Mac a écrit :D'après l'interprétation d'un prêtre l'habit de noce c'était le baptême.
Et alors? Quel effet a le baptême sur les chrétiens qui ne le vivent pas?
Rappelons-nous du baptême de désir, et des moyens "que Dieu seul connaît" pour proposer son salut à tous.
Vous ne me contredisez pas ici puisque oui, c'est en ce monde qu'il faut se convertir. Vous confortez plutôt ce que je dis parce que c'est ce que dit l'Evangile.
Nous avons donc un premier terrain d'entente. La thèse d'Arnaud Dumouch (qu'il me corrige, si je m'égare) n'est pas de se dire " puisque le salut est toujours possible au moment de la mort, alors faisons n'importe quoi sur terre" . C'est dès maintenant que nous avons à nous convertir, parce que ce qui nous sera demandé au Ciel sera exigeant, notre coeur n'y résistera peut-être pas. Le chemin de conversion est difficile, il est à commencer dès maintenant. Pour autant, des théologiens comme Arnaud Dumouch (il n'est pas le seul) suggèrent que ce chemin de conversion et de purification ne s'arrête pas le jour de notre trépas.
Si vous êtes au purgatoire vous êtes sauvé. Celui qui croit est sauvé et pas jugé.
Je vais au Purgatoire parce que je n'ai pas été
jugé digne de connaître directement la béatitude.
Juger ne veut pas dire condamner, ou bien le mot revêt un sens théologique particulier que je ne lui savais pas et je vous prie de m'excuser pour cet abus de langage, mais qui ne change rien au fait que le Purgatoire est lié au Jugement.
Satan voit Dieu dans Job. Il y a d'autre référence mais oui les damnés voient Dieu.
Après je vous ai mis Saint Grégoire le Grand. Je ne ferais pas mieux que lui si vous ne croyez pas ce qu'il dit. J'aurais pu vous citer les autres pères de l'Eglise mais était-ce nécessaire puisque l'absence total de charité ne conduit pas à la damnation éternelle si je vous comprends bien? Sauf que matthieu 25 affirme le contraire.
Ce que je veux suggérer, c'est que, peut-être, il arrive au Ciel des âmes qui, malgré l'absence de charité qu'elles ont eu dans leurs vies terrestres, ont encore de la charité dans leur coeur, suffisamment pour avoir un repentir sincère. Une absence totale de charité devant Dieu, c'est cela, me semble-t-il, le "péché contre l'Esprit". Et cela, en effet, conduit à la damnation éternelle.
Aussi est-il urgent d'être le plus charitable possible dès aujourd'hui sur terre, parce que la charité nécessaire pour trouver Dieu est infinie. Mais le royaume de Dieu est comme une graine qui pousse.
... L'évangile ne dit pas ce que Jésus aurait répondu aux personnes qui diraient "Oui, Seigneur, nous ne t'avons pas reconnu, notre péché nous a aveuglés. Nous t'en supplions, ne nous jette pas loin de toi, garde-nous en ta maison à la dernière place".
Si dans la parabole des dix vierges :
"Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
2
Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas."
A vrai dire, l'évangile le dit : c'est la parabole du Fils prodigue.
Oui, le père accueille celui qui se repent, le pardon est accordé par l'Eglise par le sacrement de réconcialiation. Mais bon vous faites une application post mortem de la parabole du Fils prodigue. Je vous renvoie aux pères de l'Eglise.
Le risque de réserver la parabole du Fils Prodigue à une lecture post-mortem, c'est, il est vrai, de revenir à un "pas de souci, Dieu nous pardonnera quoi qu'on fasse". Mais ce qu'il dit sur le Père est clair : il attend le repentir et la conversion de ses enfants. Tout est dans ces mots : repentir et conversion.
Et qu'est-ce qui nous oblige à faire une lecture post mortem de la parabole des jeunes filles vierges? Le "jour et l'heure", ce n'est pas seulement ceux de notre mort, c'est aussi celui de la venue du Christ, et ceci dans notre vie de tous les jours.