J'ai pris la décision de poster ce sujet suite à la confession que j'ai faite cet après-midi.
Pour vous situer... Qui suis-je ?
Je suis une jeune femme âgée de 30 ans. Je me suis rendue cet après-midi au confessionnal. C'était une décision difficile à prendre. En effet, j'ai été élevée dans une famille croyante, mais non pratiquante. Dieu existait, oui certes, mais c'est tout. J'ai pourtant été baptisée étant bébé, puis j'ai fait ma première communion enfant. Durant ces 4 dernières années, j'ai perdu des personnes qui m'étaient très chères : mon papa d'abord, puis ma meilleure amie. Ils sont partis rejoindre le Ciel. J'ai alors commencé, peu à peu à me retourner vers l'Eglise, que j'avais laissée il y a une bonne vingtaine d'années. J'ai senti ma Foi progresser à l'intérieur de moi. Pour mon trentième anniversaire, ma mère, voyant que je me rapproche de Dieu, m'offre ma première Bible.
Dans les faits... Voici ce qui m'amène
Cet après-midi, après des jours et des jours de préparation, d'hésitation, d'appréhensions diverses, je me lance au confessionnal. Je crois n'avoir jamais eu aussi peur et honte de ma vie. Je suis tombée sur un prêtre qui parlait peu... Pour une première confession, c'est difficile, mais je m'étais bien renseignée et j'ai su m'en sortir. J'ai été le plus sincère possible, avouant toutes les fautes dont j'avais conscience.
Le problème, le voici : en 2009, j'ai fait un mariage malheureux. Je me suis mariée avec quelqu'un qui m'a fait souffrir. J'ai subi des violences psychologiques, morales, verbales. J'ai péché de mon côté aussi car je l'ai également rendu malheureux, malade même car il est devenu obèse par ma faute (après y avoir beaucoup réfléchi). De fil en aiguille, la situation désastreuse de notre couple a fini en divorce, 4 ans plus tard.
Oui, j'ai divorcé, par consentement mutuel. Je ne me suis jamais remariée, j'ai toujours vécu seule depuis. Parce que notre vie ne menait à rien. Parce que nous nous étions trompés tous les deux. Parce que chacun de nous était malheureux. J'ai pleinement conscience aujourd'hui à l'heure où je vous parle, d'avoir violé le sacrement du mariage. Je m'en veux terriblement car à l'époque, je n'étais pas encore revenue à Dieu. Notre préparation au mariage a été mal faite, nous étions trop jeunes (j'avais 23 ans), à y réfléchir je ne comprenais rien et je n'avais aucune conscience de ce qu'était un mariage au yeux de Dieu. J'ai donc péché gravement sans le savoir.
Je prêtre que j'ai rencontré cet après-midi m'a écoutée consciencieusement. Nous avons ensuite discuté de ce que je lui avais confié. A la fin de l'entretien, il m'a d'abord dit que je ne pouvais pas participer à la communion parce que je suis divorcée. Or, je lis ce soir sur internet que puisque je ne me suis pas remariée (c'est-à-dire que je vis en célibataire), j'ai droit à la communion du Christ. Pouvez-vous m'éclairer ? Car j'avoue que je ne comprends plus rien. Je n'ai pas osé contredire le prêtre.
Le prêtre a terminé l'entretien en me disant que je ne pouvais pas recevoir l'absolution à cause de mon divorce. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Est-ce que mes péchés ne sont pas pardonnés ?
Il a imposé les mains et a récité une prière dans le livret qui était posé devant lui. Il a ajouté que Dieu m'aimait et que je n'abandonne pas, qu'il allait prier pour moi.
Je me sens ce soir comme une criminelle dans le box des accusés, c'est affreux. Est-ce que Dieu ne veut plus de moi ? Si je ne peux pas recevoir le sacrement de réconciliation, comment puis-je continuer ?
Si vous pouvez me conseiller, je vous en serais extrêmement reconnaissante.
Merci







