Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
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etienne lorant
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La leçon du matin de Pâques
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,1-12.
Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant.
Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” »
Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.
Cy Aelf, Paris
Dans l’Évangile selon saint Matthieu (chapitre 20, 17-28), Jésus avait bel et bien prédit sa résurrection. Mais devant l'horreur à laquelle ils ont assisté impuissants, les disciples sont comme des enfants perdus dans une forêt, à l'heure où la nuit tombe... Ils se cachent, ils se sont retirés dans une maison anonyme, ils demeurent dans une affliction lée de crainte. Ils n'osent certes pas se poser la question de ce qu'ils vont bien pouvoir faire. C'est une sorte d'état de choc.
Ce sont donc les saintes femmes, pour lesquelles il y a toujours une tâche à laquelle il faut s'adonner, qui iront au tombeau pour procéder aux rites funéraires de l'époque. La question n'est pas de savoir si elles croient ou ne croient pas - mais il s'agit simplement de faire ce qui doit être fait dans toutes les circonstances de la vie humaine.
Ainsi, il faut procéder aux rites funéraires prévus en pareil cas. C'est un devoir, c'est ce qui se pratique de génération en génération, cela ne se discute même pas : la vie continue...
Cette attitude, qui peut sembler terre-à-terre, elle est pourtant remplie de sagesse. Elle me fait souvenir qu'au lendemain de ma conversion, j'ai abandonné mes chaussures pour des sandales, car j'avais le sentiment très réel qu'étant plus proche du sol, j'étais aussi plus proche du ciel... je n'ai pas réfléchi sur le moment, et j'ai marché en sandales jusqu'au mois d'octobre.
A l'époque, personne ne s'était étonné (est-il possible que mes voisins m'aient pris pour un original, je n'en sais rien, car le "qu’en-dira-t-on" n'avait plus la moindre importance à mes yeux). Pour revenir à l’Évangile, les femmes ont donc rapporté ce qui leur était arrivé, et cela n'avait pas non plus la moindre importance que les disciples les croient ou non. Finalement, Pierre se "réveille" de son état de torpeur et aussi vite s'en va voir et revient tout étonné. Mais on note bien qu'il n'y croit pas encore, car même l'absence de corps ne suscite d'abord en lui qu'un grand étonnement, inexplicable.
La leçon qui se dégage donc de cet Évangile est, en définitive, celle de l'humilité : nous croyons savoir et nous ne savons pas. Mais devant l'inconnu, quelle est l'attitude la plus adéquate : fermer son esprit, ou bien chercher à savoir ?
.
Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant.
Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” »
Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.
Cy Aelf, Paris
Dans l’Évangile selon saint Matthieu (chapitre 20, 17-28), Jésus avait bel et bien prédit sa résurrection. Mais devant l'horreur à laquelle ils ont assisté impuissants, les disciples sont comme des enfants perdus dans une forêt, à l'heure où la nuit tombe... Ils se cachent, ils se sont retirés dans une maison anonyme, ils demeurent dans une affliction lée de crainte. Ils n'osent certes pas se poser la question de ce qu'ils vont bien pouvoir faire. C'est une sorte d'état de choc.
Ce sont donc les saintes femmes, pour lesquelles il y a toujours une tâche à laquelle il faut s'adonner, qui iront au tombeau pour procéder aux rites funéraires de l'époque. La question n'est pas de savoir si elles croient ou ne croient pas - mais il s'agit simplement de faire ce qui doit être fait dans toutes les circonstances de la vie humaine.
Ainsi, il faut procéder aux rites funéraires prévus en pareil cas. C'est un devoir, c'est ce qui se pratique de génération en génération, cela ne se discute même pas : la vie continue...
Cette attitude, qui peut sembler terre-à-terre, elle est pourtant remplie de sagesse. Elle me fait souvenir qu'au lendemain de ma conversion, j'ai abandonné mes chaussures pour des sandales, car j'avais le sentiment très réel qu'étant plus proche du sol, j'étais aussi plus proche du ciel... je n'ai pas réfléchi sur le moment, et j'ai marché en sandales jusqu'au mois d'octobre.
A l'époque, personne ne s'était étonné (est-il possible que mes voisins m'aient pris pour un original, je n'en sais rien, car le "qu’en-dira-t-on" n'avait plus la moindre importance à mes yeux). Pour revenir à l’Évangile, les femmes ont donc rapporté ce qui leur était arrivé, et cela n'avait pas non plus la moindre importance que les disciples les croient ou non. Finalement, Pierre se "réveille" de son état de torpeur et aussi vite s'en va voir et revient tout étonné. Mais on note bien qu'il n'y croit pas encore, car même l'absence de corps ne suscite d'abord en lui qu'un grand étonnement, inexplicable.
La leçon qui se dégage donc de cet Évangile est, en définitive, celle de l'humilité : nous croyons savoir et nous ne savons pas. Mais devant l'inconnu, quelle est l'attitude la plus adéquate : fermer son esprit, ou bien chercher à savoir ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
Christ est ressuscité !
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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etienne lorant
- Pater civitatis

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Lundi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 2,14.22b-33.
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,8-15.
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
Cy Aelf, Paris
Nous n'étions plus que trois fidèles à la chapelle, ce lundi de Pâques. C'est qu'hier, il y a eu de grands repas en ville, tandis que, plus modestement, ma sœur et moi avons participé au repas festif de la maison de retraite où réside ma mère, Léa, toujours souriante et bien éveillée à l'âge de 92 ans. Une fois remis de leur abattement, les disciples se mettront à parler ouvertement
Les femmes du groupe des apôtres, qui avaient résolu de procéder aux rites funéraires de Jésus, ont bien reçus le message de l'ange et rencontré Jésus qui les a rassurés et leur a confié le tout premier message de la résurrection.
La lecture des actes des apôtres confirment bien que c'est au sujet du Christ que David avait prophétisé en déclarant : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. - et si l'on refuse de croire que cette prophétie concernait bien le Christ, il suffit de faire ouvrir la tombe de David pour constater que ses restes y sont toujours. Hors de la foi, la résurrection de Jésus demeure inexplicable hors de la foi. De ce fait l'explication imposée aux gardes du tombeau, suppose que, tout en dormant, ceux-ci aient pu identifier les disciples venus en nombre pour retirer la dalle, enlever le corps et le cacher en un lieu auquel aucune enquête n'aboutira...
Cette Eucharistie du lendemain de Pâque est une de celles qui me procurent une très grande joie. Je me suis souvenu que la salutation pascale est une coutume des chrétiens orthodoxes. Pendant la période pascale, depuis la nuit de Pâques jusqu'à la veille de l'Ascension, à la place des salutations habituelles ("Bonjour" ou autre), les orthodoxes se saluent de la manière suivante : l'un dit "Le Christ est ressuscité !", et l'autre répond "En vérité, Il est ressuscité !"
Alleluia !
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,8-15.
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
Cy Aelf, Paris
Nous n'étions plus que trois fidèles à la chapelle, ce lundi de Pâques. C'est qu'hier, il y a eu de grands repas en ville, tandis que, plus modestement, ma sœur et moi avons participé au repas festif de la maison de retraite où réside ma mère, Léa, toujours souriante et bien éveillée à l'âge de 92 ans. Une fois remis de leur abattement, les disciples se mettront à parler ouvertement
Les femmes du groupe des apôtres, qui avaient résolu de procéder aux rites funéraires de Jésus, ont bien reçus le message de l'ange et rencontré Jésus qui les a rassurés et leur a confié le tout premier message de la résurrection.
La lecture des actes des apôtres confirment bien que c'est au sujet du Christ que David avait prophétisé en déclarant : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. - et si l'on refuse de croire que cette prophétie concernait bien le Christ, il suffit de faire ouvrir la tombe de David pour constater que ses restes y sont toujours. Hors de la foi, la résurrection de Jésus demeure inexplicable hors de la foi. De ce fait l'explication imposée aux gardes du tombeau, suppose que, tout en dormant, ceux-ci aient pu identifier les disciples venus en nombre pour retirer la dalle, enlever le corps et le cacher en un lieu auquel aucune enquête n'aboutira...
Cette Eucharistie du lendemain de Pâque est une de celles qui me procurent une très grande joie. Je me suis souvenu que la salutation pascale est une coutume des chrétiens orthodoxes. Pendant la période pascale, depuis la nuit de Pâques jusqu'à la veille de l'Ascension, à la place des salutations habituelles ("Bonjour" ou autre), les orthodoxes se saluent de la manière suivante : l'un dit "Le Christ est ressuscité !", et l'autre répond "En vérité, Il est ressuscité !"
Alleluia !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Guillaume C.
- Censor

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- Inscription : mer. 14 janv. 2015, 13:37
- Conviction : Catholique romain
Joyeux temps pascal en musique
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Première manifestation de Jésus par l'Esprit Saint
Le mardi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Cy Aelf, Paris
Dès la résurrection, le mode de relation entre le Christ et les femmes et les hommes qui adhèreront à la Parole, subit un profond changement. C'est que, de plus en plus, pour s'adresser au monde et appeler les hommes de tous pays et de toutes langues, c'est l'Esprit saint qui ouvrira les cœurs et les bouches afin de prêcher que le Royaume est tout proche de celles et ceux qui s'en remettront au Seigneur.
C'est ainsi que Jésus, d'emblée, s'adressant à Marie Madeleine, lui confie la toute première mission : d'annoncer aux apôtres ce qu'elle vient de vivre. Dans la première lecture, c'est bien Pierre qui s'adresse à la foule, mais il est évident que ce qu'il dit ne vient pas de lui-même: il n'est que le "porte-voix" de l'Esprit qui l'anime.
De la même façon, nous a dit le prêtre, non pas seulement les religieux, mais les simples laïques également, portent en eux les paroles de salut que l'Esprit du Seigneur leur inspire - mais aussi les gestes de miséricorde dont ils et elles ne seraient même pas cru capables ! "Fouillez dans vos souvenir", a conclu notre prêtre, et vous retrouverez de telles circonstances au cours desquelles vous avez dit des mots auxquels vous n'aviez pas songé, et accompli des actes précis dont vous ne vous étiez pas cru capables - mais n'oubliez pas de rendre grâce !
Courte homélie et cependant: pleine de vigueur !
.
Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Cy Aelf, Paris
Dès la résurrection, le mode de relation entre le Christ et les femmes et les hommes qui adhèreront à la Parole, subit un profond changement. C'est que, de plus en plus, pour s'adresser au monde et appeler les hommes de tous pays et de toutes langues, c'est l'Esprit saint qui ouvrira les cœurs et les bouches afin de prêcher que le Royaume est tout proche de celles et ceux qui s'en remettront au Seigneur.
C'est ainsi que Jésus, d'emblée, s'adressant à Marie Madeleine, lui confie la toute première mission : d'annoncer aux apôtres ce qu'elle vient de vivre. Dans la première lecture, c'est bien Pierre qui s'adresse à la foule, mais il est évident que ce qu'il dit ne vient pas de lui-même: il n'est que le "porte-voix" de l'Esprit qui l'anime.
De la même façon, nous a dit le prêtre, non pas seulement les religieux, mais les simples laïques également, portent en eux les paroles de salut que l'Esprit du Seigneur leur inspire - mais aussi les gestes de miséricorde dont ils et elles ne seraient même pas cru capables ! "Fouillez dans vos souvenir", a conclu notre prêtre, et vous retrouverez de telles circonstances au cours desquelles vous avez dit des mots auxquels vous n'aviez pas songé, et accompli des actes précis dont vous ne vous étiez pas cru capables - mais n'oubliez pas de rendre grâce !
Courte homélie et cependant: pleine de vigueur !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Reconnaître Jésus parmi nous chaque jour
Le mercredi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 3,1-10.
En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! » L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,13-35.
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Cy Aelf, Paris
Les lectures de ce jour nous indiquent deux moyens sûr de reconnaître, auprès de nous, le Christ ressuscité. Le premier consiste à consulter les saintes écritures, non pas seulement l’Évangile, mais toutes les écritures, celles de l'ancien comme du nouveau Testament. Le second est de s'associer très concrètement à la vie de l’Église.
En effet, lors de leur rencontre avec Jésus ressuscité, les disciples d'Emmaüs commencent par recevoir de Jésus un rappel des écritures - qu'ils connaissent, bien sûr, mais sans pouvoir les relier concrètement aux aux événements de Jérusalem: la crucifixion de Jésus, la mise au tombeau, la disparition de son corps. Mais parvenus l'étape d'Emmaüs, le signe de la fraction du pain suffit à leur faire reconnaître le Seigneur.
Il ne reste plus qu'à reconnaître la place de la première lecture dans cet ensemble. Il est pourtant tout simple: tout comme Pierre et Jean témoignent de leur foi par la guérison de l'infirme de la Belle Porte, nous avons nous aussi à témoigner de notre foi, d'une façon ou d'une autre. Pour ma part, je peux témoigner qu'en rentrant chez moi le soir, j'ai croisé une dame en fauteuil roulant - unijambiste ! qui peinait pour se propulser à l'aide de sa seule jambe, vers son domicile. D'un moment à l'autre, je me suis à la pousser le fauteuil jusqu'au pas de sa porte, à un peu plus de cent mètres de chez moi...
Visible ou invisible, le Seigneur est toujours présent à celles et ceux qui placent en Lui leur espérance.
.
Livre des Actes des Apôtres 3,1-10.
En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! » L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,13-35.
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Cy Aelf, Paris
Les lectures de ce jour nous indiquent deux moyens sûr de reconnaître, auprès de nous, le Christ ressuscité. Le premier consiste à consulter les saintes écritures, non pas seulement l’Évangile, mais toutes les écritures, celles de l'ancien comme du nouveau Testament. Le second est de s'associer très concrètement à la vie de l’Église.
En effet, lors de leur rencontre avec Jésus ressuscité, les disciples d'Emmaüs commencent par recevoir de Jésus un rappel des écritures - qu'ils connaissent, bien sûr, mais sans pouvoir les relier concrètement aux aux événements de Jérusalem: la crucifixion de Jésus, la mise au tombeau, la disparition de son corps. Mais parvenus l'étape d'Emmaüs, le signe de la fraction du pain suffit à leur faire reconnaître le Seigneur.
Il ne reste plus qu'à reconnaître la place de la première lecture dans cet ensemble. Il est pourtant tout simple: tout comme Pierre et Jean témoignent de leur foi par la guérison de l'infirme de la Belle Porte, nous avons nous aussi à témoigner de notre foi, d'une façon ou d'une autre. Pour ma part, je peux témoigner qu'en rentrant chez moi le soir, j'ai croisé une dame en fauteuil roulant - unijambiste ! qui peinait pour se propulser à l'aide de sa seule jambe, vers son domicile. D'un moment à l'autre, je me suis à la pousser le fauteuil jusqu'au pas de sa porte, à un peu plus de cent mètres de chez moi...
Visible ou invisible, le Seigneur est toujours présent à celles et ceux qui placent en Lui leur espérance.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
C'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vou
Le jeudi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 3,11-26.
En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits. Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier. Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous. D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné. Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes. Moïse a déclaré : Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira. Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple. Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes. C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre. C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,35-48.
En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.
Cy Aelf, Paris
L’Évangile sera proclamé à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. A la finale de l’Évangile du jour correspond directement la guérison miraculeuse de l'infirme au portique du temple de Jérusalem.
Ce qui frappe, évidemment, plus encore que la guérison par Pierre du paralytique, c'est le langage, bien assuré, sans hésitation, puissant et riche en rappels des Écritures que tient Pierre, l'ancien pêcheur de Galilée. En réalité, ce n'est pas lui qui parle, mais l'Esprit Saint qui gonfle le cœur et vivifie l'esprit.
Cette merveille qu'est la troisième personne de la Trinité s'est répandue en tous temps depuis la Pentecôte sur celles et ceux qui ont définitivement franchi le cap de la stricte rationalité et d'une logique binaire pour s'ouvrir à l'Esprit qui anime l'homme tout entier, non plus selon la loi de la mort, mais selon celle qui conduit à la vie éternelle. Le premier étonné, c'est bien celui qui se met à parler en ressentant une forme de chaleur au niveau du front et une très vive intuition, capable de renverser d'un mot un argument qui paraissait incontournable.
Ainsi ont parlé Jeanne d'Arc - lors de son procès, mais aussi la petite Bernadette de Lourdes, dont on trahissait les paroles en vue de pouvoir dénigrer son témoignage - mais la petite sainte rétablissait à chaque fois la vérité jusque dans les détails.
Avec les textes de ce jour, nous entrons déjà dans la période liturgique qui nous conduit directement à la fête de la Pentecôte.
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Livre des Actes des Apôtres 3,11-26.
En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits. Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier. Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous. D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné. Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes. Moïse a déclaré : Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira. Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple. Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes. C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre. C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,35-48.
En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.
Cy Aelf, Paris
L’Évangile sera proclamé à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. A la finale de l’Évangile du jour correspond directement la guérison miraculeuse de l'infirme au portique du temple de Jérusalem.
Ce qui frappe, évidemment, plus encore que la guérison par Pierre du paralytique, c'est le langage, bien assuré, sans hésitation, puissant et riche en rappels des Écritures que tient Pierre, l'ancien pêcheur de Galilée. En réalité, ce n'est pas lui qui parle, mais l'Esprit Saint qui gonfle le cœur et vivifie l'esprit.
Cette merveille qu'est la troisième personne de la Trinité s'est répandue en tous temps depuis la Pentecôte sur celles et ceux qui ont définitivement franchi le cap de la stricte rationalité et d'une logique binaire pour s'ouvrir à l'Esprit qui anime l'homme tout entier, non plus selon la loi de la mort, mais selon celle qui conduit à la vie éternelle. Le premier étonné, c'est bien celui qui se met à parler en ressentant une forme de chaleur au niveau du front et une très vive intuition, capable de renverser d'un mot un argument qui paraissait incontournable.
Ainsi ont parlé Jeanne d'Arc - lors de son procès, mais aussi la petite Bernadette de Lourdes, dont on trahissait les paroles en vue de pouvoir dénigrer son témoignage - mais la petite sainte rétablissait à chaque fois la vérité jusque dans les détails.
Avec les textes de ce jour, nous entrons déjà dans la période liturgique qui nous conduit directement à la fête de la Pentecôte.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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antoine75
- Barbarus

Re: C'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vou
Question bête : quand Jésus dit ça, il montre ses plaies des clous ? Ou il montre qu'il n'a plus rien, justement ?etienne lorant a écrit : "Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !"
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Pierre face aux chefs des prêtres
Le vendredi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.
En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.
Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille. Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes. Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison? » Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
Cy Aelf, paris
On se souvient bien que, lorsque Jésus appela Simon le pécheur à devenir Simon l'apôtre, Il lui déclara : "Sois sans crainte, désormais, ce sont des hommes que tu prendras". Et ce qu'Il avait dit lors du premier appel, Jésus le confirme, après sa résurrection, en reproduisant la première pêche miraculeuse.
Il est intéressant de noter que c'est Jean d'abord, le disciple le plus sensible au surnaturel, qui conclut le premier : "C'est le Seigneur !" Cependant, pour conduire l’Église, c'est le "Pierre-qui-est-"pierre" qui a été choisi par Jésus, un homme qui a les pieds bien sur terre et qui ne se fiera pas à l'une ou l'autre intuition. Cette scène est d'autant plus remarquable que le même Pierre va, sans attendre, quitter le premier la barque pour aller à la rencontre de son maître. Il manifeste ainsi lui-même que le bon sens n'empêche nullement la fougue !
Chez Pierre, ce sont bien ces dispositions de caractère qui sont mises en évidence dans la réponse qu'il oppose aux grands prêtres. C de nouveau, de manière incompréhensible pour nous, les mêmes dignitaires vont rejeter l'évidence de la guérison miraculeuse, afin de préserver leur autorité sur le peuple. Mais, cette fois, cette attitude de rejet "contre-toute-évidence", va sceller le destin du temple, de la ville et de tous ceux qui se seront obstinés dans l'attitude du rejet systématique de l’Évangile ...
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Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.
En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.
Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille. Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes. Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison? » Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
Cy Aelf, paris
On se souvient bien que, lorsque Jésus appela Simon le pécheur à devenir Simon l'apôtre, Il lui déclara : "Sois sans crainte, désormais, ce sont des hommes que tu prendras". Et ce qu'Il avait dit lors du premier appel, Jésus le confirme, après sa résurrection, en reproduisant la première pêche miraculeuse.
Il est intéressant de noter que c'est Jean d'abord, le disciple le plus sensible au surnaturel, qui conclut le premier : "C'est le Seigneur !" Cependant, pour conduire l’Église, c'est le "Pierre-qui-est-"pierre" qui a été choisi par Jésus, un homme qui a les pieds bien sur terre et qui ne se fiera pas à l'une ou l'autre intuition. Cette scène est d'autant plus remarquable que le même Pierre va, sans attendre, quitter le premier la barque pour aller à la rencontre de son maître. Il manifeste ainsi lui-même que le bon sens n'empêche nullement la fougue !
Chez Pierre, ce sont bien ces dispositions de caractère qui sont mises en évidence dans la réponse qu'il oppose aux grands prêtres. C de nouveau, de manière incompréhensible pour nous, les mêmes dignitaires vont rejeter l'évidence de la guérison miraculeuse, afin de préserver leur autorité sur le peuple. Mais, cette fois, cette attitude de rejet "contre-toute-évidence", va sceller le destin du temple, de la ville et de tous ceux qui se seront obstinés dans l'attitude du rejet systématique de l’Évangile ...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Fête de la Miséricorde divine

Ez.39 : 29 : "Et je ne leur cacherai plus ma face, Car je répandrai mon esprit sur la maison d'Israël, Dit le Seigneur, l'Éternel."
Sur la montagne, Dieu avait déclaré : "Nul ne peut me voir sans mourir". Mais n'est-ce pas à une "mort" de l'image que procède l'Esprit Saint dans nos cœurs ? Est-ce parce que le Christ nous a appris à appeler Dieu 'Notre Père' que nous ne le représentons comme une sorte de vieillard céleste qui plane au-dessus de nos têtes ? Le terme d'Abba ('papa') employé par Jésus est beaucoup plus évocateur de cet élan que j'ai connu... sans doute jusqu'à ma douzième année: il désignait pour moi... quelqu'un qui avait le pouvoir d'apporter une solution, quelle que soit la difficulté d'enfant que je traversais. Qu'il s'agisse d'une fièvre, d'un mal de dents, d'un désarroi inconnu jusqu'alors, même d'une désobéissance reconnue, peu importe car de toute manière, lui, papa, connaissait toutes les solutions: il était là pour cela, je n'en doutais pas. Ma mère n'était pas moins présente, mais elle avait le visage de la consolation absolue plutôt que celui dela solution absolue : je me souviens bien de cette distinction très nette.
De toute manière, ce que dit Dieu par la bouche d'Ezéchiel, c'est que Dieu se laisse connaître par son Esprit. C'est une rencontre hors de tout raisonnement, de toute pensée, de tout langage. L'Esprit-Saint n'est-Il pas comme le feu, et Jésus n'a-t-il pas désigné l'Esprit comme le feu qu'il est venu jeter sur la terre ? Jésus est venu jeter le feu de l’amour sur la terre. Et cet amour est une force qui pousse en avant, mais aussi un combat, une résistance jusqu’au sang, un courage pour affronter, s’il le faut, les adversaires de la justice et de la liberté. C'est un feu qui est mouvement comme une vague qui soulève et emporte vers l'avant. C'est bien ainsi, en tout cas à ma toute petite échelle, que l'Esprit-Saint me pousse à la connaissance de Dieu. Mais le mot de connaissance est encore trop riche et trop humain. Il faut dire: l'Esprit-Saint m'incite à sonder le mystère de Dieu. Oui, c'est mieux.
Or, ce mystère est insondable. Peu importe: les mystères de Dieu ne nous sont pas donnés pour que nous en trouvions la solution - certes non, l'Eternité n'y suffira pas !, mais pour que nous y plongions avec toutes nos capacités. Ce que je crois, c'est donc que, lorsque Dieu a répandu son Esprit sur le monde, l'Esprit n'a eu de cesse, et cela se poursuit toujours, de nous relever tous, chacun tel que nous sommes, pour que nous puissions participer, dès ce monde, à la contemplation continue des secrets de Dieu. Seigneur, comme je me réjouis de ce don ! Comme j'en étais indigne et comme j'en avais besoin ! Désormais, si je suis fort, c'est parce que je sais que ma force est hors de moi-même: si ma force est hors de moi-même, qui pourra me la prendre ? Et il en ainsi de ma Joie, ma vraie joie, et il en est de mon cœur, car mon cœur n'a de regard que pour la miséricorde divine.
L'illustration est de Florence Fiorini, laquelle avait tenu d'illustrer elle-même toutes mes méditations sur son blog.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Solennité de l'Annonciation
Livre d'Isaïe 7,10-14.8,10b.
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel
car Dieu est avec nous. »
Lettre aux Hébreux 10,4-10.
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Cy Aelf, Paris
Ce que l'on remarque en tout premier lieu, c'est que l'ange envoyé par Dieu, ne s'adresse pas à un homme mais à une femme, une très jeune fille, qui deviendra la "nouvelle Ève", et donnera vie au
"nouvel Adam", le Verbe de Dieu. En sorte que cette fête de l'Annonciation vient donner un éclat de plus à la fête de la Miséricorde divine, fêtée ce dernier dimanche. Cette année liturgique, jusqu'à là prochaine Pâques, nous apparaît donc placée sous le signe de Marie, la nouvelle Ève, qui touchera nos cœurs pour nous rendre dociles à l'enseignement de son Fils, Jésus notre Seigneur.
Nous vivons bien le temps de la Miséricorde dont sainte Faustine avait été la messagère. Notre monde est en plein bouleversement, il connaît - comme à l'époque où vécu la sainte, des bouleversements qui commencent à peine à se produire. Combien de personnes en ce monde, ce monde aujourd'hui, n'ont-ils pas déjà ressenti - que notre époque sera marquée par une nécessité absolue: les hommes doivent prendre conscience à tous niveaux combien ils sont solidaires entre eux, dans le bien comme dans le mal.
Pour notre prêtre, âgé de plus de 90 ans, ce qui se déroule en notre époque n'est qu'un "commencement des douleurs". Mais il nous conseille d'en tirer la juste leçon, laquelle ne consiste pas à désigner des ennemis parmi nos frères humains, mais de lutter contre le mal qui a depuis toujours pris le nom de l'Adversaire. Il nous a conseillé encore de ne pas négliger le chapelet, un instrument de choix qui nous a été donné pour nous préserver de la tentation de vouloir exercer notre propre justice laquelle n'est pas celle de Dieu. Il a conclu : que désormais nous puissions regarder vers le Christ avec les yeux de Marie.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Devenir dociles à l'action de l'Esprit Saint
Le mardi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 4,32-37.
La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ». Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,7b-15.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »
Cy Aelf, Paris
A première vue, on se gratterait bien la tête pour comprendre le rapport qui est à établir entre le texte des Actes, avec la redistribution des biens selon les besoins - et ce que déclare Jésus à Nicodème au sujet de l'homme qui est né de l'esprit ! Et pourtant, la réponse est toute simple, puisqu'elle est énoncée dans la question.
L'homme qui vit selon le monde aura toujours besoin d'argent et tout d'abord, de qu'il représente pour lui: la sécurité d'un logement qui lu! appartient, le moyen de se faire soigner en cas de maladie, mais encore un lieu pour recevoir et un autre pour se mettre à l'abri d'autrui - avec, hélas, la crainte de venir à manquer qui est toujours présente mais dissimulée derrière un paravent de lieux communs...
La solution de toutes ces questions - qui nous préoccupent tous, Jésus l'a donnée à Nicodème. Il est complètement libre l'homme qui se laisse inspirer par Dieu. Cet homme n'aura pas peur, comme Barnabé, dans le livre des Actes des Apôtres, de vendre son champ et d'en déposer la valeur monétaire aux pieds des apôtres. Car la foi chasse toute crainte. Il faut se souvenir de la pauvre veuve qui, dans le tronc du temple, avait déposé deux petites pièces (en St Marc, chapitre 12, 37-44); Jésus l'avait citée en exemple parmi tous - et Il ne serait pas intervenu en sa faveur ?
A la messe ce matin, je me suis souvenu du grand désir de mourir que l'Abbé Pierre avait connu toute sa vie et j'ai retrouvé ce témoignage :
En 1999, dans une biographie, il rapporte comment, à la mort de son grand-père, l'enfant qu'il était ne comprenait pas le chagrin de ses proches puisque, gentil comme il était, le vieux monsieur serait forcément bien accueilli au ciel. "Je crois que c'est de ce moment-là que date un désir qui ne m'a plus jamais quitté, le désir de ne pas tarder à aller le retrouver", ajoute-il. De maladies en accidents, sans compter les risques importants pris durant la Résistance, le fragile capucin a souvent flirté avec la mort. En 1963, il fut même rescapé du naufrage d'un navire entre l'Uruguay et l'Argentine, au cours duquel beaucoup de passagers moururent pour avoir porté leur gilet de sauvetage à l'envers : "C'est incroyable, mais c'est ma soutane qui m'a sauvé la vie", avait-il expliqué. "Le poids de mes vêtements mouillés a lesté davantage mon corps et a évité que mon visage ne soit plongé dans l'eau".
"Le Bon Dieu n'a pas souhaité que je meure", concluait l'Abbé Pierre.
Persuadé que "le paradis ou l'enfer ne sont rien d'autre que le prolongement de nos actes sur terre", il ajoutait qu'"essayer d'aimer tout le monde, c'est déjà marcher vers le paradis".
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Livre des Actes des Apôtres 4,32-37.
La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ». Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,7b-15.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »
Cy Aelf, Paris
A première vue, on se gratterait bien la tête pour comprendre le rapport qui est à établir entre le texte des Actes, avec la redistribution des biens selon les besoins - et ce que déclare Jésus à Nicodème au sujet de l'homme qui est né de l'esprit ! Et pourtant, la réponse est toute simple, puisqu'elle est énoncée dans la question.
L'homme qui vit selon le monde aura toujours besoin d'argent et tout d'abord, de qu'il représente pour lui: la sécurité d'un logement qui lu! appartient, le moyen de se faire soigner en cas de maladie, mais encore un lieu pour recevoir et un autre pour se mettre à l'abri d'autrui - avec, hélas, la crainte de venir à manquer qui est toujours présente mais dissimulée derrière un paravent de lieux communs...
La solution de toutes ces questions - qui nous préoccupent tous, Jésus l'a donnée à Nicodème. Il est complètement libre l'homme qui se laisse inspirer par Dieu. Cet homme n'aura pas peur, comme Barnabé, dans le livre des Actes des Apôtres, de vendre son champ et d'en déposer la valeur monétaire aux pieds des apôtres. Car la foi chasse toute crainte. Il faut se souvenir de la pauvre veuve qui, dans le tronc du temple, avait déposé deux petites pièces (en St Marc, chapitre 12, 37-44); Jésus l'avait citée en exemple parmi tous - et Il ne serait pas intervenu en sa faveur ?
A la messe ce matin, je me suis souvenu du grand désir de mourir que l'Abbé Pierre avait connu toute sa vie et j'ai retrouvé ce témoignage :
En 1999, dans une biographie, il rapporte comment, à la mort de son grand-père, l'enfant qu'il était ne comprenait pas le chagrin de ses proches puisque, gentil comme il était, le vieux monsieur serait forcément bien accueilli au ciel. "Je crois que c'est de ce moment-là que date un désir qui ne m'a plus jamais quitté, le désir de ne pas tarder à aller le retrouver", ajoute-il. De maladies en accidents, sans compter les risques importants pris durant la Résistance, le fragile capucin a souvent flirté avec la mort. En 1963, il fut même rescapé du naufrage d'un navire entre l'Uruguay et l'Argentine, au cours duquel beaucoup de passagers moururent pour avoir porté leur gilet de sauvetage à l'envers : "C'est incroyable, mais c'est ma soutane qui m'a sauvé la vie", avait-il expliqué. "Le poids de mes vêtements mouillés a lesté davantage mon corps et a évité que mon visage ne soit plongé dans l'eau".
"Le Bon Dieu n'a pas souhaité que je meure", concluait l'Abbé Pierre.
Persuadé que "le paradis ou l'enfer ne sont rien d'autre que le prolongement de nos actes sur terre", il ajoutait qu'"essayer d'aimer tout le monde, c'est déjà marcher vers le paradis".
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Aimer : seul chemin pour le salut
Le mercredi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 5,17-26.
En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi. Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde. Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit : « Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. » Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot.
En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer : « Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. »
Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire. Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
Cy Aelf, Paris
Désormais, le temps des hommes qui sont saisis "d'une ardeur jalouse pour la Loi" est achevé. Mais qu'est-ce que cela veut dire exactement ? C'est tout simplement que la Loi - que l'on adorait comme si la foi pouvait faire l'objet d'un "monde d'emploi" - complexe et rigoureux, est complètement révolu.
En effet, Jésus, en acceptant l’ultime épreuve de la condamnation, de la mort et de l'enfouissement, a parfaitement démontré, par sa résurrection, qu'une religion fondée strictement sur des règles, des rites, des obligations rigoureuses - mais aussi des sacrifices expiatoires, fortement inspirés du paganisme, est une religion destinée à disparaître.
Le verbe premier est d'aimer. Que l'on enferme des hommes qui ont l'amour dans leur cœur, cela ne les empêchera aucunement de vivre leur foi.
Le temps des ténèbres est achevé. Bien évidemment, la résistance de "l'ancien monde", celui où trônait Mammon, l'esprit des richesses, avec une kyrielle d'autres démons, feront que le sang des chrétiens va couler - mais chaque goutte de leur sang fera germer la terre d'autant plus de nouvelles pousses dans le jardin du Seigneur.
Désormais, en matière de religion, il y a : la foi, l'espérance et la charité.
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Livre des Actes des Apôtres 5,17-26.
En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi. Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde. Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit : « Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. » Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot.
En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer : « Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. »
Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire. Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
Cy Aelf, Paris
Désormais, le temps des hommes qui sont saisis "d'une ardeur jalouse pour la Loi" est achevé. Mais qu'est-ce que cela veut dire exactement ? C'est tout simplement que la Loi - que l'on adorait comme si la foi pouvait faire l'objet d'un "monde d'emploi" - complexe et rigoureux, est complètement révolu.
En effet, Jésus, en acceptant l’ultime épreuve de la condamnation, de la mort et de l'enfouissement, a parfaitement démontré, par sa résurrection, qu'une religion fondée strictement sur des règles, des rites, des obligations rigoureuses - mais aussi des sacrifices expiatoires, fortement inspirés du paganisme, est une religion destinée à disparaître.
Le verbe premier est d'aimer. Que l'on enferme des hommes qui ont l'amour dans leur cœur, cela ne les empêchera aucunement de vivre leur foi.
Le temps des ténèbres est achevé. Bien évidemment, la résistance de "l'ancien monde", celui où trônait Mammon, l'esprit des richesses, avec une kyrielle d'autres démons, feront que le sang des chrétiens va couler - mais chaque goutte de leur sang fera germer la terre d'autant plus de nouvelles pousses dans le jardin du Seigneur.
Désormais, en matière de religion, il y a : la foi, l'espérance et la charité.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La conversion, une totale remise en question
Le jeudi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 5,27-33.
En ces jours-là, le commandant du Temple et son escorte, ayant amené les Apôtres, les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea :
« Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! »
En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,31-36.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Cy Aelf, Paris
Les textes de la Liturgie de ce jour sont, pour tous et pour chacun d'entre nous, une nouvelle occasion de remise en question - afin revenir au temps de notre conversion. Oui, car ce que disent les lectures aujourd'hui, c'est bien : et toi, es-tu encore capable de témoigner ouvertement de ta foi ? Es-tu de nouveau tout disposé, comme au matin de ta conversion, d'entreprendre de tout changer intimement dans ta vie, afin d'être le témoin de Jésus-Christ devant tous ?
Notre prêtre nous a fait remarquer que le personnage de Nicodème apparaît dès le troisième chapitre de l’Évangile le de Jean. Cet homme se pose des questions et ses questions ne vont cesser de le poursuivre et de hanter sa conscience. La question qu'il pose : "Un homme peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître de nouveau ?" nous montre à quel point il est comme ligoté par sa raison, par les idées reçues, par son éducation et ses propres études.
Car la vérité est bien celle-ci : la conversion est un bouleversement complet - un changement dans l'être profond qui peut paraître dangereux, car tout à fait "vital" ! Jésus lui répond d'ailleurs qu'un homme qui est né de nouveau, qui est de l'Esprit, abandonne librement le contrôle de son existence pour devenir "comme le vent": on entendra le son qu'émet son passage, mais on ne saura plus dire ni d'où il vient, ni vers où il va. Et se laisser entraîner dans un tel bouleversement, est-ce bien raisonnable ! Non, ce n'est pas raisonnable - est-ce que l'on aime "raisonnablement" ? Bien sûr que non: aimer vraiment, c'est se jeter à l'eau lorsque l'on ne sait pas encore nager ! Jésus va plus loin encore quant il illustre son propos en disant : "A vin nouveau, outre neuve !".
Pour ma part, je peux témoigner qu'étant déjà catholique, j'étais pourtant loin de l'amour de Dieu au moment de ma conversion ! Je suis réellement tombé les genoux sur le sol, ce matin-là, et je n'ai pas arrêté de verser des larmes sur mon passé jusqu'au moment où la Joie m'a envahi tout entier. Après coup, il m'a fallu plus de cinq mois avant de reprendre mon activité professionnelle. Le regard n'était plus du tout le même, mes clients étaient tous "mon prochain", et pouvais-je encore traiter mon prochain avec astuce, en le manipulant comme une simple source de bénéfice ?
Rien, dans les textes, ne nous assure d'une conversion tardive de Nicodème... Quant aux autres juifs, qui ont déjà fait crucifier Jésus, en dépit même de l'étonnement devant le langage tenu par les apôtre ("D'où sortent-ils tout çà" !) , ils sont déjà prêts à mettre à mort les disciples, pour en être débarrassés une fois pour toutes. Mais plus le sang des martyrs a coulé, plus la foi s'est répandue dans le monde....
.
Livre des Actes des Apôtres 5,27-33.
En ces jours-là, le commandant du Temple et son escorte, ayant amené les Apôtres, les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea :
« Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! »
En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,31-36.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Cy Aelf, Paris
Les textes de la Liturgie de ce jour sont, pour tous et pour chacun d'entre nous, une nouvelle occasion de remise en question - afin revenir au temps de notre conversion. Oui, car ce que disent les lectures aujourd'hui, c'est bien : et toi, es-tu encore capable de témoigner ouvertement de ta foi ? Es-tu de nouveau tout disposé, comme au matin de ta conversion, d'entreprendre de tout changer intimement dans ta vie, afin d'être le témoin de Jésus-Christ devant tous ?
Notre prêtre nous a fait remarquer que le personnage de Nicodème apparaît dès le troisième chapitre de l’Évangile le de Jean. Cet homme se pose des questions et ses questions ne vont cesser de le poursuivre et de hanter sa conscience. La question qu'il pose : "Un homme peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître de nouveau ?" nous montre à quel point il est comme ligoté par sa raison, par les idées reçues, par son éducation et ses propres études.
Car la vérité est bien celle-ci : la conversion est un bouleversement complet - un changement dans l'être profond qui peut paraître dangereux, car tout à fait "vital" ! Jésus lui répond d'ailleurs qu'un homme qui est né de nouveau, qui est de l'Esprit, abandonne librement le contrôle de son existence pour devenir "comme le vent": on entendra le son qu'émet son passage, mais on ne saura plus dire ni d'où il vient, ni vers où il va. Et se laisser entraîner dans un tel bouleversement, est-ce bien raisonnable ! Non, ce n'est pas raisonnable - est-ce que l'on aime "raisonnablement" ? Bien sûr que non: aimer vraiment, c'est se jeter à l'eau lorsque l'on ne sait pas encore nager ! Jésus va plus loin encore quant il illustre son propos en disant : "A vin nouveau, outre neuve !".
Pour ma part, je peux témoigner qu'étant déjà catholique, j'étais pourtant loin de l'amour de Dieu au moment de ma conversion ! Je suis réellement tombé les genoux sur le sol, ce matin-là, et je n'ai pas arrêté de verser des larmes sur mon passé jusqu'au moment où la Joie m'a envahi tout entier. Après coup, il m'a fallu plus de cinq mois avant de reprendre mon activité professionnelle. Le regard n'était plus du tout le même, mes clients étaient tous "mon prochain", et pouvais-je encore traiter mon prochain avec astuce, en le manipulant comme une simple source de bénéfice ?
Rien, dans les textes, ne nous assure d'une conversion tardive de Nicodème... Quant aux autres juifs, qui ont déjà fait crucifier Jésus, en dépit même de l'étonnement devant le langage tenu par les apôtre ("D'où sortent-ils tout çà" !) , ils sont déjà prêts à mettre à mort les disciples, pour en être débarrassés une fois pour toutes. Mais plus le sang des martyrs a coulé, plus la foi s'est répandue dans le monde....
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Une bonne oeuvre demeure toujours discrète
Une bonne oeuvre demeure toujours discrète
Le vendredi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
Cy Aelf, Paris
Ces deux textes se rejoignent pour indiquer aux âmes sincères un chemin de vie dans lequel le témoignage véritable s'accompagne aussi d'une nécessaire prudence. On se rappelle dans l’Évangile selon saint Matthieu : "Matthieu 7:6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent". Le conseil donné par le pharisien Gamaliel au Conseil suprême - qui prétend juger séance tenante Pierre et ses compagnons - est d'une prudence qui nous concerne nous aussi. En effet, nous n'avons pas à juger des motivations profondes de personnes qui, d'une façon ou d'une autre, accomplissent des œuvres qui sont bonnes - et trouvées telles par la simple évidence. Qu'un athée fasse preuve de miséricorde en venant au secours d'un blessé, doit-il être mis à l'écart ? Non, car il a bien agi. Et en prolongeant dans cette voie: il ne convient certes pas de flétrir une telle personne ainsi qu'on fait les juifs envers Pierre et ceux qu'on avait conduit au tribunal avec lui. Pourquoi les flageller avant de les libérer ? C'est un aveu d'impuissance et un signe de méchanceté gratuité.
La nécessité de faire preuve de prudence se retrouve elle aussi dans l’Évangile de ce jour, car juste après avoir nourri la foule et fait ramasser les restes de ce fabuleux, Jésus ne va certes pas - comme le feraient beaucoup d'hommes - s'appuyer sur sa notoriété toute neuve pour se faire reconnaître, mais il fait tout le contraire: Il se retire dans la montagne.
Notre prêtre a conclu ce matin en nous incitant à l'humilité dans les œuvres bonnes que nous pouvons accomplir. En effet, l'intention qui nous a poussés à un geste de miséricorde ne vient pas de nous-mêmes. Notre récompense, certes, nous l'obtiendrons - mais réfugions-nous discrètement dans la joie afin de demeurer tout entiers disponibles aux inspirations venues d'En-Haut ! Et que ces discrets mouvements de nos âmes nous établissent fermement dans la foi et l'espérance !
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Le vendredi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
Cy Aelf, Paris
Ces deux textes se rejoignent pour indiquer aux âmes sincères un chemin de vie dans lequel le témoignage véritable s'accompagne aussi d'une nécessaire prudence. On se rappelle dans l’Évangile selon saint Matthieu : "Matthieu 7:6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent". Le conseil donné par le pharisien Gamaliel au Conseil suprême - qui prétend juger séance tenante Pierre et ses compagnons - est d'une prudence qui nous concerne nous aussi. En effet, nous n'avons pas à juger des motivations profondes de personnes qui, d'une façon ou d'une autre, accomplissent des œuvres qui sont bonnes - et trouvées telles par la simple évidence. Qu'un athée fasse preuve de miséricorde en venant au secours d'un blessé, doit-il être mis à l'écart ? Non, car il a bien agi. Et en prolongeant dans cette voie: il ne convient certes pas de flétrir une telle personne ainsi qu'on fait les juifs envers Pierre et ceux qu'on avait conduit au tribunal avec lui. Pourquoi les flageller avant de les libérer ? C'est un aveu d'impuissance et un signe de méchanceté gratuité.
La nécessité de faire preuve de prudence se retrouve elle aussi dans l’Évangile de ce jour, car juste après avoir nourri la foule et fait ramasser les restes de ce fabuleux, Jésus ne va certes pas - comme le feraient beaucoup d'hommes - s'appuyer sur sa notoriété toute neuve pour se faire reconnaître, mais il fait tout le contraire: Il se retire dans la montagne.
Notre prêtre a conclu ce matin en nous incitant à l'humilité dans les œuvres bonnes que nous pouvons accomplir. En effet, l'intention qui nous a poussés à un geste de miséricorde ne vient pas de nous-mêmes. Notre récompense, certes, nous l'obtiendrons - mais réfugions-nous discrètement dans la joie afin de demeurer tout entiers disponibles aux inspirations venues d'En-Haut ! Et que ces discrets mouvements de nos âmes nous établissent fermement dans la foi et l'espérance !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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