Boris a écrit :
De plus le Latin d'église est une langue figée : un même mot a toujours la même signification quelque soit l'époque, elle n'est pas soumise au changement des modes.
Mon professeur de latin aurait rugi s'il avait entendu cette énormité ! Désolé Boris, mais le latin de Cicéron, n'est pas le même que celui de Virgile, d'Isidore de Séville, de Saint Thomas d'Aquin,.... Les langues évoluent toutes, dans leur vocabulaire, mais dans leur syntaxe aussi, la construction de la phrase.. Les langues évoluent toutes et ne sont figées qu'à leur mort. Or le latin n'est pas mort.
Boris a écrit :
Combien d'Abbé Pierre avons-nous dans les pays occidentaux francophones ? Trop !
Vous m'écoeurez Boris. N'avez vous pas honte de porter un jugement sur un homme de cette envergure ? Croyez vous que le monde a plus besoin de gens comme vous ou de personnes comme l'abbé Pierre ?
La vrai question sur ce "débat messe latin/messe français" serait plutôt : quel est le plus important, le fond ou la forme ? Autrement dit la Bonne Nouvelle ou les rituels ?
La Bonne Nouvelle, Jésus l'a annoncée de plusieurs façon : la douceur, les paraboles, la violence (en chassant les marchands du temple), pour des docteurs de la Loi, des "petits", des non-juifs... Le Christ a utilisé plusieurs discours, pour plusieurs publics.
L'usage des langues vernaculaires pour la célébration, c'est du bon sens.
J'ai l'impression Boris que votre plus grand rêve serait qu'il y ait de moins en moins de catholiques, convaincus d'être
seuls dans le droit chemin par un rituel millimétré. Le rituel rassure, c'est comme un cocon bien propre dans lequel on se sent bien, en règle, ordonné.
Mais c'est perdre complètement de vue ce que le Seigneur nous a demandé : votre mépris pour l'abbé Pierre (hélas) le montre.
Quand au latin, je suis pour qu'il reste présent et vivant dans les églises pour ceux qui le souhaite. C'est la langue de la culture occidental, elle est nécessaire pour l'interprétation des textes, c'est une culture qui doit se transmettre. Mais quand il s'agit de la Bonne Nouvelle à annoncer et à célébrer, l'usage des langues vernaculaire est une évidence.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".