudainement plus court, nous avons été relevés dans la position droite, en position debout à l'égard de tout ce qui appartient à à la terre et à ce monde qui passe. Comme il semble passer lentement, ce monde ! Mais c'est justement du fait qu'il ne fait que passer, qu'il ne cesse de passer, qu'il est sans trêve dans son mouvement !

Si donc la question de la fidélité dans le mariage est à ce point importante, ce n'est pas à cause des troubles causés par l'infidélité, mais beaucoup plus sûrement du fait que le lien du mariage - et sa fécondité - reflètent le projet de bonheur que Dieu a conçu pour l'homme. Ou bien aurions-nous rencontré beaucoup d'orphelins qui se proclament heureux de ne pas même connaître leur origine ?

Ainsi, comme l'enseigne saint Jacques, que notre "oui" soit "oui", et que notre "non" soit "non" - et nous ne tomberons pas sous le jugement.

Pourquoi trancher de façon abrupte, radicale ? Parce que le monde dans lequel nous évoluons est rempli de ces indécisions, et c'est son bon plaisir de placer l'homme dans l'embarras, dans le doute et de suggérer que tout est possible, que tout peut se vivre, ou qu'une chose vaut bien son contraire !

Nous avons été choisis, nous avons été aimés et retirés à grand prix de l'ombre de la mort, choisissons donc en tout temps sous le regard de Dieu, lumière de notre vie.

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Victoire pour les coeurs qui cherchent Dieu

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Le samedi de la 7e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jacques 5,13-20.
Bien-aimés, l’un de vous se porte mal ? Qu’il prie. Un autre va bien ? Qu’il chante le Seigneur. L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon.
Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force. Le prophète Élie n’était qu’un homme pareil à nous ; pourtant, lorsqu’il a prié avec insistance pour qu’il ne pleuve pas, il n’est pas tombé de pluie sur la terre pendant trois ans et demi; puis il a prié de nouveau, et le ciel a donné la pluie, et la terre a fait germer son fruit. Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’y ramène, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,13-16.
En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.



Cy Aelf, Paris

Pour vivre saintement, rien de tel que de nous détourner de nos réflexions et de nos pensées d'adultes pour nous souvenir de quelques épisodes lumineux de notre avance. Je peux bien me souvenir qu'étant gamin, je ne savais pas longtemps garder pour moi mes fautes de gamins ! Car ma mère, me voyant sombre ou agité, insistait pour que je m'exprime. Alors, je lui rapportais ce qui m'avait troublé, j'écoutais sa réponse avec une grande attention, puis, le cœur soulagé, je repartais tout joyeux .

Je parle bien d'un cœur soulagé, car à cette époque en tout cas, ce n'était pas de conscience qu'il s'agissait. Il n'y avait pas de retour sur soi, de confrontation entre l'esprit et le cœur. Le seul instrument de mesure était la joie. De sorte qu'un pécheur peut bien se reconnaître malheureux et tourmenté, pourtant, s'il ne parvient pas à saisir que c'est la joie qui a déserté son âme... alors il en restera là, jusqu'au moment où ses larmes permettront à la joie de rejaillir en lui.

Le Royaume des Cieux est tout proche de chacune et de chacun d'entre nous. En réalité, il si proche que ce n'est pas d'une question de distance qu'il s'agit, mais simplement : d'attention.

Ne nous étonnons donc pas que le monde soit si bruyant et si agité ! C'est évidemment le diable qui agite, de toutes les manières possibles et imaginables, les cœurs des des femmes et des hommes. Car l'on fragilise d'abord les cœurs, de sorte que les consciences se gâtent. Prions donc Marie, car Marie est mère de l'humanité et possède le pouvoir d'écraser la tête du serpent des origines.

Mais : abondance de Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

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Vivre sa foi, c'est plus que vivre !

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Le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.
Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,17-27.
En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »


Cy Aelf, Paris

Ce sont les épreuves qui vérifient la foi. En quoi serions-nous dignes d'entrer dans le Royaume, en ayant évité, autant que faire se peut, les épreuves qui se présentent à nous ? Le jeune homme riche a bon cœur, il est docile aux prescriptions de la Loi, il aime sa religion, mais n'est-ce pas d'autant plus simple d'être charitable lorsque l'on sait que, pour soi-même, on ne sera jamais dans le besoin ? Dès lors, l'exigence du Royaume : tout quitter pour suivre Jésus, apparaît clairement dans ce qu'elle a de plus radical.

Et s'il ne s'agissait que des biens matériels ? Mais renoncer à soi-même, ce peut être également : accueillir la maladie sans se plaindre, supporter la contradiction sans se rebeller, se sentir dénigré par les membres de sa propre famille et ne pas les renier pour autant, être critiqué et savoir reconnaître ses imperfections, etc.

Oui, il est difficile d'entrer dans le Royaume des Cieux ! Mais sans même envisager cela, il nous est, déjà difficile de renoncer à nos défauts, d'accepter l'isolement, la maladie, de supporter la crainte du lendemain, la possible pauvreté. Or, c'est dans ces moments-là que nous sommes le plus proche de la véritable conversion, puisque Jésus descend aussitôt.

Tomber malade et savoir dire : "Seigneur, non comme je veux, mais comme tu veux", c'est se projeter d'un seul coup dans une grande sainteté. (Cette dernière affirmation figure dans le "Petit Journal" de sainte Faustine.)

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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En route vers le monde à venir

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Le mardi de la 8e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,10-16.
Bien-aimés, sur le salut, les prophètes ont fait porter leurs interrogations et leurs recherches, eux qui ont prophétisé pour annoncer la grâce qui vous est destinée. Ils cherchaient quel temps et quelles circonstances voulait indiquer l’Esprit du Christ, présent en eux, quand il attestait par avance les souffrances du Christ et la gloire qui s’ensuivrait. Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient au service de ce message, annoncé maintenant par ceux qui vous ont évangélisés dans l’Esprit Saint envoyé du ciel ; même des anges désirent se pencher pour scruter ce message.
C’est pourquoi, après avoir disposé votre intelligence pour le service, restez sobres, mettez toute votre espérance dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ. Comme des enfants qui obéissent, cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance, mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,
puisqu’il est écrit : ‘Vous serez saints, car moi, je suis saint.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,28-31.
En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre
sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »


Afin de pouvoir recevoir de l'Esprit Saint tout ce qui vient de Dieu - pour notre salut et notre élévation finale dans les Cieux, il nous faut commencer par faire le tri de ce qui est bon et utile en nous, et nous débarrasser de ce qui est inutile, superflu et encombrant pour notre marche.

L'image qui vient à l'esprit est est celle d'hommes et de femmes égarés dans le désert et qui aperçoivent soudainement un point d'eau garni d'arbres et de plantes : c'est l'oasis. A cette vue, aussitôt, les voyageurs se débarrassent des poids qui les encombrent encore, afin de mieux courir et se rassasier d'eau fraiche. Une autre image, sans doute encore plus parlante, est celle des hommes qui coupent les amarres d'un ballon et jettent du lest pour prendre de la hauteur.

Ces images sont acceptées par tous, car elles sont évidentes. Mais elles le sont beaucoup moins aux yeux de ceux qui vivent, avec un regard de convoitise pour tout ce que ce monde peut produire d'inventions diverses : elles ne sont pas vraiment utiles, mais elles attirent le regard. Quiconque a vu de jeunes couples passer dans les rues, chacun des deux très occupé de communiquer avec une tierce personne... comprend combien nos moyens de communication sont devenus aussi des empêchements à une véritable relation.

Or, ces représentations modernes sont encore très faibles pour dire l'idéal que nous pourrions vivre, à tout instant dans une relation profonde, véritable, joyeuse et rayonnante. La vie des saints nous paraît toujours extraordinaire, hors du commun. Eh bien, pour notre salut, débarrassons-nous du commun et de l'ordinaire, partons à la recherche de ce qui est rare et précieux et qui surpasse tout le reste.

Dans sa conclusion, notre prêtre nous a dit: croyez-vous que saint Pierre et saint Paul, avec les autres apôtres, aient véritablement souffert de tout ce qu'ils ont pu supporter pour l'annonce de l’Évangile, ont-il connu des regrets du passé, du temps de leur jeunesse ? Tout au contraire, ils étaient parmi les premiers à pouvoir annoncer une éternelle et bienheureuse jeunesse en l'Amour du Seigneur.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Consciences aiguisées en temps difficiles

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Le mercredi de la 8e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,18-25.
Bien-aimés, vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.
En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres, car Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure. C’est pourquoi il est écrit : ‘Toute chair est comme l’herbe, toute sa gloire, comme l’herbe en fleur ; l’herbe se dessèche et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur demeure pour toujours.’ Or, cette parole est celle de la Bonne Nouvelle qui vous a été annoncée.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,32-45.
En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »



"L'esprit est prompt mais la chair est faible", cette parole de Jésus, saint Marc et saint Matthieu l'ont retenue tous deux et la cite chacun dans son propre Évangile. Cependant, cet état de notre être, ce manque de cohésion entre l'esprit et le corps, nous pouvons le constater par nous-mêmes et sur nous-mêmes. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle beaucoup d'entre nous nourrissent leur foi d'une part par leur participation régulière à l'Eucharistie, et d'autre part de la lecture de livres religieux et des témoignages de la vie des saints - lesquels sont de toutes les époques. Puissent donc les épreuves de la vie présente, nous confirmer dans notre démarche ! Cependant, ce n'est pas un concours de force et de courage, mais c'est plutôt l'abandon de confiance en Dieu au milieu des épreuves de ce temps.

Depuis quelques mois, je me réveille la nuit, non du fait du passage de véhicules sur la chaussée, mais plus sûrement de l'absence de circulation ! Tout est beaucoup trop calme ! Je me réveille tôt et je ressens comme une menace diffuse. D'abord, j'ai cru que j'allais tomber malade, puis que mes affaires ne me permettraient plus de couvrir mes frais... mais j'ai réalisé que cette forme de malheur se nomme le Mal, et que le mal est en train de dévorer beaucoup de personnes que j'aime, dans ma propre famille et parmi mes amis. Je me suis souvenu du mot de Bernanos :

- Je crois que si Dieu nous donnait une idée claire de la solidarité qui nous lie les uns aux autres, dans le bien et dans le mal, nous ne pourrions plus vivre.

Bref, ma conscience s'est aiguisée et je remarque désormais (beaucoup plus que je le voudrais) combien l'Adversaire est à l'ouvrage, et qu'il est urgent de me convertir encore ! La conversion est une chose totalement ignorée par le monde mais c'est là que réside notre force dans les temps qui viennent. Courage !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Un temps propice pour vivre l'Evangile !

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Le vendredi de la 8e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,7-13.
Bien-aimés, la fin de toutes choses est proche. Soyez donc raisonnables et sobres en vue de la prière. Avant tout, ayez entre vous une charité intense, car la charité couvre une multitude de péchés. Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres sans récriminer. Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, en bons gérants de la grâce de Dieu qui est si diverse : si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme pour des paroles de Dieu ; celui qui assure le service, qu’il s’en acquitte comme avec la force procurée par Dieu. Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen. Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le brasier allumé parmi vous pour vous mettre à l’épreuve ; ce qui vous arrive n’a rien d’étrange. Dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera
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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 11,11-25.
Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu.
Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple. Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.
Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville.
Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »



L'épisode du figuier desséché, mis en rapport avec la dénonciation par Jésus des pratiques rituelles des juifs dans le temple, nous offrent de nouveaux exemples de l'écriture de saint Marc - une nourriture que l'on pourrait comparer à celle du lait en poudre, qui ne devient consommable et nourrissant que si vous y ajoutez de votre propre eau. De la même façon, on peut comprendre : si vous n'adhérez pas à la Parole de Jésus de tout votre cœur et en la mettant très concrètement en pratique, alors vous serez, vous aussi traités avec la même sévérité.

Les chefs religieux qui demeurent dans le temple et pratiquent leurs rites dans l'idée d'obtenir de Dieu ce qu'ils désirent, sont bien comme un arbre qui ne porte pas de fruits. Avec une rigueur comparable à celle d'un ballet cent fois répété - mais sans amour, sans la charité, sans la miséricorde - sont à l'image du figuier dont "ce n'est pas la saison".

Pour les juifs du temple, ce n'est certes pas la saison pour accueillir ce "fils de David" qu'ils connaissent et dont ils attendent la venue. Ne viendra-t-il pour leur livrer en esclavage tous les peuples de la terre ?
Certes, la volonté de Dieu s'appliquera, mais pas du tout comme les chefs du temple de Jérusalem s'y attendent !

Mais le dessein de Dieu s'accomplira comme on le voit dans la scène de l'épître du jour. Avec des hommes et des femmes raisonnables, sobres, animés d'une intense charité, et et qui supportent des épreuves - puisque l'épreuve vérifie la foi.

"Le monde est de nouveau en ébullition partout, a conclu notre prêtre : tout comme il l'était du temps de l'empire romain. Mais il faut que ce soit, pour nous, une occasion de vivre de la grâce divine en supportant nos épreuves individuelles tout en ouvrant notre cœur au prochain.

Soyons remplis de la miséricorde de Dieu, invoquons-la, demandons-là à notre réveil. Ne vivons pas dans la peur, mais dans chaque bonne action, goûtons du pain des forts et de la Joie éternelle qui nous comblera toutes et tous...

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La cohérence prêche d'elle-même !

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Le samedi de la 8e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jude 1,17.20b-25.
Bien-aimés, souvenez-vous des paroles dites à l’avance par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ. Construisez votre vie sur votre foi très sainte, priez dans l’Esprit Saint, gardez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ en vue de la vie éternelle. Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié ; d’autres, sauvez-les en les arrachant au feu ; d’autres enfin, prenez-les aussi en pitié, mais avec crainte, en détestant jusqu’au vêtement souillé par leur chair.
À Celui qui peut vous préserver de la chute et vous faire tenir debout, irréprochables et pleins d’allégresse, en présence de sa gloire,
au Dieu unique, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, souveraineté, pouvoir, avant tous les siècles, maintenant et pour tous les siècles. Amen.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 11,27-33.
En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »


Cy Aelf, Paris

Ce qui, véritablement, lie les deux textes proposés aujourd'hui par la Liturgie, c'est une absence complète de jugement et de condamnation. En ceci saint Jude rejoint Jésus : il ne juge personne, il se garde dans l'amour de Dieu et il encourage son auditoire de faire de même. Ce qui suppose une veille constante, renouvelée chaque matin : prier, attendre la miséricorde divine, prendre en pitié et douceur ceux qui hésitent, tenter d'arracher du feu ceux qui s'y brûlent déjà - tout en se préservant eux-mêmes.

Or, dans l’Évangile proposé ce matin, Jésus, de la même manière, évite de provoquer ses adversaires. Ceux-ci, grands-prêtres, scribes et anciens lui réclament, en quelque sorte, son diplôme de fin d'études ! Que que Jésus s'identifie selon ses relations, qu'il cite ses références, qu'il détaille l'enseignement qu'il a reçu. Mais, bien évidemment, le Seigneur, connaissant leurs intentions, va les soumettre au même type de "piège" auquel ils auraient bien voulu le prendre. Qu'ils lui expliquent donc comment, par quelle autorité, fondée sur quelle sagesse, ils en sont parvenus à considérer Jean-le-Baptiste comme un dangereux provocateur...

La leçon à tirer des lectures repose donc sous la sobriété de langage que nous devrions tous adopter. Et en tout premier lieu, il est nécessaire que notre conduite, tout comme notre langage, soient "de la même eau". Cherchons à devenir nets et sans défaut - ce n'est pas totalement à notre portée, mais efforçons nous dans ce sens, car notre temps, l'époque que nous vivons, est tout à fait semblable à celle dans laquelle le Seigneur a pris chair - à ses risques et périls.

La conclusion de l'homélie a tenu toute entière non pas forcément dans la prudence mais dans un souci de cohérence entre nos pensées, nos sentiments et nos actes. Prions donc l'Esprit-Saint de nous garder tant dans nos pensées, nos paroles et nos actes car les trois sont intimement liés.

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Jésus dernier des prophètes et nous tous : témoins !

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Le lundi de la 9e semaine du temps ordinaire

Deuxième lettre de saint Pierre Apôtre 1,2-7.
Bien-aimés, que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance par la vraie connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur. Sa puissance divine nous a fait don de tout ce qui permet de vivre avec piété, grâce à la vraie connaissance de celui qui nous a appelés par la gloire et la force qui lui appartiennent.
De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise. Et pour ces motifs, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance de Dieu, à la connaissance de Dieu la maîtrise de soi, à la persévérance la piété,
à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,1-12.
En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les ignerons, et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ » Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent


La sainteté de Dieu est telle qu'elle ne connaît pas et quelle ignore la malice des hommes. Ou bien elle l'a connue et la connaît, mais cette connaissance n'interfère d'aucune façon dans le projet divin de salut pour les hommes : Dieu ne voudrait pas en perdre un seul.

Dans la parabole de la vigne, les serviteurs sont les nombreux prophètes qui connurent, chaque fois des refus avec une gradation dans dans les moqueries, les humiliations et les souffrances. Véritablement, les juifs, dans l'ancienne alliance, n'ont jamais cessé de détourner et de capter à leur avantage tout ce qui pouvait l'être. La méthode, les politiciens de tous les temps la connaissent : ne suffit-il pas souvent de déplacer un signe de ponctuation dans un texte pour en détourner le sens ?

Du reste, ce que dit Jérémie devrait suffire à nous éclairer sur ce qu'il a dû subir :

Malheur à moi, ô ma mère ! Pourquoi m’avoir enfanté, moi qui suis un élément de contestation et de dispute pour tout le pays ? Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit ! Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation. Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ?

Mais après la mort et la résurrection de Jésus et l'effusion de l'Esprit saint, ce ne sont plus chez les fraudeurs que sont envoyés les apôtres, mais simplement auprès de de femmes et d'hommes qui ne connaissaient pas Dieu. Mais ils ne connaissaient que des dieux païens, tous versatiles, terrifiants et sanguinaires le plus souvent. La découverte du message chrétien, avec un Jésus qui s'est fait homme, qui a supporté de bout en bout des persécutions et qui a même prié pour ses bourreaux... a bouleversé toutes les croyances et continue de renverser "les tables des changeurs"....

La situation actuelle, en Europe comme partout, promet "de la sueur, du sang et des larmes", sans pour autant que la Parole change : "Courage, j'ai vaincu le monde" !

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Fête de la visitation de la Vierge-Marie

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Fête de la Visitation de la Vierge Marie

Livre de Sophonie 3,14-18a.
Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !
Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira,comme aux jours de fête. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-56.
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.



Cy Aelf, Paris


C'est une homélie toute différente de celle que l'on aurait pu attendre ce matin, à l'occasion de cette fête de la Visitation.

En d'autres occasions, on restera émerveillés de cette "transmission instantanée" de messages entre Jean et Jésus, tous deux depuis le sein de Marie et de sa cousine Elizabeth. On pouvait s'attendre aussi à une analyse, certes précieuse, des mots du Magnificat. Ou bien, encore : du "tressaillement d'allégresse" de Jean à l'instant où il a perçu (comment, si ce n'est par les oreilles d’Élisabeth ?)... moments d'émerveillements qui nous permettent de gouter à l'infinie bonté d'un Dieu qui semble se cacher, mais sans qui nous ne pourrions connaître ni joie, ni souffrance, ni espérance, ni prière, ni charité, ni délivrance... ni même la mort, cette apparente fin qui nous rappelle sans cesse la quête du chemin, de la vérité et de la vie !

En cette occasion, notre prêtre nous a dit, tout simplement, que, lors de la visitation, l'ancienne Alliance est venue saluer la nouvelle Alliance. Ce qui signifie beaucoup de choses, en vérité, puisque l’Église, jamais, ne reniera l'ancienne Alliance. D'où les visites des Papes en Israël, mais aussi une épître de saint Paul qui dit expressément de l'église chrétienne qu'elle a été "greffée" sur l'arbre principal.

Et de citer la fameuse épître de saint Paul aux Romains, devenue une épine pour certains catholiques :

" Je pose encore une question : ceux d’Israël ont-ils trébuché pour vraiment tomber ? Pas du tout ! Mais leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux. Or, si leur faute a été richesse pour le monde, si leur amoindrissement a été richesse pour les nations, combien plus le sera leur rassemblement !
Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns. Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
"

Bref, aucun Pape n'a renié le peuple juif, mais dans toutes les églises, chaque jour, la Liturgie nous rappelle, effectivement, que la grâce de la conversion nous vient directement de l'endurcissement de cœur des juifs du temps de Jésus. Or, cet endurcissement continue d'empoisonner les esprits - non plus du fait d'une religion, mais de la glorification de l'homme, lequel voudrait de nouveau se croire "divinisé" tant par les sciences humaines que celles dites "exactes".

Cependant, mon Credo continue de suffire à toutes mes interrogations....


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Re: La Loi est vivante dans les coeurs ouverts

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 9e semaine du temps ordinaire

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-15.
Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile. C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. Voilà ce que tu dois rappeler, en déclarant solennellement devant Dieu qu’il faut bannir les querelles de mots : elles ne servent à rien, sinon à perturber ceux qui les écoutent.
Toi-même, efforce-toi de te présenter devant Dieu comme quelqu’un qui a fait ses preuves, un ouvrier qui n’a pas à rougir de ce qu’il a fait et qui trace tout droit le chemin de la parole de vérité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.



Cy Aelf, Paris


Jésus, qui peut lire dans les cœurs comme à livre ouvert, a très bien perçu la sincérité du scribe et qu'il désirait véritablement avoir confirmation de son intuition concernant le lien entre le premier de tous les commandements ("Tu aimeras le Seigneur ton Dieu...") et le précepte du Lévitique, moins souvent cité mai qui figure bien dans le Lévitique au chapitre 19 : Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

Ce lien, ainsi établi et reconnu dans l'âme du fidèle juif doit en effet conduire celui-ci a une vie de grande charité - en ce compris, les non-juifs, car le Lévitique cite "ton prochain" et pas seulement "ton compatriote" ! Le scribe est très proche du royaume de Dieu et il a certainement ressenti une forme de joie spirituelle lorsqu'il a effectué ce rapprochement entre la prescription première qui est dans le Deutéronome et celle qui la confirme par celle du Lévitique. Il ne lui reste donc qu'à franchir ce pas : d'aimer son prochain comme lui-même, puisque le prochain désigne véritablement "toute personne qui est proche"

A la suite directe de cet échange entre Jésus et le scribe pourrait figurer directement l'histoire de l'homme laissé pour mort au bord du chemin et dont seul un Samaritain avait pris soin ! Mais Jésus est bien Jésus tel qu'Il est, et que je L'aime, car Il accorde des délais pour celles et ceux qui sont en quête de la vérité tout entière...

L’Épitre de saint Paul à Timothée, objet de la première lecture, nous montre assez bien comme est ardente la lutte pour conquérir la sainteté, la perfection dans l'Amour. Pour terminer, je cite donc :
"Je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.

Seigneur, vite mon aide !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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