Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La prière d'intercession associée à celle du Christ
Le jeudi de la 4e semaine de Carême
Livre de l'Exode 32,7-14.
Le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?
Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.
Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,31-47.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?»
Ce qui est remarquable dans le texte de la première lecture, c'est la manière dont Dieu va susciter la foi de Moïse afin de mieux pouvoir pardonner au peuple. Il s'adresse à Moïse, car l'apostasie du peuple et son retour à l'idolâtrie, le blesse lui aussi. Autrement dit, Dieu le Père se fait prier par Moïse afin de pardonner à tous. Est-ce que nous saisissons bien que notre Dieu a besoin de nos prières pour faire grâce et miséricorde à tous ceux qui, de nos jours, adhèrent aux folies blasphématoires comme celle de la "théorie du genre", pour ne citer qu'elle. Ainsi, tout comme Dieu s'est appuyé sur Moïse afin de pardonner, Dieu attend de nous que nous soyons miséricordieux afin qu'Il manifeste une miséricorde à Sa mesure et destinée à tous les peuples de la terre.
Tout cela découle du fait que dans l’Évangile de ce jour - et tout ce qui suivra, nous assistons au rejet complet du Christ. Dès ce moment, la destruction du temple devient inéluctable. Et le temple ne sera jamais qui cette fois, véritablement, va entraîner la destruction du temple, lequel ne sera jamais reconstruit. Désormais, dans le Christ, ce sont tous les peuples du monde, de toutes les générations, qui pourront adorer le Dieu de miséricorde, manifesté au plus haut degré par le don total du Fils au Père.
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Livre de l'Exode 32,7-14.
Le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?
Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.
Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,31-47.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?»
Ce qui est remarquable dans le texte de la première lecture, c'est la manière dont Dieu va susciter la foi de Moïse afin de mieux pouvoir pardonner au peuple. Il s'adresse à Moïse, car l'apostasie du peuple et son retour à l'idolâtrie, le blesse lui aussi. Autrement dit, Dieu le Père se fait prier par Moïse afin de pardonner à tous. Est-ce que nous saisissons bien que notre Dieu a besoin de nos prières pour faire grâce et miséricorde à tous ceux qui, de nos jours, adhèrent aux folies blasphématoires comme celle de la "théorie du genre", pour ne citer qu'elle. Ainsi, tout comme Dieu s'est appuyé sur Moïse afin de pardonner, Dieu attend de nous que nous soyons miséricordieux afin qu'Il manifeste une miséricorde à Sa mesure et destinée à tous les peuples de la terre.
Tout cela découle du fait que dans l’Évangile de ce jour - et tout ce qui suivra, nous assistons au rejet complet du Christ. Dès ce moment, la destruction du temple devient inéluctable. Et le temple ne sera jamais qui cette fois, véritablement, va entraîner la destruction du temple, lequel ne sera jamais reconstruit. Désormais, dans le Christ, ce sont tous les peuples du monde, de toutes les générations, qui pourront adorer le Dieu de miséricorde, manifesté au plus haut degré par le don total du Fils au Père.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Voici le temps de la veille
Le vendredi de la 4e semaine de Carême
Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;
car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.
Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,1-2.10.14.25-30.
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Cy Aelf, Paris
L'extrait du Livre de la Sagesse choisi pour la liturgie de ce jour correspond de manière éclatante, pas seulement aux actes mais aussi aux intentions qui ont animé les prêtres du temple de Jérusalem qui s'opposaient à Jésus. Il suffit de lire : " Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse. La dénomination d'enfant du Seigneur ne peut effectivement s'appliquer qu'à la personne de Jésus.
Quant au complot contre Jésus, il est décrit avec des termes (comme "mort infâme") qui ne peuvent correspondre qu'à une mise à mort vulgaire et honteuse comme est celle de la crucifixion. Car clouer des hommes dénudés sur le bois comme avec des punaises, qui peut estimer que ce châtiment digne d'un être humain ?
"Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui." Et de fait, par l’impensable résurrection, oui, c'est vrai, Quelqu'un, ce Dieu dont les juifs - encore aujourd'hui - ne prononcent jamais le nom, oui, Il interviendra par la résurrection.
Dans ces jours qui précèdent l'arrestation de Jésus, personne ne pourra mettre la main sur Jésus, tout simplement parce que les temps de Dieu ne sont pas ceux des hommes.
C'est sur ce dernier point qu'a conclu notre prêtre, par une autre citation extraite de la parabole des vierges folles et des vierges sages : "Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure." (Matthieu, 25,13)
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Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;
car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.
Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,1-2.10.14.25-30.
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Cy Aelf, Paris
L'extrait du Livre de la Sagesse choisi pour la liturgie de ce jour correspond de manière éclatante, pas seulement aux actes mais aussi aux intentions qui ont animé les prêtres du temple de Jérusalem qui s'opposaient à Jésus. Il suffit de lire : " Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse. La dénomination d'enfant du Seigneur ne peut effectivement s'appliquer qu'à la personne de Jésus.
Quant au complot contre Jésus, il est décrit avec des termes (comme "mort infâme") qui ne peuvent correspondre qu'à une mise à mort vulgaire et honteuse comme est celle de la crucifixion. Car clouer des hommes dénudés sur le bois comme avec des punaises, qui peut estimer que ce châtiment digne d'un être humain ?
"Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui." Et de fait, par l’impensable résurrection, oui, c'est vrai, Quelqu'un, ce Dieu dont les juifs - encore aujourd'hui - ne prononcent jamais le nom, oui, Il interviendra par la résurrection.
Dans ces jours qui précèdent l'arrestation de Jésus, personne ne pourra mettre la main sur Jésus, tout simplement parce que les temps de Dieu ne sont pas ceux des hommes.
C'est sur ce dernier point qu'a conclu notre prêtre, par une autre citation extraite de la parabole des vierges folles et des vierges sages : "Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure." (Matthieu, 25,13)
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Une interrogation destinée à tous
Le samedi de la 4e semaine de Carême
Livre de Jérémie 11,18-20.
« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,40-53.
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Cy Aelf, Paris
Les paroles inspirées au prophètes Jérémie,qui ont fini par passer dans le langage comme ses "jérémiades" - que le Larousse définit comme des lamentations persistantes et importunes - sont celles des hommes touchés par le malheur et pour lesquels il n'existe plus d'issue favorable, pas même dans la fuite. Quant à l'agneau docile que l'on conduit à l'abattoir, il existe toujours, aussi bien chez les juifs (fête de Pessah, que chez les musulmans lors de la fête Aïd-el-Kébir). Mais pour les chrétiens, il est inutile de perpétuer des sacrifices, car Jésus, une fois pour toutes a pris sur lui "tous les péchés du monde" afin d'en rendre libre tous ceux qui placeront leur foi en Lui.
Quant aux paroles de Jésus, lequel ne tient plus un langage voilé propice à un retour sur soi de ses auditeurs, elles ont acquis une telle force que même les gardiens du temple, chargés de son arrestation, en demeurent ébahis. Ils reviennent bredouilles et s'écrient "Jamais homme n'a parlé de cette façon". Quiconque a été soldat, sait très bien que pour désobéir à un ordre formel, il faut aussi inventer des motifs beaucoup plus solides pour s'éviter des punitions. Mais le fait est que, tous ensemble, les gardes du temple ont été éblouis, touchés dans leurs cœurs, au point de ne pouvoir cacher leur stupeur.
Parmi les pharisiens eux-mêmes, la parole de Jésus a touché le cœur de Nicodème - qui finira par lui servir d'avocat lors du simulacre de procès intenté au Seigneur.
Les derniers mots de l'Evangile de ce jour "Puis ils s'en allèrent chacun chez soi" peuvent très bien être compris par le lecteur comme une interrogation personnelle qui lui est adressée: "Et toi, auditeur, lecteur,qu'en dis-tu ?"
.
Livre de Jérémie 11,18-20.
« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,40-53.
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Cy Aelf, Paris
Les paroles inspirées au prophètes Jérémie,qui ont fini par passer dans le langage comme ses "jérémiades" - que le Larousse définit comme des lamentations persistantes et importunes - sont celles des hommes touchés par le malheur et pour lesquels il n'existe plus d'issue favorable, pas même dans la fuite. Quant à l'agneau docile que l'on conduit à l'abattoir, il existe toujours, aussi bien chez les juifs (fête de Pessah, que chez les musulmans lors de la fête Aïd-el-Kébir). Mais pour les chrétiens, il est inutile de perpétuer des sacrifices, car Jésus, une fois pour toutes a pris sur lui "tous les péchés du monde" afin d'en rendre libre tous ceux qui placeront leur foi en Lui.
Quant aux paroles de Jésus, lequel ne tient plus un langage voilé propice à un retour sur soi de ses auditeurs, elles ont acquis une telle force que même les gardiens du temple, chargés de son arrestation, en demeurent ébahis. Ils reviennent bredouilles et s'écrient "Jamais homme n'a parlé de cette façon". Quiconque a été soldat, sait très bien que pour désobéir à un ordre formel, il faut aussi inventer des motifs beaucoup plus solides pour s'éviter des punitions. Mais le fait est que, tous ensemble, les gardes du temple ont été éblouis, touchés dans leurs cœurs, au point de ne pouvoir cacher leur stupeur.
Parmi les pharisiens eux-mêmes, la parole de Jésus a touché le cœur de Nicodème - qui finira par lui servir d'avocat lors du simulacre de procès intenté au Seigneur.
Les derniers mots de l'Evangile de ce jour "Puis ils s'en allèrent chacun chez soi" peuvent très bien être compris par le lecteur comme une interrogation personnelle qui lui est adressée: "Et toi, auditeur, lecteur,qu'en dis-tu ?"
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
Bonjour
"Puis ils s'en allèrent chacun chez soi"...
- passer à autre chose et traiter les affaires courantes
- laisser décanter dans la paix du foyer et le silence porteurs de fruits mûrs
- entrer dans un monologue intérieur avec en arrière plan le passage des "Deux Sources..." où par intercession du Héros ou du Saint se fait le passage "du clos à l'ouvert", du circonscrit à l'universel.
En fait, je sèche grave...
Cordialement
"Puis ils s'en allèrent chacun chez soi"...
- passer à autre chose et traiter les affaires courantes
- laisser décanter dans la paix du foyer et le silence porteurs de fruits mûrs
- entrer dans un monologue intérieur avec en arrière plan le passage des "Deux Sources..." où par intercession du Héros ou du Saint se fait le passage "du clos à l'ouvert", du circonscrit à l'universel.
En fait, je sèche grave...
Cordialement
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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Témoignage humain, témoignage divin
Le lundi de la 5e semaine de Carême
Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.
Le lendemain, le peuple se rassembla chez Joakim son mari. Les deux anciens arrivèrent, remplis de pensées criminelles contre Suzanne, et décidés à la faire mourir. Ils dirent devant le peuple : « Envoyez chercher Suzanne, fille d’Helkias, épouse de Joakim. » On l’envoya chercher. Elle se présenta avec ses parents, ses enfants et tous ses proches. Tous les siens pleuraient, ainsi que tous ceux qui la voyaient. Les deux anciens se levèrent au milieu du peuple, et posèrent les mains sur sa tête. Tout en pleurs, elle leva les yeux vers le ciel, car son cœur était plein de confiance dans le Seigneur. (...)
Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois
en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.” Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. »
Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,12-20.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »
Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais.
Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne.
Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage.
Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.
Cy Aelf, Paris
C'est bien des témoignages qu'il est question aujourd'hui. Des témoignages humains, d'abord, qui reflètent surtout ce que sont les témoins. Croyons-nous que les deux anciens aient fait preuve d'un manque d'intelligence dans la réponse donnée à Daniel ? Pas du tout. Car Suzanne était bien dans un jardin et il est très probable que, dans cet espace aménagé avec art, le sycomore ait été proche du châtaigner... Mais il fallait bien une inspiration divine - que nous nommerions aussi : "l'esprit saint défenseur", pour confondre aussi facilement les hommes pervertis qui voulaient abuser de Suzanne.
Quant à Jésus, lui aussi, contraint de se justifier, il n'hésite pas : non seulement il a la qualité pour témoigner de lui-même, mais le Père lui aussi témoigne de lui. Ici encore, l'Esprit se manifeste dans cette déclaration : "Si Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père."
Pour rencontrer le Seigneur, a conclu notre prêtre, ni l'intelligence, ni les connaissances (de quelque nature qu'elles soient), ne peuvent remplacer l'irruption - toujours soudaine - du témoignage de l'Esprit.
.
Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.
Le lendemain, le peuple se rassembla chez Joakim son mari. Les deux anciens arrivèrent, remplis de pensées criminelles contre Suzanne, et décidés à la faire mourir. Ils dirent devant le peuple : « Envoyez chercher Suzanne, fille d’Helkias, épouse de Joakim. » On l’envoya chercher. Elle se présenta avec ses parents, ses enfants et tous ses proches. Tous les siens pleuraient, ainsi que tous ceux qui la voyaient. Les deux anciens se levèrent au milieu du peuple, et posèrent les mains sur sa tête. Tout en pleurs, elle leva les yeux vers le ciel, car son cœur était plein de confiance dans le Seigneur. (...)
Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois
en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.” Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. »
Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,12-20.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »
Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais.
Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne.
Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage.
Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.
Cy Aelf, Paris
C'est bien des témoignages qu'il est question aujourd'hui. Des témoignages humains, d'abord, qui reflètent surtout ce que sont les témoins. Croyons-nous que les deux anciens aient fait preuve d'un manque d'intelligence dans la réponse donnée à Daniel ? Pas du tout. Car Suzanne était bien dans un jardin et il est très probable que, dans cet espace aménagé avec art, le sycomore ait été proche du châtaigner... Mais il fallait bien une inspiration divine - que nous nommerions aussi : "l'esprit saint défenseur", pour confondre aussi facilement les hommes pervertis qui voulaient abuser de Suzanne.
Quant à Jésus, lui aussi, contraint de se justifier, il n'hésite pas : non seulement il a la qualité pour témoigner de lui-même, mais le Père lui aussi témoigne de lui. Ici encore, l'Esprit se manifeste dans cette déclaration : "Si Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père."
Pour rencontrer le Seigneur, a conclu notre prêtre, ni l'intelligence, ni les connaissances (de quelque nature qu'elles soient), ne peuvent remplacer l'irruption - toujours soudaine - du témoignage de l'Esprit.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
Si vous séchez, pourtant vous y voyez clair !helios a écrit :Bonjour
"Puis ils s'en allèrent chacun chez soi"...
- passer à autre chose et traiter les affaires courantes
- laisser décanter dans la paix du foyer et le silence porteurs de fruits mûrs
- entrer dans un monologue intérieur avec en arrière plan le passage des "Deux Sources..." où par intercession du Héros ou du Saint se fait le passage "du clos à l'ouvert", du circonscrit à l'universel.
En fait, je sèche grave...
Cordialement
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Se convertir : se tourner vers
Le mardi de la 5e semaine de Carême
Livre des Nombres 21,4-9.
En ces jours là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom. Mais en chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,21-30.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Cy Aelf, Paris
J'ai été quelque peu perplexe de trouver, dans la première lecture, un serpent "brûlant", plutôt qu'un serpent "de bronze". Mais comme je ne doute pas des choix de mots (en réalité, ils me servent). Car c'est bien d'un cœur brûlant que Dieu aime les hommes, et son amour est allé jusqu'à envoyer son Fils unique pour nous sauver - et nous sauver par le seul sacrifice susceptible de nous rendre l'innocence après le péché de convoitise qui s'est transmis depuis la faute d'Adam.
Il est remarquable, également, que seulement une partie des juifs comprennent ce que signifie Jésus lorsqu'il dit : "vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même". Et celles et ceux qui comprennent se mettent à croire aussitôt. Par contre, n'est-il pas surprenant que, parmi les auditeurs, les chefs religieux ne comprennent pas que Jésus vient de s'identifier à Dieu ? Car encore de nos jours, les juifs ne prononcent jamais le nom de"Yahweh" par lequel Dieu s'est pourtant identifié à Moïse, puisque Yahweh signifie "Je Suis".
Comprennent donc toutes celles et tous ceux qui ont été appelés à comprendre ! Mais pour comprendre, encore faut-il faire preuve d'humilité afin de reconnaître - sans plus l'éluder - notre nature pécheresse.
Tout comme ceux qui ont regardé "vers le serpent brûlant" - brûlant d'Amour et sans se consumer - ont été délivrés du venin du serpent, de même celles et ceux qui se tournent vers la croix seront sauvés. La faute impardonnable n'est-elle pas, comme pour un malade, de ne pas vouloir reconnaître sa maladie ? Comment guérir si l'on dit : "Non, moi, je ne suis pas malade !"
Et tout se noue ou se dénoue, pour chaque être humain, dans cette reconnaissance du péché - qui s'attire aussitôt la miséricorde divine...
Il faut lire les témoignages des convertis !
.
Livre des Nombres 21,4-9.
En ces jours là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom. Mais en chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,21-30.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Cy Aelf, Paris
J'ai été quelque peu perplexe de trouver, dans la première lecture, un serpent "brûlant", plutôt qu'un serpent "de bronze". Mais comme je ne doute pas des choix de mots (en réalité, ils me servent). Car c'est bien d'un cœur brûlant que Dieu aime les hommes, et son amour est allé jusqu'à envoyer son Fils unique pour nous sauver - et nous sauver par le seul sacrifice susceptible de nous rendre l'innocence après le péché de convoitise qui s'est transmis depuis la faute d'Adam.
Il est remarquable, également, que seulement une partie des juifs comprennent ce que signifie Jésus lorsqu'il dit : "vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même". Et celles et ceux qui comprennent se mettent à croire aussitôt. Par contre, n'est-il pas surprenant que, parmi les auditeurs, les chefs religieux ne comprennent pas que Jésus vient de s'identifier à Dieu ? Car encore de nos jours, les juifs ne prononcent jamais le nom de"Yahweh" par lequel Dieu s'est pourtant identifié à Moïse, puisque Yahweh signifie "Je Suis".
Comprennent donc toutes celles et tous ceux qui ont été appelés à comprendre ! Mais pour comprendre, encore faut-il faire preuve d'humilité afin de reconnaître - sans plus l'éluder - notre nature pécheresse.
Tout comme ceux qui ont regardé "vers le serpent brûlant" - brûlant d'Amour et sans se consumer - ont été délivrés du venin du serpent, de même celles et ceux qui se tournent vers la croix seront sauvés. La faute impardonnable n'est-elle pas, comme pour un malade, de ne pas vouloir reconnaître sa maladie ? Comment guérir si l'on dit : "Non, moi, je ne suis pas malade !"
Et tout se noue ou se dénoue, pour chaque être humain, dans cette reconnaissance du péché - qui s'attire aussitôt la miséricorde divine...
Il faut lire les témoignages des convertis !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La foi mûrit dans l'épreuve
Le mercredi de la 5e semaine de Carême
Livre de Daniel 3,14-20.91-92.95.
Le roi Nabucodonosor leur parla ainsi : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?
Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ? Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. » Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire.
Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.
Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. » Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »
Et Nabucodonosor s’écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,31-42.
En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.
Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.
Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham.
Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.
Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
Dans les lectures d'hier, nous avions lu que les paroles de Jésus avaient été reçues favorablement par certains des juifs qui l'écoutaient. Mais cette faveur n'est que superficielle; Jésus le constate et va poursuivre et mettre en évidence leurs contradictions. Car ils disent d'abord : "Notre père c'est Abraham" et juste ensuite, ils disent : "Nous n'avons qu'un seul père, c'est Dieu".
Ces juifs ont le cœur mélangé. Cherchent-ils vraiment à connaître la vérité - ne serait-ce pas une simple justification qu'ils veulent obtenir de Jésus ?
Il faut revenir à la première lecture pour mieux saisir que la recherche et la connaissance de la vérité nécessite, pour tout homme, de passer par l'épreuve. C'est ce que manifeste la première lecture dans laquelle
Sidrac, Misac et Abdénago n'hésitent pas à se soumettre à celle du feu dans la fournaise.
De tout cela, il résulte que chacune et chacun d'entre nous, lorsque nous affirmons notre foi, il est tout à fait juste et nécessaire que cette foi soit mise à l'épreuve - et, effectivement, notre foi nous soumet à l'épreuve, nous aussi. Les événements qui surviennent dans une vie entraînent bien souvent des remises en question, lesquelles doivent nous conduire à une adhésion intime, fondée "sur le roc", de sorte que les bouleversements et les tempête nous trouvent inébranlable. "Ne nous laissons pas distraire, ne soyons pas bouleversés par les événements du monde, ni par la maladie : car nous sommes nés de Dieu par notre baptême, a conclu notre prêtre.
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Livre de Daniel 3,14-20.91-92.95.
Le roi Nabucodonosor leur parla ainsi : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?
Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ? Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. » Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire.
Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.
Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. » Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »
Et Nabucodonosor s’écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,31-42.
En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.
Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.
Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham.
Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.
Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
Dans les lectures d'hier, nous avions lu que les paroles de Jésus avaient été reçues favorablement par certains des juifs qui l'écoutaient. Mais cette faveur n'est que superficielle; Jésus le constate et va poursuivre et mettre en évidence leurs contradictions. Car ils disent d'abord : "Notre père c'est Abraham" et juste ensuite, ils disent : "Nous n'avons qu'un seul père, c'est Dieu".
Ces juifs ont le cœur mélangé. Cherchent-ils vraiment à connaître la vérité - ne serait-ce pas une simple justification qu'ils veulent obtenir de Jésus ?
Il faut revenir à la première lecture pour mieux saisir que la recherche et la connaissance de la vérité nécessite, pour tout homme, de passer par l'épreuve. C'est ce que manifeste la première lecture dans laquelle
Sidrac, Misac et Abdénago n'hésitent pas à se soumettre à celle du feu dans la fournaise.
De tout cela, il résulte que chacune et chacun d'entre nous, lorsque nous affirmons notre foi, il est tout à fait juste et nécessaire que cette foi soit mise à l'épreuve - et, effectivement, notre foi nous soumet à l'épreuve, nous aussi. Les événements qui surviennent dans une vie entraînent bien souvent des remises en question, lesquelles doivent nous conduire à une adhésion intime, fondée "sur le roc", de sorte que les bouleversements et les tempête nous trouvent inébranlable. "Ne nous laissons pas distraire, ne soyons pas bouleversés par les événements du monde, ni par la maladie : car nous sommes nés de Dieu par notre baptême, a conclu notre prêtre.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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"Jésus" - "Je Suis"
Le jeudi de la 5e semaine de Carême
Livre de la Genèse 17,3-9.
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.
Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.
J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. »
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Cy Aelf, Paris
Plusieurs fois déjà, au cours de cet enseignement final qu'il adresse aux juifs qui le harcèlent, Jésus pas hésité à prononcer devant eux, mais en termes voilés, le "JE SUIS", ce nom que Dieu a révélé à Abraham, mais que les prêtres du temple ne prononcent jamais. Ils utilisent plutôt la voie passive : "Comme il a été dit" ou bien "comme il est écrit" - mais c'est bien du Père, du Dieu créateur qu'il s'agit.
Mais à la fin de cet ultime débat, de cette dernière tentative visant à les rallier au dessein de son Père, Jésus ne va plus hésiter à s'attribuer le nom même que Dieu a donné à Abraham et en s'y associant ouvertement. Et cela donne cette extraordinaire conjugaison du temps:
"Avant qu'Abraham fut, moi Je Suis" ! Cette formulation est unique dans toute l'écriture et la concordance des temps dans une grammaire !
Du reste, s'il se tient hors de la foi, comment un homme pourrait-il adhérer à ce message : que le Christ ait "pré-existé" au patriarche Abraham, et qu'il puisse contenir et "ramasser" en lui-même" tous les temps du passé, du présent et de l'avenir ? Mais il y a mieux encore, car Jésus dévoile cet autre mystère : "Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour."
Les pharisiens et les prêtres du temple de Jérusalem tiennent désormais l'argument définitif pour mettre Jésus en accusation, le juger, le condamner et le faire mourir. Mais au lieu de contrarier le plan divin, cette infamie sera source jaillissante de foi, d'amour et d'espérance pour tous les peuples de tous les temps, et plus simplement: chacun d'entre nous.
Maranatha !
.
Livre de la Genèse 17,3-9.
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.
Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.
J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. »
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Cy Aelf, Paris
Plusieurs fois déjà, au cours de cet enseignement final qu'il adresse aux juifs qui le harcèlent, Jésus pas hésité à prononcer devant eux, mais en termes voilés, le "JE SUIS", ce nom que Dieu a révélé à Abraham, mais que les prêtres du temple ne prononcent jamais. Ils utilisent plutôt la voie passive : "Comme il a été dit" ou bien "comme il est écrit" - mais c'est bien du Père, du Dieu créateur qu'il s'agit.
Mais à la fin de cet ultime débat, de cette dernière tentative visant à les rallier au dessein de son Père, Jésus ne va plus hésiter à s'attribuer le nom même que Dieu a donné à Abraham et en s'y associant ouvertement. Et cela donne cette extraordinaire conjugaison du temps:
"Avant qu'Abraham fut, moi Je Suis" ! Cette formulation est unique dans toute l'écriture et la concordance des temps dans une grammaire !
Du reste, s'il se tient hors de la foi, comment un homme pourrait-il adhérer à ce message : que le Christ ait "pré-existé" au patriarche Abraham, et qu'il puisse contenir et "ramasser" en lui-même" tous les temps du passé, du présent et de l'avenir ? Mais il y a mieux encore, car Jésus dévoile cet autre mystère : "Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour."
Les pharisiens et les prêtres du temple de Jérusalem tiennent désormais l'argument définitif pour mettre Jésus en accusation, le juger, le condamner et le faire mourir. Mais au lieu de contrarier le plan divin, cette infamie sera source jaillissante de foi, d'amour et d'espérance pour tous les peuples de tous les temps, et plus simplement: chacun d'entre nous.
Maranatha !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La justice divine déborde en la miséricorde
Le vendredi de la 5e semaine de Carême
Livre de Jérémie 20,10-13.
Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.
En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.
Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.
Cy Aelf, Paris
De l'homélie de notre prêtre, il ressort que la justice de Dieu n'est pas comme la justice des hommes, pour lesquels :"Dura lex sed lex", la loi est dure mais c'est la loi ! Mais cette forme de justice est en réalité limitée, tandis qu'en Dieu, la justice est constamment tempérée par la miséricorde. Et encore : lorsqu'un homme se repent sincèrement de ses fautes, celles-ci n'existent plus devant Dieu, ce qui signifie que Dieu en a effacé jusqu'au souvenir !
Les juifs vont donc poursuivre Jésus selon la justice humaine, pour laquelle toute faute constatée sera sanctionnée, quand bien même l'accusé montrerait des signes évidents de repentir. Et même s'il existe un proverbe pour dire: "Faute avouée à moitié pardonnée", la psychologie soutient que l'autre moitié engendre un sentiment de culpabilité qui demeure.
Si Jésus se retire à l'endroit où Jean le Baptiste avait prêché un baptême de conversion, c'est comme pour signifier que, de bout en bout, la grande œuvre qu'Il est venu accomplir, c'est bien de prendre sur lui "tous les péchés du monde" et obtenir pour tous, la miséricorde divine. En Jésus-Christ, pour tous ceux qui croiront, la malédiction des fils d'Adam est abolie.
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Livre de Jérémie 20,10-13.
Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.
En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.
Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.
Cy Aelf, Paris
De l'homélie de notre prêtre, il ressort que la justice de Dieu n'est pas comme la justice des hommes, pour lesquels :"Dura lex sed lex", la loi est dure mais c'est la loi ! Mais cette forme de justice est en réalité limitée, tandis qu'en Dieu, la justice est constamment tempérée par la miséricorde. Et encore : lorsqu'un homme se repent sincèrement de ses fautes, celles-ci n'existent plus devant Dieu, ce qui signifie que Dieu en a effacé jusqu'au souvenir !
Les juifs vont donc poursuivre Jésus selon la justice humaine, pour laquelle toute faute constatée sera sanctionnée, quand bien même l'accusé montrerait des signes évidents de repentir. Et même s'il existe un proverbe pour dire: "Faute avouée à moitié pardonnée", la psychologie soutient que l'autre moitié engendre un sentiment de culpabilité qui demeure.
Si Jésus se retire à l'endroit où Jean le Baptiste avait prêché un baptême de conversion, c'est comme pour signifier que, de bout en bout, la grande œuvre qu'Il est venu accomplir, c'est bien de prendre sur lui "tous les péchés du monde" et obtenir pour tous, la miséricorde divine. En Jésus-Christ, pour tous ceux qui croiront, la malédiction des fils d'Adam est abolie.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Jésus à Béthanie
Le lundi saint
Livre d'Isaïe 42,1-7.
« Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.
Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Cy Aelf, Paris
Il est fascinant de songer que, chaque année, d'un même texte, l'on peut puiser des images, des pensées et des sentiments tout différents - une inspiration renouvelée. De sorte que, cette année, ce repas à Béthanie fait songer à une veillée funèbre.
Ainsi, le parfum versé sur les pieds de Jésus, c'est déjà, de manière anticipée, le rite de l'embaumement, celui-là même que les saintes femmes voudront accomplir "le premier jour de la semaine" - mais qui n'aura pas lieu. La présence de Lazare à ce repas est chargée du même "poids de sens". Et quant à l'attitude de Juda, qui a évalué directement la valeur monétaire du parfum, elle met en scène l'homme qui, devant un décès imminent, songe à capter l'héritage à son profit.
La foule, comme toutes les foules, est curieuse et partagée. Mais la mort plane sur toute cette scène où les Juifs du temple songent déjà à faire périr Lazare, un témoin de la résurrection... déjà trop dérangeant.
Ainsi, la scène de ce dernier repas est toute entière le reflet des pensées des hommes, de leurs jugements, mais aussi de leurs quêtes individuelles de vérité ...
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Livre d'Isaïe 42,1-7.
« Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.
Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Cy Aelf, Paris
Il est fascinant de songer que, chaque année, d'un même texte, l'on peut puiser des images, des pensées et des sentiments tout différents - une inspiration renouvelée. De sorte que, cette année, ce repas à Béthanie fait songer à une veillée funèbre.
Ainsi, le parfum versé sur les pieds de Jésus, c'est déjà, de manière anticipée, le rite de l'embaumement, celui-là même que les saintes femmes voudront accomplir "le premier jour de la semaine" - mais qui n'aura pas lieu. La présence de Lazare à ce repas est chargée du même "poids de sens". Et quant à l'attitude de Juda, qui a évalué directement la valeur monétaire du parfum, elle met en scène l'homme qui, devant un décès imminent, songe à capter l'héritage à son profit.
La foule, comme toutes les foules, est curieuse et partagée. Mais la mort plane sur toute cette scène où les Juifs du temple songent déjà à faire périr Lazare, un témoin de la résurrection... déjà trop dérangeant.
Ainsi, la scène de ce dernier repas est toute entière le reflet des pensées des hommes, de leurs jugements, mais aussi de leurs quêtes individuelles de vérité ...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Apprenons à résister à l'Adversaire
Le mardi saint
Livre d'Isaïe 49,1-6.
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »
Cy Aelf, Paris
Satan, l'Adversaire, présent à la dernière cène, pense l'avoir emporté sur Jésus et la petite troupe de ses disciples - mais sa haine est d'abord dirigée contre Dieu, Dieu qui est Amour - et qui seul peut nous sauver.
J'ai beaucoup apprécié l'homélie de notre prêtre, qui nous a mis en garde : ce n'est pas seulement Judas que le diable va faire tomber, mais aussi Pierre, qui le reniera trois fois - ainsi que Jean qui s'enfuira tout nu du Jardin des Oliviers - après avoir, tout comme ses frères, cherché refuge dans le sommeil.
Judas n'est donc pas seul à trahir - en réalité, chacun de nous trahit Jésus lorsqu'il préfère le sommeil à la veille, qu'il refuse une pièce de monnaie à un sans abri ou qui traverse la rue pour n'avoir, tout simplement pas, à voir le visage du pauvre Lazare...
Satan, aujourd'hui encore, cherche à troubler les esprits, à miner notre foi, à déraciner notre espérance, à nous faire renier notre baptême par l'abus des plaisirs et des boissons qui font tout oublier. Cependant, venant d'apprendre par un client de passage les attentats en train de se produire dans la capitale de mon pays, je n'ai pas voulu - pour lire les nouvelles, reporter cette méditation - qui ne cessera jamais de me conférer la Joie. Méritons-nous le beau nom de fidèles ?
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Livre d'Isaïe 49,1-6.
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »
Cy Aelf, Paris
Satan, l'Adversaire, présent à la dernière cène, pense l'avoir emporté sur Jésus et la petite troupe de ses disciples - mais sa haine est d'abord dirigée contre Dieu, Dieu qui est Amour - et qui seul peut nous sauver.
J'ai beaucoup apprécié l'homélie de notre prêtre, qui nous a mis en garde : ce n'est pas seulement Judas que le diable va faire tomber, mais aussi Pierre, qui le reniera trois fois - ainsi que Jean qui s'enfuira tout nu du Jardin des Oliviers - après avoir, tout comme ses frères, cherché refuge dans le sommeil.
Judas n'est donc pas seul à trahir - en réalité, chacun de nous trahit Jésus lorsqu'il préfère le sommeil à la veille, qu'il refuse une pièce de monnaie à un sans abri ou qui traverse la rue pour n'avoir, tout simplement pas, à voir le visage du pauvre Lazare...
Satan, aujourd'hui encore, cherche à troubler les esprits, à miner notre foi, à déraciner notre espérance, à nous faire renier notre baptême par l'abus des plaisirs et des boissons qui font tout oublier. Cependant, venant d'apprendre par un client de passage les attentats en train de se produire dans la capitale de mon pays, je n'ai pas voulu - pour lire les nouvelles, reporter cette méditation - qui ne cessera jamais de me conférer la Joie. Méritons-nous le beau nom de fidèles ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dernière cène, derniers pas vers Pâques
Le mercredi saint
Livre d'Isaïe 50,4-9a.
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense; qui donc me condamnera ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.
En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Cy Aelf, Paris
Jésus savait, évidemment, qui, d'entre les disciples, le trahirait. Mais le sachant, il ne pouvait ni le dénoncer ouvertement aux autres, ni même l'écarter avec vigueur, car Il tenait à ce que tout s'accomplisse selon la volonté du Père. C'est pour cela que Jésus se montre très modéré envers Judas, tout en l'écartant du groupe de sorte qu'il n'assiste pas au lavement des pieds, et qu'il n'entende rien de ce que Jésus va dire encore et qui concerne les fondements spirituels de l’Église naissante.
C'est aujourd'hui que commence, pour chacune et chacun d'entre nous, le dernier effort pour atteindre Pâques. Dans nos familles, des hésitations, voire des divisions, vont se faire jour, comme au temps de Jésus.
Je dis ceci car, l'an dernier, après qu'il ait été convenu que nous irions en famille à la messe du dimanche de Pâques, je me suis finalement retrouvé, le samedi vers 20h30, à sortir de chez moi et commencer à marcher vivement vers une église où je savais que l'on ferait veillée avant de recevoir la première Eucharistie de Pâques dans ma ville.
Parvenu tout essoufflé, il m'a fallu toute une heure - sur les trois que durait l'office, avant de pouvoir me recueillir normalement.
Il n'y a rien à regretter dans les circonstances gênantes et inopportunes qui interviennent comme pour entraver nos derniers pas vers Pâques. Car après tout, n'est-il pas normal que les fidèles sincères dans leur démarche, aient à peiner dans les derniers jours qui précèdent à la fête ? En tout cas, pour moi, il en est ainsi chaque année - et, cette année d'autant plus après les attentats de Bruxelles.
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Livre d'Isaïe 50,4-9a.
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense; qui donc me condamnera ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.
En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Cy Aelf, Paris
Jésus savait, évidemment, qui, d'entre les disciples, le trahirait. Mais le sachant, il ne pouvait ni le dénoncer ouvertement aux autres, ni même l'écarter avec vigueur, car Il tenait à ce que tout s'accomplisse selon la volonté du Père. C'est pour cela que Jésus se montre très modéré envers Judas, tout en l'écartant du groupe de sorte qu'il n'assiste pas au lavement des pieds, et qu'il n'entende rien de ce que Jésus va dire encore et qui concerne les fondements spirituels de l’Église naissante.
C'est aujourd'hui que commence, pour chacune et chacun d'entre nous, le dernier effort pour atteindre Pâques. Dans nos familles, des hésitations, voire des divisions, vont se faire jour, comme au temps de Jésus.
Je dis ceci car, l'an dernier, après qu'il ait été convenu que nous irions en famille à la messe du dimanche de Pâques, je me suis finalement retrouvé, le samedi vers 20h30, à sortir de chez moi et commencer à marcher vivement vers une église où je savais que l'on ferait veillée avant de recevoir la première Eucharistie de Pâques dans ma ville.
Parvenu tout essoufflé, il m'a fallu toute une heure - sur les trois que durait l'office, avant de pouvoir me recueillir normalement.
Il n'y a rien à regretter dans les circonstances gênantes et inopportunes qui interviennent comme pour entraver nos derniers pas vers Pâques. Car après tout, n'est-il pas normal que les fidèles sincères dans leur démarche, aient à peiner dans les derniers jours qui précèdent à la fête ? En tout cas, pour moi, il en est ainsi chaque année - et, cette année d'autant plus après les attentats de Bruxelles.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Des signes pour notre foi
Lecture du livre de l’Exode
En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël:le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain,on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »
Textes de l'Aelf, Paris
Pour quiconque sait lire en visualisant sa lecture, c'est-à-dire en concevant des images, il apparaît qu'au signe de protection, tracé par les juifs - qui déposèrent du sang de l'agneau sur le linteau et les deux montants de leurs portes - correspond exactement à un signe de croix.
Vous souvenez-vous des images du 11 septembre ? Ce jour-là, de très nombreux baptisés - qui ne pratiquaient plus - se sont pourtant signés du signe de croix, en posant la main sur le front , sur la poitrine et sur les deux épaules. Ce signe aura traversé tous les siècles, depuis l'Exode jusqu'à la croix du Christ - et ensuite, par le témoignage des fidèles, se sera répandu dans toutes les nations. Or, le signe de croix est un signe de protection de l'être devant le malheur qui menace.
Quant au lavement des pieds, pour toutes celles et tous ceux, de toutes les générations, c'est un besoin naturel de prendre soin régulièrement de ses pieds. Cependant, dans l’Évangile du jour, c'est le Christ lui-même qui procède au lavement des pieds de ses apôtres correspond aussi une "remise en état" de notre démarche de foi. C'est ainsi que le lavement des pieds est compris comme la préfiguration du sacrement de confession. En effet, il ne s'agit pas de se laver les pieds régulièrement, mais de se faire laver les pieds par autrui. Sommes-nous bien certains que notre démarche de chrétien est sans défaut ?
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En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël:le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain,on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »
Textes de l'Aelf, Paris
Pour quiconque sait lire en visualisant sa lecture, c'est-à-dire en concevant des images, il apparaît qu'au signe de protection, tracé par les juifs - qui déposèrent du sang de l'agneau sur le linteau et les deux montants de leurs portes - correspond exactement à un signe de croix.
Vous souvenez-vous des images du 11 septembre ? Ce jour-là, de très nombreux baptisés - qui ne pratiquaient plus - se sont pourtant signés du signe de croix, en posant la main sur le front , sur la poitrine et sur les deux épaules. Ce signe aura traversé tous les siècles, depuis l'Exode jusqu'à la croix du Christ - et ensuite, par le témoignage des fidèles, se sera répandu dans toutes les nations. Or, le signe de croix est un signe de protection de l'être devant le malheur qui menace.
Quant au lavement des pieds, pour toutes celles et tous ceux, de toutes les générations, c'est un besoin naturel de prendre soin régulièrement de ses pieds. Cependant, dans l’Évangile du jour, c'est le Christ lui-même qui procède au lavement des pieds de ses apôtres correspond aussi une "remise en état" de notre démarche de foi. C'est ainsi que le lavement des pieds est compris comme la préfiguration du sacrement de confession. En effet, il ne s'agit pas de se laver les pieds régulièrement, mais de se faire laver les pieds par autrui. Sommes-nous bien certains que notre démarche de chrétien est sans défaut ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Célébration de la Passion de notre Seigneur
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation..
Cy Aelf, Paris
C'est ce passage du très long récit de a Passion qui, cette année, a retenu mon attention, car à la question de Pilate, qui lui demande s'il est roi, Jésus répond que sa royauté, en quelque sorte, consiste à rendre témoignage à la vérité. A partir de ce point de ma lecture, je me
suis encore souvenu de cette autre parole que Jésus avait donnée aux juifs : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. (Saint Jean 8, 31-42)
A un moment de ma vie, en 1985, à l'âge de 29 ans, j'ai ressenti que l'ombre du malheur pesait non seulement sur ma vie, mais également sur celle de toutes les personnes que j'avais croisées et bien connues.
Ainsi, nous imaginions savoir beaucoup de choses... mais au-delà d'une relative réussite financière et une forme de reconnaissance par autrui. C'était en grande partie parce que nous nous cachions la vérité à nous-mêmes : ce n'est certes pas la parole du Christ que nous écoutions, mais plutôt "Mammon", le démon de la richesse !
Il était loin dans le passé le temps du catéchisme, ce temps, où en l'une ou l'autre occasion, nous avions ressentir un bonheur par le don plutôt que par la possession ! Bref, le passage de la trentaine m'a poussé, comme invinciblement, à remonter le temps vers mon enfance.
Et comme j'avais ce mouvement en moi, j'ai été contraint de remettre en question non seulement mon existence, mais aussi mon être. Ce fut sans doute la période la plus critique de toute ma vie. Car j'avais baissé ma garde, j'avais abandonné toutes mes défenses, je m'étais reconnu comme étant futile, avide d'argent, dédaigneux des pauvres et des malheureux... j'étais devenu mauvais, tout simplement, et je l'avais admis.
Mais le troisième dimanche d'août 1985, à mon réveil, dans la chambre où j'avais dormi durant mon enfance, j'ai levé les yeux vers un crucifix (qui n'avait jamais changé de place) et j'ai vu quoi ? Un Jésus tout droit - qui me regardait et semblait vouloir donner sa vie afin que je cesse de me noyer dans scepticisme. Ce seul regard posé sur moi m'a suffi et m'a véritablement rendu libre. Je témoigne que Jésus crucifié continue de regarder les hommes et les femmes avec ce même regard empli de miséricorde. C'est ainsi que je puis confirmer encore, près de trente ans plus tard : "C'est vrai : quiconque cherche la vérité la trouvera, et la vérité le rendra libre".
"Cherchez et vous trouverez. Demandez et vous recevrez, frappez et l'on vous ouvrira"
Joyeuse fête de Pâques !
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Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation..
Cy Aelf, Paris
C'est ce passage du très long récit de a Passion qui, cette année, a retenu mon attention, car à la question de Pilate, qui lui demande s'il est roi, Jésus répond que sa royauté, en quelque sorte, consiste à rendre témoignage à la vérité. A partir de ce point de ma lecture, je me
suis encore souvenu de cette autre parole que Jésus avait donnée aux juifs : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. (Saint Jean 8, 31-42)
A un moment de ma vie, en 1985, à l'âge de 29 ans, j'ai ressenti que l'ombre du malheur pesait non seulement sur ma vie, mais également sur celle de toutes les personnes que j'avais croisées et bien connues.
Ainsi, nous imaginions savoir beaucoup de choses... mais au-delà d'une relative réussite financière et une forme de reconnaissance par autrui. C'était en grande partie parce que nous nous cachions la vérité à nous-mêmes : ce n'est certes pas la parole du Christ que nous écoutions, mais plutôt "Mammon", le démon de la richesse !
Il était loin dans le passé le temps du catéchisme, ce temps, où en l'une ou l'autre occasion, nous avions ressentir un bonheur par le don plutôt que par la possession ! Bref, le passage de la trentaine m'a poussé, comme invinciblement, à remonter le temps vers mon enfance.
Et comme j'avais ce mouvement en moi, j'ai été contraint de remettre en question non seulement mon existence, mais aussi mon être. Ce fut sans doute la période la plus critique de toute ma vie. Car j'avais baissé ma garde, j'avais abandonné toutes mes défenses, je m'étais reconnu comme étant futile, avide d'argent, dédaigneux des pauvres et des malheureux... j'étais devenu mauvais, tout simplement, et je l'avais admis.
Mais le troisième dimanche d'août 1985, à mon réveil, dans la chambre où j'avais dormi durant mon enfance, j'ai levé les yeux vers un crucifix (qui n'avait jamais changé de place) et j'ai vu quoi ? Un Jésus tout droit - qui me regardait et semblait vouloir donner sa vie afin que je cesse de me noyer dans scepticisme. Ce seul regard posé sur moi m'a suffi et m'a véritablement rendu libre. Je témoigne que Jésus crucifié continue de regarder les hommes et les femmes avec ce même regard empli de miséricorde. C'est ainsi que je puis confirmer encore, près de trente ans plus tard : "C'est vrai : quiconque cherche la vérité la trouvera, et la vérité le rendra libre".
"Cherchez et vous trouverez. Demandez et vous recevrez, frappez et l'on vous ouvrira"
Joyeuse fête de Pâques !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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