PaxetBonum a écrit : ce qui me choque c'est que comme seul réconfort et comme seul élément de justice on les invite à continuer leurs distractions pour narguer les vilains pas beaux.
C'est une insulte faite à ces gens en les limitant à leur loisir.
Des sacrifiés sur l'autel de l'hédonisme, avec la peur au ventre que d'aucun s'en détourne pour des choses plus essentielles, alors vite on les rassure, on les invite même à continuer.
Pauvre France…
Je ne comprends pas votre colère PaxetBonum.
Nous savons tous que les victimes du Bataclan n'étaient pas des désoeuvrés qui traînent leur misère d'un concert rock à l'autre en se droguant et en "perdant leur temps".
La brève description de chacune des victimes nous en dit quand même suffisamment pour qu'on s'en fasse une idée. Ces gens (beaucoup de jeunes) étaient tous des gens éduqués, formés, qui travaillaient, qui étudiaient, des gens actifs dans la société, des gens qui avaient une vie familiale, dont plusieurs avaient de jeunes enfants. C'est perdre son temps, ça ?
Comment peut-on, dans ces circonstances, penser qu'on puisse les limiter un seul instant à leur loisir, et que c'est ce qu'a fait le discours de M.Hollande ?
Comment peut-on penser, dans ces circonstances, qu'ils étaient détournés de choses plus essentielles ?
Ne peut-on pas s'offrir de temps en temps une soirée agréable avec des amis ou des membres de notre famille en assistant à un concert rock
et vivre par ailleurs une vie productive, en citoyen responsable et en personne aimante ?
Ne serait-ce qu'un exemple : Thibault R.Lacordaire, contrôleur financier "qui faisait beaucoup de bénévolat auprès des personnes démunies".
Je ne sais pas s'il est mort au Bataclan ou en buvant un bon vin avec des amis à la terrasse d'un café. Cela fait-il une différence ?
Ce qu'on a voulu souligner, je crois, c'est que tous ces gens ont
aussi le droit de danser, de rire, et de s'amuser avec les leurs. À moins qu'on ne fasse que ça, ce n'est pas perdre son temps, c'est vivre un vie équilibrée. Le plaisir et la détente font
aussi partie de la vie.
Ce qu'on a voulu souligner, c'est le droit à cette vie, que les intégristes du djihad veulent voir disparaître.