Mais l'absence de contraintes n'est pas pour autant la liberté. Elle ne le serait que si nous savions toujours ce que nous voulons et ce que nous faisons. Dans l'ignorance où nous sommes, soumis à des pulsions qui ne nous rendent pas heureux, nous ne pouvons pas être vraiment libres, pas tant du moins que nous demeurons dans cet état.
Ainsi, par exemple, le fumeur voulant vaincre son addiction est plus libre si on l'empêche de fumer que si on lui tend une cigarette tentatrice. Mais il est moins libre que celui qui est débarrassé de sa dépendance.
Ou, si vous préférez, le pécheur est plus libre si on l'empêche de pécher que si on le pousse à pécher. Mais il est moins libre que celui qui aime le bien et le fait sans contrainte.



