Existe t-il encore des communautés chrétiennes qui se gèrent comme lors des premiers temps ? Merci de votre culture générale
Premières communauté chrétiennes
- vobisangelicum
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Premières communauté chrétiennes
Bonjour,
Existe t-il encore des communautés chrétiennes qui se gèrent comme lors des premiers temps ? Merci de votre culture générale
Existe t-il encore des communautés chrétiennes qui se gèrent comme lors des premiers temps ? Merci de votre culture générale
Caritas -- Pacem in Terris
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gerardh
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Re: Premières communauté chrétiennes
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Bonjour,
Il n'est ni possible ni pertinent de revenir tout à fait à la situation des tous premiers temps du christianisme. Si on peut se permettre de le dire "Dieu ne repasse pas les plats". Dans le monde chrétien tel qu'il est devenu, il est impossible de tout effacer, et d'ailleurs ce n'est pas la pensée divine.
Néanmoins il est possible et souhaitable de pratiquer les dévotions dans une atmosphère et selon des pratiques très simples, lesquelles peuvent rappeler à leur place ces premiers temps.
Dans Jean 4, notamment, Jésus nous dit que le Père recherche des adorateurs qui l'adorent "en esprit et en vérité". En esprit, cela veut notamment dire d'abandonner les formes physiques de pratiques, telles qu'elles avaient cours au temps d'Israël. Les premiers chrétiens, qui étaient juifs, allaient toujours au temple de Jérusalem ou dans les synagogues. Le NT, en particulier l'épître aux hébreux, leur explique pourquoi il faut abandonner ces anciennes pratiques, qui n'étaient que des "ombres des choses à venir". En vérité, cela veut dire jusqu'à dans tous les détails de la doctrine de Christ, sans rien en enlever et sans rien y rajouter.
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Bonjour,
Il n'est ni possible ni pertinent de revenir tout à fait à la situation des tous premiers temps du christianisme. Si on peut se permettre de le dire "Dieu ne repasse pas les plats". Dans le monde chrétien tel qu'il est devenu, il est impossible de tout effacer, et d'ailleurs ce n'est pas la pensée divine.
Néanmoins il est possible et souhaitable de pratiquer les dévotions dans une atmosphère et selon des pratiques très simples, lesquelles peuvent rappeler à leur place ces premiers temps.
Dans Jean 4, notamment, Jésus nous dit que le Père recherche des adorateurs qui l'adorent "en esprit et en vérité". En esprit, cela veut notamment dire d'abandonner les formes physiques de pratiques, telles qu'elles avaient cours au temps d'Israël. Les premiers chrétiens, qui étaient juifs, allaient toujours au temple de Jérusalem ou dans les synagogues. Le NT, en particulier l'épître aux hébreux, leur explique pourquoi il faut abandonner ces anciennes pratiques, qui n'étaient que des "ombres des choses à venir". En vérité, cela veut dire jusqu'à dans tous les détails de la doctrine de Christ, sans rien en enlever et sans rien y rajouter.
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Allan Sublet
- Barbarus

- Libremax
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- Conviction : chrétien catholique
Re: Premières communauté chrétiennes
Bonjour vobiscangelicum,
le désir de retrouver l'esprit des premières communautés chrétiennes a traversé les âges, et donné naissance à de nombreux mouvements et de nombreuses églises. On pourrait dire, d'une certaine façon, que c'était le cas de la Réforme protestante. Mais on pourrait avancer aussi l'idée que ce fut celui de certaines communautés religieuses, ou bien des mouvements charismatiques. A bien des égards, on sent que les églises évangéliques ont le souci de calquer leur organisation sur les termes qu'on peut lire dans le Nouveau Testament.
Les églises qui se disent judéo-chrétiennes, ou messianistes, encore aujourd'hui, prétendent retrouver (entre autre) une proximité avec les premiers chrétiens de langue araméenne et de culture juive.
Le problème réside dans notre capacité à définir ce qu'était cet esprit des premières communautés, ou leur gestion. Les termes ne sont pas clairs, ils renvoient à des réalités qui ont visiblement très rapidement évolué dès le début de l'Eglise, issues de schémas appartenant à la religion juive, et adoptant vite les structures sociales de la civilisation gréco-romaine.
le désir de retrouver l'esprit des premières communautés chrétiennes a traversé les âges, et donné naissance à de nombreux mouvements et de nombreuses églises. On pourrait dire, d'une certaine façon, que c'était le cas de la Réforme protestante. Mais on pourrait avancer aussi l'idée que ce fut celui de certaines communautés religieuses, ou bien des mouvements charismatiques. A bien des égards, on sent que les églises évangéliques ont le souci de calquer leur organisation sur les termes qu'on peut lire dans le Nouveau Testament.
Les églises qui se disent judéo-chrétiennes, ou messianistes, encore aujourd'hui, prétendent retrouver (entre autre) une proximité avec les premiers chrétiens de langue araméenne et de culture juive.
Le problème réside dans notre capacité à définir ce qu'était cet esprit des premières communautés, ou leur gestion. Les termes ne sont pas clairs, ils renvoient à des réalités qui ont visiblement très rapidement évolué dès le début de l'Eglise, issues de schémas appartenant à la religion juive, et adoptant vite les structures sociales de la civilisation gréco-romaine.
- pierresuzanne
- Pater civitatis

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Re: Premières communauté chrétiennes
Je vous laisse un témoignage daté de l'an 112.
Pline le Jeune raconte la façon dont il a persécuté des chrétiens, et il raconte pas là même la vie de ces communautés.
En 112, Pline le Jeune (61-115) est gouverneur impérial de la province du Pont-Bythinie, dans l'actuelle Turquie.
Il écrit à l'empereur Trajan pour recevoir ses conseils sur la façon de traiter les chrétiens.
Il répugne à exécuter des gens uniquement sur dénonciation : « Ceux qui ont avoué [être chrétiens], je les ai interrogés une seconde fois, et une troisième fois et je les ai menacés du supplice. Quand ils ont persisté, je les y ai envoyés. Car de quelque nature que fût ce qu'ils confessaient, j'ai cru que l'on ne pouvait manquer de punir en eux leur désobéissance et leur invincible opiniâtreté. ».
Finalement, bien peu vont au supplice « [certains], déférés suite à une dénonciation, ont d'abord reconnu qu'ils étaient chrétiens, et aussitôt après, ils ont nié, déclarant que véritablement ils l'avaient été, mais qu'ils avaient cessé de l'être ».
Pline donne à l'occasion de ses interrogatoires qui conduisent à l'apostasie, une description de la liturgie chrétienne qui est d'autant plus intéressante qu'il n'est pas chrétien : « Tous ces gens là ont adoré votre image et les statues des dieux. Tous ont chargé le Christ de malédictions. Ils assuraient que toute leur erreur ou leur faute avait été rassemblées dans ces points : qu'à un jour marqué, ils s'assemblaient avant le lever du soleil, et chantaient tour à tour des vers à la louange de Christ, comme s'il avait été un dieu, qu'ils s'engageaient par serment, non à quelques crimes, mais à ne commettre ni vol, ni adultère, à ne point manquer à leur promesse, à ne point nier un dépôt, qu'après cela ils avaient l’habitude de se séparer puis de se rassembler pour manger en commun des mets innocents. ».
On peut remarquer à ce passage que les chrétiens croyaient évidement déjà en la divinité de Jésus. Je précise cela, car actuellement il est devenu de bon ton de prétendre que la divinité de Jésus n'a été admise qu'au concile de Nicée. C'est évidement totalement faux. Les chrétiens ont cru en la divinité de Jésus, ils ont su qu'il était Dieu, dès la résurrection de Jésus.
La liturgie chrétienne était déjà en deux temps comme de nos jours, avec une première partie d'hymnes et un rappel des prescriptions divines, suivie d'une seconde partie, l'eucharistie, le repas sacré. Le contraste est frappant avec les cultes païens : bacchanales orgiaques, saturnales débridées, transes initiatiques des cultes à mystères, ou même simplement sacrifices d'animaux. La liturgie chrétienne brille par sa sobriété, comme en témoigneront les fresques des catacombes romaines, là où vont se réfugier ceux qui persisteront dans leur foi chrétienne pendant les deux siècles suivants. On ne peut s'étonner que le christianisme ait autant attiré.
Mais on ne peut pas davantage être surpris que la cruauté romaine en ait freiné l'expansion : « « J'ai jugé nécessaire d'appliquer la torture à deux filles esclaves, qu'ils disaient responsable de leur culte, mais je n'ai trouvé qu’une superstition déraisonnable » (Lettres 96, livre X, Pline le jeune à Trajan).
Si Pline fait preuve de mansuétude, c'est uniquement parce que les chrétiens sont devenus trop nombreux pour que l'on puisse raisonnablement tous les exécuter : « L'affaire m'a paru mériter que je prenne ton avis, surtout à cause du nombre des accusés. Il y a une foule de personnes de tous âges, de toutes conditions, des deux sexes aussi, qui sont ou seront mises en péril. Ce mal pernicieux n'a pas seulement infecté les villes, il a gagné les villages et les campagnes. Je crois pourtant que l'on peut y remédier et qu'il peut être arrêté. Ce qui est certain, c'est que les temples qui étaient presque déserts sont fréquentés, et que les sacrifices, longtemps négligés, recommencent. On vend partout des victimes (animaux à sacrifier) qui auparavant ne trouvaient plus d'acheteurs. De là, on peut juger de quelle quantité de gens ont peut ramener de leur égarement, si on fait grâce au repentir. »... (Lettres 96, livre X, Pline le jeune à Trajan, traduction de Sacy, Nisard, 1850).
La réponse de l'empereur Trajan servira de base législative aux persécutions romaines pour les siècles suivants : « Mon cher Pline, tu as suivi la conduite que tu devais dans l'examen des causes de ceux qui t'avaient été dénoncés comme chrétiens. Car on ne peut instituer une règle générale qui ait, pour ainsi dire, une forme fixe. Il n'y a pas à les poursuivre d'office. S'ils sont dénoncés et convaincus, il faut les condamner, mais avec la restriction suivante : celui qui aura nié être chrétien et en aura, par les faits eux-mêmes, donné la preuve manifeste, je veux dire en sacrifiant à nos dieux, même s'il a été suspect en ce qui concerne le passé, obtiendra le pardon comme prix de son repentir. Quant aux dénonciations anonymes, elles ne doivent jouer aucun rôle dans quelque accusation que se
soit ; c'est un procédé d'un détestable exemple et qui n'est plus de notre temps. » (Trajan, Lettres à Pline, 10, 97 ; 1-2).
Les dénonciations ne sont donc plus suffisantes pour exécuter un chrétien, encore faut-il qu'il ait confirmé sa foi et refusé de sacrifier aux dieux. Cela restera en vigueur dans l'empire romain qui ne verra plus les exécutions arbitraires du premier siècle.
Dans les persécutions ultérieures, les chrétiens seront jugés individuellement avant d'être condamnés.
Pline le Jeune raconte la façon dont il a persécuté des chrétiens, et il raconte pas là même la vie de ces communautés.
En 112, Pline le Jeune (61-115) est gouverneur impérial de la province du Pont-Bythinie, dans l'actuelle Turquie.
Il écrit à l'empereur Trajan pour recevoir ses conseils sur la façon de traiter les chrétiens.
Il répugne à exécuter des gens uniquement sur dénonciation : « Ceux qui ont avoué [être chrétiens], je les ai interrogés une seconde fois, et une troisième fois et je les ai menacés du supplice. Quand ils ont persisté, je les y ai envoyés. Car de quelque nature que fût ce qu'ils confessaient, j'ai cru que l'on ne pouvait manquer de punir en eux leur désobéissance et leur invincible opiniâtreté. ».
Finalement, bien peu vont au supplice « [certains], déférés suite à une dénonciation, ont d'abord reconnu qu'ils étaient chrétiens, et aussitôt après, ils ont nié, déclarant que véritablement ils l'avaient été, mais qu'ils avaient cessé de l'être ».
Pline donne à l'occasion de ses interrogatoires qui conduisent à l'apostasie, une description de la liturgie chrétienne qui est d'autant plus intéressante qu'il n'est pas chrétien : « Tous ces gens là ont adoré votre image et les statues des dieux. Tous ont chargé le Christ de malédictions. Ils assuraient que toute leur erreur ou leur faute avait été rassemblées dans ces points : qu'à un jour marqué, ils s'assemblaient avant le lever du soleil, et chantaient tour à tour des vers à la louange de Christ, comme s'il avait été un dieu, qu'ils s'engageaient par serment, non à quelques crimes, mais à ne commettre ni vol, ni adultère, à ne point manquer à leur promesse, à ne point nier un dépôt, qu'après cela ils avaient l’habitude de se séparer puis de se rassembler pour manger en commun des mets innocents. ».
On peut remarquer à ce passage que les chrétiens croyaient évidement déjà en la divinité de Jésus. Je précise cela, car actuellement il est devenu de bon ton de prétendre que la divinité de Jésus n'a été admise qu'au concile de Nicée. C'est évidement totalement faux. Les chrétiens ont cru en la divinité de Jésus, ils ont su qu'il était Dieu, dès la résurrection de Jésus.
La liturgie chrétienne était déjà en deux temps comme de nos jours, avec une première partie d'hymnes et un rappel des prescriptions divines, suivie d'une seconde partie, l'eucharistie, le repas sacré. Le contraste est frappant avec les cultes païens : bacchanales orgiaques, saturnales débridées, transes initiatiques des cultes à mystères, ou même simplement sacrifices d'animaux. La liturgie chrétienne brille par sa sobriété, comme en témoigneront les fresques des catacombes romaines, là où vont se réfugier ceux qui persisteront dans leur foi chrétienne pendant les deux siècles suivants. On ne peut s'étonner que le christianisme ait autant attiré.
Mais on ne peut pas davantage être surpris que la cruauté romaine en ait freiné l'expansion : « « J'ai jugé nécessaire d'appliquer la torture à deux filles esclaves, qu'ils disaient responsable de leur culte, mais je n'ai trouvé qu’une superstition déraisonnable » (Lettres 96, livre X, Pline le jeune à Trajan).
Si Pline fait preuve de mansuétude, c'est uniquement parce que les chrétiens sont devenus trop nombreux pour que l'on puisse raisonnablement tous les exécuter : « L'affaire m'a paru mériter que je prenne ton avis, surtout à cause du nombre des accusés. Il y a une foule de personnes de tous âges, de toutes conditions, des deux sexes aussi, qui sont ou seront mises en péril. Ce mal pernicieux n'a pas seulement infecté les villes, il a gagné les villages et les campagnes. Je crois pourtant que l'on peut y remédier et qu'il peut être arrêté. Ce qui est certain, c'est que les temples qui étaient presque déserts sont fréquentés, et que les sacrifices, longtemps négligés, recommencent. On vend partout des victimes (animaux à sacrifier) qui auparavant ne trouvaient plus d'acheteurs. De là, on peut juger de quelle quantité de gens ont peut ramener de leur égarement, si on fait grâce au repentir. »... (Lettres 96, livre X, Pline le jeune à Trajan, traduction de Sacy, Nisard, 1850).
La réponse de l'empereur Trajan servira de base législative aux persécutions romaines pour les siècles suivants : « Mon cher Pline, tu as suivi la conduite que tu devais dans l'examen des causes de ceux qui t'avaient été dénoncés comme chrétiens. Car on ne peut instituer une règle générale qui ait, pour ainsi dire, une forme fixe. Il n'y a pas à les poursuivre d'office. S'ils sont dénoncés et convaincus, il faut les condamner, mais avec la restriction suivante : celui qui aura nié être chrétien et en aura, par les faits eux-mêmes, donné la preuve manifeste, je veux dire en sacrifiant à nos dieux, même s'il a été suspect en ce qui concerne le passé, obtiendra le pardon comme prix de son repentir. Quant aux dénonciations anonymes, elles ne doivent jouer aucun rôle dans quelque accusation que se
soit ; c'est un procédé d'un détestable exemple et qui n'est plus de notre temps. » (Trajan, Lettres à Pline, 10, 97 ; 1-2).
Les dénonciations ne sont donc plus suffisantes pour exécuter un chrétien, encore faut-il qu'il ait confirmé sa foi et refusé de sacrifier aux dieux. Cela restera en vigueur dans l'empire romain qui ne verra plus les exécutions arbitraires du premier siècle.
Dans les persécutions ultérieures, les chrétiens seront jugés individuellement avant d'être condamnés.
L'archéologie et la science peuvent-elles nous apprendre la vérité sur nos religions ?Télécharger gratuitement en copiant collant : https://onedrive.live.com/redir?resid=83935C97F75476A6!103&authkey=!AC2tYNawNpXvvR8&ithint=folder%2cpdf
HISTOIRE ILLUSTRÉE DES MONOTHÉISMES
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- pierresuzanne
- Pater civitatis

- Messages : 628
- Inscription : dim. 11 mai 2014, 8:33
Re: Premières communauté chrétiennes
Et voilà maintenant ce que Tacite nous a laissé comme témoignage de la vie des chrétiens au premier siècle.
Le 18 juillet 64, Rome brûle.
Néron a-t-il trop rapidement décidé du nouvel urbanisme de la ville ?
Le peuple murmure qu'il a fait mettre le feu lui-même à la ville. Néron va donc devoir trouver un bouc émissaire et il désigne les chrétiens.
Au début du IIe siècle, Tacite (56-118) raconte les circonstances de la persécution des chrétiens par Néron :
Néron les désigne comme responsables de l’incendie de Rome pour se disculper. « Pour apaiser ces rumeurs, [l'empereur Néron] offrit d'autres coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens.
Ce nom leur vient du Christ que le procurateur Ponce Pilate, sous le principat de Tibère, avait livré au supplice. Réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de nouveau, non seulement en Judée où le mal avait pris naissance, mais encore à Rome où, ce qu'il y a de plus affreux et de plus honteux dans le monde, afflue et trouve une nombreuse clientèle.
On commença donc par se saisir de ceux qui confessaient leur foi, puis, sur leurs révélations, d'une multitude d'autres qui furent convaincus, moins du crime d'incendie que de haine contre le genre humain.
On ne se contenta pas de les faire périr : on se fit un jeu de les revêtir de peaux de bêtes pour qu'ils fussent déchirés par les dents des chiens ; ou bien ils étaient attachés à des croix, enduits de matières inflammables et, quand le jour avait fui, ils éclairaient les ténèbres comme des torches. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux du cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les coeurs s'ouvraient à la compassion, en pensant que ce n'était pas au bien public, mais à la cruauté d'un seul, qu'ils étaient immolés. » (Tacite, Annales, XV, 44).
Ce genre de témoignage doit nous faire réfléchir profondément.
Nous qui avons le choix et le droit d'être chrétien, comment pouvons-nous être si peu fidèles, alors que nos frères du premier siècle ont tant souffert pour maintenir la foi au Christ vivante ?
Être fidèle à l'Eglise de Pierre, lui qui a été crucifié la tête en bas pendant la persécution de Néron, est un devoir, une honnêteté logique.
Que le Seigneur nous garde toujours fidèles.
Le 18 juillet 64, Rome brûle.
Néron a-t-il trop rapidement décidé du nouvel urbanisme de la ville ?
Le peuple murmure qu'il a fait mettre le feu lui-même à la ville. Néron va donc devoir trouver un bouc émissaire et il désigne les chrétiens.
Au début du IIe siècle, Tacite (56-118) raconte les circonstances de la persécution des chrétiens par Néron :
Néron les désigne comme responsables de l’incendie de Rome pour se disculper. « Pour apaiser ces rumeurs, [l'empereur Néron] offrit d'autres coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens.
Ce nom leur vient du Christ que le procurateur Ponce Pilate, sous le principat de Tibère, avait livré au supplice. Réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de nouveau, non seulement en Judée où le mal avait pris naissance, mais encore à Rome où, ce qu'il y a de plus affreux et de plus honteux dans le monde, afflue et trouve une nombreuse clientèle.
On commença donc par se saisir de ceux qui confessaient leur foi, puis, sur leurs révélations, d'une multitude d'autres qui furent convaincus, moins du crime d'incendie que de haine contre le genre humain.
On ne se contenta pas de les faire périr : on se fit un jeu de les revêtir de peaux de bêtes pour qu'ils fussent déchirés par les dents des chiens ; ou bien ils étaient attachés à des croix, enduits de matières inflammables et, quand le jour avait fui, ils éclairaient les ténèbres comme des torches. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux du cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les coeurs s'ouvraient à la compassion, en pensant que ce n'était pas au bien public, mais à la cruauté d'un seul, qu'ils étaient immolés. » (Tacite, Annales, XV, 44).
Ce genre de témoignage doit nous faire réfléchir profondément.
Nous qui avons le choix et le droit d'être chrétien, comment pouvons-nous être si peu fidèles, alors que nos frères du premier siècle ont tant souffert pour maintenir la foi au Christ vivante ?
Être fidèle à l'Eglise de Pierre, lui qui a été crucifié la tête en bas pendant la persécution de Néron, est un devoir, une honnêteté logique.
Que le Seigneur nous garde toujours fidèles.
L'archéologie et la science peuvent-elles nous apprendre la vérité sur nos religions ?Télécharger gratuitement en copiant collant : https://onedrive.live.com/redir?resid=83935C97F75476A6!103&authkey=!AC2tYNawNpXvvR8&ithint=folder%2cpdf
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