Bonjour Laurent 56,
Désolé d'avoir tardé à vous répondre.
Pas de soucis, certains sujets peuvent demander un certain temps de réflexion.
Votre dernier message est très clair et m'invite à reconsidérer ma position. Je ne dois pas communier du tout et c'est tout.
Non ce n'est pas tout, il vous suffit de vous mettre en règle.
Tout comme si vous conduisiez sans permis, il serait peu charitable de vous inciter à continuer sur cette voie et je me devrai de vous inciter à passer votre permis. Croyez bien que la position de shérif redresseur de torts ne me plait pas particulièrement, mais IL le mérite.
De toute façon je ne suis pas très "clair" sur le sujet (vieux reste de protestantisme sans doute...) et je doute fort de la présence "réelle" du Christ dans les espèces (plutôt vu comme un hommage). Cela doit vous choquer, désolé, mais c'est ainsi.
Cela ne me gène nullement, je vis en Alsace et des protestants qui reviennent à l'Église j'en fréquente quotidiennement. Je comprends leur démarche et n'exige pas que cela se fasse en un jour.
J'ai moi même été athée, puis recommençant à 40 ans, et cela ne s'est pas fait du jour au lendemain.
Mais par amour, j'ai fais le choix de faire confiance et de me positionner par rapport à l'Église, corps du Christ, et non l'inverse. Comprendre pourquoi elle disait ceci et pourquoi il était difficile pour moi d'y adhérer. Personne ne m'a forcé en rien, mais parce que j'ai décidé d'aimer alors je pense que l'Esprit saint à fait le reste et m'a guidé, car j'en était bien incapable seul.
De même que la confession me gêne un peu... Il faudrait déjà que je trouve le "bon" confesseur...
Et comment le savoir sans pratiquer ? C'est comme dire : "je cherche le bon entraîneur" sans pratiquer au moins une fois sous son autorité.
Entre l'évêque qui ne me répond pas et le curé qui humainement est douteux, pour résumer, en restant discret sur nos conversations, il n'a, disons, que peu (pas assez) d'empathie !
Vous jugez beaucoup et cela n'est pas bien.
Le curé est un être humain mais permettez moi de le défendre sur le plan de la confession. Je doute que celui-ci manque de discrétion sur votre confession, sachant ce que cela implique pour lui. Beaucoup feront le choix de mourir plutôt que de trahir le secret de la confession. Mieux vaut mourir qu'être damné !
Peut être êtes vous dans l'état d'esprit de beaucoup qui croient qu'ils se confessent au curé alors que c'est au Christ. Et que c'est Christ lui-même, au travers de Son ministre, qui vous accorde son pardon.
Comme j'avais dit à mon pasteur avant de quitter mon église réformée : ah si j'étais anglais ! je pourrais être anglican... probablement le bon compromis entre église protestante qui est trop ceci et une Église catholique qui n'est pas assez cela... (ou inversement)
Vos propos disent par eux-mêmes que vous cherchez une église (la minuscule est volontaire) qui vous corresponde.
N'est ce pourtant pas à nous de nous convertir ? Quel est le vrai sens de la conversion ? N'est ce pas nous qui devons avancer vers le Christ en nous transformant intérieurement ? En appliquant ce que nous enseigne Son Église ?
Lui est Saint, nous non. A qui d'être en communion avec l'autre ?
Voilà désolé si mes mots vous choquent ou sont abrupts mais je ressens un amour dans vos propos. Mais on peut aimer tout en aimant mal, les divorces en sont la preuve. Alors aimez Le pleinement, car vos réticences au nom de certaines excuses peuvent faire obstacle.
Vous n'êtes pas parfait ? Cà tombe bien, nous non plus alors avançons ensemble.
Il serait plus facile de prendre un masque compatissant en vous disant des mots de réconforts mais Dieu nous aime d'un Amour brûlant. C'est donc dans cet esprit que je vous exhorte à la réciprocité.
Cordialement.